GROUPE DE L'HELIX HERIPENSIS
. Le groupe de l’Helix Heripensis comprend la série des Hélices ayant dans leur galbe une analogie plus ou moins grande avec l’Helix Heripensis type, tel que nous aurons à le décrire. Ces Hélices de taille variable sont caractérisées par un test solide, épais, subopaque, parfois crétacé, d’une coloration passant du blanc sale au roux clair, tantôt monochrome, tantôt avec des bandes ou fascies en nombre variable, d'un brun foncé. La surface du test est toujours ornée de stries longitudinales plus ou moins irrégulières, assez fortes, visibles à l’œil nul, s’atténuant parfois vers l'ombilie, et disparaissant sur le sommet. Le galbe général est variable; le dessus de la coquille passe des formes déprimées aux formes subconiques ; le dessous est toujoursbien convexe. L'ouverture est arrondie, et accompagnée d’un péristome épaissi. Enfin l’ombilic est de taille très variable.
Étant donnée une aussi grande diversité de formes, nous nous sommes demandé quel mode de classement on pouvait adopter pour les décrire. Les caractères fournis par la manière d’être de l’ombilic nous ont paru les meilleurs. En effet, si nous partons de l’Helix Tolosana pour arriver à l'Helix Idanica, nous voyons, dans toutes les espèces comprises entre ces deux formes extrêmes, l’ombilic varier en passant du diamètre le plus exigu, le plus étroit, jusqu'au diamètre le plus grand. Nous avons donc classé les Hélices du groupe de l’Helix Heripensis en coquilles à ombilic très étroit, étroit, moyen, large et très large. Dans chacun de ces sousgroupes, le diamètre va toujours en croissant depuis la première espèce jusqu’à la dernière.
Les Hélices de c: groupe vivent en général dans la région des plaines basses et des vallées. Nous n’en avons pas rencontré à une altitude supérieure à 500 mètres. Elles paraissent disséminées dans presque toute la France, aussi bien au nord qu'au midi. Par suite de la nature de leur test, elles n’ont pas besoin pour vivre d'une aussi grande somme de fraicheur et d’humidité que la plupart de leurs congénères ; aussi les rencontre-t-on souvent dans des lieux parfois un peu secs et arides;
elles ne sont pas rares dans les prairies, où elles grimpent sur les herbes après la pluie. Elles constituent presque toujours des colonies populeuses; parfois même on rencontre deux ou plusieurs espèces des plus tranchées, quant aux caractères, dans la même colonie.
Dans un tableau général, placé à la fin de notre travail, nous avons résumé toutes les données relatives à la description de chacune de nos espèces. Ce tableau, qui pour nous vaut mieux que les meilleures figurations, dépeint aussi exactement que possible les caractères propres et comparatifs de chaque espèce. Nous avons adopté pour nos descriptions le même ordre de classement que dans notre tableau (1).
A. — Coquilles à ombilic très étroit
HELIX TOLOSANA, Bourguignat
Helix Tolosana, Vourguignat, 1877. Dss.
— — Servain, 1880. Étude moll. Esp. Port, p. 87. — — Coutagne, 1881. Note Faune malac. bassin du Rhône, p. 14. — — Locard, 1882. Prodr. malac. franc, p. 109. — Kobelt, 1883. Zn Nacluwichlsb., malak., p. 9.
Descriprion. — Coquille d’un galbe général subdéprimé-globuleux, légèrement conique en-dessus, bien convexe en dessous. — Test solide, épais, crétacé, opaque, orné de stries longitudinales assez fines, rapprochées, un peu irrégulières, presque aussi forles en dessus qu’en dessous, à peine obsolètes dans la région ombilicale ; d’un blanc jaunâtre, un peu roux vers l'ouverture, paraissant complètement blanc après la mort de l'animal, le plus souvent monochrome. plus rarement avec des bandes transversales brunes ; bande supracarénale unique, continue en dessus et flammulée; bandes infracarénales très minces, en nombre variable, discontinues, réduites à des taches ou des points, souvent comme effacées près de l’ombilic, —Spire un peuconique, composée de cinq à cinq tours et
(1) Dans le cours de notre travail,on pourra remarquer que quelques-unes de nos descriptions ne sont pas absvlument conformes, à la lettre même, à celles quiont déjà été données par les auteurs créateurs des espèces. Gela tient à ceque voulant rendre nos descriptions comparatives, nous avons dû, tout en ayant en main les lypes même qui avaient servi aux auteurs, établir une sorte d'équilibre entre les termes et les expressions employés, pour que leur valeur soit, avant tout, à la fois relative et comparative.
demi, légèrement convexes, séparés par une ligne suturale bien marquée. — Accroissement spiral assez lent et régulier, à pee plus rapide à l’extrémité du dernier tour. — Dernier tour beaucoup plus convexe en dessous qu’en dessus à sa naissance, s’arrondissant ensuite, à mesure que - on se rapproche de l'ouverture, subanguleux à l’origine sur une longueur égale à environ un quart de sa circonférence extérieure, angülosité bien supérieure. — Insertion du bord supérieur du dernier tour à l'ouverture légèrement tombante sur une faible longueur. — Sommet lisse, obtus, brillant, d'un fauve noirâtre. — Ombilic très étroit, profond, légèrement évasé au dernier tour sous une forme ovalaire, laissant voir sur une faible largeur environ le quart de la longueur totale de la circonférence interne de l’avant-dernier tour. — Ouverture oblique à bords rapprochés, fortement échancrés par l’avant-dernier tour, aussi haute que large, ou quelquefois à peine transversalement plus large que haute. — Péristome interrompu, droit, mince, tranchant, fortement épaissi, intérieurement ; bord inférieur patulescent; bord columellaire légèrement réfléchi sur l’ombilic.
