HIPPOLYTE MARLOT
Arleaf (Nièvre), {•' décembre 1903.
Hygrométrie*
 la séance de la Société du 29 novembre 1903, j'ai cru nécessaire de faire quelques réflexions sur Tutilité des observations météorologiques régionales, insistant tout spécialement sur les avantages qui pourraient résulter de leur publication dans les Bulletins des Sociétés scientifiques.
Les observations météorologiques et tout spécialement celles concernant Thygrométrie présentent un intérêt beaucoup plus grand qu'on ne le soupçonne généralement, et c'est bien à tort qu'elles sont négligées un peu partout.
Ayant eu besoin récemment, pour Tétude d'une question toute spéciale de métallurgie, de connaître les variations annuelles de l'état hygrométrique de l'air dans nos régions, j'ai constaté avec regret, que non seulement il était presque impossible de se procurer des résultats d'observations, mais que les rares renseignements qu'il m'avait été possible de réunir présentaient trop de lacunes pour que Ton puisse en tirer quelques déductions utiles.
Ceux de nos collègues qui disposent des moyens et du temps nécessaires pour ce genre d'études y trouveraient, en même temps qu'une occupation très intéressante, une excellente occasion pour enrichir nos Bulletins de documents précieux qui, j'en suis convaincu, pourraient parfois rendre service à beaucoup d'entre nous.
Depuis mes recherches, des observations hygrométriques journalières étant faites aux usines du Creuset, j'ai jugé nécessaire, comme conséquence du desideratum que j'exposais le 29 novembre 1903, de résumer jour par jour ces observations et de les réunir dans des tableaux mensuels destinés à nos Bulletins.
Le tableau ci-après donne les résultats obtenus pendant le mois de décembre 1903, résultats que j'ai complétés en y ajoutant le poids de vapeur d'eau par mètre cube d'air.
Creosot, le 5 janvier 1904.