‹ Contributions à l'histoire naturelle de la TunisieChapitre 311 sur 367 · C. MARCHAL · texte numérisé non relu

C. MARCHAL

Les Oiseaux ébourgeonneurs.

Dans une petite communication lue à la séance de la Société d'histoire naturelle, du 28 avril 1901 (XI V» Bulletin, comptes rendus des séances, p. 47-49), me basant sur quel* ques observations personnelles, j'avais cru devoir prendre la défense des pinsons, bouvreuils, chardonnerets, etc., accusés de graves méfaits envers les arbres fruitiers.

Je dois avouer que mon premier jugement leur est trop favorable, du moins aux bouvreuils qui sont parfois atteints d'une perversion de l'instinct. Ainsi les 21 et 22 février dernier, on m'a montré à l'œuvre quatre bouvreuils

1. De ces derniers, il en existe dans le commerce, d'excellents à environ 5 centimes pièce; ils peuvent servir plusieurs années.

{Pyrrhula vulgaris Temm.) s'esorimant à abattre tous les boutons à fleurs d'un cerisier. J'ai pu en ramasser deux poignées et m'assurer qu'ils ne renfermaient aucun insecte. Le 23, ils ont commencé le même exercice sur un prunier voisin. Â la distance où j'observais les déprédateurs, on ne pouvait saisir le but de leur manège .

M. E. Olivier {Faune de V Allier; Ver^brés, p. 71), dit : « Le bouvreuil cause un certain dommage en mangeant les boutons à fleurs des arbres fruitiers, n

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