‹ Contributions à l'histoire naturelle de la TunisieChapitre 328 sur 367 · PRÉSIDENCE DE M. LE O*^ X. GILLOT · texte numérisé non relu

PRÉSIDENCE DE M. LE O*^ X. GILLOT

Étaient présents : MM. Berthier Maurice; Bovet; V* H. de Ghaignon ; Clerc, à la Qrande-Verrière; Desmoulins, à Pierrefitte; Dubois Léon et ses fils Jean et Maurice; Fesquet Joseph; le D' Lamblin, à Changey; Mangematin- Gérard et son fils Stéphane; Masson Georges, de Beaune; Mortier fils; Parant Georges; Poirson fils; Ponty fils; Porte; Roche; Roidot-Errard, et V. Berthier.

La Société reçoit à Tunanimité, comme membres titulaires :

M. Joseph Beaufils, pharmacien à Luzy, présenté par MM. Lenoble Noël et V. Berthier.

M. Henri Béclère, externe en médecine des hôpitaux de Paris, présenté par M. le D' Gillot et M. V. Berthier.

M. Paul Chalon, pharmacien à Saint-Honoré, présenté par M. le D' Gillot et M. Cardon.

M. Pierre du Chambon, industriel à Grury, présenté par M. le marquis d'Audiffret et M. H. Marlot.

M. le D' Maurice Daviot, médecin à Saint-Léger-surbheune, présenté par MM. les D" Zacharie Daviot et Xavier Qillot.

M. Diry Stéphane, négociant à Grury, présenté par MM. H. Marlot et V. Berthier.

M. Emile Marchand, négociant à Autun, présenté par MM. Delabayes et Adrien Seguin.

M. Mazellier, notaire à Issy-l'Évêque, présenté par MM. H. Marlot et Henri Croizier.

M. Viennet, industriel à Autun, présenté par MM. Louis Canet et V. Berthier.

Sur la proposition de M. B. Renault, le titre de membre à vie est conféré à l'unanimité à M. Qagnepain, en remerciement de son active collaboration et des services quotidiens qu'il rend à la Société.

Dons.

La Société a reçu, depuis sa dernière réunion :

De M. Louis Dejussieu, des cocons de vers à soie du département du Var.

De M. H. Marlot, un silex taillé en racloir.

De M. Cambray, une noix de Corozo ou ivoire végétal, Phytelephas macrocarpa Ruiz et Pavon (Palmier du Brésil), très employé pour la fabrication d'une foule d'objets élégants, simulant l'ivoire véritable dont la valeur est dix fois plus grande.

De M. et M"* Joseph Rérolle, deux empreintes de poissons sur schiste permien d'Âutun.

De M. le marquis d'Âudifîret, au château de Boutavent, près Cluny : un renard très bien naturalisé ainsi qu'un écureuil, un faisan doré, une effraie, une chevêche, un roitelet, un rouge-gorge, un étourneau, un couple de bouvreuils, une vipère aspic, plusieurs nids d'oiseaux, un nid de souris des champs, un nid de poliste, un Peoten LugdunensiSy des bois d'ébène, des cannes en bambou noir et bambou blanc, une queue de renard bifide.

De M. Gortet-Rousseau, d'Âlligny, un boviste gigantesque desséché.

De M. Dubois, d'Avallon, une nouvelle collection d'amiante de provenances diverses.

De M. Périgon, Ornithologie de la Haute^ Vienne.

De M. L. CoUot : Observations faites par le moyen d'un forage artésien à Auxonne * ; — les Volcans à propos de la catas^

\ . Mémoires de l'Académie des sciences, arts et belles- lettres de Dijon, 4* série, tome IX.

trophe de la Martinique^; — Détroit de Langres^ feuille de Dijon au 320,000°'*2; — AUuvions anciennes et Castor fossile de la vallée de VOuohe. ^

De M. H. Guillemin, Biographie de César^Antoine^Adrien Jacquin. * De M. Grand*Eury, Sur les graines de Névr opter idées. ^ De M. D. TieuUen, Hommage à Boucher de Perthes. ^ De MM. C.-Eg. Bertrand et Lucien Millot, leur photographie.

De M. Charles Janet, trois mémoires dont il est l'auteur : Anatomie du gosier de la Myrmica rubra^ Paris, Carré et Naud, 1902. — Observations sur les guêpes^ Paris, Naud, 1903. — Observations sur les fourmis, Limoges, Ducourtieux et Goût, 1904. — Ainsi que sept notes dont il est également Tauteur et qui ont été insérées dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences : Sur les nids de la Yespa crabro; ordre d'apparition des alvéoles, t. CXIX, p. 1282 ;

1894, 2 fig. — Sur la Vespa crabro, Ponte^ Conservation de la chaleur dans le nid, t. CXX, p. 384; 1895, 1 fig. — Observa» lions sur les frelons, t. CXX, p. 940; 1895. — Sur les muscles des fourmis, des guêpes et des abeilles, t. CXXI, p. 610;

