Steel. Medical Examiner, p
22. T. Sp. Cobbold, The parasites of Eléphants. Journal of the linnean
Soc., Zoology, XY, p. 333, 1881. — Du même, The parasites of Eléphants. Transactions of the linn. Soc., Zool., (2), II, p. 223, 1879-1888. Voir p. 246-248, 1882.
23. Fr. Brauer, Nachtrag zur Monographie der Œstriden : IY. Ueber
Cobboldia elephantis. Wiener entomol. Zeitung, VI, p. 217, 1887.
24. Fr. Brauer, Ueber die aus Afrika belcannt gewordenen Oeslriden
und insbesondere über zwei neue von Dr Ilolub aus Südafrilca mitgebrachte Larven aus dieser Gruppe. Sitzungsber. der Kais. Akad. der Wiss. in Wien, math.-nat. Classe, CI, p. 4, 1892.
Séance du 22 mars 1803.
Sur une larve de Coléoptère vomie par un enfant,
au Sénégal
La larve dont il est question ici a été vomie par un enfant de quatre ans; elle m’a été envoyée de Saint-Louis (Sénégal) par le Dr Jean Morin, missionnaire évangélique. Elle est longue de 8 mill., large de 2 mill. au plus (fig. A, B, C) et présente un aplatissement remarquable, qui s’est exagéré sans doute dans la glycérine où elle a été longtemps conservée.
Larve de Coléoptère vomie par un enfant, au Sénégal. — A, face dorsale B, face ventrale ; C, côté gauche ; a, grandeur naturelle.
La description de cette larve ne mérite guère de nous arrêter ; sa présence dans l’estoinac d’un enfant est toute accidentelle et résulte de l’ingestion fortuite de substances végétales avariées; elle ne saurait, à aucun titre, être considérée comme un exemple de vrai parasitisme. Aussi le principal intérêt de ce fait réside-t-il en la détermination, aussi rigoureuse que possible, du groupe d’insectes auquel la larve appartient.
Il s’agit évidemment d’une larve de Coléoptère; mais les métamorphoses des Coléoptères sénégalais sont encore inconnues et nous ne pouvons arriver à une détermination approximative qu’en comparant
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notre larve avec celles des Coléoptères d’Europe, mieux connues à cet égard.
Chapuis et Candèze (1) ont donné une figure de la larve de Opilo domesticus Sturm, qui a de telles analogies avec notre larve, que vraisemblablement celle-ci provient aussi d’un Coléoptère pentamère de la famille des Clérides. Le genre Opilo est précisément représenté au Sénégal par plusieurs espèces, telles que O. cindus Klug, 0. dimidiatus Castelnau, 0. gigas Castelnau. Le genre Phlœocopus, très voisin du précédent et dont la larve doit avoir aussi d’étroites ressemblances avec celle des Clerus, est représentée au Sénégal par Phi. Buqueti Spinola et Phi. tricolor Guérin-Méneville.
Dans l'Introduction de son Généra des Coléoptères d’Europe (Paris, 1856), Jacquelin du Val représente aussi des larves de Malachiide (Dasytes flavipes Fabr., pl. xiv, fig. 8), de Cléride ( Opilo mollis Lin., fig. 9) et de Ciside ( Enneartliron cornutum Gyl., fig. 11), qui ont des affinités évidentes avec la larve qui nous occupe ; mais c’est encore à la larve de Opilo qu’elle ressemble le plus.
Nous croyons donc pouvoir rapporter notre larve à la famille des Clérides. La larve de ces Coléoptères vit ordinairement sous les écorces, et la forme aplatie de notre spécimen du Sénégal tend à prouver que tel était aussi son genre de vie. Les Clérides doivent donc figurer désormais au nombre des Insectes dont la larve, introduite fortuitement dans le tube digestif, peut déterminer les accidents de la canthariasis.
(1) F. Cuapuis et E. Candèze, Catalogue des larves des Coléoptères connus jusqu'à ce jour. Mémoires de la Soc. des sc. de Liège, VIII, pl. vi, fig. 2, 1853.
14231. — Paris, Typ. lïu. Duiujy, rue Dussoubs, 22.