‹ Contributions à la faune malacologique francaise (volume 2)Chapitre 15 sur 39 · CAPOT · texte numérisé non relu

CAPOT

EE

erture » elle ait beaucoup plus d'affinités avec le Nassa nitida. Dans as de MM. Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus (1), nous voyons figurer va F major de notre Nassa Servaini, sous le nom de Nassa reticulata. l D. heureux de dédier cette nouvelle espèce à notre savant lègue et ami, M. le D' Servain, président de la Société malacologique France.

PORTS ET DIFFÉRENCES. — Le Nassa Servaini, par sn galbe court, , à spire peu élevée, avec son dernier tour bien développé et - re, ne saurait être rapproché du Nassa reticulata et des autres % affines. Comparé au Nassa nitida, on le distinguera : à sa taille plus ; à son galbe proportionnellement plus court, beaicoup plus renflé ve ntru dans tout son ensemble ; à sa spire proportionnellement moins ute; à ses tours supérieurs à profil plus convexe ; à son dernier tour s il plus arrondi; à ses costulations longitudinales plus nombreuses lus rapprochées, plus régulières, moins flexueuses, laissant entre elles espaces intercostaux égaux et non pas plus grands que l'épaisseur des les; à son ouverture plus arrondie ; à son labre plus fortement épaissi

térieurement ; etc.

IaBrra T. — Peu répandu ; en colonies populeuses; zone littorale ; sur es nos côles mais plus communément dans la Méditerranée ; nous ons reconnu dans les stations suivantes : Granville (Manche); Lovin harente-Inférieure) ; La Nouvelle (Aude); cap Sicié (Var); Menton Ipes-Maritimes) ; etc.

NASSA ROCHEBRUNEI, Locard,.

(PI., fig. 3.)

TION. — Coquille d'un galbe ovoïde-globuleux, très courte, e, presque aussi développée en dessus qu'en dessous. — Test ide, épais, subopaque, orné : de côtes longitudinales (19 à 22 sur le rer Miour), un peu flexueuses, assez fines, régulières, et régulièrement ées, à peine atténuées dans le bas, laissant entre elles un espace inter-

tal plus petit que leur épaisseur ; et de sillons décurrents peu profonds,

quoy, Dautzenberg et Dolifus, 1882. Moll. Rouss , pl. X, fig. 9.

continus, passant par-dessus les côtes, très régulièrement espacés, furmant sur le test une sorte de quadrillage régulier. — Spire peu élevée, composée de 7 à 7 1/2 tours à profil de plus en plus convexe, à crois= sance très lente et régulière; dernier tour notablement plus grand que la moitié de la hauteur totale, très renflé, très ventru, à profil extérieur” très arrondi, atténué à la base. — Sulure peu profonde, accusée surtout par le profil des tours. -— Sommet un peu aigu, souvent tronqué, lisse, brillant, d’un roux clair. — Ouverture arrondie, terminée dans le haut

par un sinus étroit assez profond; labre épaissi intérieurement, orné de” denticulations assez accusées, un peu courtes, plus serrées dans le bash que dans le haut, soutenu extérieurement par une dernière côte plus” saillante que les précédentes ; columelle arquée, parfois plissée, toujours bordée, dans le bas; callum un peu épais, assez développé, reliant les deux bords de l'ouverture, épaissi surtout vers la columelle ; canal court, ouvert, large, un peu réfléchi. — Coloration d’un jaune roux. clair, avec des zones et des linéoles décurrentes, étroites, plus foncées, souvent confues; une bande brune supra-suturale, étroite, continue sur tous les tours ; une bande infra-suturale pareille, occupant un peu plus de la moitié du dernier tour, s’éclaircissant dans le bas ; une tache plus claire à l’extérieur du labre, souvent confuse sur ses bords ; ouver— ture brunâtre ; péristome blanc nacré. — Opercule corné, ovalaire, d’ un fauve clair, à Re apical.

