‹ Contribution Nouvelle au Traitement Physique de la SciatiqueChapitre 21 sur 25 · ONE · texte numérisé non relu

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regressé, mais la névralgie faciale restait toujours aussi rebelle qu'au début. On la fit alors passer en médecine, pour y suivre. un traitement électrique approprié. Elle parut s'en (trouver bien, même dès les premières séances ; elle commencail à se passer de mor phine et à pouvoir dormir quelques heures pendant la nuit. On fut obligé de suspendre brusquement le traitement, grâce à une attaque violente de rhuma- Hisme articulaire aigu, pyrétique et généralisé, qui força notre malade à garder l'immobilité la plus absolue. |

On Ja traita par les classiques enveloppements salicylés, joint à cela, comme médication interne, le salicylate de soude à haute dose, et l’iodure de potassium.

La névralgie faciale disparut alors rapidement ainsi que les fluxions articulaires. Si l'on s'enquiert des antécédents héréditaires de cette fille, on apprend qu’elle est de souche {oncièrement arthritique : sa mère est, en effet, morte à l'âge de 45 ans, d’une endocardite rhumatismale ; son père, encore vivant, âgé de 54 ans, est également atteint de rhumatisme chronique, qui l'oblige à garder continuellement le Hit depuis % ans. La malade a également connu un de ses grands-pères, qui aurait fait la campagne de 1870, et qui depuis l'âge de 32 ans serait toujours resté infirme, grâce à du rhumatisme noueux.

Comme antécédents personnels, nous aurons peu de chose à signaler.

L'examen des grands appareils ne dénote rien de particulier : cependant, en auscultant la région précordiale, on entendra un soulfle systolique, à maximum d'intensité vers la pointe, qui bat au niveau de la ligne mamelonnaïre, et avec tendance à se propager du côté de l’aisselle. La malade d'ailleurs déclare être facilement essoufflée quand elle monte des escaliers, où qu'elle se livre à une besogne pémible.

Les poumons sont sains. 7

ICT RUES

La région hépatique est légèrement douloureuse à la palpalion ; le foie déborde un peu les fausses côtes et on sent assez nettement le fond de la vésicule. Les reins fonctionnent normalement et la rate n'est pas hypertrophiée.

Etant un peu chloro-anémique, notre malade a eu, il y a quelques années, . de l’albumine dans ses urines : elle à toujours été très constipée et a eu fréquemment des embarras gastro-intestinaux : nausées après les repas, maux de tête violents, vertiges, sensation de doigt mort, avec crampes, en un mot presque tous les petits signes du brightisme. Par un régime approprié, une partie de ces symptômes se sont amendés; et à l'heure actuelle notre malade ne présente plus d’albumine dans ses urines, mais elle est toujours sujette aux troubles intestinaux.

Je fus appelé le 27 février 1907, auprès de cette malade alors en proie à des paroxysmes intolérables. Elle me déclara qu'elle était très sujette aux névralgies rhumatismales, et de fait, examinant les parties douloureuses, je constalai que toutes les articulations de ses deux membres inférieurs étaient prises, à l'exception toutefois de l'articulation coxo-fémorale gauche. Je diagnostiquai une attaque de rhumatisme articulaire, pyrétique, violente et généralisée. Mais, poussant plus loin mes investigations, je remarquai par des pressions méthodiques, que le sciatique droit était très douloureux sur son trajet jusqu'au niveau du creux poplité, et que les douleurs s’exaspéraient surtout la nuit par la chaleur du lit. Les mouvements provoqués réveillant une douleur trop vive dans les articulations, je me dispensaï de rechercher les signes classiques de la sciatique, convaincu toutefois que J'avais affaire à une attaque de rhumatismes, compliquée de sciatique droite.

Traitement. -— Régime lacté absolu; eau de Vichy et tisanes diurétiques ; en même temps, on administre à l'intérieur du salicylate de soude, 3 grammes par jour. Les articulations.

DROLE malades furent en même temps enveloppées avec du salicylate de méthyle. 1

Dès le lendemain matin, on administre un lavement chaud. A cet eflet, on transporte la malade sur un lt garnr ; la température du sérum était de 49°.

Cette première injection fut assez mal supportée. Je remarquai chez notre patiente un certain état syncopal, avec accélération au début du rythme respiratoire. Néanmoins, sans qu'il survint aucun incident, elle put garder pendant près de 20 minutes un litre et demi de sérum. Le soir, nous recommençâmes la même manœuvre ; l'eau de l’entéroclyse était toujours à 49° ; les mêmes phénomènes respiratoires, avec palpitations se reproduisirent, mais moins intenses qu'au début. Elle conserva encore un litre 1/2 de liquide, cette fois pendant une demi-heure.

Le lendemain, ne pouvant surveiller moi-même le manuel opératoire, Je recommandai, ayant affaire à une cardiaque; de toujours maintenir la température dans le bock à 49°, et de suspendre immédiatement le lavement s'il survenait un trouble quelconque, comme syncope, palpitations trop violentes, ou cyanose prononcée.

Le lendemain, j'appris avec plaisir qu'aucun incident n'était survenu mais, qu'au contraire, la malade se trouvait bien mieux, car les douleurs spontanées avaient à peu près complètement disparu, et elle avait pu reposer une partie de la nuit.

On continua le même traitement les jours suivants, en élevant de 1 degré par Jour la température de l’eau dans la douche. De cette façon, la malade supporta fort bien la tempéra- , au bout de peu de jours. Ces lavéments chauds furent continués sans relâche pendant un mois, et deux fois par Jour.

Ro

ture de 55

La dernière fois que je revis notre malade, le 2 avril 1907,

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