Ghassin, les Pacifications de l'Ouest
Mathiez. 17
2o8 HISTOIRE RELIGIEUSE DE LA RÉVOLUTION
loin encore. Il voyait dans les insoumis dès « jacobins de l'impiété ». « Il en est qui ont voulu profiter de la circonstance, qui ont dit vouloir en profiter pour IFaire absolument exclure la religion catholique de la France, en engageant les prêtres à un refus qui, les rendant odieux au gouvernement actuel, pourrait le porter à livrer le peuplefrançais à ses intrus et à l'hérésie. Ce que je dis là, je le sais, et ceux qui avaient ce projet, qui formaient une espèce de coalition, sauront aussi un jour que je n'ignore ni leurs propos, ni leurs conseils, ni leurs projets et que je peux leur en fournir la preuve. » Les Aniiales catholiques faisaient suivre cette citation de réflexions douloureuses : « Que ce passage est effrayant ! nous frémissons à l'idée du danger, dont nous avertit un homme si grave et dont il nous dit être sûr et en avoir la preuve*... » Les réfractaires fidèles au roi répliquèrent vertement à ces attaques, et les mômes polémiques, les mêmes querelles passionnées recommencèrent entre soumissionnaires et insoumissionnaires. Le fougueux évêque de Boulogne, Asseline, réfuta lès écrits favorables à la promesse dans son virulent Avis sur la question^, L'évêque du Puy interdit l'exercice du culte à tous ceux qui prêteraient le serment de soumission, « quelles que fussent d'ailleurs leurs réserves et leur restriction sur le fond de la question^ ». L'évêque de Lombez révoqua