Dimensions. — Hauteur totile: 23 à 925 millimètres. Diamètre maximum : 14 à 16 millimètres.

VARIÉTÉS. — Elongata. — Coquille de même taille, ou de taille un. peu plus petite, d’un galbe un peu plus allongé, avec la spire plus coni= que, le dernier tour restant très ventru. |

Minor. — De même galbe, mais ne dépassant pas 20 millimètres del hauteur totale.

Callosa. — De même galbe, avec des plis courts, calleux, sur la col lumelle, en nombre variant de cinq à huit, inégalement répartis, souvent: plus nombreux dans le haut que dans le bas.

OBSERVATIONS. — Par son mode d’ornementation nous avions rappros= ché cette forme de notre Nassa isomera ; mais l'étude d’un plus grand nombre d'échantillons nous a conduit à la séparer de ce type et à la rapprocher des autres Nassa costulées et globuleuses dont le protoiyp

1 ussa nitida. La var. callosa, qui présente un mode d’ornementation ra ile toute particulier, a été recueillie soit dans la Manche, à ht-Malo, soit dans l'Océan, à Royan. Nous n'avons pas encore observé te 40 dans la Méditerranée.

PORTS ET DIFFÉRENCES. — On distinguera le Nassa Rochebrunei des ) x autres Nassa que nous venons d'examiner: à son galbe encore plus rt et proportionnellement plus globuleux ; à sa spire moins haute; s our plus convexes; à son dernier tour plus ventru, à profil plus di ; à son ouverture moins elliptique; à son ornementation qui np Rio des costulations plus nombreuses, plus rapprochées, découpées s stries décurrentes sous forme d’un treillis plus régulier; etc.

L. TAT. — Peu commun : zone littorale, sur toutes nos côtes ; nous ons observé dans les stations suivantes : Saint-Malo (Manche) ; n (Charente-Inférieure); La Nouvelle (Aude) ; cap Sicié (Var) ; etc.

NASSA INTERJECTA, Locard.

(PI, fig. 4.)

Nassa interjecla, Locard, 1886. Prodr, malac. franç., p. 136 et 550.

er :

De UPTION. — Coquille de petite taille, d’un galbe court, ovoïdentrue, aussi développée en dessus qu'en dessous. — Test solide, épais,

bopé ique, orné : de costulations longitudinales très nombreuses (24 à 26 le dernier tour), presque droites ou très légèrement flexueuses, fines, libres et régulièrement espacées, laissant entre elles des espaces erce costaux notablement plus petits que l'épaisseur des costulations,

de sillons décurrents profonds, aussi rapprochés que les costulations, sant par-dessus celles-ci et les découpant de manière à former une rte de treillis régulier dans lequel cependant les costulations domi- 0 — Spire peu élevée, composée de 6 1/2 à 7 1/2 tours, à profil légèent convexe, à croissance assez lente et régulière; dernier tour blement plus grand que la moitié de la hauteur totale de la coquille, mwentru, à profil extérieur bien arrondi dans son milieu, atténué dans jas: — Suture peu profonde, accusée surtout par le profil des tour. Sommet aigu, souvent tronqué, lisse, brillant, d'un roux clair.

— Ouverture oblique un peu étroite, d’un ovale allongé, légèrement rétrécie dans le haut sous forme d’un sinus large et très peu profond; labre épaissi intérieurement et orné de six à huit denticulations plici-" formes assez allongées, un peu saillantes, plus rapprochées eu bas qu’en haut, et soutenu à l’extérieur par le développement d’une costulation longitudinale plus forte que les précédentes; columelle arquée, ornée de six à huit granulations pliciformes courtes, plus ou moins saillantes, « dont un pli plus allongé bordant la base; callum assez développé, un peu épais, reliant les deux bords de l'ouverture, lisse et brillant; canal court, assez large, ouvert, un peu réfléchi. — Coloration fauve clair, avec deux larges zones décurrentes plus foncées, un peu confuses, l’une infra-suturale, l’autre basale. — Opercule petit, corné, ovalaire, à nucléus apical. |

DiMENSsIONS. — Hauteur totale: 14 à 16 nullimètres. Diamètre maximum : 9 à 11 millimètres.

