‹ Contributions à l'histoire naturelle de la TunisieChapitre 341 sur 367 · Paris, imp. Henri Chaudron · texte numérisé non relu

Paris, imp. Henri Chaudron

De M. Marlot, de beaux spécimens des minerais de pyromorphite et de galène qu'il exploite sur la commune de Grury, aux Dorains et à Folin.

De M. H. Bonnetête, quelques dents fossiles provenant de Gourtalain (Eure-et-Loir), et d'une grotte des environs de Nogent-le-Rotrou.

De M. Gabriel Chanliau, sa photographie.

De M. Bailly, un exemplaire, remarquable par sa grosseur, de Polyporus{Cladomeris) giganteus Fr. Ce champignon qui pèse 8 kilos 500 grammes, a été trouvé aux Blondeaux, commune d'Étang, par M. Vernizeau, journalier à Étang.

De M. Victor Ârnon, un tableau dans lequel le donateur a disposé avec le talent et le goût dont il est coutumier, une très intéressante collection de silex taillés provenant de Rosereuil-Igornay ; une étude documentée de cette station préhistorique accompagne les objets qu'elle a fournis. *

De M. le marquis d'Audiffret, des collections de fruits et de bois des Iles, d'insectes, de minéraux, de roches, de fossiles et surtout de coquillages (près de 2,000 échantillons), malheureusement non déterminés.

De MM. le D' Gillot, de Chaignon, Ormezzano et V. Berthier, quelques échantillons de roches et de fossiles, recueillis par eux au cours d'une excursion faite en commun, à la fin du mois de juillet dernier, aux environs de Marcigny.

M. le D' Gillot montre successivement une série de monstruosités ou anomalies végétales, envoyées pour la plupart par de zélés correspondants, MM. Ormezzano, de Marcigny, Ohateau, instituteur à Bourg-le-Comte, Chassignol, instituteur à la Boulaye, etc. ; il entre dans quelques détails, à propos de ces différents cas de fasciations, de soudure des fruits, etc., qu'il se propose d'étudier et de décrire dans une note ultérieure. Il appelle principalement

1. Voir Hémoires de la Société, tome XVII, p. 28^ et suivantes.

Tattention de la Société sur un curieux cas d'inclusion de pommes de terre trouvé par M. Sirdey, d'Autun, et sur un raisin récolté au Bourgneuf (Saône-et-Loire), par M. Marc Sauzay, arrivé à maturité et panaché de grumes rouges et de grumes blanches. M. Gillot demande si ce phénomène a été plus ou moins souvent observé, et serait heureux de recevoir, à ce sujet, des renseignements détaillés.

M. le D' Gillot, présente en outre à la Société, des Pistaches de terre ou Cacaouettes, et en même temps des pieds vivants de la plante qui les produit, venus de semis dans son jardin ; il fournit les explications suivantes :

Cette herbe, de la famille des Papilionacées, est originaire de l'Amérique centrale (Nicaragua, San-Salvador, etc.), où elle porte le nom de Mani. Elle a été depuis longtemps introduite et cultivée dans l'Amérique du Sud (Brésil, Pérou, République Argentine, etc., puis en Asie, en Afrique, et plus récemment dans le midi de l'Europe, où on la cultive actuellement en grand, en Italie, aux environs de Turin. Son nom vulgaire de Cacaouette signifie Cacao de terre^ à cause de la ressemblance de la graine avec celle du Cacao. Elle offre cette curieuse particularité que les fleurs supérieures de la tige et des rameaux restent stériles, tandis que les fleurs du bas de la tige fructifient, pour ainsi dire, sous terre, en enfonçant leurs jeunes fruits dans le spl après la floraison, d'où le nom donné à la plante d'ARAGHis HYPOGifiA. L. Los flcurs sont, du reste, sessiles, peu apparentes et d'un jaune d'œuf. Elle réussit surtout dans les sols chauds, bien ensoleillés, sablonneux ou argilosiliceux et pas trop riches en humus. On la sème en mai, et la récolte a lieu en septembre. On fauche la plante comme fourrage, et on arrache le reste de la tige avec les fruits. Le rapport peut être de 10 à 14 quintaux, valant 600 francs, par hectare. Les graines, extraites de leurs gousses réticulées, de la dimension d'un gros pois, et d'une jolie couleur rouge, sont employées, sèches ou grillées,

