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"À ù FAUNE FRANÇAISE 23
x ; péristome blanc nacré. — Opercule corné, roux, assez petit, ovaà nucléus apical.
: F7 DIMEX SIONS. — Hauteur totale : 33 à 35 millimètres.
#4 Diamètre maximum: 23 à 24 millimètres.
RIÉTÉS. — Elongata. — De même taille, mais d’un galbe un peu s el, avec le dernier tour un peu moins ventru, mais la spire ju) ours relativement un peu courte.
6 nbulosa. — De même taille, ou de taille un peu plus petite, avec la pi à très courte, et le dernier tour très globuleux.
Le evigata. — De toutes tailles, avec le labre complètement lisse à intérienr.
L Maculata (de Monterosato). — De toutes tailles, avec des maculatures Is accusées, plus brunes, se détachant sur un fond plus clair.
Abida (de Monterosato). — Presque complètement blanche.
Or SERVATIONS. — Cette espèce, créée par de Lamarck, a été contestée | r un grand nombre d'auteurs. De Blainville (1) la regarde « comme Drmple variété de sexe du Buccinum mutabile, ce que prouvent la e plus courte, plus obtuse, l’état ventru du dernier tour, et l’élargisa de la base; caractères qui indiquent la coquille des individus “3 ». Cette théorie, également admise par Kiener (2), ne saurait > soutenue, par la simple raison'que les Sphæronassa mutabilis et nflata vivent dans des colonies absolument distinctes et parfois fort ignées les unes des autres. Ce sont donc deux manières d'être absoient distinctes, mais appartenant au mème groupe. Dans l'atlas de MM. Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, on trouve de es figurations de ces deux espèces, représentant les coquilles sous oui face, quoique dans le texte le Sphæronassa inflata ne soit idéré que comme simple variété du S. mutabilis. C'est également à même espèce que nous voyons figurée par Küster, sous le nom cinum mutabile.
B s APPORTS ET DIFFÉRENCES. — Quoique ces deux espèces aient le même ès sous le rapport de la coloration et de l’ornementation, on distin-
Le. : VER 1826. Faune française, p. 182.
iKiencr 4835. Cog. viv., Buccin., p. 89.
(es
guera le Sphæronassa inflata du S. mutabilis : à sa taille toujours notablement plus forte; à sa spire plus courte, plus obtuse; à son dernier tour plus grand, plus arrondi et surtout plus renflé daus son ensemble ; à son ouverture plus oblique, plus évasée, notablement plus dilatée inférieurement; à son labre légèrement sinneux, avec des plis intérieurs plus réguliers et moins profondément marqués ; aux stries basales qui ornent le dernier tour et qui sont toujours moins nombreuses et moins accusées; à son callum généralement moins épais ; etc.
HaBiTAT, — Commun; zone littorale; en colonies assez populeuses ; toute la côte de la Méditerranér.
SPHÆRONASSA GLOBULINA, Locard.
Nassa mutabilis (var. minor), Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, 1882. Moll. Rouss., p. 43, pl. X, fig. 7.
Sphæronassa globulina, Locard, 1882. Ass. — 1886. Prodr. malac. franç., p.133 et 548.
Descriprion. — Coquille d’un galbe ovoïde, un peu globuleuse, courte, renflée, turriculée, aussi développée mais plus renflée en dessous qu'en dessus. — Test assez épais, solide, subopaque, brillant, avec les premiers tours treillissés, et quelques stries décurrentes, un peu plus irrégulières, assez écartée:, disposées à la base du dernier tour. — Spire élevée, acuminée, composée de 6 1/2 à 7 1/2 tours bien étagés, à croissance assez lente et régulière, méplans en dessus, ensuite convexes ; dernier tour un peu plus grand que la moitié de la hauteur totale, très gros, très ventru, à profil latéral bien arrondi, un peu atténué dans le bas, à croissance plus rapide sur sa dernière moitié jusqu’à son extrémité. — Suture peu profonde, mais bien accusée par la partie méplane qui limite la partie supérieure de chaque tour. — Sommet aigu, lisse, brillant, d’un jaune pâle. — Ouverture régulièrement arrondie, presque droite, à
bord externe faiblement ondulé, à peine ovalaire, un peu rétrécie dans le
haut ; labre tranchant, à peine un peu épaissi dans le haut, orné à l’in= térieur de plis fins, serrés, bien marqués, un peu irréguliers, assez pro -
fonds ; columelle bien arquée, bordée à sa base; canal très court, largement ouvert, oblique; callum peu épais, étendu en hauteur et en largeur, occupant une surface un peu plus petite que la surface aper= turale, un peu épaissi sur la base de la columelle. — Coloration d’un:
ond roux clair, presque cutièrement couv. ride flammules longitudinales es ou jaune plus foncées, continues ou discontinues ; avec une zone he assez étroite, articulée de taches brun foncé, à la partie supére de chaque tour; intérieur roux; péristome blanc nacré. — " reule corné, très petit, ovalaire, à nucléus apical.