OBsERvATIONS. — Cette jolie petite espèce, la plus peiite du groupe, est en quelque sorte intermédiaire entre les groupes des Nassa nitida et N. reticulata et le groupe du Nassa incrassata. Dans notre Prodrome (1) nous l’avions placée en tête de ce dernier groupe. Mais nous estimons que par son galbe globuleux il convient mieux de la faire rentrer dans le groupe du N. nitida.

Nous ne connaissons ni description ni figuration de cette nouvelle forme. Cependant Kiener (2) a représenté dans son atlas, sous le nom de Buccinum marginatum jeune, une coquille dont le galbe et l’ornemen- | tation présentent une réelle analogie avec notre type ; seuls les caractères aperturaux du labre et de la columelle sont différents.

RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — Une telle forme ne peut être confondue avec aucune des espèces que nous venons de citer, non seulement avec les types, mais même encore avec Jeur var, minor. Elle n’a de réels rap= ports qu'avec le Nassa Rochebrunei; mais on la distinguera toujours : à sa taille beaucoup plus petite; à ses tours moins détachés, à profil moins convexe; à ses costulations encore plus nombreuses malgré sa faible taille ; à son ouverture plus étroite, plus ovalaire ; etc. J

Hagrrtar. :— Rare; zone littorale: La Manche, la Provence.

(1) A. Locard, 1886. Prodr. malac. franç., p. 136. (2) Kiener, 1835. Cog. viv., Bucc., pl. XXVII, fig. 109.

B. — Groupe du N. RETICULATA

De second groupe renferme des espèces de taille assez forte, avec une nem vnlation analogue à celle des espèces du groupe précédent, mais in galbe plus allongé, bien lancéolé, par conséquent facile à distinguer s espèces afires du Nassa nitida. Le type de ce groupe est le Nassa “ulata ; toutes les espèces qu'il renferne vivent dans nos différentes

NASSA RETICULATA, Linné.

(PI., fig. 5.) La ue ir reticulatum, Linné, 1767. Syst. nat., édit. X1U, p. 1203. — De Blainville, 1826, ‘ Faune francç., p. 172, pl. VIL À, fig. 4. — Kiener, 1835. Coq. viv., Bucc., p. 67, pl. XXHITI, fig. 91. — Küster, 1858. Zn Martini et Chemnitz, Conch. Cab., Bucc., p. 22, pl. VI, fig. 10, 11.

Le vulgatum, Gmelin, 1789. Syst. nat , édit. XIIF, p. 3496.

— Lessulatum, Olivi, 1792. Zoo!. Aûr., p. 144.

a ? hepaticum, Montagu, 1803. Test. Brit., 1, p. 243, pl. VIN, fig. 1.

æis reticulala, Risso, 1826. Hist. nat. Eur. merid., IV, p. 173.

e reticulatu, Petit de la Saussaye, 1853. Zn Journ. ae II, p. 198. — Reeve, 1853. … Jcon. conch., pl. IX, fig. 57, b. — Forbes et Ilanley, 1853. Brit. moll., IL, p. 388, - pl. CVI, Üg. 4, 2; pl. 44, fig. 3. — Sowerby, 1859. Z/Z. ind., pl. XIX, fig. 4. — Jeffreys, 1867-1869. Brit. conch., IV, p. 346, pl, LXXX VII, fig. 3. — Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, 1882. Moil. Rouss., p. 49, pl. XI, fig. 8. — Locard, 1886, Prodr, malac. franc., p.135.

