HAUTEUR TOTALE
TABLE DES MATIÈRES
Groupe de lHelix Bollenensis 4470) 120. . ,
A. — Sous-groupe des formes globuleuses
HCEBOllenenSise Locarde 2e. LL 1. | .
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B. — Sous-groupe des formes subdéprimées
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DE QUELQUES
ANODONTES NOUVEAUX
Dans son grand ouvrage intitulé : Matériaux pour servir à l'histoire des mollusques acéphales du système européen. M. Bourguignat disait à propos des Anodontes d'Europe : « J'ai fait mon possible pour restreindre, autant que je l’ai pu, le nombre des espèces. J'ai agi, en cette circonstance, en conscience, sans parti pris. Malgré tout, cependant, j'ai été amené à reconnaître environ deux cents espèces ou formes nouvelles, que je ne puis faire autrement que de caractériser. » Sur ces deux cents espèces, la faune française en comprenait quatre-vingt -dix-neuf.
Mais depuis qu’a paru cette œuvre véritablement magistrale, qui jette un jour tout nouveau sur une grande famille malacologique jusqu’à présent si mal comprise et si mal interprétée, des recherches incessantes ont été faites, et ont eu pour résultat de faire découvrir des formes
nouvelles, spécifiquement différentes de celles déjà connues. Tant il est vrai que dans une science aussi jeune que l'est encore la malacologie générale, et même la partie qui a rapport au seul continent français, le plus connu et le plus étudié, il y a encore bien à faire, avant de pouvoir
affirmer que l’on connaît tous les éléments d’une faune aussi riche et aussi variée.
M. Bourguignat, avec cette inépuisable complaisance et cette extrème bienveillance qu’il montre toujours à tous ceux qui s’adonnent à l’histoire naturelle, a bien voulu se charger de réviser lui-même notre collection de Nayades, pour la comparer avec ses types. C'est à son insligation et sur ses conseils que nous publions celte petite notice relative à quelques formes nouvelles d’Anodontes de la faune française. C’est en quelque sorte un premier complément à son travail général sur les Mollusques acéphales du système européen. d
Nous donnerons dans ce Mémoire la description de douze espèces inédites. En outre, nous signalerons pour la première fois, la présence dans la faune française de trois formes jusqu'alors connues seulement à l'étranger. Le total des Anodontcs français se trouvera donc ainsi porté à cent quatorze espèces distinctes. Enfin, parmi les espèces déjà connues, nous signalerons un certain nombre de variétés nouvelles, tout en complétant par des habitats nouveaux leur extension géographique.
Nous n’avons pas eu besoin d'accompagner de figurations les descriptions de nos espèces. Toutes appartiennent à des groupes déjà connus ; toutes également, dans nos rapports et différences, sont comparées à des formes déjà figurées. Enfin, avec les mensurations telles que nous les donnons, d’après l’ingénieuse méthode imaginée par M. Bourguignat, il est toujours facile de reconstituer mathémaliquement n'importe quelle espèce.
Lyon, 15 Octobre 1884.
Groupe de l’'ANODONTA PAMMEGALA (1)
Ce groupe, comme on le sait, renferme des Anodontes d’un galbe très ventru, à valves relativement minces, peu pesantes, caractérisées par une forne écourtée, plus ou moins oblonguc-subarrondie, ordinairement très convexe vers le bord palléal. Aux trois espèces françaises déjà connues, Arodonta pammegala Bourg. (2), À. eucypha Bourg. (3), et A. Stagnalis Sow (4), nous ajouterons deux formes nouvelles : les 4n0odonta Nevirnensis et À. Hecartiana.
ANODONTA NEVIRNENSIS, Pechaud
Anodonta Nevirnensis, Pechaud, 1883 Ass.
