‹ Contributions à l'histoire religieuse de la révolution françaiseChapitre 74 sur 116 · I. — De la constitution civile a la Terreur · texte numérisé non relu

I. — De la constitution civile a la Terreur

• Comme s'il prévoyait les divisions qui devaient

désoler plus tard TEglise réfractaire, Tévôque de Tréguier, dès novembre 1790, affirmait dans une lettre pastorale la nécessité de l'union : « Dans tous les temps, mais particulièrement dans celui-ci, il est nécessaire que nous soyons unis et que notre conduite soit uniforme *. » Ce vœu ne fut pas exaucé. En vain l'abbé de Salamon, internonce du pape, dépense-t-il les trésors de son activité rusée pour imprimer au clergé fidèle une direction identique. Il voudrait que les réfractaires obéissent sans discussion et sans délai aux ordres belliqueux de la cour de Rome, qui n'avait pas encore appris à compter avec la Révolution, qu'ils rompissent sans ménagement et sans retour avec les auteurs de la Constitution civile. La majorité du clergé réfractaire hésite longtemps à rendre le schisme irréparable. Les évêques députés à la Constituante forment à Paris, après le vote de la Constitution civile, un comité de direction, de correspondance et d'unionS

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