LA

ÿ en uPTION. — Coquille d’un galbe lancéolé, allongée, beaucoup plus mloppée et plus acuminée en dessus qu'en dessous. — Test solide, , Subopaque, orné : de côtes longitudinales (18 à 20, sur le dernier r) légèrement flexueuses, fortes, régulières, régulièrement espacées, pprochées, à peine atténuées dans le bas, sur le dernier tour, laissant itre elles des espaces intercostaux notablement plus petits que l'épaisseur s côtes ; et de sillons décurrents, profonds, continus, passant par- despiles côtes, très régulièrement espacés et plus rapprochés que ces iers, découpant le test de façon à former un treillis à mailles rectangures s. — Spire élevée, acuminée, composée de 8 à 9 tours à profil pres. je méplan, croissant très lentement et régulièrement ; dernier tour plus L que la moitié de la hauteur totale, un peu ventru, à profil extérieur en arrondi dans sa partie médiane, atténué dans le bas. — Sommet

aigu, souvent tronqué, lisse, brillant d’un roux clair. — Ouverture un peu oblique, étroitement ovalaire, allongée dans le haut sous forme d’un sinus étroit et assez profond, arrondie dans le bas ; labre épaissi intérieurement, orné dans cette partie de 6 à 8 denticulations pliciformes étroites, droites, allongées, régulières, plus rapprochées en bas qu’en haut, et soutenu extérieurement par une dernière côte plus forte que les précédentes ; columelie un peu arquée, ornée de #4 à 6 plis granuleux, courts, plus où moins saillants, irréguliers, parfois obsolètes, dont un pli plus allongé bordant la base, et nne granulation plus forte accompagnant le sinus supérieur de l’ouverture ; callum assez développé, lisse, brillant, reliant les deux bords de l'ouverture ; canal court, ouvert, assez large, réfléchi. — Coloration d’un jaune roux un peu clair, le plus souvent avec des linéoles et des zones décurrentes plus foncées ; une bande décurrente d’un brun noirâtre ou cendré, infra-suturale ; une large tache blanchâtre à bords confus, sur le côté extérieur du labre; intérieur roux clair; péristome blanc nacré. — Opercule petit, corné, ovalaire, à nucléns apical.

DimExsions. — Hauteur totale : 24 à 26 millimètres. Diamètre maximum : 13 à 15 millimètres.

VARIÉTÉS. — Major. — De même galbe, mais dépassant 30 millimètres de hauteur totaie. |

Minor. — De même galbe, mais n’atteignant pas 22 millimètres.

Ventricosa. — De toutes tailles, d’un galbe court et ventru, avec la M sp're toujours effilée, les tours à profil méplan, le dernier tour seul ventru.

Denticulata. — De toutes tailles, et plus souvent de taille minor, avec un plus grand nombre de plis ou denticulations sur le labre et la columelle.

Varicosa. — De toutes tailles et surtout de taille major, avec une varice continue sur le dernier tour.

Cincta. — De toutes tailles avec une zone perlée infra-suturale, formée par l'intersection des côtes avec un sillon décurrent plus profond que les siilons suivants ; cette ligne perlée est souvent soulignée par une zon0 plus fortement colorée.

Zonata, — Avec une zone médiane claire, bordée de deux zones beaucoup plus foncées, à bords biea distincts.

Fulva. — D'un fauve roux, avec les linéoles et les zones décurrentes confuses.

Olivacea. — D'un roux verdâtre, presque monochrome.

Pullida. — D'un jaune pâle très clair, avec les zones assez tranchées. Albida. — Complètement blanches.

- rs. — Cette forme, ainsi que nous venons de la définir, nous parait être le véritable Nassu reticulata, tel que l'a compris Liuné, et après lui la rt des auteurs. C'est du reste une forme commune, très ré- , et peut-être plis septentrionale que méditerranéinne.

F Eu ce même type que nous voyons figuré dans les atlas de de Blainville et de Kiener, avec cette différence pourtant que ces deux auteurs ont fait figurer sur le labre de leur type un nombre de plis ou de denticulations un peu trop fantaisistes.

