‹ Contributions à la faune malacologique francaiseChapitre 14 sur 51 · IV. Mai · texte numérisé non relu

IV. Mai

.ce jour aux environs de Lyon. Nous rechercherons en même temps la date de leur apparition première dans ce nouvel habitat, et quelles causes ont pu présider à ce mouvement migratoire.

HELIX RUBELLA, Risso

Theba rubella, Risso, 1826. Hist. nat. Eur. mérid., IN, p. 75, n° 169. Helix rubella, Locarp, 1882. Prodr. malac. franc, p. 63.

Nous suivrons comme ordre, dans l’'énumération des espèces, celui que nous avons adopté dans notre catalogue général, renvoyant le lecteur à ce travail pour la synonymie plus complète de chaque forme.

Cette coquille, d’un caractère bien méridional, signalée exclusivement dans les Alpes maritimes, paraît vivre normalement au nord de Lyon. Nous en avions récolté, à différentes reprises, plusieurs individus mort dans les alluvions du Rhône, et sur les bords du fleuve au nord de Is ville. Un de nos amis, M. Georges Rouäst en a recueilli, à la fin du moia d'octobre de l’année 1882, plus de vingt-cinq sujets vivants, parfaitements adultes, à Saint-Clair, non loin du bit du Rhône. Ils forment dans cette station une colonie assez dispersée, et qui doit s'étendre jusqu’à la Pape; nous avions trouvé, deux ans auparavant, deux individus morts dans cette dermière station.

Les sujets sont de belle taille, bien caractérisés ; lorsque la coquille est fraiche, l'ouverture est d’un rose tendre qui se détache éléganment sur le fond corné clair du reste du test; malheureusement ces tons délicats disparaissent rapidement, même lorsque la coquille est conservée à l’abri de l'air et de la lumière dans les tiroirs de nos collections.

HELIX CEMENELEA, Risso

Theba cemenelea, Risso, 1826. Hist. nat. Eur. mérid., IN, p. 75, n° 168. Helix cemenelea, LocanD, 1882. Prodr. malac. franç., p. 03.

L’Helix cemenelea est un peu plus rare dans les environs de Lyon, ou tout au moins son habitat semble plus dispersé. Ce sont surtout des coquilles mortes qui ont été récoltées ; on les rencontre sur les deux rives du fleuve au nord de Lyon, jusqu’à Miribel. Nous l'avons retrouvé vivant sur les bords du Rhône, durant l'automne de 1879, dans cette dernière

station, et M. Georges Rouäst l’a récolté cette année à Saint-Clair avec l'Helir rubella.

- Ce sont en général des coquilles d’assez grande taille, mais présentant cependant ce polymorphisme particulier propre à toute colonie en voie d’acclimatation définitive. Ainsi, on trouve des coquilles qui ont jusqu’à 15 millim. de diamètre, alors que d’autres n’en ont que 11 seulement. Quant au galbe, il est bien conforme au véritable type méridional.

On remarquera que l'Helix cemenelea a une extension géographique plus grande que l’Helix rubella. I n’est pas comme lui exclusivement cantonné dans les Alpes maritimes. Nous l'avons signalé, d’après divers auteurs, dans le Var, les Bouches-du-Rhône, Vaucluse, l'Hérault, les Pyrénées-Orientales, etc. Dans la vallée du Rhône, nous le connaissions jusqu’à Avignon. Il est probable que de nouvelles recherches le feront retrouver encore dans d’autres stations intermédiaires de la même vallée.

HELIX PUTONIANA, J. Mabille

Helix Putoniana, J. MABILLE, 1878. în Sched.— 1880. In Locard, El. var. malac, 1, p.124 pl. II, fig. 13-14.

Locanp, 1882. Prour.malan franç., p.64.

Cette petite coquiile, qui appartient encore au même groupe que les deux précédentes, parait vivre accidentellement aux environs de Lyon. Elle a été récoltée à plusieurs reprises dans les alluvions du Rhône et toujours dans les mêmes stations que les Helix cemenelea et H. rubella. Nous ne croyons pas qu'on l'ait encore trouvée vivante. C’est une forme plus commune dans le Midi. On l’a signalée dans les Alpes-Maritimes et dans Vaucluse.

HELIX ACOSMETA, Bourguignat

Helix acosmeta, BOURGUIGNAT, 1879. — In Locard, 1882. Prodr. maluc. franç , p. 79 et 325.

M. Roy a récolté, au commencement du mois d'octobre 1882, une sixaine d’Helix acosmeta vivants, dans une colonie composée d’H. cespitum et H. Mantinica, à l'octroi de la Mouche. à Lyon. Ils reposaient sous des plantes, non loin des talus du chemin de fer de Lyon à Marseille. Plusieurs n'étaient pas tout à fait adultes et ont été élevés en captivité.

