‹ Contributions à l'histoire religieuse de la révolution françaiseChapitre 88 sur 116 · Delarc, II · texte numérisé non relu

Delarc, II

2. Hist. de M. Emery, I, 283. Delarc, qui cite la même lettre de Zélada, croit, je ne sais sur quelle autorité, qu'elle était adressée à Salamon et non à Emery. Delarc, II, 347.

3. « Prêter le serment à la liberté, écrivait le vicaire général de Toulouse, c'est propager la liberté immorale qui n'a pour principe qu'une indépendance licencieuse et orgueilleuse qui ne tend qu'à affranchir de tout joug les fonctions de l'homme... » Annales religieuses, I, 467.

Le fougueux évoque de Boulogne, Asseline, réfugié en x\llemagne, exigeait de ses prêtres la rétractation du serment de liberté « ou du moins l'explication du sens dans lequel ils ont entendu le prêter*... »% Deux ans déjà s'étaient écoulés depuis le serment de liberté et d'égalité qu'Emery et ses partisans étaient encore montrés au doigt. Beaucoup persistaient à les traiter comme des schismatiques, se séparaient de communion avec eux, mettaient leurs églises en interdit, prétendaient les obliger à une rétractation publique.

En 1796 encore, Sicard, dans ses Annales religieuses, se voyait contraint de justifier le serment de liberté et d'égalité ^ Il est vrai que, si ces souvenirs étaient alors rappelés, c'est qu'un nouveau sujet de division, beaucoup plus grave que le précédent, avait surgi parmi les réfractaires.

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