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FAMILLE DES IONIENS

IPN ONOMNIRE

Miine-Epwarps avait divisé les Bopyrides, qu'il appelait /sopodes sédentaires en deux familles (1° les Bopyriens, 2° les Joniens) caractérisées surtout par la forme des appendices abdominaux.

Duvernoy crut devoir établir une nouvelle famille, les Xéponiens, pour y placer le genre Cepon qu'il venait de découvrit. Cette dernière famille était aussi caractérisée par ces mêmes appendices. [1 reconnut l’homologie de la partie dorsale de la branchie (celle que nous désignons par la lettre 4) chez les Ioniens et les Képoniens ; ilne vit pas la partie la plus interne (celle que nous désignons par c) et distingua les [oniens des Képoniens par la forme de la partie moyenne (b) simple chez les premiers, ramifiée chez les seconds. Duvernoy s’exagérait évidemment l'importance de ce caractère. tout au plus de valeur générique, et la famille des Képoniens n’a été admise par aucun zoologiste.

Cependant, à notre avis, Mizxe-Epwarps et DUvERNOY avaient bien compris sur quelles bases devait être établie la taxonomie des Bopyrides.

Au contraire Dana {1) introduisit dans la science une idée erronée en attribuant une importance taxonomique de premier ordre au caractère tiré de la

(1) Dana, United States exploring expedition. Crustacea, Il, p. 793.

ENST

présence des lamelles épimériennes thoraciques chez la femelle des /one et en proposant la classification suivante :

BOPYRIDÆ.

SUBFAMILIA 12: BOPYRINÆ.

Thorax appendicibus branchialibus carens.

Genres : 1. Bopyrus, 2. Phryxus, 3. Cepon, 4. Daus.

SUBFAMILIA 22: IONINÆ.

Pedes thoracis feminæ, appendices branchiales ad basim gerentes.

Genres : 1. /one, 2. Argeia.

Nous avons déjà montré qu'il était inexact de considérer les lames épimériennes comme des dépendances des pieds thoraciques ; mais , sans insister sur cette erreur anatomique, le groupement proposé par Dana est mauvais à deux points de vue : 1° il écarté des [oniens les genres Cepon et Leidya dont les affinités avec /one sont tout à fait proches ; 2° il réunit dans un même ensemble les genres /one et Ærgeia qui n'ont absolument de commun que ce caractère tiré des lamelles thoraciques.

Par un entraînement regrettable tous les zoologistes subséquents ont admis sans discussion l’opinion de Dana (1). Seul, KossmanN a compris combien on traduisait mal la parenté des divers groupes en séparant les Cepon des Jone. Cependant il n'a pas donné, à notre avis, la vraie caractéristique des [oniens.

Mais avant de discuter la classification de KossmanN qui se rapproche le plus de celle que nous admettons, nous devons dire quelques mots des idées extraordinaires émises par un élève de CLaus, le D' R. Wazz, sur la systématique des Bopyride.

(1) CornaLiA et Panceri n’ont fait que reproduire la classification de Dana (III, p.112) en intercalant dans la subfamilia des Bopyrinæ les nouveaux genres Leidya et Gyge. Les Bopyrinæ comprennent ainsi les genres : 1. Bopyrus. — 2. Gyge. — 3. Phryxus. — 4. Dajus. — 5. Leidya. — 6. Cepon.

io —

Wazz divise les Bopyrides en trois groupes caractérisés de la manière

suivante :

I. — Branchies formées de feuilles simples, indivises , aplaties. Femelles asymétriques,

plates, larges, oviformes.

Dans la cavité branchiale des Macroures.

Genres : 1. Bopyrus, 2. Gyge.

II. — Branchies foliiformes composées de lamelles doublement ou triplement ramifiées et alors en forme de baguettes ; corps souvent très irrégulier; larges feuilles incubatrices ; chez les femelles, le dernier segment abdominal est déjà beaucoup plus étroit que le dernier segment thoracique. Les antennes externes du mâle sont au moins une fois aussi longues que les antennes internes et composées de quatre articles.

Fréquemment sur l'abdomen des Décapodes.

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