L'Helix acosmeta, forme très voisine de l’Helix neglecta, dont elle diffère surtout par une taille deux fois plus grande avec un galbe moins conique, vit dans le midi de la France ; en dehors des stations déjà connues de l'Ariège et de la Haute-Garonne, nous pouvons l'indiquer dans le bassin du Rhône, dans les départements du Var, de Vaucluse, du Gard et de l'Hérault.

HELIX NEGLECTA, Draparnaud

Helix meglecta, DRAPARNAUD, 1805. Hist. inoll., p. 108, pl. VI, fig. 12-13. — — Locarp, 1882, Prodr. mualac. franç., p. 97-

L’'Helix neglecta vit en colonie sur les talus des fossés du chemin de ronde compris entre le cours Lafayette, à Lyon, et le fort de Villeurbanne. Comme nous l’expliquerons plus loin, ilse trouve là avec toute une flore méridionale. Ce n’est que cette année que nous en avons constaté la présence. Nous avons pu en récolter un très grand nombre d'individus. Ils se tiennent de préférence dans les parties les plus chaudes, les plus exposées au soleil. En général, leur forme est un peu déprimée; la taille est moyenne et régulière ; mais le test est un peu plus mince, moins opaque, plus fragile que chez les sujets méridionaux. On peut récolter un assez grand nombre de sous-variétés basées sur la disposition des bandes ornementales. Très souvent, les bandes inférieures sont soudées aumoins en partie. Elles sont, du reste, chaudement colorées.

Quoique cette forme ait une réelle analogie avec la précédente, elle n’a pas encore été trouvée à Lyon dans les mêmes stations; ces deux coquilles semblent constituer des colonies parfaitement distinctes.

Cette coquille essentiellement méridionale, localisée dans le midi de la France, le long du littoral méditerranéen ou au pied de la chaine des Pyrénées, ne remonte pas à l’est au delà de l'Hérault, et à l'ouest au delà de la Lozère.

HELIX TREPIDULA, Servain

Helix trepidula, SERYAIN, 1880. Mss. — In Coutagne, 1831. Not, faune malac. bass. Rhône, p. 12.

— — LocaARD, 1882. Prodr. malac. franç., p. 97.

Nous avons récolté dans le courant du mois d'octobre de cette année, un grand nombre d'individus de l'Helix trepidula, tous vivants avec les

Helix neglecta et H. lauta, sur les talus des fossés du chemin de ronde compris entre le cours Lafayette, à Lyon, et le fort de Villeurbanne, Nos plus grands sujets ne dépassent pas 15 millim. de diamètre maximum, pour une hauteur de 8 millim., tandis que la moyenne des individus n’est que de {2 millim. de diamètre pour une hauteur de 7 millim. C’est donc une taille normale, ou tout au moins un peu inférieure, car nous savons qu'il existe dans les Alpes-Maritimes et dans le Var, une variété major dont la taille est beaucou» plus forte. Nous ne saurions, du reste, établir de différences entre les échantillons récoltés à Lyon, et ceux que l’on trouve notamment aux Catalans, près de Marseille. Ils ont absolument la même taille, le même galbe, la même coloration. La plupart sont monochromes, quoique quelques-uns portent des traces de bandes d’un fauve très pâle en dessous de la coquille, avec quelques taches flammulées en dessus.

Jusqu'à ce jour, l'Helix trepidula paraissait exclusivement cantonné dans les Alpes-Maritimes, le Var et les Bouches-du-Rhône.

. HELIX CESPITUM, Draparnaud

Haelix cespitum, DRAPARNAUD, 4801. Tab]. mo7l., p. 92. — — LOCARD, 1882. Prodr. malac. franç., p. 100.

Un bel individu de l’Helix cespitum a été découvert à l'octroi de Lyon, à La Mouche, par M. Roy, au mois d'octobre 1882, vivant sur un buisson servant de clôture à de petits jardins cultivés au pied des talus du chemin de fev. Il a pu y récoter, en même temps, une vingtaine d’autres sujets appartenant à des espèces méridionales, dont quelques-uns n'étaient malheureusement pas complètement adultes, mais pour la détermmation desquels aucun doute n’était possible. M. Roy les a élevés chez lui, et nous avons pu constater que son Helix cespitum mesurait 24 millim.de diamètre et 15 millim. de hauteur; il atteignait donc la taille ordinaire de l’Helix cespitum. du midi de la France, du Var et des Alpes-Maritimes.

. L'Helix cespitum paraît s’acclimater assez facilement, même lorsqu'il est loin de son centre normal. Si dans Le sud-est de la France, il n’a pas encore été signalé en dehors des départemen's des Alpes-Maritimes, du Var, des Bouches-du-Rhône, de Vaucluse, des Basses-Alpes et de l'Hérault, dans l’ouest, nous le voyons remonter depuis les Basses-Pyrénées

et la Gironde, jusque dans le Morbihan où sa présence a été reconnue par M. Bourguignat (1).