DIMENSIONS. — Diamètre maximum : 8-15 millim. Hauteur totale : HG —
Osservarions. — L’Helix Tolosana est plus particulièrement caracté= risé par son galbe un peu conique en dessus, avec un dernier tour subanguleux à sa naissance, et un ombilic très étroit. C’est, de tout le groupe de l'Helix Heripensis, la forme chez laquelle l’ombilie a le plus petit diamètre. Sa taille est très variable ; nous voyons, en effet, son diamètre passer de 8 à 15 millim., c’est-à-dire presque du simple au double. Il existe donc une var. major, puisque le type, tel que l’a décrit M. G. Coutagne pour la première fois n’a que 8 1/2 millim. de diamètre pour 4 milim. de hauteur. Cette forme major conserve, néanmoins, tous les caractères du type. Cependant, chez quelques individus de grande taille, le dernier tout est proportionnellement moins convexe en dessous que dans le type, et, en outre, l'ouverture n’est pas aussi exactement circulaire.
Le plus souvent, l'Helix Tolosana est monochrome; mais, dans des colonies ainsi constituées, on rencontre nombre d'individus qui portent : sur la dernière moitié du dernier tour une bande carénale brunâtre ; d’autres fois, les colonies ont leurs sujets plus colorés en roux et alors avec des bandes bien marquées, comme nousles avons décrites.
HaBirar. — Cetie espèce est assez commune, mais elle paraît localisée dans le midi de la France ; elle constitue des colonies assez populeuses ; nous la connaissens dans les stations suivantes : Les environs de Toulouse, de Villefranche- Lauraguais, Montgiscard, dans la Haute-Garonne ; Saint- Chamas, sur la colline rocheuse de Bagnes, les environs de Sulause, entre Estre et Miramas, dans les Bouches-du-Rhône ; les environs de Draguignan et de Rians, dans le Var ; les environs de Remoulins, dans le Gard; etc.— La var.major, dans les environs de Villefranche Lauraguais.
HELIX GROBONI, Bourguignat
Helix Groboni, Bourguignat, 1877. ]n Sched.
— — Servain, 1880, Etude moll. Esp. Port., p. 83. — — Lovard, 1882. Prod. malac. françc., p. 108 et 333.
DESCRIPTION, — Coquille d’un galbe général déprimé- globuleux, faiblement convexe tectiforme en dessus, plus convexe en dessous.— Test solide, assez épais, subcrétacé, subopaque, orné de stries longitudinales fines, régulières, aussi fortes en dessus qu’en dessous, légèrement obsolètes dans la région ombilicale ; d’un jaune roussâtre un peu clair, rarement monochrome, plus souvent avec des bandes brunes d’inégale épaisseur eten nombre très variable; bande supracarénale unique continue en dessus unie ou flammulée ; bandes infracarénales multiples continues ou réduites à destaches ou des points, disparaissant dans la région ombilicale. —Spire légèrement conique, composée de cinqtours'et demi, à peine convexes, séparés par une suture peu profonde. — Croissance spirale régulière, relativement rapide. — Dernier tour un peu plus convexe en dessus que les précédents, à profil subarrondi ou obtusément subanguleux à sa
naissance sur une faible longueur, arrondi à son extrémité. — Insertion du bord supérieur de l’ouverture à direction bien rectil'gne. — Sommet lisse, obtus, brillant, d'un fauve roux plus ou moins foncé. — Ombilie
uès étroit, profond, s’évasant un peu au dernier tour sous une forme ellipsoïde, laissant voir sur une assez faible largeur environ la moitié de la longueur totale de la circonférence interne de l’avant-dernier tour. — Ouverture oblique, assez échancrée, quoique la convexité de l’avantdernier tour soit peu prononcée, bien arrondie, aussi haute que large. — Péristome interrompu, droit, mince, tranchant, fortement bordé intérieu-
rement ; bord inférieur un peu patulescent; bord columellaire légèrement réfléchi sur l’ombilic.
Hauteur totale : 5-5 1/4 —
OBsERvATIONS. — Les variations que l’on peut constater chez l’Helix Groboni portent surtout sur le profil du dernier tour à sa naissance. Ce profil peut être plus ou moins subanguleux, suivant le moins ou plus de convexité du dessous du dernier tour dans cette région. Mais, dans tous les cas, cette angulosité est toujours moins accusée que chez l’espèce précédente. Ces modifications paraissent, du reste, être plus particulièrement individuelles et ne pas s’appliquer à une colonie tout entière.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — L’Helix Groboni ne peut être rapproché que de l’Helix Tolosana. On le distinguera facilement : à son galbe moins globuleux, la spire étant moins conique, et le dessous moins convexe; à ses tours supérieurs plus déprimés ; à son dernier tour moins anguleux à la naissance, et s’il est anguleux dans cette région, l’angulosité règne sur une moins grande longueur ; à son ouverture plus arrondie; à son test moins épais, moins opaque; à ses stries un peu plus régulières; etc.
