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elle était à la promenade ; elle marchait lentement, mais sans aucune souffrance ; toute douleur avait disparu, tant dans les arliculations que sur le‘trajet du sciatique malade. L'état général était également meilleur, l'appétit était revenu et la constipation avait totalement disparu.
En résumé, la malade se trouvait si bien de notre traitement, qu'elle m'affirma vouloir encore le continuer pendant longtemps. Je lui conseillai d'y adjoindre le massage et l’exercice modéré.
Est-ce à dire qu'elle sera maintenant à l'abri de toute récidive ? nous n'oserions pas l’affirmer, mais nous avons la conviction que le même traitement mettrait fin de nouveau à une seconde atteinte.
OBsERvATION VI
(Personnelle)
M. T..., 51 ans, fonctionnaire. Se plaint depuis 6 ans, d'une douleur dans la région lombaire gauche, persistante dans ces derniers temps ; elle avait disparu auparavant pendant des intervalles plus ou moins longs. Depuis lors, la station verticale un peu prolongée était très sensible, surtoul le matin quand le malade sortait du lit. I traïnait la jambe et se fatiguait vite ; vive douleur lombaire dans les mouvements <e rotation du tronc. Il déclare avoir toujours beaucoup souffert, pendant les changements de temps, notamment au printemps et à l'automne.
On a essayé pour le soulager : aspyrine, salicylale de
soude, sallypyrine, valérianate de quinine, morphme ; on à
même tenté en Suisse la colchicine, qui, à son dire, l'aurait beaucoup amélioré, il y a de cela quelques années. Tous les traitements physiques et mécaniques ont été également mis
— A6 à l'épreuve : stypage, pointes de feu, vésicatoires, ventouses, sachets de sable chauds, mais tous sont restés sans produire beaucoup d'effet. Cependant le malade à reconnu que la chaleur prolongée, le long de sa cuisse malade, lui avait souvent amené une petite sédalion dans les phénomènes douloul'eUx. |
Depuis 16 mois, la douleur s'est irradiée dans la fesse droite, sur les parties postérieures de la cuisse, et dans la région péronière jusqu'à la malléole. Le malade est obligé de garder le lit pendant des jours entiers sans pouvoir dormir. Impossibilité de se coucher sur le côté touché.
Un de ses confrères, atteint comme lui de névralgie sciatique, et ayant été très amélioré par l'électricité, lui conseilla de se faire faire le même traitement ; on tenta les courants continus, mais sans aucun résultat.
Le 18 février, je fus appelé auprès de ce malade, alors en proie à de tels paroxysmes que je fus obligé de faire une piqûre de morphine. Le lendemain matin, pendant un moment d'accalmie, je pus examiner mon patient à mon aise : le sc ialique était très douloureux sur tout son trajet Jusqu'à la plante du pied ; signes de Lasègue et de Bonnet positifs. Pendant cet examen, Je m'enquis des antécédents personnels et héréditaires sur lesquels il n'y a absolument rien à signaler d'intéressant. Le malade à loujours Joui, ainsi que toute sa famille, d’une très bonne santé, cependant nous ferons remarquer que nous avons affaire à un émolil, à un impressionnable#en un mot à un neurasthénique.
Voici quel était son état le 20 février 1907
Le malade est couché depuis trois mois et demi, en proie, surtout la nuit, à des douleurs spontanées très vives : fièvre le soir, 38°2, langue saburrale, appétit très diminué, constipation opiniâtre. Le malade me déclare que depuis le début de sa maladie, il avait presque loujours de la diarrhée et qu'il