‹ Contributions à l'étude des carbures acétyléniquesChapitre 24 sur 48 · C*H»— CH*— C=CH-C*H» C'H» — CH» — C = C — C*H · texte numérisé non relu

C*H»— CH*— C=CH-C*H» C'H» — CH» — C = C — C*H

I Ëlh^lpropylacétylène

Ethylpropyléthylène chloré

C'H»— CH=C=CH— C*H» ou CH*— CH*— CH*— C=CH— C'H'

Diélhylallènn Corps à chaîne fermée ou uo

corps analogue

La formation d'un corps à chaîne fermée serait immédiatement indiquée et par les produits d'addition et par son hydratation. Il devrait, en effet, se comporter comme un carbure éthylénique : cette hypothèse étant inadmissible, nous avons à choisir entre le carbure acétylénique substitué, c'est-à-dire entre un corps dérivant de l'acétylène dont les hydrogènes seraient remplacés par des alkyles (résidus univalents de carbure saturé), et le carbure aliénique, c'ost-à dire un carbure de la forme R"C = C=CR".

Le corps est vraisemblablement un carbure acétylénique substitué. En effet, la propriété qu'il possède de se combiner au bichlorure de mercure, propriété qui, d'après Kutschcrovv, n'appartient qu'aux carbures dont deux atomes de carbone échangent trois atomicités; son hydratation facile, de tout point comparable à celle de son isomère, l'heptylidène ; l'absence de carbone tertiaire au voisinage du carbone chloré, nous permettent de le considérer comme l'éthylpoprylacétylène.

CAPRYLYDÈNE DU CAPRYLÈNE

SON ISOMÈRIE AVEC LE CAPRYLIDÈNE DE l'ALDÉHYDE CAPRYLIQUE

Le caprylidène dont je vais parler est isomérique de celui que j'ai décrit plus haut, et que j'avais obtenu au moyen de l'aldéhyde caprylique (1) ; c'est le caprylidène découvert par

(1) Bullet, t. XLVII, p. 33.

MM. Limpricht et Rubien (1), et préparé au moyen du caprylène.

Ces savants n'avaient pas indiqué la réaction des réactifs cupriques et argentiques, de sorte qu'on ne savait pas si ce carbure était acétylénique ou non.

Le caprylène dont je me suis servi a été obtenu par la déshydratation de Talcool caprylique au moyen du chlorure de zinc; le produit passait de 125** à 130°, la majeure partie entre 126-128^:

85 grammes de carbure ont été additionnés de brome en présence de l'eau et en opérant dans la glace ; la combinaison s'est faite peu à peu. Quand tout le carbure fut tombé au fond du vase, on le lava avec une solution de soude étendue. La combinaison bromée devait donner théoriquement 206 grammes de produit; on en o^tint 205Jgrammes.

Le bromure fut chauffé au bain-marie, pendant dix- huit heures, dans un appareil à reflux, avec de la potasse alcoolique en grand excès (potasse 1000, alcool 500). L'alcool fut distillé au bout de ce temps et la solution alcoolique fut traitée par Teau. Le composé surnageant fut séché et distillé ; on recueillit tout ce qui passa avant 150% puis, dans une seconde rectificfition, ce qui passa de 130 à 136°-, le point d/ébullitionest vers 132-133**; on obtint ainsi, du premier coup, environ 13 grammes de produit pur.

Ce composé, décrit par MM. Limpricht et Rubien, ne se combine ni avec le chlorure cuivreux, ni avec le nitrate d'argent, tous deux en solution ammoniacale, ni avec le nitrate d'argent en solution alcoolique; il se combine, en peu de temps, avec le bichlorure de mercure en solution aqueuse.

J'ai hydraté ce carbure au moyen de l'acide sulfurique, en prenant les précautions que j'ai indiquées pour son isomère (2). Pour 12 gr. 50 de carbure, j'ai obtenu, passant à la distillation, 8 grammes d'acétone.

La durée d'absorption du carbure par l'acide sulfurique a été de quinze minutes; le poids de cet acide était de 46 grammes. Dans une seconde expérience avec 11 grammes de carbure, passant de 132** à 198% j'ai obtenu un peu plus de

(1) Limpricht et Rubien. Zeiischr, fur Chem. 1867.

(2) Bullet. t. XLVU, p. 33.

7 grammes d'^eétone (1), Le poid» d'aoide sulfurique était de 20 grammes. Il m'a été très difficile d'obtenir un point fixe daos la distillation de cetlo acétone; cependant, aprôg les rectificatious, il m'a semblé que son point d'ébuUition était de 167^ à 168°. Le liquide tout antior passait do 158» à 174^ J'ai rais à part les portions passant avant 163^ et les portions supérieures h 170^ I^'une et Tautro do oes portions se sont combinées au bisulfite de soude, ce qui nous indique la présence d une méthylacétone. Le point d'ébullition ne concorde cependant pas avec pelui du méthylhexyloarbonyle, qui est situé vers 171«. D'ailleurs, la difficulté d obtenir un point fixe semble devoir faire admettre la présence de Téthylamylcarbonylo, l^'obtention de ce dernier peut du reste, s'expliquer très faeiloment. En effet, si nous considérons la formule du caprylidène, nous voyons qu'il peut donner, avec Tacido sulfurique, deux dérivés isomériques ;

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