PF
J. — Groupe du P. HOSKYNSI
\ Le dixième groupe, ou groupe du Pecten Hoskynsi, est caractérisé par des coquilles très petites, dont l'ornementation est constamment différente sur les deux valves. Nous ne connaissons encore qu'une seule espèce dans ce groupe.
PECTEN HOSKYNSI, Forbes.
Pecten Hoskynsi, Forbes, 1844. Rep. Æg. invert., p. 148, 192. — G. O. Sars, 4878. Moil. reg. arct. Norv., p. 20, pl. IF, fig. 1. — A. E. Verrill,1882. In Trans. Connectic. acad., V, p.581, pl. XLIE, fig. 22. — Locard, 1886. Prodr. malac. franç., p. 517. — Ed. Perrier, 1886. Explor. sous-marines, p. 308, fig. 211, — imbrifer, Lovèn, 1846. Ind. moll. Scand., p. 185. Amussium Hoskynsi, Jeffreys, 1879. In Proceed. zool. soc., p. 562.
HisToriQuE. — Le Pecten Hoskynsi est une des formes les plus curieuses de la nombreuse série des Pectinidæ que nous venons d’étudier. Tout particulièrement caractérisé par une ornementation externe absolument différente sur les deux valves, il constitue un groupe à part.
De création assez récente, 1l a été exactement figuré par plusieurs auteurs. Nous citons pour mémoire les figurations un peu fantaisistes de Wyville Thomson (1), peu faites pour bien comprendre l'espèce, et nous renverrons aux dessins si exacts et si complets de G.-0. Sars.
Il existe dans les fossiles de la Calabre en Sicile une forme très certainement voisine, sinon identique à celle qui nous occupe. Philippi (2), sous les noms de Pec'en fimbriatus et P. antiquatus, a décrit et figuré 3 deux valves différentes, dont la première serait, d’après M. le marquis de Monterosato (3), la valve supérieure du Pecten Hoskynsi. L'autre n'est inscrite par le même auteur qu'avec un point de doute, comme étant la valve inférieure du même Pecten.
Enfin, Jeffreys (4) avait cru devoir rapprocher cette espèce du Pecten
(1) C. Wyville Thomson, 1873. The dephts of the sea, p. 465, fig. 79. —1875. Les Abîmes de la mer, trad. par L. Lortet, p. 894, fig. 79.
(2) Philippi, 1844. Enum. Moll. Sicil., A, p. 61, pl. XVI, fig. 6. — Loc. cit., p. 61, pl. XVI, fig. 5.
(3) De Monterosato, 1872. Not. conch. foss. monte Pellegrino, p. 21. — 1880. In Bullet.
“@alac. ilal., p. 52.
(4) Jeflreys, 1879. Zn Praceed, zool. soz, London, p. 562.
| pustulosus de Verrill, qui certainement en est très voisin. Mais ce dernier | auteur a établi les caractères distinctifs de ces deux espèces (1).
… M. le D' Anton Stuxberg, de Gothembourg, en Suède, a bien voulu nous adresser de bons types de cette rare espèce, ainsi que plusieurs a utres formes des mers profondes, qui nous ont servi de terme de com- paraison. Nous sommes heureux de profiter de cette circonstance pour - Jui adresser tous nos remerciements.
1 Dans une récente publication (2). M. le D' Kobelt admet deux Pecten . Hoskynsi, l'un pour la région abyssale océanique, l'autre pour la Méditer- ranée. Le premier, décrit par Lovèn, sous le nom de Pecten imbrifer, . puis par G.-0. Sars, sous celui de Pecten Hoskynsi, serait un véritable … Pecten; le second, décrit par Forbes, serait un Amussium, Nous sommes surpris de voir M. le D' Kobelt, qui aime tant à réunir les espèces, etqui confond des formes aussi distinctes que les Pecten glaber et P. sul- - catus, les Pecten distortus et P. multistriatus, etc., séparer deux formes aussi voisines que celles que nous venons d'indiquer, alors que ces deux formes ne différent en somme que par la présence de costulations internes plus ou moins accusées. Quoi qu'il en soit, dans les diagnoses de ses deux espèces, M. le D'Kobelt a commis la même erreur en prétendant que le valve supérieure (valva sinistra) était plus grande que la valve infé- . rieure. Il faut croire qu'il n’a pas eu de bons matériaux d'étude sous les . yeux pour avancer un fait aussi erroné. Quant à nos échantillons français, nous pouvons affirmer qu'ils ne diffèrent en rien des types des mers du
Descriprion. — Coquille de très petite taille ; galbe général arrondi “bien déprimé, subéquivalve, équilatéral. — Région antérieure presque égale et aussi développée que la région postérieure; lignes apico-antérieure et postérieure droites, assez allongées, presque égales, atteignant environ aux deux cinquièmes de la hauteur totale à partir des sommets; bord inférieur bien arrondi, à profil un peu ondulé. — Sommets aigus, peu saillants. — Oreilles inégales, les postérieures très courtes, peu haules , à profil externe légèrement concave; les antérieures beaucoup plus illongées, assez hautes : celle de la valve supérieure à profil externe bien on dulé ; cellede la valve inférieure moins haute, à bord externe arrondi; sinus byssal assez large mais peu profond.