“ Dans notre synonymie, nous avons inscrit avec un point de doute le -Buccinum hepaticum de Montagu. En effet, la figure donnée par cet auteur nous paraît se rapporter plutôt au Nassa nitida qu'au Nassa reticulata; et ant Jeffreys, dont on ne peut mettre en doute la parfaite compétence

en pareille matière, ne fait pas allusion à l'espèce de Montagu.

D ET DIFFÉRENCES. — On ne peut rapprocher le Nassa reticulata

> du Nassa nitida, comme ont cru devoir le faire quelques auteurs, mais v distinguera de suite : à son galbe plus allongé, plus lancéolé ; à sa spire plus haute, p'u; eflilée; à son dernier tour moins développé, moins ve ntru ; à ses costulations beaucoup plus nombreuses et beaucoup plus Docs: à son ouverture plus étroitrmeut ovalaire ; etc. Le galbe mème de ces deux formes nous a conduit, comme on l’a vu, à en faire ler ètes de groupes, l'un pour les espèces costulées mais g'obuleuses, ‘a autre pour les espèces également plus ou moins costulées, mais toutes n icéolées.

Hasrrar. — Commun ; en colonies populeuses ; zone littorale, de préence dans les fonds SR A EAU ou dans les fentes de rochers ; toutes (0 Bu. mais plus abondamment dans la Manche et l'Océan que dans la éditerranée.

NASSA BOURGUIGNATI, Locard.

(PL, fig. 6.) Nassa reliculata fpars), Locard, 1886. Prodr. malac. franç., p. 135. … Descriprion. — Coquille d’un galbe lancéolé, un peu veutrue, notable-

nent plus développée et plus acuminée en dessus qu'en dessous. — Test ( 3

solide, épais, subopaque, orné : de côtes longitudinales (10 à 12 sur le dernier tour), saillantes, assez régulières, flexueuses, un peu atténuées dans le bas, laissant entre elles des espaces intercostaux plus grands que leur épaisseur; et de sillons décurrents peu profonds, continus, passant \par-dessus les côtes, très régulièrement espacés, plus rapprochés entre eux que les côtes. — Spire élevée, composée de 8 à 9 tours à croissance très lente et très régulière, bien étagés, les premiers à profil un peu convexes, légèrement arrondis vers la suture ; dernier tour bien développé, un peu plus petit que la moitié de la hauteur totale, à profil extérieur largement arrondi, un peu atténué dans le bas. — Suture peu profonde, accusée surtout par le profil des tours. — Sommet aigu, souvent tronqué, lisse, brillant, d’un roux clair. — Ouverture un peu oblique, ovalaire, faiblement rétrécie dans le haut, sous forme d’un sinus assez large et peu profond, arrondie dans le bas ; labre épaissi intérieurement et orné dans cette partie par des denticulations pliciformes peu allongées, en nombre variable, souvent obsolètes dans Le haut, un peu plus saillantes et plus rapprochées dans le bas, soutenu extérieurement par une dernière côte plus forte que les précédentes ; columelle faiblement arquée, lisse, finement bordée à sa base ; callum assez épais, bien développé, reliant les deux bords de l'ouverture, épaissi dans ces deux parties, lisse et brillant ; canal ouvert, assez large, un peu allongé, réfléchi. — Coloraration d’un roux foncé, avec des zones et des linéoles décurrentes, étroites plus foncées, souvent confuses; une bande noirâtre continue, infrasuturale ; ouverture brunâtre; péristome blanc, nacré. — Opercule ovalaire, corné, d’un fauve roux, à nucléus apical.

DiMENSIONS. — Hauteur totale : 30 à 35 millimètres. Diamètre inaximum : 14 à 17 millimètres.

VARtËTÉS. — Minor. — De même galbe, mais n’atteignant par 25 millimètres de hauteur.

