‹ Contributions à l'histoire religieuse de la révolution françaiseChapitre 106 sur 116 · Annales de la Religion, Vil, n · texte numérisé non relu

Annales de la Religion, Vil, n

2. Gela résulte de la lettre du prêtre vendéen soumissionnaire Moreau, publiée par Ch.-L. Ghassin, les Pacifications de l'Ouest, II, 225.

dernière loi comme aux lois antérieures qui se tiennent cachés depuis le 18 fructidor et contre lesquels il est intervenu des arrêtés de déportation ; ils sont douze ou environ ce nombre.

« La quatrième enfin comprend les réfractaires à cette dernière loi qui se tiennent également cachés et contre lesquels il n'y a point eu d'arrêtés du Directoire ni du département, mais on ne les recherche pas moins en vertu des lois de 1792 et 1793, sans qu'on ait pu les atteindre jusqu'ici*... »

Si cette proportion était la même dans toute la France, on voit immédiatement que les réfractaires soumis à la loi du 19 fructidor étaient à peu près le cinquième du nombre total et le tiers de ceux qui s'étaient soumis aux lois antérieures. Vu leur petit nombre et la gravité des circonstances, ils furent en butte à des vexations plus cruelles que jamais de la part de leurs ex-confrères. En Vendée, malgré la lettre pastorale de l'évêque de Luçon, ils étaient regardés comme « des excommuniés, schismatiques, abominables devant Dieu et devant les hommes ». Les zélés proclamaient « qu'ils faisaient autant de péchés mortels que d'actes de leur ministère, que ceux qui assistaient à leur messe ou recevaient d'eux les sacrements péchaient mortellement!... » On rebénissait les mariages qu'ils avaient bénits une première fois. Et, chose plus grave, les fidèles, enflammés par des prédications furieuses, abandonnaient peu h peu les soumissionnaires comme ils avaient quitté les constitutionnels. « Je vois, disait encore Moreau, curé de Poiré-sur-Vie,

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