(4) À. E. Verrill, 4879, Preliminary Check-list, p. 26. de … (2) Kobelt, 1887. Prodr., p, 434 et 440.
PR. Ke
Î “ L pu v.
Valve supérieure un peu plus bombée que la valve inféricure, avec le maximum de bombement reporté dans le voisinage des sommets, réguhèrement et progressivement atténuée jusqu'à la périphérie; valve inférieure avec le bord basal souvent infléchi et exactement appliqué sur l'intérieur du bord basal de la valve supérieure, ce qui, au premier abord, la fait paraître plus petite lorsque les deux valves sont ensemble. — Sur la valve supérieure, 12 à 15 cordons tuberculeux, rayonnants, réguliers et régulièrement espacés; tubercules saillants, arrondis, mamelonnés, subspongieux, percés en dessus de petites vacuoles, très alténués ou presque nuls dans le voisinage des sommets, plus forts et plus volumineux dans la région basale, faisant saillie à la périphérie, très rapprochés les uns des autres dans le bas, sans paraitre reliés. — Sur la valve inférieure, des cordons concentriques méplans, pointillés, continus, très étroits, un peu saillants, régulièrement espacés, atténués dans le voisinage des som-mets, progressivement plus accusés jusqu’à la périphérie. — Intérieur de la valve supérieure lisse; intérieur de la valve inférieure orné de quelques rayons assez espacés, disposés cans la partie la plus creusée, difficilement visibles. — Sur les oreilles, de petites costulations verticales, ondulées, peu saillantes, assez rapprochées, recoupées par des striesrayonnantes plus nombreuses, très fines, formant à la rencontre et seulement sur la valve supérieure, de petits tubercules saillants, assez réguliers; sur l’arête supérieure, un bourrelet assez fort, portant quelques arêtes squameuses.
Test mince, un peu fragile, un peu transparent, d'aspect terne; sur la valve supérieure, des stries concentriques extrêmement fines, très rappro chées, assez irrégulières, reliant transversalement les tubercules, quelques-unes plus fortes correspondant à de légers temps d’arrêt dans l'ac: croissement; sur la valve inférieure, d’autres stries également très fines, réparties inégalement entre les cordons concentriques. — Coloration d’un blanc grisâtre, terne, uniforme; intérieur nacré, b'anc brillant.
Dimensions. — Hauteur et largeur, 8 à 10; épaisseur, 1 1/2 à 2 millimères,
OgservaTions. — Nous avons à signaler quelques variations dans le mode d’ornemeutalion si siugulier de cette jolie petite espèce. Lorsqu'elle est fraiche, bien conservée, les tubercules sont tous complets, bien réguliers ; dans le voisinage des sommets, ils ne sont indiqués que par quelques légères saillies squameuses du test, puis ils s’étalent et progressent avec une parfaite régularité jusqu’à la périphérie. Mais dans les sujets
peu frustres, la plupart de ces tubereules sont détruits; ils s'écaillent
… surtout sur la face qui regarde le bord basal, alors le test prend ce faciès
. ondulé en zigzag qui est reprisenté dans la figuration donnée par Wy-
ville Thomson.
