‹ Contributions à l'histoire religieuse de la révolution françaiseChapitre 19 sur 116 · Parues dans la Revue des Questions historiques · texte numérisé non relu

Parues dans la Revue des Questions historiques

4. Des recueils spéciaux ont paru sur ce sujet, par exemple dans la collection de la Société d'histoire contemporaine, le volume de M. Victor Pierre, La déportation ecclésiastique sous le Directoire, 1896.

réduit à iqa-ejqu*^ bTvves inilK*^alii^u> ejMrsr^^t^H <«suffisantes .

Le cler^'é régulier «^>t hoaucoup ttu^in:^ ^nmuui que le clergv séculier. Que deYinn>nl los nvu^rx'* galions religieuses supprimées par h UexohilixM^'? La dispersion de leurs membres ful-<^He ctnupK'^to et effective ou, au contraire, par quels prw^nlés les anciens ordres, surtout de femmes, par\inrxMU-iU à éluder la loi et dans quelle mesurt\ par quelles connivences administratives, etc,?Sans M. AuUmK nous n'aurions même sur la politique de la l'onsti tuante et de la Législative à IV^rard des eonui^^j^ations que les notions les plus vaguos*. Que sont devenus enfin les édifices du culte aliénés, ooiuluen tombèrent sous la pioche des démolisseurs, combien furent rendus à TEglise, lors du (iOucordal? Aulant de questions sans réponses.

Malgré ces lacunes et d'autres eurore, ou peut dire néanmoins que rhistoire du clergé rélVnelnire est dans son ensemble plus avancée (|ue riiinloire du clergé constitutionnel. Celle église» srliisuniliquo n'a tenté que très tard la curiosité' des érrivuius catholiques. Ce sont des ecclésiasli(|U(»s, ne l'on blions pas, qui s'adonnent chez nous, iivec h» pluH d'ardeur, aux études d'histoire ndigiiMise. Or, de puis le Concordat, le nombre, des gnlIininM, iivouéM ou cachés, a constamuient dirniuué dans h* elnj^é français, lis n'y s<îront bieniAt [)his qu'à l'élal t\t*

i. On en trouvera qiieIr(ijes-iifi<^H «larr-t 1*; livr»- dt' l'/il»!»/- (#;»■»»'•, Le culte catholique à ParU de in Terreur au Cnnnnilal l'iin-;, !«' UiieUeux, 10(>:i.

2. Voir son livre />* HéKolulina (ninrin^e el U-a nnufi^iinlhnn: , expoêé hûtofique et tiornm''.nt*. l'-irin (i'»f ri»''l*< . l'MKJ, iii. lï.

iO HISTOIRE RELIGIEUSE DE LA RÉVOLUTION

souvenir et, seuls, des prêtres restés gallicans au fond du cœur auraient été attirés par sympathie vers Tétude du clergé constitutionnel. Ne soyons donc pas surpris si, sauf de très rares exceptions, la plupart des monographies consacrées aux évoques jureurs sont l'œuvre d'adversaires, souvent de bonne foi, mais d'adversaires systématiques. Les constitutionnels, à les en croire, auraient été très inférieurs aux réfractaires par les qualités morales. Ambitieux sans conscience, ils n'auraient eu qu'une pensée: plaire au pouvoir, sans l'appui duquel leur schisme ne serait pas maintenu. Ils auraient persécuté et calomnié odieusement leurs rivaux, afin de les ruiner dans l'esprit des populations^ mais sans succès. Délaissés et méprisés de la masse des catholiques, ils n'auraient traîné qu'une existence agitée et chancelante. Cette thèse est développée avec complaisance dans la plupart des ouvrages catholiques et notamment dans la volumineuse, haineuse et confuse Histoire de la Constitution civile du clergé de Ludovic Sciout\ couronnée par l'Académie française.

Mais nous n'en sommes plus réduits aujourd'hui à juger les prêtres constitutionnels sur le seul témoignage des prêtres réfractaires, leurs ennemis. L'énorme correspondance, que l'évêque de Blois, Grégoire, qui fut à bien des égards le vrai chef de l'Eglise, entretint pendant dix ans avec ses collègues schismatiques, commence à voir le jour, ainsi que les nombreuses pièces imprimées ou manuscrites qu'il avait réunies pour la préparation de

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