Delarc, III
Dans les pays rhénans nouvellement conquis, le conseil ecclésiastique de l'église cathédrale de Trêves, après avoir consulté les théologiens de la Faculté, les grands vicariats de Cologne et de Mayence approuvèrent le serment de fructidor et défendirent même de le rétracter sous peine de la suspension \
L'évèque de Luçon, Mercy, émigré en Espagne, recommandait la soumission aux prêtres vendéens eux-mêmes ^ Il n'est pas douteux cependant que les réfractaires, qui se soumirent à la loi du 19 fructidor, furent beaucoup moins nombreux que ceux qui s'étaient conformés au décret du 7 vendémiaire. Le commissaire du Directoire près Tadministration centrale de la Vendée classait ainsi les réfractaires de son département en Tan VII (24 novembre 1798) : « ... Il résulte de ces détails, citoyen ministre, que les prêtres réfractraires de ce département se divisent en quatre classes :
« La première comprend ceux qui ont prêté le serment prescrit par la loi du 19 fructidor ; ils paraissent être au nombre de sept ou huit.
<c La deuxième comprend ceux qui ont refusé le serment, qui s'abstiennent de tout exercice public, et qui restent tranquillement dans leur domicile, sous la surveillance des autorités constituées. Ils sont au nombre de douze au plus, vieillards pour la plupart.
(c La troisième comprend les réfractaires à la