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les lamelles d’épiderme mortifié qu’ils recouvrent comme d’une fine poussière. Vers la fin de la première semaine environ, le membre gangrené a pris une teinte noirâtre; l’épiderme est presque partout détaché, la peau est flasque et prête à se perforer. La membrane natatoire à une teinte grisâtre, uniforme ; au microscope, on n’aperçoit plus traces de vaisseaux, mais rien qu'un fond grisâtre, sur lequel se détachent les cellules de pigment qui ont résisté au travail de destruction.
Telle est la marche de la gangrène putride chez la grenouille, ainsi que nous l’ont montré un grand nombre d’expériences semblables. La mort de l’animal en était la terminaison la plus fréquente, comme nous le verrons dans la seconde partie de notre travail. Si les micrococcus étaient réellement les agents de la putréfaction du membre privé de vie, on devait pouvoir empêcher la gangrène de se produire en mettant de bonne heure ce membre en contact avec une substance‘antiseptique qui s’opposerait au développement de ces organismes. C’est ce que confirmèrent plusieurs expériences faites dans ce sens et que nous allons rapporter.
L'application locale des antiseptiques se faisait à l’aide d'un petit appareil très-simple composé d’un tube de verre d’environ ? centimètres de diamètre et de 5 à 6 centimètres de longueur, aux deux extrémités duquel étaient fixés deux bouts de tube de caoutchouc. La patte de l’animal était introduite dans l'appareil jusqu’au point où l’on voulait faire la ligature en masse; celle-ci était ensuite pratiquée, à l’aide
d'un fil résistant, par-dessus le tube de caoutchouc, de manière à fermer en même temps l'appareil par le haut aussi complétement que possible. Un bouchon de caoutchouc le fermait par en bas. On pouvait ainsi mettre au contact de la patte de l’animal les solutions aussi concentrées qu'on le désirait, sans nuire le moins du monde à l’animal lui-même. Celui-ci était d'ailleurs conservé avec son appareil dans de l’eau fraîche renouvelée chaque jour, et se trouvait ainsi dans les conditions les plus favorables pour l’expérimentation. L’occlusion de l’appareil n’était pas parfaite, il est vrai, surtout vers le haut, et nous en reconnûmes plus d'une fois les inconvénients. Mais on pouvait assez bien remédier à cette cause d’erreur en renouvelant chaque jour ou tous les deux jours seulement le contenu de l’appareil.
En fait d’antiseptiques, nous nous sommes servi successivement de solutions d’alun et d’acétate de plomb, d’acide phénique, d’hyposulfite de soude, enfin d'acide salycilique; cette dernière substance à titre d'essai.
Alun et acétate de pldnb.
RARE GHALNER SOUS 1008° Acétate de plomb . ... 150 Eauvriutiriots. Gates 1,200
(D'après BoUROw.)
Dans l'expérience qui suit la patte liée a été mise. en contact avec cette solution, et l’animal a pu être conservé ainsi pendant deux mois au bout desquels les parties nécrosées, mais non putréfiées, se sont