Te — Hauteur totale : 16 à 18 millimètres.
4 Diamètre maximum : 9 à 10 millimètres
… Vamiris. — Elongata.— De mê ne taille, mais d’un galbe plus effilé, e la spire encore plus allongée.
Dr. — De toutes tailles, avec des flammules ou maculatures plus nettement définies et de coloration plus foncée.
… OBSERVATIONS. — Cette jolie petite espèce, dont nous trouvons une bonne figuration dans l'atlas de MM. Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, jaraît avoir été jusqu'à présent confondue avec une variété minor du 2 ; hæronassa mutabilis. Par la différence et la constance de ses caractères, elle nous semble constituer une espèce bien définie. Elle paraît, du rest vivre dans des apte tout à fait diflérents que les deux espèces ‘écédentes.
2 RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — (Cette espèce est toujours de taille plus elite que le Sphæronassa mutabilis, avec un galbe plus court, plus flé, plus ventru même que celui du S. inflata ; sa spire est également Û is pointue, plus acuminée, avec des tours mieux étagés que chez les eux autres espèces du même groupe; son ouverture est en outre plus arror die, plus régulièrement dilatée transversalement; son callum moins épais, son labre plus fortement épaissi et plus plissé à l’intérieur; sa “à un est généralement plus foncée, ses flammules plus accusées ; etc.
EE AE ITAT. — Peu commun; zone des Laminaires; cà et là sur les côtes a Méditerran‘ e.
\ Genre NASSA, de Lamarck.
De Lamarck, 1799. Prodr. — 1801. Syst. anim., p. 78.
Descriprion. — Coquilles d’un galbe fusiforme lancéolé, plus ou moins allongées. — Test solide, orné de côtes longitudinales tantôt fortes et peu nombreuses, tantôt fines et rapprochées, s’évanouissant plus ou moins sur le dernier tour, et des stries décurrentes plus ou moins forles et pro fondes. — Spire assez élevée, aiguë, avec le dernier tour plus ou moins ventru ; ouverture ronde ou ovalaire ; labre épaissi, dentelé à l'intérieur; columelle courte, arquée, plissée, à sa base; callum plus ou moins épais ; canal court, réfléchi. — Opercule corné, ovalaire, à nucléus apical.
OBsERvATIONS. — L'histoire du genre Nassa est assez singulière, et le choix du prototype a fini par devenir quelque peu arbitraire. MM. Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus ont très bien résumé cette histoire. « Le genre Nassa, créé par Klem (1753), est basé sur deux espèces figurées par Bonani, dont l’une est un Terebra et l'autre une espèce indéterminable. Il a été accepté sous une forme hétérogène par Martini (1774), et enfin bien limité par Lamarck (Prodrome, 1799), qui lui a donné pour type le Buccinum mutabile, Lin. En 1801, Lamarck, changeant d'opinion, indique le B. arcularia Lin., comme type du genre Nassa ; mais cette coquille ayant été nommée antérieurement par Rumphius Arcularia major, et la section Arcularia méritant d’être conservée, nous croyons qu'il faut prendre détinitivement pour type du genre Nassa le N. mutabilis (1) ».
Cependant, on remarquera que le plus grand nombre des espèces appartenant au genre Nassa (sensu lato), est orné de costulations longitudinales et surtout de stries décurrentes ; en outre leur galbe «st plutôt fusiforme Jancéolé. Or le Buccinum mutabile de Linné est au contraire lisse et brillant, avec un galbe globuleux. Nous en avons fait notre genre Sphæronassa. Nous estimons qu'il convient de prendre pour prototype du genre Nassa (sensu stricto) le Buccinum reticulatum
4) Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, 4881. Moll. Rouss., p. 42.
N E espèce bien connue, bien caractérisée, et qui paraît résumer
actement l'ensemble des caractères généraux du genre tels que nous s avons exposés plus haut.