Au point de vue de l’ornementation, il est à remarquer que l’Helix Tolosana est plus souvent monochrome ou avec très peu de bandes colorées que réellement fascié; c’est absolument le contraire qui a lieu chez l’Helix Groboni. |
HABITAT. — Forme peu commune, localisée çà et là; Le type a été trouvé par M. Léon Grobon sur les pierres aux environs du Puy-en-Velay, dans la Haute-Loire; on le trouve en abondance, dit M. Bourguignat, aux alentours de Ribaute, dans le Gard; nous le connaissons également: à Salles-sur-l’'Hers, dans l'Aude ; aux environs de Saint-Chamas, dans les Bouches-du-Rhône; aux environs de Draguignan, dans le Var; etc.
HELIX XENELICA, Servain
Helix Xenelica, Servain, 4880, Etude moll. Esp. Port., p. 81 etp. 83.
Descriprion. — Coquille d’un galbe général un peu déprimé, à peu près aussi convexe en dessus qu’en dessous. — Test solide, épais, crétacé, opaque, orné de stries longitudinales fines, assez régulières, très rappro-
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chées, aussi fortes en dessus qu'en dessous, devenant obsolètes vers la région ombilicale ; d’un blanc jaunâtre ou roussâtre, tantôt monochrome et alors un peu plus teinté vers l'extrémité du dernier tour, tantôt orné de bandes fauves en nombre variable ; bande supracarénale unique continuée en dessus, longuement flammulée, visible sur tous les tours; bandes infracarénales étroites, multiples, parfois réduites à des taches ou à des points, souvent presque effacées vers l’ombilic. —Spire peu élevée, composée de cinq tours et demi à six tours, assez convexes, séparés par une ligne suturale bien marquée. — Enroulement spiral irrégulier, les premiers tours croissant lentement et régulièrement, le dernier à croissance plus rapide, s’élargissant vers l'ouverture à partir de la dernière moitié. — Dernier tour arrondi à sa naissance, à peu près aussi convexe en dessus qu’en dessous, devenant plus convexe en dessous sur le dernier tiers de sa longueur ; extrémité à section transversalement elliptique, par suite de l’aplatissement de la partie supérieure du tour. — Insertion du bord supérieur de l'ouverture assez fortement tombante, mais sur une faible longueur. — Sommet lisse, obtus, brillant, d’un fauve clair. — Ombilic très étroit, profond, légèrement évasé au dernier tour, laissant voir sur une assez faible largeur, environ la moitié de la longueur totale de la circonférence interne de l’avant-dernier tour. — Ouverture oblique, transversalement suboblongue, arrondie, à bords très rapprochés. — Péristome discontinu, droit, tranchant, épaissi intérieurement ; bord inférieur patulescent; bord columellaire assez fortement réfléchi sur l’ombilic.
Dimensions. — Diamètre maximum : 10-10 1/2 millim. Hauteur totale : 5-5 1/4 —
OBsERvATIONS. — Cette forme, signalée d’abord dans les alluvions du Xenil, à Grenade, et du Guadalquivir, à Séville, en Espagne, présente peu de variations dans ses caractères généraux; c’est une forme bien constante dans son allure. Nous ne constatons chez elle que des variations absolument individuelles, basées sur le plus ou moins d'élévation de la spire, ou le plus ou moins de convexité du dernier tour.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — Malgré son petit ombilic, on ne saurait confondre l’Helix Xenilica ni avec l’Helix Tolosana ni avec l’Helix Groboni. On le distinguera toujours: à l’enroulement de sa spire beaucoup moins régulier, le dernier tour étant plus dilaté ; à la forme même de ce dernier tour, dont la section devient elliptique à son extrémité ; à son
ouverture plus transversalement ovalaire ; à son ombilic un peu moins étroit; etc. Nous aurons, en outre, à le comparer plus loin avec une autre forme plus voisine peut-être, l'Helix Lieuranensis.
HamiTar. — En dehors des stations espagnoles indiquées par M. le doc-teur Servain, nous signalerons l’Helix Xenelica en France, aux environs de Villefranche-Lauraguais, dans la Haute-Garonne, et de Digne, dans les Basses-Alpes.
HELIX LIEURANENSIS, Bourguignat
Helix Lieuranensis, Bourguignat, 1877, In Sched. — — Servain, 1880. Etude moll. Esp. Port., p. 83. — — Locard, 1881. Etudes variat. malac., Il, p. 516. — 1881. Catal. moll. de l'Ain, p. 51. — 1882. Prodr. malac. franc. p, 108. — — Kobelt, 1883. In Nachrichtsb. malak., p. 9.