DESCRIPTION . — Coquille de taille moyénne, d’un galbe général très ventru, régulièrement bombé, un peu oblong-descendant, légèrement rétréci dans la région antérieure, largement dilaté dans la région postérieure. — Valves assez fortement bâillantes depuis l’angle postéro-dorsal jusqu’au rostre. — Test assez solide, un peu mince, orné de stries d’accroissement irrégulières, symétriquement concentriques, assez rap prochées, devenant comme feuilletées dans la ligne des contours, notamment dans la partie postéro-dorsale; épiderme d’un vert bronzé un peu rougeâtre vers Le sommet, plus pâle près du bord palléal ; intérieur d’un klanc-bleuâtre nacré, parfois irisé. — Bord supérieur presque rectiligne ou légèrement arrondi. — Région antérieure médiocre, régulièrement arrondie. — Bord inférieur descendant, largement et très régulièrement convexe ; convexité presque mtdiane. — Région postérieure à peu près égale au double de la région antérieure, régulièrement développée, terminée par un rostre peu saillant, à peine bianguleux, sensiblement médian. — Crête ligamento dorsale peu dilatée, faiblement comprimée sur une petite largeur, avec un angle posttro-dorsal très ouvert. —
(1) Bourguignat, 1881. Mat. moll. acéph., p. 106 (Pammegaliana).— Locard, 1882, Prodr, malac. franç., p. 267. ?
(2) Anodonta pammegala, Bourguignat, 1880. Loc. cit., p. 107.
(3) Anodonta eucypha, Bourguignat, 4880. Loc. cit., p. 108.
(4) Mytilus stagnalis, SoWeiby. Brit. mise, pl. KNI.
Arête dorsale peu saillante par suite du bomb: ment régulier des valves, présentant deux lignes peu apparentes, un peu infléchies dans la partie moyenne, divergentes et aboutissant aux sommets des deux angles du rostre. — Sommets renflés, arrondis, peu saillants, ornés de petites rides ondulées, concentriques, irrégulières, subsinueuses. — Ligament postérieur solide, épais, un peu saillant, assez allongé.
DIMENSIONS. — Longueur Maximum - . "0... HOUR Hauteur maximum. . . . . . AR TOUR 7 —
Épaisseur maximum (à 36 des sommets; à 75 du ros-
tre (1) ; à 54 du bord antérieur ; à 41 de l'angle postéro-
dorsal ; à 46 de la base de la perpendiculaire). . , . 42 — Longueur de la crête ligamento-dorsale, des sommets à
l'angle por dorsal RS CE EN RS Distancetde cel'angle auroste CO NS Corde apicozrostrales EM ter CRE CO Hauteurde laNperpendiculaire HE NT NI Distance de cette perpendiculaire au bord antérieur. . 56 —
— du même point au rostre postérieur. . . . 86 — — dela base de la perp. à l'angle postéro-dorsal. 72 —
OBsERvATIONS. — L’Anodonta Nevirnensis est plus particulièrement . caractérisé par la régularité de son galbe dont les contours semblent n'offrir aucune saillie importante, ni au rostre, ni à l'angle postéro-dorsal ; très ventru comme toutes les formes de ce group”, le bombement de la coquille est régulier dans tout son ensemble, ce qui fait disparaître en partie les caractères de la crête ligamento-dorsale ou de l’arête apicorostrale.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — Cette nouvelle espèce ne peut être rapprochée que de l’Anodonta eucypha Bourg. (2) dont elle a à peu près la taille et le même caractère de convexité presque médiane du bord inférieur. On ne saurait la confondre avec l’Anodonta pammegala (3) qui est tou-
(1) Les cotes sont toujours prises par rapport au milieu du roslre, quelle qu’ensoit la forme ou le mode de troncature.
(2) Anodonta eucypha, Bourguignat, 1881. Matériaux pour servir à l'histoire des Mollusques acéphales du système européen, p. 108. — Rossmässler, 1835. Zconogr., fig. 67. — Dupuy, 1850. Hist. moll., pl. XV, fig. 44.
(3) Anodontu pammegala, Bourguignat, 1881. Mat. moll. acèph., p 107. — Schrüter, 1779. Flussconch, Thuring., pl. I. fig. 1. — Rossmassler, 1837. JZsonogr., pl. XX, fig. 342, — Kuster, 4852, In Chemnitz, 2° édit., pl. XV. — Drouët, 1857. MNaïades de l'Aude, pl. I, ?
jours beaucoup plus grand avec une hauteur proportionnellement moins considérable, la région postérieure moius saillante, la rézion antérieure plus dilatée, etc. Comparé à l'Anodorta eucypha, l'A. Nevirnensis en diffère : par son galbe plus régulier dans ses contours, plus renflé dans tout son ensemble ; par sa région postérieure plus allongée tout en ayant un rostre moins saillant; par sa hauteur totale moins grande qui donne à la coquille un galbe général plus allongé ; par sa crête ligamento-dorsale moins comprimée et en même temps moims développée, avec un profil extérieur plus régulier ; par son test de coloration plus foncée ; etc.
