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III. — Rétention d'urine

Les rétentions d'urine sont une maladie si commune et d'une issue si grave, quand les causes et les indications du traitement en sont méconnues, que nous y sommes revenu à plusieurs reprises dans nos leçons. L'inflammation et le rétrécissement de l'urèthre, les altérations de la prostate, étudiées avec tant de soin depuis Éverard Home (2) jusqu'à M. Mercier (3), la paralysie de la vessie, etc.; les divers procédés de cathétérisme, avec des bougies fines et lentement introduites, les grosses.sondes métalliques de M. Mayor, le cathétérisme en deux temps de Dupuytren, les sondes à redressement prostatique de MM. Leroy d'Étiolle's et Heurteloup, les inconvénients des sondes à demeure, les avantages et les dangers du cathétérisme forcé de Desault, la ponction de la vessie, etc., étaient autant de sujets dignes d'attention. Pour fixer certains faits dans la mémoire, nous avons cité quelques-unes des erreurs de diagnostic dont la science abonde, et parmi lesquelles nous rappellerons la suivante :

Un jeune médecin fort distingué, ayant été mandé auprès d'un vieillard qui arrivait d'un long voyage, le trouve affecté d'une rétention d'urine qui datait de vingt-quatre heures. L'indication du calhetérisme était évidente, et il introduisit une soitfe d'argent dans la vessie; mais pas une goutte d'urine ne sortit, bien que la sonde eût été portée dans tous les sens -et profondément enfoncée jusqu'à son extrémité. Frappé de cette circonstance, et s imaginant, en voyant un peu de sang s'écouler de la verge, qu'il

(1) Clinique de M Sédillot, semestre 1841-1842, par M. le docteur M. A. Willcmm {Gaz; méd. de Strasbourg, 1842).

(2) Everard Home, Traité ou observations pratiques et patholoaiaues sur h tournent des maladies de la glande prostate, traduit de Lg^ L Ma^

«<ÏÏ dRee?Z!!% Z kS mlVUlSS ^ la °«à lm- ~ ^hes sur le traitement des maladies des organes urinaires, 1856.

VOIES OÉNITO-URINAIRES.

avait affaire à une hématurie et que la vessie était remplie de sang eoaUéi il me pria de venir voir le malade. Je pratiqua» le cathétérisme et, comme il ne s'écoulait point d'urine je pensa, que, dans la première opération, la sonde avait probablement frmssé a sez fortement la muqueuse de l'urôthre, et que du sang s etan engagé dans les yeux de l'instrument, l'avait momentanément obUtéré Je fis pousser une injection par l'extrémité .bre de a sotde et aussitôt plus d'un litre d'urine claire et limp.de s'écoula librement et démontra la véritable nature de la maladie.

w»w innrnalier Igé tic soixante-trois ans, et d'une santé

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rable de la prostate. , irritation passa-

Nous attribuâmes la rétention à cette dermerc «d^ « P ^ gère de la muqueuse urinaire; deux apphcaUons de WJ^, fréquente

giens avaient pratiqué sans succès le c^^» J ? des sondes de moins en

eu des rétrécissements, et que teue eut éditions, des

tien, qui est rarement complète dans de P^£^l

sondes plus petites, et ^^^/^ 7ausses routes, eussent été manifestement prelerables On sa t le < les hémorrhagies, les déclnrures de L,^^^,,! de M. Mayor trop généralisé ; et je avoir

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