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Extrait de la Remte de la haute Auvergne

5. Extrait des Bulletins de la Société des naturalistes de l'Ain, n* 14, mars 1904.

6. Extrait des Comptes rendus des séances de T Académie des sciences, t. CXXXVIII, page 460 (séance du 25 février 1904).

des sauvages Lobies qui habitent les rives de la Volta blanche, en Afrique.

De M. V. Berthier, une collection provenant des Frères de la Doctrine chrétienne d'Autun et comprenant, parmi de nombreux échantillons assez communs de géologie et de paléontologie, quelques bons spécimens de minéraux, de coquillages, de polypiers, et surtout de fossiles des terrains houiller et permien (plantes, fruits, poissons, bois silicifiés, etc.), de diverses provenances, ainsi que des armes et des objets de parure des naturels du Texas.

De sincères remerciements sont adressés aux donateurs.

M. le D' Gillot présente quelques monstruosités végétales qui lui ont été adressées par divers correspondants, et entre à leur sujet dans quelques explications :

1* Une fleur de Rosier cultivé (Rose Thé)^ envoyée par M. Ormezzano, de Marcigny, et atteinte de prolification^ c'est-à-dire que le réceptacle de la fleur s'est allongé, entouré de nombreuses folioles pétaloides, et se prolonge en un pédicule central terminé par une fleur d'apparence normale, mais plus petite. Il semblait y avoir comme deux Roses superposées, Tinférieure traversée par le pédoncule de la supérieure. Ce cas tératologique est fréquent chez les Roses, et a même été récemment décrit dans notre Bulletin. *

2** Un pied de fausse Camomille [Matricaria inodora Lin.), trouvé à la Boulaye, par M. Chassignol, instituteur, et dont un rameau porte une fleur anormale et prolifère^ qui semble due à la présence d'une larve d'insecte dans le capitule ; ce serait donc une véritable cécidie,

3"* Des rameaux de Chou vert, provenant du jardin de M. C. Marchai, instituteur au Creusot. Sur ces rameaux

1. D' X. Gillot, Notes de tératologie végétale, Bull. Soc. hist. Dat., AutuD, XVII (1904), p. 33.

fructifères, les siliques, au lieu d'être régulièrement espacées sur Taxe, sont réunies par groupe de 2 à 5, tantôt soudées seulement par la base des pédicelles, tantôt soudées sur toute la longueur du pédoncule aplati et fascié. Il est facile de voir, à la saillie des faisceaux vasculaires correspondants qu'il s'agit de synophties ou soudures des bourgeons floraux, reconnaissant pour cause, comme bon nombre de fasciations, un excès de nourriture, une vraie pléthore végétative. Les fleurs et les siliques sont, du reste, parfaitement constituées et fertiles.

4® Des spécimens deDoradille {Asplenium TrichomanesL.)j petite Fougère, cueillie par M. Marchai, sur un mur du champ de foire de Couches-les-Mines, à la date du 2 mai dernier, et présentant un phénomène de partition de la fronde, allant à la tri et même multifurcation du rachis, anomalie très rare à ce degré chez les Fougères, dont la cause reste encore obscure, et sur laquelle M. le D' Qillot se propose de revenir plus en détails.

Avec son amabilité habituelle, M. Albert Qaudry a présenté à l'Académie des sciences ^, le compte rendu des travaux de la Société d'histoire naturelle d'Autun en 1903, en s'exprimant ainsi :

<c Voici seize années que M. Bernard Renault, président de la Société d'histoire naturelle d'Autun, me prie de présenter à l'Académie, son bulletin annuel, et voici seize années que je témoigne mon étonnement, pour ses succès toujours grandissants. J'ai parlé plusieurs fois de ses importantes publications; j'ai parlé aussi du nombre extraordinaire de ses membres. Je puis ajouter que, grâce à l'amour de l'histoire naturelle qu'elle a répandu autour d'elle, dans toutes les classes, à la campagne comme à la ville, elle reçoit continuellement des échantillons. Elle a

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