‹ Contributions à l'histoire religieuse de la révolution françaiseChapitre 30 sur 116 · Paru à Lyon en · texte numérisé non relu

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refusait de célébrer son mariage, pour la seule raison qu'il était comédien, Durand de Mailiane fit, pour la première fois, dans son rapport* la distinction entre le mariage, sacrement religieux, et le mariage, simple contrat civil, et conclut nettement que « tout mariage soit valable aux yeux de la loi par la seule déclaration qu'en feront les parties, dans la forme même que la loi leur prescrira». L'Assemblée trouva ce projet trop hardi. Mais ridée était lancée, et la sécularisation des actes de Tétat civil sera votée par la Législative dans sa dernière séance (20 septembre 1792).

Bien que la Constitution civile du clergé ne fût pas tout entière son œuvre, Durand de Mailiane écrivit pour la défendre une Histoire apologétique du Comité ecclésiastique de l'Assemblée nationale'^ (1791), dans laquelle il réfutait avec vigueur et érudition Y Exposition des principes des évêques réfractaires et les brefs du pape. Telle était alors la chaleur de son patriotisme qu'après la fuite du roi à Varennes, il fut un des rares députés avec Petion^ Robespierre et Grégoire^ pour demander que la nation fût appelée à se prononcer sur le cas de Louis XVI et sur sa mise en jugement.

L'opinion qu'il écrivit alors, et qu'il ne put prononcer, est très peu connue et mérite de l'être. Elle fut imprimée dans le journal officieux du club des Gordeiiers, le Creuset, de James Rutledge

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