4 Dans cette même valve, le nombre des cordons est assez variable ; sui- .… vant les colonies, il varie de douze à vingt-quatre ; parfois même il existe … quelques lignes de cordons supplémentaires composés tout au plus de trois à cinq tubercules intercalés à la périphérie dans le voisinage de — deux rayons normaux. Enfin, chez les sujets bien adultes, les stries trans-
| versales ou décurrentes qui passent au voisinage du pied des tubercules ont une tendance à devenir un peu squameuses, de telle sorte que lorsque les tubercules disparaissent par l’usure de la coquille, le test parait
… couvert de petites ondulations.
Quant à la valve inférieure, elle est, comme nous l'avons vu. bien différente de la valve supérieure, ct si l’on ne les trouvait pas ens mble, on … serait parfaitement en droit de les considérr comme appartenant à deux espèces distinctes. C’est sans doute dans une pareille erreur qu'a dû tomber Philippi, lorsqu'il a créé deux espèces d'après deux valves
isolées.
Chez cette coquille, lerapport de taille des deux valves a été mal interté. Dans sa diagnose, M. G.-0. Sars dit : « sinistra mullo majore et
; dextram inferne circumcludente. » Ce caractère n’est pas absolument
| exact. Il arrive en effet chez cette espèce comme chez la suivante qu'une
partie du bord basal de la valve inférieure s'applique exactement contre |6s bords internes de la valve supérieure, au point qu'il semble que
“celle valve inférieure est réellement plus petite que l'autre. Si l'on
examine des échantillons bien frais, il est facile de voir qu'en somme
les deux valves sont de même hauteur et qu’elles se recouvrent exacment l’une par l’autre. Mais comme la partie recourbéce de la valve
4 uférieure se brise facilement lorsqu'on l'ouvre, 11 s'ensuit que quand
l'on drague des valves provenant de coquilles mortes, les valves infé-
rieures sont loujours plus petites que les valves supérieures,
Quant aux cô'es internes qui devraient caractériser le genre, si toutefois
F li nécessité de ce genre est bien reconnue nécessaire, elles sont Loujours r ès difficiles à distinguer, soit à cause de leur peu d'importance, soit
| d r Suite du faciès même du test. Aussi n'est-il point surprenant que bien
ur aient laissé cette espèce dans le genre Pecten. Jeffreys, le
premier, l’a rangée dans son genre Amussium, mais seulement en 1879,
150 FAUNE FRANCAISE alors qu'en 1876, il n'y faisait rentrer que les Pecten tucidus et P. fenestratus (1).
VaRIËTES. — Malgré le polymorphisme que l’on observe dans l’ornementation des Pecten Hoskynsi, nous ne voyons qu'une seule variété à établir, celle basée sur un plus grand nombre de cordons tuberculeux que dans le type. Nous la désignerons sous le nom de var, verrucosa.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — Celte petite forme est tellement caracté : risée qu'il n’est pas possible de la confondre avec aucune des formes précédentes ; même lorsque son test est usé, il subsiste toujours des traces de son ornementation qui permettent de la distinguer des petites espèces hyalines du groupe précédent, les Pecten Groenlindicus, P. vitreus et P. abyssorum. Ses oreilles sont du reste toutes différentes.
HABITAT. — Très rare; zone abyssale des environs de Marseille, où elle a été draguéc par M. le professeur Marion; nous l'avons également reçue du golfe de Gascogne, par les soins de M. le marquis de Folin.
K. — Groupe du P. FENESTRATUS
Le onzième groupe, ou groupe du P. fenestratus, renferme des coquilles de très petite taille, caractérisées par la présence de costulations rayonnantes internes analogues à celles du Pecten pleuronectes de la mer des Indes. Comme nous l'avons expliqué dans notre introduction, les espèces de ce groupe peuvent, à la rigueur, constituer un genre à part.
PECTEN FENESTRATUS, Forbes.
Pecten fenestralus, Forbes, 1843. Rep. Æg. invert., p. 146, 192. — Locard, 1886. Prodr. malac. franç., p. 516.
— concentricus, Forbes, 1843. Loc. cit., p. 146, 192. — Philippi (non Reclus), Acton, 1855. Ricerc. conch., p.38, fig. 4 a. — inæquisoulplus, Tiberi, 1855. Descrip. Test. nuovi, p. 12, pl. I, Hg-19/00%2t — Actoni, E. von Martens, 1857. In malac. Blütt., p. 195, pl. ILE, fig. 4 à 3. Pleuroneclia fenestrata, de Monterosato, 1878, Enum. e sin., p. ©. Amussium fenestatrum, Jeffreys, 1880, In Ann. nat. hist., 5° sér., VI, p. 315, — Kobelt, 1887. Prodr., p. 439.
