‹ Contributions à l'histoire naturelle de la TunisieChapitre 364 sur 367 · Comte de Ouitaut, loc. cit.t p · texte numérisé non relu

Comte de Ouitaut, loc. cit.t p

Bourgogne et qu'elle acquit cette vigueur de santé et cette impressionnabilité des sens qui donnèrent à son teint ses roses célèbres et à son âme ce perpétuel frisson de sensibilité, prélude du génie quand il n'est pas le prélude de la passion. » ^

La rapidité d'une longue course en voiture ne nous a pas permis de faire des herborisations. Nous avons pu seulement constater le contraste, déjà plusieurs fois signalé, et conforme au changement de terrains, de la flore silicicole du Morvan, qui se prolonge exclusivement sur les rives rocheuses et gneissiques de TArgentalet et du Serein depuis la Roche-en-Brenil jusqu'à Bourbilly, et de la flore calcicole de l'Auxois, dans les plaines de Forléans et d'Époisses. La première est caractérisée par Malva moschata^ Géranium pyrenaicum^ Trifolium elegans^ Senecio silvaticuSj Campanula RapunculuSy Digitalis purpurea L.; la seconde par Vicia lutea^ Orobus tuberostks^ Centaurea Cal" citrapay etc., toutes plantes que leur grande taille ou leurs fleurs apparentes nous ont permis de noter au passage. La seule plante, vraiment intéressante à signaler, est VAlyssum inoanum L. (Berteroa inoana DC), originaire de l'Europe centrale et septentrionale, assez commune en Alsace, retrouvée çà et là en France, à l'état adventice, et qui est connue depuis fort longtemps, sur les vieux murs du château d'Époisses, où elle se maintient, sans qu'il soit possible de préciser la date et le mode de son introduction. Les quelques échantillons que nous en avons rapportés nous rappelleront l'excellente et instructive après-midi que nous y avons passée.

A 6 h. 02 m. nous quittions Époisses, à 8 h. 45 nous étions de retour à Autun, sans incident.

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