HagiTaT. — Les bords de la Saône dans une mare à Saint-Laurent d’Ain, près Mâcon. dans le département de l'Ain.
ANODONTA HEGARTIANA, Locard
Descriprion. — Coquille de taille moyenne, d'un galbe général ventru, assez fortement bombée dans tout son ensemble, oblongue-allongée, un peu rétrécie dans la région antérieure, largement dilatée dans la région postérieure. — Valves légèrement bâillantes dans la partie postérieure du bord palléal, et sous la crête ligamento-dorsale jusqu’au rostre. — Test assez solide, mince, orné de stries d’accroissement concentriques irrégu lières, parfois assez saillantes, un peu feuilletées dans la partie postérodorsale ; épiderme d'un vert clair alternant avec des zones passant d’un brun très clair au jaune pâle, un peu rougeûtre dans la région des sommis; intérieur d’un blanc-bleuitre ou rosâtre, nacré, quelquefois irisé. — Bord supérieur presque exactement rectiligne, assez allongé. — Région antérieure médiocre, régulièrement arrondie. — Bord inférieur légèrement descendant, convexe; convexité un peu antérieure, peu accentuée. — Région postérieure sensiblement égale à deux fois et quart la région antérieure, assezrégulièrement développée, terminée par un rostre assez saillant, subnédian ; rostre bianguleux, les sommets des angles assez rapprochés, parfois bien accusés; bord inférieur du rostre arrondi et un peu retrou-sé, bord supérieur un peu concave. — Crête ligamento-dorsale médiocrement dilatée, assez brusquement compriméc vers l'angle postéro-dorsal. — Arète dorsale assez saillante surtout vers le rostre, présentant deux lignes infléchies divergentes aboutissant à chacun des angles du rostre. — Sommets renflés, arrondis, ornés sur un: assez faible longueur de stries de plus en plus fines, irrégulières,
subsinu-uses et concentriques.— Ligament postérieur solide, assez fort, un peu saillant, allongé.
DIMENSIONS. — OUSUEUAMAMMUN EN NE E 113 millim.
Hauteur maximum. . . . . . . . . PR M) —
Epaisseur maximum (à 35 des sommets ; à 64 x rostre ; à 54du bord antér.; à 38 de l’a le postéro-dorsal ;
à 40 de la base de la perpendiculaire). . . . . . .35 —
Long. de la crète ligamento-dorsale, dessommets à l’angle OS RO (0 ET ET ES — Distance de cet angle autrosire M M Corde apicorrostrale A EE RC CO Hauteur de la perpendiculaire. . . . . . . . . . 53 — Distance de cette perp. au bord antérieur. . . . . . 59 — — du même point au roslre postérieur. . . . . 80 —
— de la base de la perp. à l’angle postéro-dorsal. 67 —
OBSERVATIONS. — Si l’Anodonta Nevirnensis présente déjà un galbe général plus allongé que celui de l’Anodontu eucypha, nous pouvons dire que notre Anodonta Hecartiana, quoique de taille encore plus petite, s’allonge également davantage. C’est en quelque sorte une forme intermédiaire entre ce groupe et les groupes suivants. Cependant, par le caractère bien accentué que présentent ses valves à test toujours mince pour un galbe aussi ventru, on voit qu'une telle forme doit encore appartenir au goupe de l’Anodonta pammegalu.
Dans un échantillon provenant du Rhône aux environs d'Avignon, nous remarquons une tendance à une moins grande convexité du bord palléal, pour un même bombement des valves; la coquille parait alors plus allongée, plus étroite, avec les bords supérieur et inférieur plus sensible ment parallèles ; de tels caractères ne sont point suffisants pour constituer une espèce différente de notre type. Nous l'inscrirons sous le nom de
ar. elongata.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — L’Anodonta Hecartiuna ne peut être rapproché par son galbe que des Anodonta eucypha et À. Nevirnensis. Comparé à l’'Anodonta eucypha, il s’en distingue : par sa taille plus petite, par son galb > proportionnellemint plus allongé et un peu moins renflé ; par son bord palléal moins convexe ; par son rostre plus saillant, accom=
pagné d’une arète dorsale plus infléchie et plus accusée ; etc. Rapproché de l’Anodonta Nevirnensis on l'en séparera : par son galbe plus droit, plus allongé, moins régulièrement elliptique; par son bombement moins accusé; par son point d'épaisseur maximum notablement plus rapproché de la région postérieure ; par son bord palléal à profil moins convexe; par son rosire plus saillant, plus accusé, accompagné d’une arête dorsale plus forte ; par sa crête apico-rostrale plus prononcée avec un profil plus infléchi; etc.