> genre Nassa, ainsi défini, comprend, dans la faune française, trente ne espèces que nous avons réparties en huit groupes. Le premier jupe renferme les formes les plus globuleuses, faisant suite, en quele sorte, aux espèces du genre Sphæronassa, mais caractérisées par un ime double de costulations longitudinales et de stries décurrentes. Le rnier groupe contient des formes chez lesquelles les costulations lonitudinales disparaissent et les stries décurrentes plus ou moins obsolètes ules subsistent ; ce groupe sert ainsi de transition avec le genre Amycla fait suite au genre Nassa.
A. — Groupe du N. NITIDA
Ce premier groupe renferme des espèces de taille assez forte, toutes
rh et striées transversalement, mais avec un galbe
urt et globuleux. Ces formes vivent dans toutes nos mers, et ont pour
1e le Nassa nitida de Jeflreys, espèce parfaitement caractérisée et bien
NASSA NITIDA, Jeîffreys.
(PL, fig. 1.)
aïe ae
U D larumn (pars), de Blainville, 1826. Faune franc., pl. VIH, fig. 1,
J a reticulala (pars), Reeve, 1853. Zcon. Conch.. pl. IX, fig. 57, a.
mitida, Jeffreys, 1867-1869. Brit. conch , IV, p. 349, pl. LXXX VII, fig. 4. — Locard, 1886 Prodr. malac. franc., p. 134.
ata (var. nitida), Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, 4882. Moll, Rouss., p. 51, pl. X, fig. 140 et 41.
CRIPTION. — Coquille d'un galbe ovoïde un peu court, ventrue, un pl 1s développée et plus acuminée en dessus qu’en dessous. — Test de, épais, subopaque, orné: de côtes longitudinales légèrement # es fortes, régulières, régulièrement espacées, peu nombreuses sür le dernier tour}, à peine atténuées dans le bas du dernier
r, la nint entre elles des espaces intercostaux plus grands que l’épais- | r de côtes ; et de sillons décurrents, peu profonds, continus, pas-
sant par-dessus les côtes, très régulièrement espacés et plus rapprochés 4 entre eux que les côtes. — Spire relativement peu élevée, composée de 7 à 8tours bien élagés, presque méplans, à croissance lente et régulière; deraier tour ventru, un peu plus grand que la moitié de la hauteur totale, … ,à profil extérieur largement arrondi, un peu atténué dans le bas. — Suture peu profonde, accusée surtout par le profil des tours. — Sommet ” un peu aigu, souvent tronqué, lisse, brillant, d'un roux clair. — Ouverture un peu oblique, régulièrement ovalaire, légèrement rétrécie dans le haut en forme de sinus peu profond ; labre épaissi et faiblement plissé … intérieurement, soutenu à l'extérieur par une dernière côte plus forte que … les précédentes; plis du labre assez saillants, peu profonds, espacés surtout dans le bas; collumelle un peu arquée, lisse, à peine bordée … intérieurement; callum assez développé, reliant les deux bords de l’ouverlure, un p‘u épais, lisse et brillant; canal court, assez large, ouvert, réfléchi. — Coloration d’an roux plus ou moins foncé, avec des zones et 4 des linéoles décurrentes étroites, un peu brunes, souvent un peu confuses, et une bande noirâtre ou cendrée, infrasuturale, étroite, continue ; à l’intérieur du labre une large tache plus claire; ouverture brunâtre; péristome blanc, nacré. — Opercule petit, corné, ovalaire, d’un fautes . roux, à nucléus TE ‘
DimExsioNs. — Hauteur totale : 24 à 26 millimètres. Diamètre maximum : 14 à 16 millimètres.
VariÉTËs. — Ventricosa. — De même taille, ou de taille un peu plus 4 petite, mais d’un galbe encore plus ventru, le dernier tour plus renflé.
Major. — De grande taille, atteignant jusqu’à 32 millimètres, d'un galbe un peu plus allongé (Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, MolEs Rouss., pl. X. fig. 11).
Minor. — De même galbe, mais ne dépassant pas 22 millimètres de hauteur. 1
Lævigata. — De toutes tailles, avec le labre et la columelle complète= ment lisses. Ë
Zonata. — De toutes tailles, avec une zone décurrente médiane plus claire, plus large, bien distincte, bordée de brun foncé, visible sur tous les tours. 4
Depicta (Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus) (1). — De toutes ailes,
(1) Bucquoy, Dautzenberg et Dollifus, 1882. Moll. Rouss., p. di.
