‹ Contributions à l'histoire religieuse de la révolution françaiseChapitre 96 sur 116 · Ibid., ni · texte numérisé non relu

Ibid., ni

non soumissionnaires de son diocèse d'exercer aucun acte public de leur ministère *. Les archevêques d*Aix et de Bordeaux, réfugiés à Londres, l'évêque de Digne, réfugié à Munster, déclaraient la déclaration licite. D'autres, sans se prononcer aussi nettement, comme les évêques de Troyes, de Saint-Pol-de-Léon, de Tréguier, réfugiés en Angleterre, déploraient « le zèle aveugle des prêtres non soumissionnaires qui prétendent qu'on ne peut ou qu'on ne doit pas communiquer avec ceux qui ont cru devoir se soumettre » *. L'évêque de Clermont, tout en n'approuvant pas personnellement les soumissions, blâmait vivement, lui aussi, « les excès des insoumissionnaires ». « La conduite de ces Messieurs est absurde, insensée, scandaleuse. Les principes qu'ils osent mettre en avant sont vraiment schismatiques^... » Les jésuites enfin firent entendre leur voix dans le débat. L'un d'eux, de Feller, qui s'était fait connaître par son zèle à combattre les réformes religieuses de Joseph II, mit sa grande autorité au service des soumissionnaires. « Je suis entièrement pour la soumission. . . Pour les prêtres, les pasteurs surtout, c'est un devoir essentiel, de droit naturel et divin, de ne pas déserter le culte divin, de ne pas abandonner les temples auxschismatiques et aux intrus, de ne pas errer loin de leur troupeau dans les régions lointaines*... » Les prêtres vendéens et chouans eux-mêmes, qui avaient donné tant de preuves de leur dévouement au roi,

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