HagiTar. — Cette forme paraît assez répandue ; nous la connaissons dans les stations suivantes : la Saône à Lyon, où elle avait été recueillie dès 1789 par Sionnest ; les délaissés du Rhône à [rigny (Rhône), à Avignon (Vaucluse) et à Arles (Bouches-du-Rhône) ; le canal de Mons à Condé dans le département du Nord.
Groupe de l’'ANODONTA VENTRICOSA (1)
Ce groupe beaucoup plus riche en espèces que le précédent puis qu’il ne renferme pas moins de dix formes distinctes spécifiquement vient encore de s’enrichir de deux espèces nouvelles qui n’avaient point été signalées en France. En outre, nous aurons à imdiquer plusieurs variétés non décrites se rapportant à des formes déjà connues.
ANODONTA HENRIQUEZI, Castro
Amnodonta Henriquezi, da Silva e Castro, 1883. Contrib. faune malac. Portugal, Anod., p. 3, èn Jorn. scien. mat. phys. e natur.
OgservaTIoNs. — L’Anodonta Henriquexi n'a été jusqu’à présent signalé que dans la vallée du Mondego, dans les vallas de Foja en Portugal. M. Bourguignat a reconnu cette même espèce dans un échantillon de notre collection recueilli à Callebasse, près Gannat dans l'Allier. Notre échantillon est bien conforme au type, maïs ilest de taille plus petite ; ses dimensions principales comparées au type sont les suivantes :
(1) Bourguignat, 1881. Mat. moll. acéph., p. 117 (Ventricosina). — Locard, 1882. Prodr. malac. franç., p. 267.
PORTUGAL FRANCE ÉOnSUEUR MAXIMUM Ne - EE 127 HAnteUMARUNUN. 0 EN ME D 69 HpaisSeue manu 0e. eu 0 NAT 43
Comme ou peut le voir, par ce simple rapprochement, toutes ces cotes sont absolument proportionnelles. Il est donc fort singulier de constater la présence d’une même espèce dans deux stations aussi distantes l’une de l’autre.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — L’Anodonta Henriquexi doit prendre rang entre l’Anodonta Gallica Bourg. (1), et l'A. Locardi (2) Bourg.; déjà M. da Silva e Castro a établi les rapports et différences qui existaient entre l’Ano vjupo Henriquezi ct l'A. Gallica. Nons complèterons ‘cette étude en montrant en quoi l’Anodonta Heuriquezi diffère de l’Anodonta Locardi de même taille. On distinguera toujours facilement la première de ces deux espèces : à son galb: général un peu plus haut; à sa région antérieure notablement plus courte, deux valves opnosées et de même taille de chacune de ces espèces étant superposées, le sommet de l’Anodonta Locardi est près de dix millim. plus postérieur que celui de l'A. Henriquezi ; à son rostre plus larg, plus retroussé, accompagné en dessus d'une ligne plus concave; à sa crête dorsale plus allongée, avec une direction plus descendante ; à sa crête ligamento-dorsale plus développée, plus large, etc.
HABiTaT. — L’Anodonta Henriquerzi vit à Callebasse, près Gannat dans l'Allier, en compagnie de l’Anodonta Gallica qui atteint une taille deux fois plus grande.
‘ANODONTA LOCGARDI, Bourguignat
Anodonta Locardi, Bourguignat, 1881. Mat. Mol. aceph., p. 126.
OBsErvaTiONs. — Après avoir donné les caractères de celte espèce, M. Bourguignat fait observer qu’elle est sujette à des variations de taille. Si le type mesure 135 millimètres de long, il existe une var. major dont la longueur totale atteint 200 millimètres. Nous signalerons une
(1) Anodonta Gallica, Bourguignat, 1881. Mat. moll. acéph., p. 123.— Brown, 1845. Ilust, conch., pl. XII, fig. 1.
