Contributions A L'Étude De La Tige Des Lécythidées
La famille des Myrtacées est divisée par Bentham etHookerenMyrlées, Leplospermées, Chamælauciées et Lécythidées. M. Bâillon multiplie beaucoup plus les divisions, car, selon lui, la même famille doit être décomposée en six séries qui se rattachent aux types suivants : 1° Myrtes, 2° Leptospermes, 3° Chamœlaucium , 4° Barringtonia , 5° Napoleona, 6° Grenadiers. Ces deux modes de classification mettent toutes les sousdivisions sur le même rang, de façon qu’on ne se rend pas compte si quelques-unes ne possèdent pas plus d’affinités entre elles qu’elles n’en ont avec les autres.
M. Van Tieghem a déjà attaché une certaine importance à un caractère connu depuis longtemps, la présence ou l’absence de nodules sécréteurs dans la tige et les feuilles. L’anatomie comparée montre que les variations dans les organes sécréteurs correspondent le plus souvent à de grandes différences dans tout le reste de la plante. Le précédent botaniste a donc cru devoir opposer nettement les Myrtacées â appareils oléifères à celles qui n’en ont pas. Ces dernières comprennent les Lécythidées (Barringtoniées et Napoléonées) et les Punicées.
Nous avons cherché si quelque autre caractère anatomique ne coexisterait pas avec le précédent. Nous nous sommes convaincus que, tandis que le premier groupe de Myrtacées à glandes offre une structure d’une très remarquable uniformité dans sa tige, le second groupe offre des tiges très différentes, suivant qu’il s’agit des Lécythidées ou des Punicées. Examinons successivement ces trois organisations.
1° Myrtacées glanduleuses. — Les Myrtacées glanduleuses se distinguent par deux caractères principaux de leur tige, indiqués depuis longemps :
a. La présence de poches sécrétrices dans l’écorce.
b. L’existence d’un liber interne.
Les poches sécrétrices ont été signalées il y a déjà longtemps par M. J. Chatin (1) dans les tiges de plusieurs genres ( Eucalyptus et Psidium)\ nous les avons retrouvées aussi bien chez les Myrtées ( Pimenta , Myrtus , Psidium, Eugenia, etc.) que chez les Leptospermées (Lcpto-
(1) Elude sur les glandes foliaires intérieures (Annales des sc. nat. 6' série, t. II, p. 209