‹ Contributions à l'histoire religieuse de la révolution françaiseChapitre 99 sur 116 · Séché, t. I, chap. ii, et particulièrement p · texte numérisé non relu

Séché, t. I, chap. ii, et particulièrement p

3. Salamon, Mémoires, 234. — Sur les négociations entre le pape et le Directoire en 1796 et 1797, voir, dans le Correspondant du 10 septembre 1897, l'important article de M. le vicomte de Richemont.

bonnes intentions, le pape communiquait au Directoire le hreî Pastoralis sollicitudo, daté du 5 juillet 1796, par lequel il invitait les réfractaires à se soumettre à la République, toute puissance venant de Dieu, selon le mot de Tapôtre saintPaul, « quod nulla est potestas nisi a Deo quodque qui ei resistit, dei ordinationi resistit ». « Ainsi, mes chers fils, nous vous exhortons, au nom de N.-S. Jésus- Christ, à vous appliquer de tout votre cœur, de toutes vos forces à prouver votre soumission à ceux qui vous commandent. Par là, vous rendrez à Dieu rhommage d'obéissance qui lui est dû, et vous convaincrez vos gouvernants que la vraie religion n'est nullement faile pour renverser les lois civiles. »

Comme bien on pense, quand ils connurent ce bref qui semblait leur œuvre, les soumissionnaires poussèrent des cris de triomphe. Emery en donna immédiatement une traduction accompagnée de commentaires dans une courte brochure*. Les Annales catholiques, BiÇTèsdiYoiv garanti l'authenticité du bref que les insoumis n'avaient pas hésité à mettre en doute ^ les sommèrent, sinon de signer la déclaration de vendémiaire, du moins de cesser leurs attaques contre ceux qui l'avaient souscrite^.

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