Propenamussium inæquisculptus, de Monterosato, 1884. Nom. conch. medil., p. 6.
HisroriQue. — Dans son étude sur les invertébrés de la mer Egée, le professeur Edward Forbes a décrit séparément, sous deux noms différents,
(1) Jeffreys, 1876. In Ann. Mag, nat, hist,, 4e sér., XVI, p. 426.
les deux valves d’une même coquille. Quelques années, après, Acton et Tiberi ont décrit presque en même temps la coquille complète sous des | ae nouvelles et en ont donné de bonnes figurations. Le nom e Pecten Philippi proposé par Acton ayant été déjà antérieurement em De par Reclus, pour une autre espèce qu'il à fallu également débaptiser po ur les mêmes raisons, E. von Martens propose de donner à cette es pèce le nom de Pecten Actoni. Mais comme en somme le nom de Pecn fenestratus est le premier en date, et qu'il ne prête pas à la confusion, 'est ce nom que nous croyons devoir conserver.
ro alors des auteurs se bornaient à classer cette petite coquille dans payeur Pecten. M. le marquis de Monterosato, le premier, fit obser-
qu'elle présentait dans son ornementation interne les caractères des 4 | 24 formes de l'Inde et la classa en 1878 dans le genre Pleuro- “nectia (1). Deux ans plus tard Jeffreys la rangea dans le genre Amussium e ontilavait donné quelques années auparavantune nouvelle description (2) Dre de son Amussium lucidum dont il sera parlé plus loin. Enfin en , M. le marquis de Monterosato, estimant qu'il y avait lieu de séparer a un genre nouveau les petites espèces méditerranéennes si différentes oe formes à test lisse de l'océan Indien, a fait entrer cette spèce dans le genre Propeamussium du marquis Antonio de Gregorio (3). Û ns notre introduction nous avons exprimé notre manière de voir au ujet de la validité de ce genre; nous n’avons pas à y revenir.
Ex. devons à l'extrême obligeance de M. le professeur Marion la com- ‘8 nication d'un bon nombre d'individus complets ou à valves isolées partenant à cette espèce, dragués par ses soins dans le golfe de seille (4). C’est d’après ces échantillons que nous donnons la descrip- 4 1] qui va suivre.
— Decmprion. — Coquille de très petite taille, d’un galbe arrondi, assez déprimé, inéquivalve, équilatéral. — Régions antérieure et postérieure | Fe que aussi développées, peu hautes, assez larges ; lignes apico-antéri igure et postérieure droites, atteignant aux trois seplièmes environ de auteur totale à partir des sommets; bord inférieur très largement mn di, un peu retroussé à ses deux extrémités. — Sommets acuminés,
Heuronectia, Swainson, 1840. Malac., p. 388.
(2) Jeftreys, 1876. In Ann. nat. hist., ke sér., XVIII, p. 424.
(3) : ussiuwm, M. de Gregorio, 1833. Not. conch., in Nalur. Sicil,, HE, p.f,
(9) Marion, 1882. Consid. faunes prof. Médit., in Ann. Mus, Marseille, 1, p. 32el seq — LT rés 1886. Prodr. malac. franç., p. 516.
assez saillants, — Oreilles inégales, les postérieures assez peti'es, peu hautes, à profil externe un peu concave, les antérieures un peu plus longues, celle de la valve inférieure dépassant parfois un peu celle de la valve supérieure, celle-ci à profil externe sinueux ; sinus byssal assez large, peu profond.