Descriprion. — Coquille d’un galbe général un peu déprimé, un peu plus convexe en dessous qu'en dessus. — Test solide, épais, crétacé, subopaque, orné de stries longitudinales fines, assez régulières, très rapprochées, à peu près aussi fortes en dessous qu’en dessus, devenant obsolètes vers la région ombilicale; d’un jaune grisâtre, devenant blanc après la mort de l’animal, tantôt monochrome, tantôt orné de bandes brunes assez minces ; bande supracarénale unique, continuée en dessus, souvent réduite à des points ou à de petites flammules ; bandes infracarénales multiples, en nombre variable, très étroites, presque toujours réduites à des points, comme effacées vers l’ombilic. — Spire peu élevée, convexe, composée de cinq tours et demi à six tours assez convexes, séparés par une ligne suturale bien marquée. — Enroulement spiral peu régulier, les premiers tours croissant lentement et régulièrement, Le dernier à croissance plus rapide, s’élargissant vers l’ouverture à partir du dernier tiers de sa longueur. — Dernier tour plus convexe en dessous qu’en dessus, s’arrondissant près de l'ouverture, nettement subanguleux à sa naissance et sur un tiers de sa longueur, angulosité un peu supérieure. = Insertion du bord supérieur de l’ouverture presque rectiligne, ou à peine tombante sur une très faible longueur. — Sommet obtus, lisse, brillant, d’un fanve foncé, parfois presque noirâtre. —Ombilic très étroit, profond, légèrement évasé au dernier tour, laissant voir sur une faible largeur un tiers de la longueur totale de la circonférence interne de l’avant-dernier tour. — Ouverture un peu oblique, à peine échancrée par
l’avant-dernier tour, à bords assez rapprochés, presque exactement circulaire. — Péristome discontinu, droit, tranchant, bordé intérieurement d’un bourrelet blanchâtre ou parfois rosé; bord inférieur un peu patulescent ; bord columellaire légèrement réfléchi sur l'ombilic.
DimENsIONs. — Diamètre maximum : 7-10 millim. Hauteur totale : 4-5 172 —
OBsEeRvaTIONS. —L'Helix Lieuranensis, malgré des différences de taille, présente, en somme, peu de variations ; en outre, ces variations sont plutôt individuelles qu’applicables à une colonie tout entière, et susceptibles de constituer des variétés bien définies. Parfois cependant, si l’on compare des colonies différentes, on peut observer que les unes ont leur galbe général un peu moins déprimé, avec le dessous de la coquille plus convexe et la spire un peu plus élevée; d’autres fois l’ombilic parait un peu moins étroit, ou bien l’angulosité de la naissance du dernier tour est plus ou moins accentuée. Mais, encore une fois, malgré l'examen que nous avons pu faire d’un grand nombre d'individus, nous ne croyons pas qu'il soit possible d'établir pour cette espèce des variétés bien définies, autres que celles basées sur la taille ou la coloration du test.
Nous signalerons la connaissance d’un individu nettement subscalaire récolté dans le parc du château de l’Aumusse, dans l'Ain.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — La forme la plus voisine de l’Helix Lieuranensis est l’Helix Xenelica. On distinguera la première de ces espèces: à son enroulement plus régulier, la rapidité d'accroissement spiral se faisant sur une moindre longueur du dernier tour, et étant moins accentuée à taille égale; à son dernier tour plus convexe en dessous et dont la section est moins elliptique à l'extrémité; à l’angulosité de ce même tour à sa naissance, angulosité toujours bien accusée ; à son ouverture presque exactement circulaire et non pas transversalement suboblongue ; etc.
Rapproché des Helix Tolosana et H. Groboni, à taille égale, on le distinguera : à son galbe général plus déprimé ; à sa spire toujours moins élevée; à son ombilic un peu moins étroit; à son ouverture moins échancrée par l’avant-dernier tour; à l’angulosité du dernier tour visible sur une plus grande longueur; ete.
Hamitar. — Les quatre formes à ombilic très étroit que nous venons de citer, savoir Les Helix Tolosana, H. Groboni, H. Xenelica et H. Lieuranensis, vivent quelquefois ensemble et dans ce cas leurs colonies se confondent ; mais le plus souvent elles constituent des colonies isolées,
propres, ayant leur physionomie toute particulière. Nous connaissons l'Helix Lieuranensis dans les localités suivantes, où il n’est, du reste, pas rare ; les allées du parc du château de l'Aumusse et les environs d’Artemare, dans l'Ain; lesalluvions du Rhône, au nord de Lyon; Valence, Saint- Vallier, Hauterives, dans la Drôme; les environs d'Avignon, dans Vaucluse; Saint-Chamas, Rognac, le Rouët, l'Estaque, Saint-Henri, Lamanon, dans les Bouches-du-Rhône ; Roquebrune, Rians, Hyères, dans le Var; Lieurant-Cabrières, les environs de Montpellier, dans l'Hérault; Remoulins, dans le Gard ; Montgiscart, Barelles, près Villefranche-Lauraguais, dans la Haute-Garonne; etc...
B. — Coquilles à ombilic étroit
HELIX PAULI, Bourguignat
Helix Pauli, Bourguignat, 1883. Mss.