HELIX MANTINICA, J. Mabille

Helix Mantinica,J. MAB:LLE, 1881. In Bull. soc. phil. Paris. — LocanpD, 1882. Prodr. malac. franç., p. 101.

M. Roy a récolté durant l'automne 1882, plusieurs individus d’un Helix que nous croyons devoir rapporter à l'Helix Mantinica de M. J. Mabille; ils vivaient avec les Helix acosmeta et H. cespitum. Comparés aux individus que l’on trouve dans le Var, les sujets lyonnais sont uu peu plus globuleux; ils semblent passer à l’Helix Arigoi (2) tout en ayant cependant les tours de la spire séparés par une suture plus profonde ; ils sont moins striés que les véritables Helix Mantinica, avec le test un peu plus brillant, la spire moins surbaissée, le dernier tour plus dilaté, et partant l’ouverture plus ovalaire. Mais nous devons dire que ces échantillons, lorsqu'ils ont été recueillis, n'étaient pas adultes, et que l'élevage avec une nourriture et dans un milieu particulier a très bien pu en modifier les caractères. Nous ne voyons aucune forme française avec laquelle ils aient plus d’affinités.

Le type de l’Helix Mantinica a été récolté en Corse aux environs de Bastia. Mais nous retrouvons cette même forme dans plusieurs stations du département du Var, où elle n’est pas rare; nous ne pensons pas qu'elle ait été signalée jusqu’à présent dans d’autres départements.

HELIX LAUTA, Lowe

Helic lauta, LOWE, 1831. Primit. faun. Mader., p. 53, pl. W, fig. 9. — LocArD, 1882. Prodr, malac. francç., p.117.

En 1840, Terver avait déjà récolté dans les jardins de la presqu'ile de Perrache et aux Étroits, c’est-à-dire dans la partie sud de la ville, quelques rares individus de l’Helix lauta, alors confondu avec l’Helix variabilis de Draparnaud(3). Depuis lors cette espèce paraissait avoir

* (4) Bourguignat, 1860. Malacologie terrestre et fluviatile de la Bretagne, p. 58.

(2) Helix Arigonis, Rossmässler, 4854. Iconogr., XII, p. 21, pl. LXVI, f. 823-824.

(3) A: Locard, 1877. Malacologie lyonnaise, ou descrip. des moll. des env. de Lyon, d’après la collection de A.-P. Terver, p. 48.

complètement disparu, Malgré toutes les recherches faites pendant plusieurs années par nos amis et par nous, nous n’avions pu retrouver celte coquille. Mais en 1880, nous pûmes en récolter un individu mort, dans la losne Béchevelin, près des talus sud du chemin de fer de Lyon à Marseille. Mais, comme il était absolument unique, nous ne crûmes pas devoir y attacher une grande importance.

L'année suivante, trois ou quatre échantilons morts furent ouai dans la même station. Enfin, durant l’automne de 1889, tous les malacologistes lyonnais ont pu récolter en grande abondance l’Helix lauta, sur toute Ja rive gauche du Rhône, depuis le pare de la Tète-d’'Or, jusqu’au delà du fort de la Vitriolerie, et plus particulièrement sur les talus des fossés des forts et de leurs chemins de ronde. Mais c'est surtout près du cours Lafayette, que la colonie était plus particulièrement populeuse au mois d'octobre 1882.

Comparés aux individus de 1840, certains Helix lauta récoltés en 1882, sont absolument identiques ; c’est à croire que la même colonie que l’on croyait perdue, s’est cependant propagée, tout en changeant de quartier, échappant ainsi aux investigations des malacologistes comme aux envahissements des édiles lyonnais, jusqu'au moment où, grâce au peu de rigueur des deux derniers hivers, elle a pu prendre tout à coup un développement considérable.

En présence d’une telle abondance d'individus, dispersés et répartis aujourd’hui sur un parcours de plusieurs kilomètres d’étendue, il est à présumer que l’Helix lauta est une forme désormais acclimatée dans nos régions et acquise définitivement à la faune lyonnaise.

L’Helix lauta de Lyon est de taille et de forme très variables. Les plus beaux échantillons ont 16 à 20 millim. de diamètre maximum pour une hauteur de 11 à 15 millim. Le plus souvent, lorsque la taille diminue, le galbe général de la coquille devient alors plus élancé, plus conique, sans jamais pourtant arriver à la forme type de l'Helix variabilis de Draparnaud (1). Ces variations dans la taille et le galbe s’observent chez des individus vivant sur le même point; cependant nous devons reconnaître que ceux qui ont été récoltés près du fort de la Vitriolerie avaient une taille plus grande et plus régulière que tous les autres, quelle que soit leur provenance. Quant à la coloration, ce sont les sujets monochromes d'un blanc crétacé ou isabelle qui dominent. A Béchevelin et près du fort

(4) Draparnaud, 1801. Tabl. Moll., p. 73.

de la Vitriolerie, on trouve cependant quelques sujets à bandes colorées.

