‹ Contributions à l'histoire naturelle de la TunisieChapitre 29 sur 367 · Ch. Bonaparte, Conspêct. gen. Avium, 18&0-1855, p · texte numérisé non relu

Ch. Bonaparte, Conspêct. gen. Avium, 18&0-1855, p

et bien plus importante que Tétroite moustache de G. canus. Chez le mâle, les plumes rouges de la tête ne descendent pas aussi bas sur les côtés que chez G. viridis. La coloration des parties supérieures est semblable avec cette difTérence que dans G. YaiUantii la teinte verte, avec des reflets dorés, se montre déjà sur le haut du cou; dans le G. viridis elle commence au bas du cou seulement et sans teinte dorée ^ Le Chloropicus Vaillantii (Malh.) parait remplacer dans le nord de TAfrique, notre Geciniés viridis et notre Gecinus canus.

Le Pictis minor^ variété Ledouxii^ semble se confondre a?ec celui d'Europe; il en différerait, d'après certains auteurs, par la teinte roussâtre des parties inférieures et les taches noires des côtés plus grandes. En comparant entre eux les sujets d'Europe et de Tunisie, ces différences paraissent bien peu sensibles et leur importance bien minime pour mériter d'en faire deux variétés. Loche, dans son catalogue, cite bien le Picus Ledouxii (Malh.), mais comme synonyme du Picus minor (Linn.) et sans les différencier. D'après Malherbe, il ne s'agirait que d'une race un peu plus petite et ayant moins de blanc dans son plumage.

Pour en terminer avec les oiseaux de provenance autre que delà Kroumirie,je citerai le Bonge-queue de Moussier, huiicilla Moussieri (Bp.) dont j'avais dit un mot antérieurement. Cette année j'en ai revu un certain nombre, surtout au printemps ; il se rapproche des habitations aussi familièrement que le Tarier rubicole et le Tarier ordinaire, Pratincola rubetra (Kooh ex Lin.), et comme eux se perche sur les grandes herbes desséchées ou les broussailles. C'est dire qu'il n'est pas exclusif au Sahara et remonte beaucoup plus au Nord.

Sa taille est intermédiaire entre celle du Tarier rubicole

1. Ch. Bonaparte, Confp«e(. gen. Avium, 1850-1851, p. 126, sp. 3. —A. Malherbe dénomme cette espèce, Chloropie de Levàillant^ Chloropicuê VàilUntiit mais sans la décrire; Faune ornUh de VAlgéne, B.S.U.N. de la Moselle, 1855, p. 27.

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et du Tarier ordinaire. Tout le dessous du corps est d'un roux vif, ainsi que la gorge et le dessous de la queue. Tête d'un noir fuligineux, avec un trait blanc au-dessus du bec, qui se prolonge jusqu'à hauteur de l'oreille, en passant audessus de l'œil; une tache blanche sur les côtés du cou; le haut du dos noir velouté, avec un large miroir blanc sur l'aile pliée; les deux rectrices médianes noires, les autres rousses sur les deux faces ; bec et pieds noirs. La femelle est d'un gris cendré en dessus ; croupion roux, dessous du corps gris fauve un peu clair.

Â. Malherbe, dans sa Faune ornithologique de l'Algérie (1855), rappelle la description que donne M. Olph. -Gaillard de la Rubiette de Moussier ; pour ce dernier auteur, les caractères extérieurs de cet oiseau le rapprocheraient davantage du genre Erithaous^ Rouge-queue, que des Saxicola ou Praiincola rubetra (Koch ex Lin.), notre Tarier ordinaire. Je ne dirai rien de cette appréciation qui doit être fort exacte ; je ne ferai que confirmer ce que j'ai dit plus haut; c'est qu'au point de vue des mœurs, des habitudes, du genre de vie de cet oiseau, ayant eu nombre de fois l'occasion de l'observer en liberté, si ce n'était sa couleur, on le prendrait en tout point pour un Tarier, avec lequel il se joint d'ailleurs quelquefois et comme lui, se voit toujours perché sur quelque pointe basse. Il est peut-être un peu plus sauvage, mais cependant se laisse tuer facilement. ^

Je dois rectifier une grosse erreur commise dans ma précédente note touchant la Pie-grièche, Laniw excikbUor (Linn.), qui n'existe pas en Tunisie; elle est remplacée par la Pie-grièche d'Algérie» Lanius algeriensis (Lesson). Cet auteur en donne une longue description dans la Revue zoo^ logique^. J'en citerai quelques passages, en comparant les

1. Cb. Bonaparte, Comptes rendus de rAcadômie des sciences (1854), t. XXXVIII, p. 8. Rubiette de Moussier. R, Moui»ieri (Olpb.-Gaillard) — A. Malberbe. Cat. rais, d'oiê. d'Alg, B. S. H. N. de la Moselle, 18à5, p. 19.

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