DescripTIoN, — Coquille d’un galbe général déprimé, à peu près aussi convexe en dessous qu’en dessus. — Test un peu mince, solide, subcrétacé, subopaque, orné de stries longitudinales fines, un peu irrégulières, plus marquées en dessus qu’en dessous, un peu obsolètes vers Pombilic ; d’un blanc jaunâtre, parfois un peu plus teinté vers l'extrémité du dernier
tour, avec une bande supracarénale brune, mince, interrompue, flammulée et quelques bandes infracarénales en nombre variable, étroites, ponctuées, souvent même presque effacées. — Spire déprimée, légèrement convexe, presque méplane, composée de cinq tours à cinq tours et demi assez convexes, séparés par une suture bien marquée.— Croissance spirale d’abord lente et régulière, puis, de plus en plus rapide au dernier tour. — Dernier tour bien convexe en dessous vers l’ombilic, un peu aplati en dessus et en dessous à son extrémité, à section transversale elliptique, subanguleux à sa naissance sur un cinquième environ de sa longueur totale, angulosité émoussée. — Insertion du bord supérieur de l’ouverture un peu tombante et sur une faible longueur. — Sommet lisse, obtus, brillant, d’un fauve pâle. — Ombilic étroit, très profond, bien évasé au dernier tour sous une forme elliptique, laissant voir en largeur à sa naissance un quart de la largeur totale de l’avant-dernier tour, eten longueur un tiers de la circonférence interne du même tour. — Ouverture
très oblique, peu échancrée par l’avant-dernier tour, à bords assez rapprochés, d'un ovale arrondi, transversalement plus large que haute. — Péristome discontinu, droit, tranchant, légèrement épaissi intérieurement par un bourrelet blanchâtre ; bord inférieur subpatuleseent ; bord columellaire un peu réfléchi sur l’ombilic.
DiMEN:10NS. — Diamètre maximum : 10-12 millim. Hauteur totale : 0-5 1/2 —
OBsERvATIONS. — De toutes. les formes étroitement ombiliquées du groupe de l'Helix Heripensis, c'est l’Helix Pauli qui présente le galbe le plus déprimé dans son ensemble. Chez quelques individus, de taille moyenne, la spire est proportionnellement un peu plus éievée; c’est ce qu'indiquent bien les dimensions que nous donnons ci-dessus, puisque, pour une augmentation de 2 millimètres en diamètre, la hauteur croit de 1/2 millimètre seulement. Le dernier tour, chez cette coquille, affecte un galbe tout particulier: à sa naissance, il est subcaréné, avec une carène un peu supérieure; 1l paraît dans cette région presque aussi convexe en dessus qu’en dessous; mais, à mesure que l'on se rapproche de l'ouverture, la convexilé du dessus restant sensiblement la même, celle du dessous est plus grande et la section transversale devient nécessaire ment de moins en moins elliptique, en même temps que l’ombilic paraît de plus en plus profond par suite du développement de la partie inférieure du tour dans cette région.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — L’Helix Pauli, dédié par M. Bourguignat à M. Paul Fagot, de Villefranche-Lauraguais, n’a aucun rapport avec les formes que nous avons eues à signaler jusqu’à présent. Nous aurons à le comparer ultérieurement avec les Helix acentromphala, H. Mauriana et IH. Coutagnei.
HaëiTAT. — Peu commun, dans le quartier de Bareilles, aux environs de Villefranche-Lauraguais, dans la Haute-Garonne.
HELIX VALCOURTIANA, Bourguignat
Helix Valcourtiana, Bourguignat, 1875. In Sched. = = Scrvain, 1880. Étude Moll. Esp. Port., p. 80. — — Locard, 1882, Prodr. malac, franç., p. 110.
DEscriprion, — Coquille d’un galbe général subdéprimé-subconique,
un peu conique-convexe en dessus, convexe en dessous. — Test solide, épais, crétacé, opaque, orné de stries longitudinales un peu fines, ordinairement bien régulières, assez rapprochées, un peu plus fortes en dessus qu’en dessous, atténuées vers l’ombilic ; d’un jaune roux, le plus souvent monochrome, quelquelois avec des bandes brunes ; bande supracarénale unique, continuée en dessus, largement flammulée sur tous les tours ; bandes infracarénales en nombre très variable, parfois assez larges, continues ou discontinues, réduites à des taches ou à des points de plus en plus effacés vers l’ombilic. — Spire un peu conique, peu élevée, composée de cinq tours à cinq tours et demi, un peu convexes, séparés par une suture bien marquée. — Croissance spirale, lente et assez régulière, à peine plus rapide à l’extrémité du dernier tour. — Dernier tour un peu plus convexe en dessous qu’en dessus, s’arrondissant vers l'ouverture, légèrement subanguleux à sa naissance, sur une faible longueur ; angu losité un peu supérieure et parfois comme émoussée. — Insertion du bord supérieur de l'ouverture un peu tombante sur une assez faible longueur. — Sommet lisse, obtus, brillant, d'un fauve un peu clair. — Ombilic étroit, profond, un peu évasé au dernier tour, sous une forme elliptique, laissant voir sur une faible largeur la circonférence interne de l’avant-dernier tour sur la moitié de sa longueur totale. — Ouverture un peu oblique, légèrement échancrée par l’avant-dernier tour, à bords très rapprochés, arrondie, à peine transversalement plus large que haute. — Péristome discontinu, droit, tranchant, épaissi intérieurement par un bourrelet blanchâtre ou un peu jaunâtre; bord inférieur subpatulescent ; bord columellaire légèrement réfléchi sur l’ombilic.
