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CARBURES RÉPONDANT A LA FORMULE GÉNÉRALE

ou à une formule analogue

Les symboles X' X" ou Y' Y" peuvent être remplacés partiellement ou complètement par l'hydrogène; dans ce dernier cas, on aurait l'aliène.

Jusqu'ici, il n'y aurait dans cette classe que trois carbures : l'aliène, le valérylène de M. Reboul et le létramélhylallène de M. Henry.

J'ai repris complètement l'étude de l'aliène et j'ai passé en revue l'histoire du valérylène de M. Reboul. La non existence du premier pie semble démontrée ; quant au valérylène de M. Reboul, je discuterai dans la suite son existence et sa constitution ; enfin, pour le tétramélhylallène que M. Henry (1) a fait dériver de Tisobutyrone, 11 a été très peu étudié et sa létratonîlcité ne m'a pas paru bien démontrée (2).

Avant d'én^ettre quelques considérations sur la préparation de ces carbures, je ferai remarquer, que n'ayant pu obtenir l'aliène^ que la formule attribuée au valérylène de M. Reboul étant douteuse, que l'étude du tétramélhylallène étant restée incomplète (ce carbure, d'ailleurs, se trouve dans des conditions spéciales), j'en suis venu â laisser en doute l'existence de cette classe.

Préparation : 1^ En partant d'une acétone dont le groupe çarbonyle est en rapport avec deux carbones tertiaires ; te^

11) Henry, Berichte (1875), t. VIll, p. 400.

(2; Bulletin Académ. de Bruxelles^ t. XXXVIIl, p. -452.

est le cas du diisopropylcarbouylc qui donne le télraméthylallène.

On préparc le dérivé dicliloré au moyen du perchlorure de phosphore, et on obUent ensuite le carbure télratomique par traitement à la potasse alcoolique.

2** En partant d'une acétone méthylée ayant au voisinage un carbone tertiaire, on aurait d'après M. Bruylants (1), des carbures alléniques; mais cette donnée n'est pas vérifiée expérimentalement, comme Je l'ai démontré avec le méthylisopropylcarbonyle.

3** En partant d'un bromure éthylénique ayant au voisinage un carbone tertiaire. Cette dernière méthode ne donnerait pas le résultat voulu d'après M. Eltekoff (2).

On ne peut, d'après ce savant, appliquer dans ce cas la règle que M. Saytzefl* a énoncée en ces termes : u Lorsqu'on traite un dérivé monohalogéné d'un carbure saturé par la potasse alcoolique, c'est toujours aux dépens du carbone voisin le moins hydrogéné que se fait Icnlèvement de l'hydrogène. » D'après M. Eltekoff cette loi n'est plus vraie pour les dérivés obtenus par addition des éléments halogènes aux carbures éthyléniques, et Tenlèvement de Thydrogène par traitement à la potasse se fait toujours aux dépens des carbones, sur lesquels sont fixés les éléments haloïdes, même s'il y a au voisinage un carbone tertiaire, il cite comme exemple, Tisopropyléthylène qui, par traitement au brome, puis à la potasse alcoolique, donne l'isopropylacétylène (3).

XiH = CHBr ~ CH^Br

CH

\gH — g rH CH

En outre, si la règle observée par M- Eltekolï est exacte, la méthode de préparation au moyen des acétones dont le carbonyle est au voisinage d'un carbone tertiaire n'est pas applicable. Supposons, en effet, que nous ayons affaire au

(1) Bruylants ; Thèse inaugurale , p. 51 et 53.

(2) Eltekoff ; Berichte, <887, t. X, p. 205T.

(3) Eltekoff, Journal dtla Soe. chim. Russe.

méthylisopropylcarbonyle ; par traitement avec le perchlorure de phosphore, on obtiendra le chlorure.

GH

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