(2) Anodonta Locardi, Bourguignat, 1881. Zoc. cit, p. 126.
variété nouvelle que nous désignerons sous le nom de var. curta. Elle diffère du type par une taille moindre, par une forme plus écourtée, plus trapue, plus ramassée; la région postérieure est proportionnellement moins développée et le rostre moins accusé. Les dimensions principales de la var. curta comparées à celles du type sont les suivantes :
TYPE VAR. CURTA
Longueur maximum. . . +: . . 135 125 Haute ANUS EN 0 63 EpaisseuR maxime ue. 4 91
Hagirar. — Nous connaissons aujourd’hui l’Anodonta Locardi dans les stations suivantes : — type: La Saône à Lyon, les fossés des forts de la Vitrioleric et de la Mouche à Lyon; la Vesle près Limé, dans l’Aïsne ; les cauaux de l’ancienne Seine à Veriières près Troyes, dans l'Aube. — Var. major : les bords de la Saône dans le quartier de Perrache à Lyon, avant [a construction des quais. — Var. curta ; la Grôsne à La Ferté
près Sennecey-le Grand, dans Saône-et-Loire.
ANODONTA FRAGILLIMA, Bourguignat
Anodonta mulabilis, var. fragilissima, S. Clessin. In Mart. et Chemn., 2° édit., Anod., p. 237. — Anodonla fragilissima, p. 280, pl. LXXX VII, fig. 2. — fragillima, Bourguignat, 1881. Hal. moll. acéph., p. 129.
OBSERVATIONS. — L'Anodonta fragillima présente un polymorphysme notable. Déjà M. Bourguignat a signalé une forme irès ventrue vivant dans le bassin du Rhône et en Italie. Cette variété avait même été dans le principe désignée sous le nom d’Anodonta acyrta. Aux stations déjà connues pur cette var.élé, nous ajouterons les suivantes: Manonville dans l’arrondissement de Toul dans la Meurthe-et-Moselle, ct Guérande dans la Loire-Inférieure. Dans les échantillons de Manonville, le galbe tout en restant toujours bien ventru s'allonge assez considérablement ; la région postérieure surtout paraît proportionnellement plus développée. Un de nos échautillons mesure : long. max., 142; haut. max., 72; épaiss. max., 492.
Dans l'étang de Falavier dans l'Isère et dans le lac d’Aiguebeletie, en Savoie, on trouve une autrè variété qui se rapproche davantage du véritable Anodouta fragillima. Tout en conservant un même bombement, la
14 FAUNE PRANCAISE
coquille s’allonge et prend un galbe plus régulier; quelques cotes suffiront pour faire comprendre cette nouvelle variation.
TYPE FALAVIER AIGUEBELETTE Longueur maximum. . . . 195 133 136 Hauteur maximum. . . . . 70 68 71 Epaisseur maximum. . . . 85 38 36
Malgré ces disproportions dans la taille, on retrouve bien dans ces différentes coquilles les caractères généraux du type. Ce sont de simples variations locales dues sans aucun doute à des modifications dans les conditions physiques de chacun des habitats. Nous établirons donc chez cetle espèce les variétés suivantes :
AcyrTa. — Coquille de grande taille, très ventrue : étang de la Clayette (Rhône); marécages des bords de la Saône à Saint-Laurent-d’Ain près Mâcon (Ain) ; Guérande (Loire-inférieure) ; les environs d’Arles, dans le Rhône, et la tête de Camargue (Bouches-du-Rhône).
Mason. — Coquille de très grande taille, bien ventrue, allongée; Manonville (Meurthe-et- Moselle).
ELONGATA. — Coquille de taille moyenne, un peu plus ventrue que le type, mais d'un galbe plus allongé: lac d’Aiguebe'ette (Savoie) ; étang de Falavier (Isère) ; les bords du Rhône aux environs d'Avignon (Vaucluse) ; Romans (Drôme).
ANODONTA MACGROSTENA, Servain
Anodonta macrostena, Servain, 4882. Hist. moll. acéph. Francfort, p. 32,
Orsenvarions. — En comparant les échantillons de notre collection avec ses types, M. Bourguignat a reconnu plusieurs formes qui se rapportent indubitablement à l'Anodonta macrostena des environs de Francfort. Cette espèce est trop bien décrite dans l’intéressant travail de M. le docteur Servain pour que nous ayons à y revenir. Nous nous bornons à dire qu’en général nos échantillons ont le test plus mince que ceux d'Allemagne. En outre, notre échantillon du département de l’Ain atteint une plus grande dimension que le type, et peut dès lors constituer une var. major ; voici, du reste, les cotes respectives Je ces deux formes :