Varicosa. — De même taille et de même galbe, avec une varice sur le dernier tour.

Zonata. — De toutes tailles, avec une zone brune ou noirâtre, infrasuturale, bien accusée. |

Pallida. — D'un roux très clair, un peu jaunâtre, avec les zones assez

tranchées.

OservarTions. — Cette espèce, que nous consi lérons comme nouvelle,

ù - FAUNE FRANCAISE 39

a dû être confondue tantôt avec le Nassa nitida, tantôt avec le Nassa reticu ata. En effet, par son ornementation, avec ses côtes bien espacées,

elle pépelle la disposition du Nassa nitida, tandis que par son galbe lancéolé elle appartient évidemment au groupe du Nassa reticulata. Nous sor mmes heureux de la dédier à notre savant maître et ami, M. J.-R, Bour- ; guig nat.

. On Den que chez cette espèce, la plus grande de nos Nassa ; fear saises, les sillons décurrents ne paraissent pas découper aussi profonjémen lei côtes que chez les Nassa reticulata et N. isomera ; le facies de la coquille est donc par ce seul fait déjà tout différent ; en outre on ne voit jamais, comme cela arrive assez souvent chez ces deux mêmes espèces, ce cordon perlé qui souligne la ligne suturale.

Risso (1) a donné, sous le nom de Planaxis mamillata dans son atlas, la figure d’une espèce fossile qui nous paraîl avoir quelque analogie avec

notre coquille.

- RapporTs ET DIFFÉRENCES. — Nous avons déjà vu que le Nassa Bourjuignati, tout en rappelant l'ornementation du Nassa nitida, avait un albe tel que nous avons dû le ranger dans le groupe du Nassa reticulata. 1 le distinguera de cette dernière espèce: à sa taille plus forte; à son 1Ibe moins élancé ; à ses tours plus convexes, paraissant par conséuent mieux séparés; à ses costulations beaucoup moins nombreuses , découpées par des sillons décurrents moins profonds ; à son labre moins ornementé ; etc.

HR ABiraT, — Peu commun: zone littorale, de préférence sur des fonds

bleux ou dans les fentes de rochers ; sur toutes les côtes ; nous l’avons

ervé dans les stations suivantes : Dunkerque (Nord); les environs de

r st (Finistère); Arcachon (Gironde); Guethary (Basses -Pyrénées); le

Roussillon (Pyrénées-Orientales) ; Marseille (Bouches-du-Rhône); Saintropez (Var) ; Nice (Alpes-Maritimes) ; etc.

(1) Risso, 1826. Hist. nat. Eur. mérid., fig. 422.

NASSA POIRIERI, Locard.

(PL, fig. 7.)

Buccinum reliculatum (var.), Kiener, 1835. Coq. viv., Bucc., pl. XIX, fig. 71.

DescriPrion. — Coquille d’un galbe régulièrement lancéolé, un peu courte, aussi développée, mais un peu plus acuminée en dessus qu’en dessous, — Test solide, épais, subopaque, orné : de côtes longitudinales un peu flexueuses, assez fortes, un peu épaisses, régulièrement espacées (14 à 16 sur le dernier tour), à peine atténuées dans le bas; et de sillons décurrents peu profonds, continus, passant par-dessus les côtes, très régulièrement espacés et plus rapprochés que celles-ci. — Spire médiocrement élevée, composée de 8 à 8 1/2 tours croissant lentement et régulière ment, à profil convexe, un peu méplan en dessus, sur une très faible largeur ; dernier tour un peu plus petit ou sensiblement égal à la moitié de la hauteur totale, à profil extérieur bien convexe, atténué dans le bas. — Suture peu profonde, mais bien marquée par le profil des tours. — Sommet un peu aigu, souvent tronqué, lisse, brillant, d'un roux clair. — Ouverture un peu oblique, d'un ovale allongé, terminée dans le haut par un sinus assez large, peu profond, un peu arrondi dans le bas; labre épaissi intérieurement et orné dans cette partie de plis peu saillants, souvent obsolètes, en nombre variable, plus rapprochés, plus accusés en bas qu’en haut, et soutenu extérieurement par une côte plus forte que les précédentes ; columelle peu arquée, lisse, bordée finement à la base ; callum assez épais, reliant les deux bords de l'ouverture, épaissi dans le haut et le bas, lisse et brillant ; canal ouvert, assez large, peu profond, réfléchi. — Coloration d’un rouge plus ou moins foncé, avec des zones et des linéoles décurrertes plus ou moins accusées, toujours étroites, souvent confuses ; une bande infra-suturale, continue, plus marquée, de coloraration cendrée ou noirâtre ; une autre zone infra-suturale, peu large, plus confuse, de même nuance ; intérieur roux clair ; péristome blanc, nacré. — Opercule corné, ovalaire, d’un fauve roux, à nucléus apical.