Valves inégales ; valve inférieure moins bombée que la valve suptrieure, avec le bord basal plus minc», parfois infléchi et appliqué sur l'intérieur du bord basal de la valve supérieure ; maximum de bombement reporté sur les deux valves au premier quart de la hauteur totale. — Sur la valve supérieure, vingt-cinq à trente cordons concentriques minces, assez saillants, un peu irrégulièrement espacés, plus rapprochés les uns des autres à la périphérie, plus saillants sur les côtes, visibles jusqu'aux sommets, recoupés par de petites cûles rayonnantes à peu près de même épaisseur ou un peu plus fines, très irrégulièrement réparties, continues, atténuées vers les sommets, formant à leur rencontre avec les cordons concentriques des saillies subsquameuscs. — Sur la valve inférieure des cordons concentriques très fins, très réguliers, très rapprochés, continus, à peine plus marqués à la périphérie et aux extrémités antérieure et postérieure que dans la partie la plus bombée. — A l’intérieur de la valve inférieure quelques costulations rayonnantes un peu obsolètes, n’alteignant pas la périphérie ; à l'intérieur de la valve supérieure costulations plus marquées au nombre de quinze à vingt, arrondies, assez saillantes, obsolètes dans la région des sommets, n’atteignant pas la périphérie et terminées vers le bord basal en forme de massues, toujours régulièrement espacées, presque aussi fortes au milieu que sur les côtes. — Sur les oreilles de la valve supérieure même mode d’ornementation que sur la valve, avec les cordons el surtout les costulalions plus rapprochées; sur celles de la valve inférieure des cordons concentriques ondulés, terminés dans le haut, surtout dans la région antérieure, À des saillies subsquameuses assez fortes.
Test mince, surtout celui de la valve inférieure, un peu fragile, peu brillant, orné sur les deux valves de stries rayonnantes extrèmement fines, assez espacées, discontinues, visibes seulement à l’aide d'une forte loupe, découpant un peu les cordons conceatriques de la valve inférieure, mais ne paraissant pas passer sur ceux de la valve supérieure, — Coloraüon d'un blanc grisâtre, un peu terne, parfois lésèrement roux, plus pâle sur la valve inférieure. —- Intérieur blanc nacré,
ce
WAUNE FRANCAISE
… Dimensions. — Hauteur, 6 à 8; largeur, 6 à 8; épaisseur, 2 à k2 2e. millimètres.
POnssmtirions. — La singulière disposition des deux valves de cette 0 quille a été très bien décrite par Acton ; parlant de la valve inférieure qu'il nomme valva ventrale, il dit: « Essa è convessa, ma «d un millimetro circa dal margine si conforma sulla valva dorsale, quasi che facesse una ' valva sola con questa ultima, tanto che a prima giunta si crederebbe che La valva ventrale fosse più piccola dell'altra. » En effe!, lorsque l’on drague : des valves isolées, on remarque que les valves inférieures sont toujours 4 plus petites que Le valves supérieures. Cela tient à ce fait que le test de | la valve inférieure étant plus mince, il se brise précisément an point k ou commencent à l'intérieur les saillies des côtes caractéristiques, Il s’en -suivrait donc que ces côtes internes, non continues jusqu'à la périphérie, ont surtout pour but de consolider ce test si mince et si fragile en luimême.
. On remarquera le degré d’irrégularité dans le mode d’ornementation a coite coquille. Sur la valve inférieure les cordons affectent une parfaite | rie au contraire, sur la valve supérieure ces mêmes cordons sont très irrégulièrement répartis, tantôt on les distingue jusque sur | 1 s sommets où ils sont un peu espacés ; tantôt au contraire ils disparais- 4 se t dans cette région ; parfois, dans le bas, on en compte deux ou trois qui sont très rapprochés, tandis qu’à côté il y en a qui sont relativement “très distants les uns des autres.
Les costulations longitudinales sont encore beaucoup plus irrégulières ; par rfois elles constituent de véritables côtes saillantes indiquant comme un ngement de plan de direction dans l'allure de la coquille, tandis qu’au contraire, chez quelques sujets, elles sont presque symétriques par appc à l'axe de la coquille. Enfin, suivant le degré de fraicheur des
ujets, surtout aussi suivant leur âge, il existe, au moins sur les côtés, des saillies squameuses plus ou moins fortes et plus ou moins relevées.
in
La La
-- — Nous n'avons constaté chez cette espèce que des varia- S de faille et des modifications ornementales qui nous paraissent esse entiellement individuelles.
| Rarronrs ET D:FFÉRENCES. — On ne peut confondre la valve supérieure lu Pecten fenestratus avec celle d'aucun autre Pecten. Son mode d'or. L. nentalion interne et externe esl tellement distinct que la confusion
n’estpas possible. La valve inférieure peut être comparée à celle du Pecten Hoskynsi. On la distinguera à ses cordons externes plus forts, plus saillants, moins rapprochés, plus réguliers et plus régulièrement espacés; à ses côles internes plus visibles ; à ses oreilles moins inégales, ornées de cordons ondulés plus forts et plus saillants; etc.