1895, 1 fig. — Sur les rapports de VAntennophorus Uhlmanni Haller avec le Lasius mixtus Nylander, t. CXXIV, p. 583; 1897, 1 fig. — Sur les limites morphologiques des anneaux du tégument et sur la situation des membranes articulaires chez les Hyménoptères arrivés à l'état d'imago, l. CXXVI,

1. Dijon, Imprimerie J. Berthoud 1903, une broohare iD-16 de 12 pages.

2. Extrait du Bulletin dl des services de la Carte géologique de la France et des Topographies souterraines, avril 1903.

3. Extrait des Mémoires de TAcadémie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon, 4* série, tome IX.

4. Extrait du Bulletin de la Société des sciences naturelles de Saône-et- Loire, 1904.

5. Extrait des Comptes rendus des séances de TAcadémie des sciences, t. CXXXIX, p. 23.

6. Extrait des Mémoires de la Société d'émulation d'Abbevllle (séance da 9 juin 1904.)

p. 435; 1898, 3 fig. — Sur le mécanisme du vol chez les insectes, t. CXXVIII, p. 249; 1899, 2 fig.

De la Société botanique de France, par l'entremise de M. le D*^ X. Gillot, la collection presque complète de ses Bulletins, depuis sa fondation, 1854.

De M. V. Berthier, des minerais d*Espagne.

De M. Ormezzano, de petites « Carpes à miroir », provenant de rétang de Vichy, à Baugy (Saône-et- Loire). D'après les renseignements qu'a bien voulu nous fournir le donateur et qu'il a recueillis à la suite d'une longue enquête, il résulterait que la Carpe à miroir a été introduite dans la région de Marcigny, par M. le comte de Vichy, propriétaire à Âvrilly (Allier), il y a une quarantaine d'années. Des nombreux étangs où elle a été dispersée depuis, elle se serait répandue dans la Loire. M. Ormezzano a constaté son habitat dans les étangs de la Barbottière, Lafeuillade, près de Bouchant dans l'Allier, Vélo, près d'Avrilly, Lacroix et Vichy, près de Baugy (Saône-et-Loire), de même que dans les délaissées de la Loire, connues sous le nom de riaules dans le pays. Bien que les fermiers prétendent que cette espèce dégénère, il semble au contraire qu'elle se soit parfaitement acclimatée puisque l'étang de Vélo a fourni des sujets atteignant le poids de 4 kilos 500 grammes, — il est vrai que ce même étang, mis à sec dernièrement, pour cause de réparations, n'en contenait plus; mais la disparition tient à une autre cause.

Une carpe à miroir naturalisée par la maison Deyrolle, et offerte également par M. Ormezzano, a été capturée récemment dans l'étang Lacroix, où elle était en compagnie d'une dizaine du même poids (1 kilo environ), sans parler des plus petites. A la suite de cette pêche, quelques spécimens ont été immergés dans l'étang Batardaux, près de Marcigny, sur la demande de notre dévoué collègue qui se propose d'en suivre l'évolution.

Qrognot cite cette belle variété dans la nomenclature

publiée par la Société Éduenne en 1865 sous le titre de : Poissons des eaux courantes et des étangs du département de Saône-et'Loire^y mais il n'indique pas les étangs dans lesquels on la rencontrait. Bloch et Bonnaterre Tont dénommée « Reine des carpes », Cyprinus rex cyprinoiiim. Dans ses Suites à Buffon^^ Lacépède la désigne sous le nom de Cyprin spéoulaire, « en raison, ajoute-t-il, des grandes écailles disposées en séries et distribuées d'ailleurs avec plus ou moins d'irrégularité sur sa surface. Ces écailles sont quelquefois quatre ou cinq fois plus larges à proportion que celles de la carpe ; et, quoique striées de manière à paraître comme rayonnées, elles ont assez d'éclat pour être comparées à do petits miroirs. Ces lames brillantes sont ordinairement placées de manière qu'elles forment de chaque côté deux ou trois rangées longitudinales. Leur couleur est jaune et une bordure brune relève leurs nuances. Elles se détachent facilement de l'animal ; et lorsqu'elles ne sont pas répandues sur tout le corps du poisson, les places qu'elles laissent dénuées de substance écailleuse, sont recouvertes d'une peau noirâtre, plus épaisse que celle qui croit au

dessous de ces lames spéculaires Si ces cyprins perdaient

leurs miroirs écailleux, ils ressembleraient beaucoup aux « Cyprins à cuir. » Bloch rapporte que M. le baron de SierstorpfT, qui en a eu dans ses étangs, auprès de Breslau, et qui les a très bien observés, a vu des cyprins qui, par leurs caractères, paraissaient tenir le milieu entre les Cyprins à cuir et les Cyprins spéculaires, et qu'il regardait comme des métis provenant du mélange de ces deux espèces. »

C'est probablement en raison de cette ressemblance que le D' Chenu, dans son Encyclopédie d'histoire naturelle y n*en fait qu'une sorte, lorsqu'il dit : « Une autre variété remarquable de la carpe ordinaire, qui dépend du système

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