Au point de vue de la dispersion géographique de cette espèce, rappelons que, dans la vallée du Rhône, elle ne paraissait pas remonter au delà du Gard et de Vaucluse. Mais en suivant le littoral océanique, elle s’est progressivement dispersée depuis la Gironde jusque dans la Loire-Inférieure, le Morbihan, le Finistère, les Côtes- du -Nord, l’Ille-et- Vilaine, etc. Elle s’acclimate, du reste, assez facilement loin de son centre normal. C’est ainsi qu'on la retrouve aujourd’hui aux environs de Paris, dans la Seine, Seine-et-Marne, et dans l'Aisne.

HELIX LINEATA, Olivi

Helix lineata, Ouivi, 1799. Zoo!. Adriat., p. 77. — — LocarD, 1882. Prodr.inalac. franç., p. 117.

Nous avons indiqué dans notre Catalogue des mollusques de l’Ain (1) le fait de la présence de trois Helix lineata mortset bien adultes, récoltés par notre ami M. de Fréminville, dans le parc de son château, à l'Aumusse, près de Mâcon, dans l'Ain, mais sans en expliquer la présence. Depuis cette époque, aucune trouvaille nouvelle n’a été faite à notre connaissance.

HELIX PISANA, Müller

Helix Pisana, MüLLEn, 1774. Verm. lerr. et fluv. hist., IL, p. 60, n° 255. — — Locarp, 1882. Prodr. malac. franç.. p.118.

Vers 1878, Michaud, le digne continvateur de l’œuvre de Draparnaud, avait récolté sur les talus du chemin de fer, au sud de Lyon, une trentaine d'individus bien adultes de l'Helix Pisana; ils vivaient dans un espace assez restreint, sur une pente exposée au midi, au milieu de plantes également méridionales. Depuis lors, quelques individus morts ont été récoltés non loin de là sous les buissons et sous les haies qui bordent les chemins. Mais il ne semble pas que la colonie ait aussi bien prospéré que celle de l’Helix lauta.

Les individus récoltés par Michaud étaient de taille moyenne, mais

(1) À. Locard, 1881. Catal. moll. déps de l'Ain, p. 50.

faiblement colorés, sans bandes ni flammules ; l'ouverture était à peine rosée intérieurement. Tout semblait faire croire qu’il avaient souffert dans leur développement.

-Nous avons tenté à deux reprises différentes d’acclimater l’Helix Pisana aux environs de Lyon. Nous devons avouer que ces tentatives ne paraissent pas, jusqu'à présent du moins, avoir été couronnées d’un bien grand succès. Quatre ou cinq cents individus de tout âge ont été mis au printemps de cette année, les uns à la Mouche, dans un jardin clos de murs, non loin de la station où Michaud avait découvert sa colonie, les autres à Oullins, sur une pente de la vallée de l’Iseron bien exposée au midi. Au bout de peu de temps, et dans ces deux stations, les Helix Pisana se sont dispersés ; el c’est à peine si, cet automne, nous avons pu retrouver quelques rares individus, assez malingres, paraissant fort regretter la mère patrie.

Quant au fait de la disparition complète des mollusques que l’on tente parfois d’acclimater, il n’est pointnouveau; nous l’avons déjà constaté (1), mais sans pouvoir lui donner la moindre explication.

La dispersion géographique de l’Helix Pisana en France est assez considérable, pour que l’on puisse espérer qu'il s’acclimatera un jour à Lyon. On sait, en effet, que cette coquille vit aujourd’hui sur tout le littoral méditerranéen et océanique. Il vit par milliers, dit M. Bourguignat (2), aux environs de Dinard, dans l’Ille-et-Vilame. Depuis quelques années, il est acclimaté aux environs de Paris, et a pu supporter les rigueurs du terrible hiver de 1880.

HELIX TROCHOIDES, Poiret

Helix trochoïdes, PoirET, 1789. Voy. Barb., II, p. 29. — — LocARD, 1882. Prodr. malac. franç., p. 121.

Huit échantillons seulement ont été trouvés vers 1876, dans les alluvions du Rhône, sur les digues, entre l’ancien pont de la Boucle et le pont du chemin de fer de Genève (3). Nous avons recueilli depuis cette époque des alluvions à peu près toutes les années, mais sans pouvoir y retrouver cette espèce.

(A) A. Locard, 1881. Études sur les variations malacologiques, t. 11, p. 143. (2) Bourguignat, 1860. Aalucologie de la Bretagne, p. 155. (3) A. Locard, 1877. Malac. lyonnaise, p. 49,

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