HagrraT. — Rare; les zones profondes du golfe de Gascogne et de la Méditerranée.
PECTEN LUCIDUS, Jeffreys.
Pleuronectia lucida, Jeffreys, 1873. In Wyville-Thomson, Depths of thea Sea, p. 464, fig. 78. —1875. Les Abimes de la mer, trad. par L. Lortet, p. 393, fig. 78. — Ed. Perrier, 1886. Explor. sous-marines, p. 308, fig. 222.
Amussium lucidum, Jeffreys, 1876. In Ann. mag. nat. Hist., 4e sér., XNIIT, p. 425. — Kobelt, 1887. Prodr., p. 440.
Pecten lucidus, Locard, 1886. Prodr. malac. frane., p. 516.
Historique. — Nous ne connaissons cette espèce que par la description et la figuration qui en ontété données. D’après ce que nous pouvons en juger, c’est celle qui, par la simplicité de son ornementation externe et par la saillie de ses côtes internes se rapproche le plus des véritables Pleuronectes.
Descriprion. — Coquille de petite taille; galbe général arrondi, avec une tendance à devenir ovalaire dans le sens de la hauteur chez quelques spécimens, très déprimé, subéquivalve, équilatéral. — Régions antérieure et postérieure peu développées en largeur, mais très hautes; lignes apicoantérieure et postérieure presque droites, subégales, atteignant environ aux deux cinquièmes de la hauteur totale à partir des sommets; bord inférieur arrondi, fortement retroussé à ses deux extrémités. — Sommets petits, peu saillants. — Oreilles subégales, petites, un peu courtes, assez hautes, à profil externe légèrement courbe.
Valve supérieure uniquement ornée par des stries d’accroissement fines, concentriques, très rapprochées, plus marquées à la périphérie et sur les côtés; valve inférieure beaucoup plus petite que la valve supérieure (?) et ornée de stries concentriques régulières, rapprochées. — Intérieur des valves pourvu de neuf côtes étroites, peu marquées, visibles même extérieurement par suite du peu d'épaisseur et de la transparence du test, régulièrement réparties, ne s'étendant pas jusqu’à la
ut
hérie, obsolètes au voisinage des sommets, terminées vers la base
rme de massue ; l’une des côtes est médiane, et les deux extrèmes
à la base des oreilles.
Test très mince, fragile, demi transparent, — Coloration externe blanhe. — Intérieur nacré.
… Dimensions. — Hauteur, 12 ; largeur, 12 millimètres.
OsservarioNs. — Dans sa description, Jeffreys, parlant de la taille com pa ative de ses deux valves, dit : The lower valve is much smaller than the other. Quoique nous n'ayons pas été à même de vérifier un tel fait de visu, nous le croyons fort dou'eux. En effet, il doit se passer pour celte espèce ce que nous avons déjà vu pour l'espèce précédente et même aussi pour quelques formes des groupes précédents; le bord de la valve inférieure se recourbe pour s'appliqner exactement sur la partie interne de la valve supérieure, jusqu'au point où commencent les saillies des côtes internes. Au premier aspect, la valve inférieure paraît en effet, par suite de cette fausse brisure, plus petite que l’autre; mais T'es imen à la loupe de bons échantillons complets, frais ou même de-séchés enlève toute espèce de doute à cet égard.
er:
Hamzrar. — Très rare; zones profondes du golfe de Gascogne. ner.
Le akniel, JErFF.. .
lucidum, JErr. .
Chlamys glaber, Fiscu.. .
1 opercularis, Fiscu. .
teste, FIsCH. . .
varia, Fiscu. . . .
Tr
les sinuosus, DESsy.
anira maxima, FIsCH. . .
e: à aculeata, GMEL. . .
‘à NS CREL.. . .
“aurantia, GMEL. . .
‘À E citrina, GMEL..
D avsts, Pout. ; corallina, EUR :
… depressa, GMEL. . .
a dubia, FANS — elegans, GMEL. . .
— flammea, GMEL.. .
ja Dares, GMEL.
flexuosa, Pour. .
— fuci, GMEL.
gibba, Lin.
sium fenestratum, JEFF. .
TABLE ALPHABÉTIQUE
Ostrea glabra, LIN. . . .
LES hyalina, Pour. .
— hybrida, GMEL. .
— incarnata, GMEL.
— inflexa, Por.
— Jacobæa, Lin.