DiMENSsIONS. — Hauteur totale : 28 à 32 millimètres. Diamètre maximum : 24 à 26 millimètres.

PR PS nt US UNIS DINSPERT

VarièTés. — Varicosa. — De même taille et de même galbe, avec une varice sur le dernier tour.

… OBsERvaTIONS. — Sous le nom de Buccinum reticulatum, var., Kiener - à figuré une forme qui nous semble se rapporter exactement à notre Nassa Poirieri, avec cette différence pourtant qu'il en a exagéré les carac- . tères, notamnent eu donnant à la spire un accroissement par L10p irré- .gulier. On peut voir, d'après cette seule figure, combien une telle forme, et par son galbe et par son ornementation, diffère du véritable type du Nassa reliculata.

RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — Comparé au Nassa reticulata, le Nassa oirieri s’en distingue : par son galbe beaucoup moins allongé, plus régu- 4 ièrement lancéolé ; par son ensemble plus court, plus ramassé ; par son lernier tour plus haut, plus dévelop;é ; par le profil de ses tours notaement plus convexe<, paraissant dès lors plus séparés, plus étagés ;

par ses costulations longitudinales moins nombreuses, plus flexueuses, | )lus larges ; par son ouverture plus grande, avec le labre moins orne- E.. etc.

… Rapproché du Nassa Bourguignati, on le reconnaîtra : à son galbe plus ramassé, aussi développé en dessus qu'en dessous; à son dernier tour s développé, à profil plus convexe quoique plus atténué dans le bas ; es tours supérieurs moins hauts, plus arrondis ; à ses costulations lon--

gi Dies plus nombreuses, plus rapprochées, quoique étant sensiblesh de n ême force ; etc.

. Hagrrar. — Rare : zone littorale ; nous l'avons observé dans les sta- # 1s suivantes : Royan (Charente-Inférieure) ; Mar-eille (Bouches -du- $

thône; La Seyne, Saint-Tropez (Var) ; etc.

NASSA ISOMERA, Locard.

(PI, fig. 8.)

he Nassa isomera, Louard, 1884. Ms, — 1886. Prodr. malac. frangç , p. 135 el 549.

à DESCRIPTION. — Coquille d’un galbe lancéolé, bien allongée, beaucoup lus développée et acuminée en dessus qu’en dessous. — Test solide, [ ais, subopaque, orné : de co:tulations longitudinales très nombreuses 28 à 32 sur le dernier tour), légèrement flexuenses, fines, régulières. trs

