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Whitley Stokes, Cornica (Renie Celtique, III, p

Romans de lu Table ronde. 65

ouest du Cornwal : le nom comique a disparu au profit de l'anglais comme bien d'autres. Il existe à Ashbury un des plus grands british camps ou ouvrages en terre du Cornwall '.

Chaque fois qu'on rencontre dans nos romans français Ctulion, ou Carîoon, on pense à Caer-llion sur Wysc dans le pays de Galles. Or il existe plusieurs Carlyon en Cornwall. Il y en a un dans la paroisse de Kea, où nous allons retrouver un autre nom d'un intérêt capital pour la légende de Tristan. On trouve Carlyon sous la forme Cacr-lcghion, en 1286-87 (Will. le Daungers, junior de Caerlegbion). Il y a un autre Carlion en Saint-Minver.

On a vainement cherché le nom de Loholt, ce fils d'Arthur qui apparaît dans Perlesvaux et est traîtreusement occis par Keu : c'est le nom d'un tenancier de terres en Cornwall au xiie siècle2.

Pour comprendre le rôle du Cornwall, il faut bien connaître sa situation au xne siècle. Elle est très différente de celle du pays de Galles et de l'Armorique. En Galles, le contact avec les Français (j'emploie ce terme plutôt que celui de Normands, parce que c'est le seul connu des Gallois, et aussi, en somme, le plus exact) a commencé dès la fin du xr siècle. Les Lord-marchers établis sur les confins du pays y commencèrent de bonne heure des établissements, notamment en Glamorgan. En Pembroke il faut compter avec les Flamands et les Anglais. Néanmoins, au xnc siècle, le pays de Galles a une existence, une langue et une littérature nationales. Les mariages sont fréquents entre l'aristocratie indigène et l'aristocratie étrangère; les deux peuples sont sur un pied d'égalité. On ne peut pas dire que le français ait été parlé couramment à cette époque en Galles. Il y avait, en Powys, sur la frontière, avant la conquête, des gens de langue saxonne, combattant même sous les étendards des chefs du pays. Mais en somme, à l'époque de la con-

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