‹ Contributions à l'étude des carbures acétyléniquesChapitre 37 sur 48 · XH - CCI = CH* (2) CH · texte numérisé non relu

XH - CCI = CH* (2) CH

On n'a pas le droit, à priori, de supposer que ce sera l'hydrogène du carbone tertiaire qui sera enlevé le premier, mais on peut supposer que Ton obtiendra Tune et l'autre réaction. Si cela est, la formule 1 donnera bien, par enlèvement de HCl, un carbure allénique, mais la formule 2, d'après la règle d'Eltekoft', donnera le carbure acétylénique vrai ; car, après Tenlèvement de la première molécule de HCl, le carbure éfhylénique chloré est identique à Tun des produits que Ton obtient par l'action de la potasse alcoolique sur un chlorure éthylénique terminal. J'ai montré que l'on n'obtenait dans ces conditions que le carbure acétylénique vrai.

4* 11 resterait enfin les composés répondant à la formule suivante ou à une formule analogue :

>C - CH — CH

Br Br

L'expérience a été tentée d'abord par M. Bauer (1) qui obtint, en traitant le bromure de trimélhylène par la potasse alcoolique, le dérivé monobromé correspondant à Tamylène, puis par M.EItekoff (2) qui obtint, dans cette même action, en opérant à 150% Péther éthylvalérylénique C*H^OC»H^

Enfin MM. Flavitsky et Kriloff ont obtenu le dérivé mono-

(1) Bauer; LiehUfs Annal., 120, p. 107.

(2) M. Eltekoff opère sur le dérivé monobromé C* H» Br.

brome et une petite quantité d'un carbure dont ils ne donnent pas la constitution.

Je crois devoir ici résumer brièvement encore l'histoire des amylènes et des valérylènes qui en dérivent pour arriver à montrer que si le diméthylallène dissymétrique qui peut être obtenu de l'un d'eux existe, il ne s'est formé qu'à l'état de traces.

Ce n'est pas sans crainte que j'aborde cette question si complexe et encore si controversée des valérylènes. Je m'appuierai, pour tirer des conclusions, sur Texcellent travail de M. Wichnegradsky (1) qui a jeté une vive lumière sur la constitution des amylènes obtenus, d'une part, avec l'alcool amylique de fermentation et le chlorure de zinc, et, d'autre part en traitant par la potasse alcoolique les iodures correspondant à cet alcool.

Il distingue, dans les amylènes obtenus avec le chorure de zinc, trois carbures éthyléniques, dont deux définis avec certitude.

1® Un amylène contenu dans la proportion d'environ50p. 100 dans le mélange connu sous le nom d'amylène commercial : ce carbure donne, par hydratation, au moyen de l'acide sulfurique, le diméthyléthylcarbinol ; il est soluble dans l'acide sulfurique étendu de son volume d'eau et refroidi par un mélange de glace et de sel. Il considère cet amylène comme répondant à la formule

CH

\C =zr CH — CH'

La formation du glycol au moyen du bromure de l'amylène du commerce et son oxydation consécutive ayant donné à Wurtz de l'acide butyllactique, il pense qu'il renferme aussi le carbure

CH

>C = CH* C*H

les deux carbures pouvant donner le même produit d'hydratation.

2** La partie insoluble dans l'acide sulfurique froid se cora-

il) Wichnegradsky, Liebig's Annalen, t. GHC, p. 328 (i878).

bltte en paMie au brome; le feste est fdriiiê de carbures saturés, surtout de pentanes ; le mélange d'amylôrie Commercial l'enferme environ 12 p. 100 de ce carbure éthylénicjue. Il bout à 51-52*. îl ne se combiné t)âs â f^oid aVec l'acide fodhy» drlque ; à la température ordinaire, là combinaison est fente ; avec Toxyde de plomb et l'eau, cet iodure donne le mélhylpropyicar^binol : Tamylène générateur est donc le pi*opyléthyiêne. CH' — CH* - CH* - Ctt = CH*

Il résulte de ce travail que Tamyléne commercial^ à moini de migration, ne peut donner naissance qu'à deux carbtirea tétratomiques. Le premier dérivant du IriméthylétUylène serait un earbure alléniquC) ce serait :

CH

\g =r^ G = CH*

le diméthylallène dissymétrique. Le second serait un carbure acétyléniqué vrai, le propylacétylène.

Ce n'est pas tout, M. Eltekoff(l) a annoncé avoir obtenu, en petite quantité, Un carbure précipitant le l'éactif Cuivhôiix, en limitant Tamylêne insoluble dans Tacidc sUirurlque par le Bï'ome, pUis pat» la potasse alcoolique, et il a attribué à Tamylêne roMant ce carbut^ la constitution suivante i

CH

>CH — CH = Ctt*

Le carbure acétyléniqué bout à 35\ 11 signale un autre carbure bouillant de 8l à 52% également obtenu dans cette réaction, provenant d*un carbure possédant la formule :

CH^ — CH^ CH = CH — CH

Il en explique la formation par un Changement moléculaire : ce carbure éthyléniqiie proviendrait de l'alcool amylique actif. Ce serait cet amylène qui engendrerait le carbure de M. ReboUl.

11 n*est point aujourd'hui nécessaire de recourir à un changement moléculaire pour expliquer Texistence de ce carbure. En effet, les expériences de M. Favorsky et les miennes ont

(1) Eltekoff, Ècrichte, n° 10, p. 1904, (1877).

établi qu'un carbure éthylénique terminal pouvait, par migralion, dans sa transformation en carbure acétyiénique sous Tinfluence de la potasse alcoolique, doiinéi* naissance à un carbure acétyiénique substitué. Or l'exislence du propyléthylène est démontrée : on conçoit que le propylacétylène qui en dérive donne facilement naissance au méthyléthylacétylène i

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