‹ Contributions à l'étude de la faune jurassique de NormandieChapitre 57 sur 60 · TRIGONIA CHOFFATI, n. sp · texte numérisé non relu

TRIGONIA CHOFFATI, n. sp

(PL X, ftg. 1).

1850 Trigonia niuricata, d’Orb., non Goldfuss, Prodr., t. II, p. 51, n» 120. 1859 » » Thurrn. et Et., non Goldfuss, Leth. Bruntr. ,

pl. XXV, flg. 1.

1863 » » Dollfus , non Goldfuss , Faune Kimméridienne du

Gap de la Hève, p. 22, n° 77.

1878 Myoptiorella niuricata, Bayle, non Goldfuss, Expi. Carte Géol. Fr., t. IV,

pl. LXX, fig. 3-4.

Cette espèce est celle que l’on rapporte d’ordinaire à la Trigonia muricata, Goldfuss. Sous ce nom cet auteur a figuré une espèce des environs de Torre Vedras (Portugal), appartenant à la section des Clavellées (1). Goldfuss n’indique pas le niveau de cette espèce. Dans ses études sur les Mollusques jurassiques du Portugal, M. Clioffat (2) a précisé la forme à laquelle doit être attribué le nom de Tr. muricata; elle est très abondante dans le Jurassique supérieur (Ptérocérien, couches d’Alcobaça et couches à Lima alternicosta ), des environs de Torre Vedras, c’est-à-dire sur un niveau identique à celui que l’espèce occupe en Normandie. La vraie Tr. muricata du Portugal est une espèce dont rornementation est très variable ; elle est généralement moins transverse que les échantillons du Kimméridien de France qui lui ont été rapportés, les rangées de tubercules sont beaucoup plus serrées , les tubercules beaucoup plus petits ; la disposition des rangées est beaucoup plus irrégulière ; tantôt elles sont presque droites et perpendiculaires à la carène, tantôt elles sont fortement arquées, formant même un angle' sur le milieu des flancs comme dans les Undulatæ ; les tuberrules peuvent se souder par leur base et l’ornementation des flancs se compose alors de crêtes tuberculeuses.

Le nom de Tr. muricata ne pouvant être conservé pour l’espèce

(1) Petref. Genn., t. Il, p. 281, pl. CXXXVII, fig. 1.

(2) 1885, p. 28, pl. V, pl. VI, fig. 11-17.

CLAVELLATÆ.

du Kimméridien du Bassin de Paris, nous proposons de lui attribuer le nom de Tr. Choffati.

Une excellente figure do cette espèce, d’après un échantillon du Kimméridien du Havre, a été donnée par M. Bayle sous le nom de Myopliorella nmricata dans le tome IV de l’Explication des Mémoires de la Carte Géologique de France.

La fig. 1, pl. XXV, des Lelhæa Bruniruicma, désignée par Thurmann et Étallon sous le nom de Tr. muricala, présente les caractères de l’espèce que nous étudions, mais la ligure do la face postérieure indique une espèce trop renflée.

Il faut retrancher de la synonsmie de la Tr. Choffati la forme décrite par Lycett (Mon. Brit. foss. Trig., p. 50, pl. IX, fig. 1) d’après des moules du Portlandien du Wiltshire qui indiquent une forme beaucoup plus transversc, rappelant plutôt la Trigonia Pellati, Mun.-Chalm.

EXPLICATION DES FIGURES

Pl. X, fig. 1. Échantillon du Ptccocérien du Havre, de la collection de la Faculté des Sciences de Caen, vu par la valve droite. — Fig. 1 a. Le même, vu par la face postérieure. — Fig. 1 b. Le même, vu par la face antérieure.

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