comme alimentaires, sous forme de gâteaux, de chocolat en les mélangeant au cacao, etc. Mais on en retire surtout, avec un rendement de 40 à 50 pour cent, une huile très limpide et agréable au goût, qui sert à la cuisine, à Téclairage, à la fabrique du savon, etc. (Annales du Musée national de San-Salvador, I (1904), n"" 9, p. 403, et Revue scientifique, 5* série, tome II, n* 13, 24 septembre 1904, p. 408.)

Des félicitations et de sincères remerciements sont adressés aux auteurs et aux donateurs.

Correspondance.

Convocation de la Société des sciences naturelles et d'enseignement populaire de Tarare, à une exposition et à un concours de photographie qu'elle organise du 15 au 22 janvier 1905.

Lettre de M. le Ministre de Tinstruction publique avisant la Société, à la date du 10 août dernier, qu'il vient de lui attribuer une subvention de cinq cents francs comme encouragement à ses travaux de publication.

Autre lettre du Ministère de l'instruction publique et des beaux-arts engageant la Société à prendre part au qua* rante-troisième Congrès des Sociétés savantes de Paris et des départements qui se tiendra à Alger, en 1905.

Par suite de la tenue dans cette ville, à la même époque, de la session du quatorzième Congrès international des Orientalistes, les dates primitivement fixées pour la réunion des Sociétés savantes ont dû être modifiées, en sorte que la séance d'ouverture aura lieu le mercredi 19 avril, à deux heures précises. Les travaux du Congrès se poursuivront pendant les journées des 20, 22 et 25 avril; ils seront donc suspendus les 21, 23 et 24 avril. La séance de clôture aura lieu le mercredi 26, également à deux heures.

Dix exemplaires du programme du Congrès sont à la disposition des intéressés.

M. le Ministre ajoute : 1^ que toute lecture sera, comme les années précédentes, subordonnée à l'approbation du Comité des travaux historiques et scientifiques ; 2^ que les manuscrits devront être entièrement terminés, lisiblement écrits sur le recto et accompagnés des dessins, cartes, croquis nécessaires, de manière à ne pas en retarder Timpression, si elle est décidée ; 3^ que les mémoires devront parvenir, avant le 31 décembre prochain, au 5* bureau de la Direction de TEnseignement supérieur, insistant sur ce point qu'il ne pourra être tenu aucun compte des envois adressés postérieurement à cette date.

Une circulaire spéciale sera adressée ultérieurement, qui précisera, en raison même de Téloignement du siège du Congrès, toutes les questions relatives aux modes les plus pratiques de déplacement, aux réductions qui seront consenties par les chemins de fer et les bateaux et aux dates extrêmes où seront reçues les inscriptions pour le voyage. Il est probable que, comme les années précédentes, la réduction sur le coût du trajet, tant par voie ferrée que par eau, sera de 50 7ot étant bien entendu que les délégués des Sociétés savantes se conformeront aux prescriptions permettant de bénéficier de cette faveur.

La Société des Naturalistes de Gratz (Autriche), sollicite l'échange de nos publications avec les siennes. Cette demande est renvoyée à l'examen du Bureau.

M. Camusat dépose sur le bureau les tableaux qu'il a établis sur l'état hygrométrique de l'air au Creusot, pendant les mois d'avril, mai et juin 1904 :

ÉTAT HYGROMETRIQUE DE L'aIR AU GREUSOT

(Hygromètre enregistreur à cbeveux de Riobard.)

MOIS d'avril 1904

POIDS DU M. C

Hauteur d'eau tombée en avril : 39%.

ÉTAT HYGROMÉTRIQUE DB L'aIR AU GRBU30T

(Hygromètre enregistrear à cheveox de Richard.)

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