rapprochées, découpées par des sillons décurrents, profonds, aussi rapprochées que les costulations, de manière à découper le test suivant un réseau de granulations rectangulaires très serrées, très régulières. — Spire élevée, acuminée, composée de 8 à 9 tours à profil presque méplan, à croissance très lente et régulière ; dernier tour plus petit, ou à peine égal à la moitié de la hauteur totale, légèrement ventru, à profilextérieur arrondi dans sa partie moyenne, atténué dans le bas. — Suture peu profonde, accusée surtout par le profil des tours. — Sommet aigu, souvent tronqué, lisse, brillant, d’un roux clair. — Ouverture un peu oblique, arrondie surtout dans le bas, faiblement rétrécie dans le haut sous la forme d'un sinus étroit et très court ; labre épaissi intérieuremenit orné dans cette partie de nombreuses denticulations pliciformes, courtes, peu saillantes, très rapprochées, assez régulières, et soutenu extérieurement par une dernière côte plus forte que les précédentes ; columelle un peu arquée, lisse, à peine granuleuse, bordée à la base par un pli peu saillant ; callum assez développé, reliant les deux bords de l’ouverture, un peu épais, lisse et brillant ; canal court, ouvert, assez large, peu profond, légèrement réfléchi. — Coloration d’un roux pâle, avec des zones et des linéoles décurrentes étroites, peu foncées, parfois confuses ; une bande infra-suturale étroite, peu marquée, d'un noir cendré ; à l'extérieur du labre une large tache plus claire, souvent à bords peu distincts ; ouverture brunâtre ; péristome blanc, nacré. — Opercule corné, ovalaire, d'un fauve clair, à nucléus apical.

Dimensions. — Hauteur totale : 22 à 24 millimètres. Diamètre iwaximum : 15 à 17 millimètres.

VARIÉTÉS. — Major. — De même galbe, mais dépassant de 26 à 28 millimètres pour la hauteur totale. | Minor. — De même galbe, mais plus petite que 20 millimètres. Globulosa. — De taille généralement assez petite, d’un galbe plus ventru, avec le dernier tour plus globuleux. à Varicosa. — De toutes tailles, avec une varice sur le dernier tour. Cincta. — De toutes tailles, et surtout de taille un peu forte, avec une « zone perlée saillante, infra-suturale, formée par un sillon décurrent plus profond et plus large que les autres. | Subcostulata. — De toutes tailles, avec quelques costulations longitudinales un peu plus fortes et un peu re ed re l'orseness 4 tation du Nassa reticulata, L

… Zonata. — De toutes tailles, avec une zone médiane claire, bordée de de ux zones beaucoup plus foncées, à bords bien distincts.

| Fu. — De toutes tailles, d’un fauve roux, avec les linéoles et les zones décurrentes confuses.

| Pallida. — D'un jaune pâle très clair, avec les zones décurrentes bien tranchées.

À RD nvarions. -— Le Nassa isomera, par son galbe, se rattache encore directement au groupe du Nassa incrassata. Quoique cette espèce ne soit k à rare, nous n’en connaissons pas de figuration. Peut-être cependant faut-il la reconnaitre dans la figure 1164 de la planche CXXIV de la première édition du Syst. conch., Cab. de Martini et Chemnitz (1) que Küster rapporte au Nassa reticulata (2).

>PORTS ET DIFFÉRENCES. — De toutes les espèces qui précèdent, le sa isomera ne peut être rapproché, comme galbe, que des Nassa reticulata, Nassa Bourquignati, et Nassa Poirieri. Il est en effet toujours plus llongé, plus lancéolé que les Nassa nitida, N. Servaini, etc. On le distinguera toujours facilement de toutes les espèces appartenant à son groupe par son mode d’ornementation tout particulier, avec ses co-tu- Jati ous longitudinales extrèmement nombreuses, découpées régulièrement pa r des sillons décurrents. Si parfois certaines variétés conservent encore lëlques castulations analogues à celles du Nassa reticulata, on les Le mnaitra toujours, outre le mode d’ornementation : à leur ouverture dus arrondie, plus large dans le bas ; au labre toujours plus fortement lissé, avec des plis plus nombreux ; à la columelle moins ridée; etc. “Has ITAT. — Assez commun ; zone littorale ; les fonds vaseux et les fentes de rochers ; un peu partout sur toutes les côtes, mais plus commun ans le nord que dans le midi.

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