DimENsIONs. — Diamètre maximum : 8 1/2-10 millim. Hauteur totale : 5-6 —
OBsERvATIONS. — Chez quelques individus, la spire paraît plus oumoins élevée, mais sans jamais atteindre la hauteur de celle de l’Helix Veranyi. Parfois elle s’affaisse un peu, et l’angulosité de la naissance du dernier tour est plus marquée. D’autres fois, au contraire, les tours de la spire, pour des sujets de même taille, s’étagent un peu plus et l’angulosité, quoique toujours bien visible, semble s’émousser davantage. De telles variations sont purement individuelles.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — Cette coquille, telle que nous venons de
la définir, peut surtout être rapprochée comme nous allons le voir plus loin, de l’Helix Veranyi, qui vit dans la même région. On la distinguera
toujours des formes précédentes à son ombilic déjà plus large. Rapprochée de l’Helix Lieuranensis de même taille, son ombilic est plus grand, et en outre, l'extrémité du dernier tour s’écarte un peu plus de l’axe de la coquille, à partir du commencement du dernier quart de ce tour. De plus, l’angulosité de la naissance du dernier tour est moins accusée, plus émoussée; l'ouverture est moins exactement circulaire; l'insertion du bord supérieur de l'ouverture est plus descendante ; les bords de l'ouverture sont plus rapprochés; etc.
Hagirar. — L’Helix Valcourtiana dédié au docteur Valcourt, de Cannes, a été signalée par le docteur G. Servain dans les alluvions du Guadalquivir, à Séville et à Cordoue, en Espagne. Nous ne le connaissons, en France, que dans le sud, et plus particulièrement dans le sud-est, où il n’est pas rare: Hyères, près de Toulon, et les environs de Draguignan, dans le Var; Saint-Chamas, au Guéby, les environs de Marseille, dans les Bouches-du-Rhône; Saint-Ambroix, dans le Gard; Valence, dans la Drôme.
HELIX VERANYI, Bourguignat
- Helix Veranyi, Bourguignat, 1877. In Sched. — — Servain, 1880. Étude. Moll. Esp. Port., p. 83. — — Coutagne, 1881. Notes faune malac. bassin du Rhône, p. 44. — — Locard, 1882. Prodr. malac. franç., p. 110. — — Kobelt, 1883. In Nachrichtsb. malak., p. 9.
DescriprioN. — Coquille d’un galbe subdéprimé-conique, un peu conique en dessus, convexe en dessous. — Test solide, épais, crétacé, subopaque, orné de stries très fines, assez régulières, rapprochées, moins fortes en dessous qu’en dessus, obsolètes vers l’ombilic ; d’un blanc légèrementgrisâtre, avec des bandes brunes assez larges. rarement découpées ; bande supracarénale unique, un peu large, continue en dessus, se détachant nettement sur un fond clair ; bandes infracarénales en nombre variable ; la plus haute ordinairement plus large que les autres, les plus proches de lombilic plus atiénuées et quelquefois ponctuées. — Spire un peu conique, assez élevée, composée de cinq tours et demi à six tours, bien étagés, convexes surtout dans la partie supérieure du tour, séparés par une ligne suturale bien accusée. — Croissance spirale un peu lente etassez régulière. — Dernier tour aussi convexe en dessus qu’en dessous bien arrondi, jamais anguleux à la naissance. — Insertion du bord supé-
rieur de l'ouverture très tombante, sur un quart environ de la longueur totale du dernier tour. — Sommet lisse, subobtus, brillant, d’un fauve foncé. — Ombilic étroit, profond, légèrement ovalisé au dernier tour, laissant voir sur une faible largeur les trois quarts de la longueur totale de la circonférence interne de l’avant-dernier tour. — Ouverture bien oblique, à borés très rapprochés, très légèrement échancrée par l'avantdernier tour, à peine transversalement un peu plus large que haute. — Péristome discontinu, droit, tranchant, épaissi intérieurement par un bourrelet blanc; bord inférieur patulescent; bord colmellaire réfléchi sur l’ombilic.
DimeNsIonNs. — Diamètre maximum: 8-11 millim. Hauteur totale : 6-8 —
OBsERvATIONS. — L’Helix Veranyi est une des formes les plus constantes du groupe de l’Heliæ Heripensis ; à part les variations que nous avons signalées dans sa taille, variations qui peuvent donner lieu à une var. minor, nous ne voyons que des modifications purement individuelles portant sur le plus ou moins d’élévation de la spire, et sur la direction plus ou moins tombante de l'extrémité du dernier tour.
L'ombilic, mesuré à l'intérieur de l’avant-dernier tour, est toujours très étroit, et dès lors l’Helix Veranyi pourrait prendre place près de l'Helix Lieuranensis ; mais, envisagé dans son ensemble, on voit qu’il est toujours non seulement plus grand que celui de cette dernière espèce, mais même encore un peu plus grand que celui de l’Helix Valcourtiana.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — On ne peut rapprocher l’Helix Veranyi que de l’Helix Valcourtiana. On le distinguera : à son galbe plus conique, sa spire étant plus élevée; à son dernier tour jamais même subanguleux à sa naissance, toujours bien arrondi et aussi convexe en dessus qu’en dessous ; à ses tours supérieurs plus convexes et plus étagés ; à son ouverture plus oblique ; à l'insertion de l’extrémité du dernier tour toujours plus tombante; etc. Enfin si l’on veut tenir compte de l’ornementation, on constatera que ses siries sont toujours plus fines, moins accusées, et que son test est orné des bandes plus continues, plus larges, qui se détachent plus nettement sur un fond plus clair.
