‹ Contribution Nouvelle au Traitement Physique de la SciatiqueChapitre 9 sur 25 · LES · texte numérisé non relu

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LD fe 25 sujets alteints de névralgie ou névrite sciatique, 15 guérisons, 6 améliorations, 4 échecs.

Après les expériences de Cordier, on a tenté de remplacer l'air par l'oxygène, l'hydrogène, l'acide carbonique, puis les gaz par l'eau chloroformée, la glycérine morphinée ; mais ces différents éléments ne donnent aucune différence thérapeutique, la rapidité de l'absorption variant seule.

Chauffard prétend même par ce procédé avoir guéri radicalement un malade (Semaine médicale, 2 avril 1903), souffrant depuis très longtemps d’un point douloureux d’origine pleurétique et ayant résisté à tous les moyens ordinaires.

Il mous reste à nous demander comment agissent ces injecions d'air ? Toutes les raisons ont été longuement exposées dans la thèse d'Etienne Moitron (Bordeaux, janvier 1904), travail inspiré par le professeur Cordier lui-même.

Nous dirons simplement qu'on a attribué les bons effets de ces injections, d’une part à une sorte d’élongation des extrémités nerveuses, d'autre part à la formation d'un coussinet gazeux qui protègerait ces extrémités contre toute pression extérieure.

Quoi qu'il en soit, cette méthode, qui a déjà fait, depuis plusieurs années, ses preuves, est très recommandable, et il est même à regretter qu'elle ne soit pas plus fréquemment employée dans les hôpitaux. Sans doute elle a contre elle d'être souvent très douloureuse, et avec cela pas toujours très pratique, surtout à la campagne ; enfin, elle n'est pas non plus toujours admise par les malades, qui sont souvent très impressionnés par l'œdème énorme qu'on produit, et durant les séances de massage, par le tympanisme, la sensation de rupture et de crépitation dont toute leur jambe est le siège.

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