Annales de Sicard, IV
se montrèrent disposés à reconnaître la République. Ils chargeaient Tun d'eux, M. de Boutouillic, ex-vicaire général de Tévêque de Vannes émigré, d'écrire au pape pour lui demander conseil sur la conduite à tenir. Boutouillic élaborait un projet de réconciliation avec les constitutionnels et proposait de les admettre dans TEglise à litre de coadjuteurs. Il suppliait Sa Sainteté « de chercher dans sa sagesse des moyens de conciliation pour faire cesser ce malheureux schisme qui désole la France* » (21 juillet 1796).
Comme on le voit, la campagne des Annales catholiques n'avait pas été sans succès. Le parti des soumissionnaires grandissait en nombre et en autorité. Il pouvait opposer avec orgueil Tétat de laTcligion dans les départements où il dominait et dans ceux où les zélés seuls étaient restés en face des constitutionnels ^ Le pape avait favorisé ces progrès par ses hésitations à prendre un parti, par son refus de condamner la déclaration de vendémiaire. Depuis le temps où il désapprouvait le serment de 1 iberté et d'égalité, ses idéesavaien t marhé. Quoique circonvenu par la coterie autrichienne et parcelle des princes, il comprend par intervalles l'habileté de la politique des soumis-