— lævis, MAT. RACK.
— lineata, PULTN. .
— lJutea, GMEL. .
— maculata, BORN. .
— maxima, Lin.
— modesta, GMEL..
— multistriata, Pour. .
— Muricala, GMEL.. .
— mustellina, GMEL.
— obsoléta, MAT. RACK.
— ochroleuca, GMEL.
— opercularis, LIN.
— pes-fe'is, Lix.
— plica, Pour.
— protea, SOLAND. .
— punctata, GMEL. .
— pusio, Lin.
— radiita, GMEL.
— regia, GMEL., . ,
J Lie — Les caractères italiques indiquent les noms des espèces admises dans cet ouvragr; es caractères ordinaires sont réservés aux synonymes,
aÙ
O:tica rustica, Pour.
— Sanguinea, Pour. .
— septemradiata, GMEL. .
— Sinuosa, GMEL. .
— subrufa, Doxov..
subrufa, GMEL. .
— sulcata, BORN. +
— tigerina, GMEL. .
— triradiata, GMEL.
— tumida, TURT.
— varia, LiN.
— versicolur, GMEL.
Palliolum incomparabilis, Mrr.
Pallium vitreum, CHEMN.
Pecten abyssorum, Lov. .
Pecten Actoni, MART.
— aculeatus, JEFF..
— aculeatus, SOW. .
Pecten amphicyrtus, Loc.
— anisopleurus, Loc.
Pecten antiquatus, PHiL. +.
— armorisanus, CHENU.
— aspersus, LAMCK.
aspersus, PL. .
aurantius, SOW. .
Pecten Biscayensis, Loc. .
Pecten Bornii, Payer.
Pecten Bruei, Payr.
clavatus, PoLi. . Pecten clavatus, Sow. + . .
Pecten commutatus, MTR. .
Pecten concentricus, FORBES. .
danicus, CHEMN. .
Pecten distans, Lamcx.
— distortus, DA Cosra.
Pecten domesticus, CHEMN.
Dumasi, PAyr.
Pecten felipes, Lin.
Pecten felipes, Loc. . :
Pecten fenestratus, FonBes. .
Pecten fimbriatus, PHiL. . .
Pecten flagellatus, LK.
Pecten flexuosus, GREG.
— flexuosus, LaAMCK.
TABLE ALPHABÉTIQUE
69 | Pecten flexuosus, Pour.
LA
Pecten flexuosus, REEVE. + Foresti, Mar.
— fragilis, JEFF. .
— furtivus, Lov. +
— gibbus, PHiL. .
Pecten glaber, CHEMN.
Pecten glaber, CHEN. +
——", DAber, SOWS EEE glaber, WEINK. .
Pecten griseus, Lanck.
— groenlandicus, SOW. .
Pecten hyalinus, PHILIP. .
Pecten hyulinus, Pour.
— Hoshkynsi, FORBES..
Pecten imbrifer, Lov. . +.
— inæquisculptus, Tis.
Gemellari-filii, BIOND. .
Pecten incomparabilis, Ris. .
Pecten inflexus, LAMCKk.
— isabella, LaMcCKx. .
— Jacobi, CHEN.
Pecten Jacobæus, LiN. .
Pecten Jacobæus, PEN. . .
Jamesoni, FORBES. .
Pecten lævis, PEN. .
Pecten Landsburgi, SMITH. .
leptogaster, BRus.
— ]lineatus, Da Cosra.
Pecten lucidus, JEFF. .
maximus, LIN. . .
Pecten maximus, PEN. . .
mediu£, DANIEL. .
— monotis, Da Cosra.
Pecten multistriatus, PoLr. .
Pecten multistriatus, Risso.
— nebulosus, BRONN. .
Pecten niveus, MAcGi.
Pecten obsoletus, PEN.
— obsoletus, TURT.
— opercularis, CHEMN..
Pecten opercularis, Lin.
Pecten parvus, Da Cosra. .
pellucidus, Payn.
— pes-felis, CHEnn.
ù7 (tp)
TS EIRE PTT
Pecten Philippii, ACT. + .
E Philippii, RECL,. .
E pictus, RE >»
D SOW.. . : . .
- | polymorphus, Puis. . 10
Re Proteus, RAEVE.. ..
C D ue, SULAND. . + 1 proteus, SOW. . . .
— pulcherrimus, Risso.