Il existe également quelques rapports entre l’Helix Veranyi et l'Helix Diniensis ; ces deux espèces ont une allure générale assez analogue, mais leurs caractères ombilicaux sont tellement différents qu'on ne saurait les confondre.
Hagirar. — L’Heliæ Veranyi paraît localisé dans le sud-est de la France. C’est une forme assez commune ; nous la connaissons dans les stations suivantes : Les environs d'Arles, Lamanon, Sulauze, Saint- Chamas, les environs de Marseille, dans les Bouches-du-Rhône; les environs d'Avignon, Cucuron, dans Vaucluse; Remoulins, dans le Gard; etc.
HELIX SOLAGIACA, J. Mabille
Helix striata et H. fasciolata, pars auctorum. — Solaciaca, 1872. J. Mabille. In Sched. — 1877. In Bull. Soc. Zool., p. 304. fasciolata (pars), Locard, 1878. Malac. Lyonn., p. 45. — 1880. Études varial. malac., I, p. 154.
— Solaciaca, Servain, 1880. EÉvude moll. Esp. Port., p.83. — — Locard, 1882. Prodr. malac. franç., p.109.
Descriprion. — Coquille d'un galbe général subdéprimé, subconiquedéprimée en dessus, convexe en dessous. — Test solide, épais, crétacé, orné de stries longitudinales fines, assez rapprochées, assez régulières, aussi fortes en dessus qu'en dessous, à peine obsolètes vers l’ombilic ; d'un blanc grisâtre, passant au roux clair, le plus souvent monochrome ou avec quelques bandes infracarénales très effacées ; quelquefois avec une bande supracarénale unique, étroite, réduite à des taches ou à des points, et des bandes infracarénales multiples, étroites, presque toujours réduiles à des taches ou à des flammes, comme effacées vers l’ombilic. — Spire convexe-subconique, composée de cinq à six tours légèrement convexes, séparés par une suture médiocrement profonde. — Croissance spirale d'abord lente, puis plus rapide au dernier tour ; dernier tour notablement plus convexe en dessous qu'en dessus à sa naissance, s'arrondissant à son extrémité, subanguleux à sa naissance sur une longueur égale à la moitié du tour; angulosité bien marquée, supérieure. —Insertion du bord supérieur de l'ouverture légèrement iombante à son extrémité et sur une faible longueur. — Sommet subobtus, lisse, brillant, d'un fauve clair. — Ombilic assez étroit, profond, s'évasant légèrement au dermier tour sous une forme ellipsoïde, et laissant voir sur une faible largeur un peu plus de la moitié de la longueur totale de la circonférence interne de l’avant-dernier tour. — Ouverture oblique, à bords assez rapprochés, légèrement échancrée par l'avant- dernier tour, arrondie, transversale ment un peu plus large que haute. — Péristome discontinu, droit, tran—
chant, épaissi intérieurement par un bourrelet blanchâtre ; bord inférieur subpatulescent ; bord columellaire légèrement réfléchi sur l’ombilic.
Dimensions. — Diamètre maximum: 8-14 millim.
Hauteur totale : 4 1/2-6 1/2 milhm.
OBseRvarions. — Les variations que nous avons observées chez celle espèce sont, en dehors de la taille qui permet de constituer une var. minor bien définie, à peu près exclusivement basée sur le plus ou moins d’angulosité du dernier tour à sa naissance, et sur le plus ou moins de convexité du dernier tour à son extrémité. Ces variations nous ont toujours paru purement individuelles. L’angulosité du dernier tour à sa naissance est très nette, très visible, et constitue un des caractères les plus précis pour celte espèce ; mais celte angulosité est variable, quant à sa longueur. La convexité du dernier tour dans sa partie inférieure, convexité qui va en croissant à mesure que l’on se rapproche de l'ouverture est un autre caracière bien constant chez cette espèce; son plus ou moins d'intensité a pour effet de faire un peu varier les caractères ombilicaux ; lorsque ce'te convexité est très prononcée, l'ombilie parait nécessairement plus étroit et plus profond.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — L’Helix Soluciaca ne peut être rapproché que des Helix Heripensis et H. Loroglossicola. En trailant de ces deux espèces, nous établirons les différences qui les distinguent.
HaBiTaAT. — L’Helix Soluciaca vit parfois avec les Helix Heripensis et H. Loroglossicola ; parfois aussi il constitue des colonies isolées ; il paraît . localisé dans Ja France septentrionale et centrale ; il est plus rare dans le midi : les environs de Paris, Arcueil, Saint-Denis, dans la Seine ; Lagny, dans Seine-et-Marne; Neufchatel-en-Bray, dans la Seine-Inférieure ; les environs de Lyon, sur les bords du Rhône et dans les alluvions du fleuve ; Pézenas, dans l'Hérault ; etc.
HELIX LOROGLOSSICOLA, J. Mabitle
Helix striata et H. fasciolata, pars aucl.
— Loroglossicola, J. Mabille, 1872. In Sched.—1877. In Bull. Soc. Zool., p. 304. = un Servain, 1880. Étude moll. Esp. Port., p. 83. — fasciolata (pars, Locard, 1877. Malac. Lyonn., p. 45. — 1S80. Études variat. malac., p, 154.
Se Loroglossicola, Locard, 1881. Catal. moll. Lagny, p. 20. — 1882. Prodr. malac. franç., p. 108.
