‹ Contributions à l'histoire naturelle de la TunisieChapitre 326 sur 367 · NM. N»2. N · texte numérisé non relu

NM. N»2. N

Cuivre 25 k. 920 p. cent. 3 k. 860 p. cent. 2 k. 500 Argent 0,30 0,007 0,007

En minerai concassé tout venant, provenant d'un stock laissé après triage :

Cuivre 19 k. 210 p. cent. Cuivre pyriteux 4,910 Argent 0,024 Argent 0,016

Une autre mine de cuivre, à Santou, commune de Castanet (Tam-et-Garonne), à 6 kilomètres de Monteils, limitrophe de TAveyron, se trouve dans l'étage du grès permien. Elle fut reconnue au seizième siècle, par une petite galerie aujourd*hui obstruée ; les travaux ont été peu importants, si Ton en juge par les rejets.

Cette mine se compose d'un filon de 0"*40 à 0'"90 de cuivre carbonate vert et bleu, azurite et malachite, avec mouches de cuivre pyriteux, enfermés dans une gangue de baryte et de carbonate de chaux. Cette gangue est encaissée dans un toit et un mur composés de grès à éléments moyens, disparaissant sous les bancs calcaires de la première terrasse des Causses.

Des échantillons prélevés dans les déblais ont produit :

Cuivre 4 k. 040 Argent 0,008

Mais on doit obtenir des titres considérablement plus élevés, sur des spécimens pris dans l'épaisseur du filon qui, selon toute apparence, est très important : les premières fouilles pratiquées à la tête du filon n'ont pas produit de résultats aussi probants, que des attaques qui auraient dû être faites à la base.

Les échantillons pris à la surface paraissent provenir de la décomposition des parties pyriteuses de la crête des filons quartzeux qui recouvrent des minerais de plomb ou plutôt ceux de cuivre. Le manganèse, en profondeur, doit aussi se montrer plus riche.

Les analyses de M. Capron, sur des échantillons de surface, ont produit :

N^ 1 de Cornusse N* 2 Palgairolles

Oxyde de manganèse 30,000 39,10

» de fer 1,50 i,82

Silice 62,15 16,15

Dans les derniers mois de Tannée 1903, nous avons fait exécuter des travaux de reconnaissance sur plusieurs de ces gîtes, par des coupures. Nous avons pris à tâche principalement de vider le puits de Tancienne mine, comblé jusqu'à 2'"50 de son orifice. Nous avons concentré tous nos efforts sur la partie du puissant filon appelé le Roc de Mondit, dont les crêtes bizarres se retrouvent sur les communes de Lafouillade et de Lunac qu'il traverse sur un parcours de 6 kilomètres de longueur.

Au hameau de Palgairolles, à la Mine, on remarque une petite halde auprès de ce dyke. Dans la région, on attribue, mais sans fondement, ces travaux aux Anglais. Ils paraissent plutôt avoir été suspendus par suite de l'assassinat du calvi-

niste Raymond Qauthier, seigneur de Savignao, et de ses ouvriers, en 1562; il aurait été le principal exploitant.

 FalgairoUes, cette exploitation a été pratiquée au moyen d'un vaste puits, aussi large que long (de 5 à6 mètres), qui coupe totalement, du toit au mur, le puissant banc de quartz encaissé dans la masse des micaschistes et des gneiss. Ce déblaiement a été poussé jusqu'à 21 mètres, sans atteindre le fonds du puits qui va en se rétrécissant et doit aboutir, selon la tradition, à une galerie en direction. Les parois très solides n'avaient donné lieu à aucun boisage.

Le filon accuse un pendage de 20* sur le N.-O.; il est minéralisé seulement sur la moitié de sa largeur, du côté du toit.

La partie stérile est traversée par plusieurs salbandes enclavées dans la masse du remplissage. On remarque à la partie supérieure des affleurements, des marbrures ou bandes d'aspect ferrugineux, rubannées, caverneuses, indices de richesses minérales.

Progressivement apparaissent les mouches ou enduits métalliques; à ce contact le quartz devient plus grenu, plus cassant et revêt un aspect gras.

La minéralisation totale, dans le quartz, varie de 0°*35 à l'^SO de largeur; elle se manifeste par des imprégnations carbonatées verdâtres, passant à de riches veines de cuivre gris d'acier, de 4 à 5 centimètres d'épaisseur, plus rarement à des rognons de chalcopyrites ou au peroxyde de fer. La progression de l'enrichissement, en profondeur, est manifestement évidente. La minéralisation n'apparaît en effet qu'à 3 ou 4 mètres de la surface du sol; puis le minerai se présente d'une façon presque continue sur toute la hauteur de la tranche du filon.

L'abatage des gradins peut fournir déjà un tonnage sérieux, facile à enlever, partie en minerai riche et partie en qualité à laver après scheidage.

Dans les déblais on trouve des minerais d'une teneur très élevée, titrant jusqu'à 52 pour cent et paraissant pro« venir du fonds non encore atteint. Deux échantillons moyens, pris à deux niveaux différents, ont donné, à l'analyse faite par M. Gapron :

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