1 intervalles entre les stries décurrentes ornés chacun de deux né les-parallèles, composées de poiuts d'un brun rougeûtre. Fu sea. — De toutes tailles, d’un brua très foncé, avec les zones ou es décurrentes très confuses ; péristome d'un roux très clair, Obvacen — De toutes tailles, de brun olivâtre, avec les zones ou inéx s décurrentes d'un brun très foncé, un peu confuses; péristome
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| a (Bucquoy, Dautzenberg, Dollfus) (1). — « D'une couleur ni iforme, ornée, au milieu des tours supérieurs, d’une bande blanre qui se continue vers le haut du dernier tour; les stries décurtes superficielles. » | > Albida — De petite taille, presque complètement blanche.
- OssErvarTions. — Cette forme, très bien étudiée par le regretté Jeffreys,
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celle qui dans ce premier groupe a l’ornementation la plus simple. t donc, en tenant compte en outre de son galbe, une transition aturelle entre les formes du genre précédent et les autres Nassa. us voyons cette même espèce très bien figurée dans l’atlas de de ainville (2); mais le dessinateur, après avoir très exactement représenté albe et le mo le d'ornementation de la coquille, a ajouté sur le labre ns très saillantes qui nous paraissent quelque peu fan-
Hagirar. — Assez commun; zone littorale, dans les eaux un peu saunâtres, sur les fonds vaseux ; toutes les côtes de France.
NASSA SERVAINI, Locard.
(PL, fig. 2.)
Desemerion. — Coquille d’un galbe ovoide court et ramassé, bien true, à peu près également développée en dessus comme en dessous. —
st solide, épais, subopaque, orné : de côtes longitudinales (16 à 18) sur Rerner tour, légèrement flexueusss, fortes, régulières, bien régulièreit espacées, un peu atténuées dans le bas, laissant entre elles un espace
[L | mnt ete., Loc. cit., p. 51.
2) De Blainville, 18%. Fuune franc. pl. VII, Üg. 1.
intercostal sensiblement égal à l'épaisseur des côtes; et de sillons décurrents, peu profonds, continus, passant par-dessus les côtes, très régulièrementespacés, à peu près aussi distants entre eux que les côtes. —— Spire peu élevée, composée de 7 à 8 tours à profil légèrement convexe, à croissance lente et régulière chez les premiers tours, devenant un peu plus rapide chez le dernier; dernier tour renflé, ventru, un peu plus grand que la moitié de la hauteur totale, à profil extérieur bien arrondi, atténué à la base. — Suiure peu profonde, accusée surtout par le profil des tours. — Sommet un peu aigu, presque toujours tronqué, lisse, brillant, d’un roux clair. — Ouverture régulièrement ovalaire, un peu élargie, terminée dans le haut par un sinus peu profond; labre épaissi intérieurement et orné dans cette partie de denticulations pliciformes souvent obsolètes dans le haut, plus marquées, plus allongées et plus rapprochées dans le bas, soutenu extérieurement par une dernière côte plus forte que les précédentes ; columelle arquée, avec un ou deux plis obsolètes, bordée dans le bas; callum assez développé, reliant les deux bords de l'ouverture, un peu épaissi dans le haut et dans le bas, lisse et brillant ; canal court, assez large, ouvert, réfléchi. — Coloration d’un roux pâle avec des zones et des linéoles décurrentes étroites, plus foncées, parfois confuses ; une bande infra-suturale étroite, plus marquée, continue sur tous les tours, d’un noir ou brun cendré, occupant près de la moitié du dernier tour ; à l'extérieur du labre une large tache plus claire,-parfois confuse sur les bo:ds; ouverture brunâtre ; péristome blanc nacré. — Opercule corné, ovalaire, d’un fauve clair, à nucléus apical.
Dimensions. -- Hauteur totale : 292 à 24 millimètres. Diamètre maximum : 18 à 15 millimètres.
VARIÉTÉS. — Major. — De même galbe, mais atteignant de 26 à 28 millimètres de hauteur totale.
Elongata. — De même taille, mais d’un galbe un peu plus effilé, moins ventru dans le bas, avec ia spire proportionnellement plus allongée.
Minor. — De nu ême galbe, ou d'un galbe un peu plus allongé, ne dépassant pas de 18 à 20 millimètre de hauteur totale.
Fusca. — De même taille et de même galbe, de coloration pius foncée, avec les zones décurrentes peu distinctes.
OBseRvaTION*. — Cette forme parait avoir été confondue avec le Nussa reticulata, quoiqu’en réalité par son galbe et par la disposition de son
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