* DESCRIPTION. — Coquille d’un galbe général déprimé-convexe, dé-
primée en dessus, bien convexe en dessous. — Test solide, épais, crétacé, orné de stries longitudinales un peu fines, un peu rapprochées, presque régulières, aussi fortes en dessus qu’en dessous, un peu obsolètes vers l'ombilic; d'un blanc grisâtre ou d'un roux jaunâtre, le plus souvent monochrome, quelquefois avec des bandes d’un brun clair, étroites, en nombre variable ; bande supracarénale unique, non continue sur les premiers tours ; bandes infracarénales rarement continues, réduites à des taches ou à des points, souvent comme effacées dans la région ombiiicale. — Croissance spirale d’abord lente et régulière, devenant plus rapide au dernier tour vers l'ouverture. — Spire peu élevée, légèrement convexe, composée de cinq tours et demi à six tours assez convexes, séparés par une ligne sulurale bien marquée.—Dernier tour plus convexe en dessous qu’en dessus à sa naissance, devenant plus renflé et plus globuleux inférieurement, à mesure que l’on se rapproche de l'ouverture, légèrement subanguleux à sa naissance et sur une faible longueur, angulosité parfois émoussée. — Insertion du bord supérieur de l'ouverture presque rectiligne ou à peine tombante à son extrémité. — Sommet très obtus, lisse, brillant, d’un fauve pâle. — Ombilic étroit, très profond, s’élargissant fortement au dernier tour sous une forme elliptique, laissant voir l’avaut-dernier tour à sa naissance sur un tiers de sa largeur, et sur environ la moitié de la longueur totale de sa circonférence interne. — Ouverture oblique, à bords peu rapprochés, médiocrement échancrée par l’avant-dernier tour, bien arrondie, aussi haute que large. — Péristome discontinu, droit, tranchant, un peu épaissi intérieurement ; bord inférieur légèrement subpatulescent; bord columellaire un peu infléchi vers l’ombilic.
DiMENSIONS. — Diamètre maximum : 12-14 millim. Hauteur totale : 4 1/2-5 —
O8servaTIONs. — L’Helix Loroglossicola appartient par ses caractères généraux au sous-groupe des déprimées ; mais il est plus particulièrement caractérisé par sa spire peu élevée, tandis que le dessous de la coquille est bien convexe et devient encore même plus convexe à mesure que l’on se rapproche de l’ouverture. De toutes les espèces à ombilic moyen du groupe de l’Helix Heripensis, c’est celui dont l’ombilic a la forme la plus ellipsoïdale ; en effet, si le diamètre de l’ombilic, à la naissance de l'avant dernier tour est représenté par 1, il est comme 3 à la naissance du dernier tour. Enfin, la convexité de ces tours est telle qu’au dernier
tour, la surface supérieure sur la dernière moitié est à peine plus basse que l’avant-dernier tour.
Quant aux variations que peut présenter cette coquille, elles sont purement individuelles ; elles portent d’abord sur le plus ou moins d’angulosité du dernier tour à sa naissance, angulosité tantôt presque obsolète, tantôt plus accusée et visible sur un tiers de la longueur totale du tour. Nous constaterons également une certaine irrégularité dans le plus ou moins de développement dé la partie inférieure du dernier tour, qui n’en est pas moins toujours très renflé. Enfin, dans la même colonie, on trouve quelques sujets dont la spire est un peu moins déprimée que chez le type.
RAPPORTS ET DIRFÉRENCES., — L’Helixæ Loroglossicola ne peut êlre rapproché que des Helix Solaciaca et H. Heripensis. Nous nous occuperons plus loin des caractères distinctufs de ces trois formes prises dans leur ensemble. Comparé à l’Helix Solaciaca, on voit que son galbe est beaucoup plus déprimé en dessus, tandis que le dessous est encore plus convexe, surtout vers l’ouverture ; son dernier tour est plus relevé par rapport à l’avant-dernier ; en outre, sa direction, à l'insertion aperturale est plus supérieure et moins tombante ; son ouverture est plus arrondie, avec des bords moins rapprochés ; son dernier tour est plus dilaté à l’extrémité. D'autre part, si quelques individus sont également subanguleux à la naissance du dernier tour, cette angulosité est moins prononcée ei toujours visible sur une moins grande longueur. Lorsqu'ils vivent dans les mêmes milieux, l’Helix Loroglossicola est presque toujours de taille plus forte que l’Helix Solaciaca. Enfin, même à taille égale, son ombilic, au dernier tour, a une section plus elliptique.
HaBiTaT. — On trouve souvent ensemble les Helix Heripensis, H. Solaciaca et H. Loroglossicola ; plus rarement l’Helix Thuillieri vit avec eux. Mais on rencontre aussi ces différentes formes dans des colonies isolées et bien définies. Nous avons constaté la présence de l’Helix Loroglossicola dans les stations suivantes : les environs de Paris, Arcueil, Boulogne, Saint-Denis, dans la Seine ; Neufchâtel-en-Bray, dans la Seine-Inférieure; les environs de Lyon, sur les bords du Rhône et dans les alluvions du fleuve ; Beausemblant dans la Drôme ; — la var. minor : les Rivières, près de Lyon; Saint-Nazaire, dans le Var ; etc.