‹ Contributions à la faune malacologique francaiseChapitre 33 sur 51 · TYPE VAR. MAJOR · texte numérisé non relu

TYPE VAR. MAJOR

Longueur maximum. . . . . . 120 144 HAUTEUR MN ON | 55 68 EPaiSSeUL INAXINUM 0 0 41 47

RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — Quoique appartenant au groupe des ventricosina, nous avons vu souvent cette belle espèce confondue avec des cygnæana. Pour éviter à lavenir toute confusion, nous dirons que l’Anodonta macrostena comparé à l’Anodonta cygnæa (1) en diffère: par son galbe beaucoup plus ventru, beaucoup plus renflé, comme cylindroïde ; par sa hauteur moindre; par sa région postérieure plus allongée, plus développée, égale à près de trois fois la région antérieure ; par son bord inférieur plus rectiligne ; etc.

Hagirar. — Le parc de la Tête d'Or à Lyon; les eaux du Menthon, dans le département de l'Ain; l’étang neuf près Saint-Saulge, dans la Nièvre.

Groupe de l’'ANODONTA CYGNÆA (2)

Le groupe de l’Anodonta cygnæa, tel que nous l’avons compris dans notre Prodrome renferme onze espèces françaises ; à ce nombre nous pouvons ajouter trois espèces nouvelles: deux dont nous donnerons la description, et une troisième, l’Anodonta cariosula, espèce inédite découverte par M. Ancey et dont nous avons retrouvé le type dans l'étang de Falavier, dans l'Isère. Enfin nous signalerons, à titre de variétés d'espèces déjà connues, deux formes nouvelles.

ANODONTA THRIPEDESTA, Locard

Desscriprion. — Coquille de taille assez petite, d’un galbe général peu ventru, assez comprimé dans la région des sommets, d'un ovale un peu allongé, légèrement descendant. — Valves légèrement bâillantes dans la

(4) Le type de celte espèce est celui représenté par Rossmassler dans son Jconographie, fig. 280.

(2) Bourguignat, 4881: Mat. moll. acéph., p. 139 (Cygnæana). —: Locard, 1882. Prodr. malac franç., p.269.

région antéro -palléale, plus bâillantes depuis l'angle po:téro-dorsal ju:qu'au rostre. — Test mince, assez solide, orné de stries d’accroissement irrégulières symétriquement concentriques, plus ou moins rapprochées, un peu feuilletées dans la partie postéro-dorsale ; épiderme un peu terne, d'un vert foncé passant au brun rougeätre, devenant plus clair dans la région des sommets, avec des alternances jaunâtres dans l1 région palléale ; intérieur d’un blanc rosé, plus foncé vers les sommets, souvent nacré ou irisé. — Bord supérieur presque rectüligne, ass”z allongé. — Région antérieure courte, bien régulièrement arrondie. — Bord inférieur presque droit ou très largement convexe, sensiblement parallèle au bord supérieur, le sommet de la convexité se trouvant aux deux tiers de la longueur totale. — Région postérieure bien développée, à peu près égale à deux fois et demie la région antérieure, terminée par un rostre légèrement submédian, peu saillant, très large à son extrémité, et un peu arrondi. — Crète ligamento-dorsale 1eu développée, assez courte, légèrement comprimée. — Arêt: dorsile à peine sallante, comme obtuse, un peu plus apparente dans le jeune âge et alors légèrement infléchie et bifide à son extrémité. — Sommets très antérieurs, très peu saillants, ornés de quelques rides concentriques subsinueuses. — Ligament postérieur peu saillint, assez fort et assez allongé.

DiMENSIONS. — Longueur MAXIMUM. MES EN EN RS ee Hanna. EEE TC AU 45 —

Epaisseur maximum (à 19 des sommets ; à 53 du rostre; à 35 du bord antér. ; à 25 de l’angle postéro-dorsal ; à 80 de la base de la perpendiculaire). . . . . . . 24 —

Longueur de la crète ligimento-dorsale, des sommets à l'angle posiéro-dors al en NT EE OC Distancede cebhancle AUMTOSire RP TO Corde. apicorrosirale, Me M'A ICE RS PEN NICE Hauteur dela perpeniCuiTe RN Distance de cette perpenuiculaire äu bord antérieur. . . 38 — — da même point au rostre postérieur. . . . . 55 .— — de la base de la perp. à l'angle postéro dorsal. . 50 —

Ogsenvarions. — Celte espèce est une des plus petites du groupe de l’'Anodonta cygnæa. Elle cest caractérisée par son galbe déprim : puisque son épaisseur maximum est près de Lrois fois et demie moindre que sa

longueur maximum ; en cela el'e seripproche de l'Anodonta Rhodani (1). En outre ses bords supériear et inférieur ont une tendance au parallélisme comme chez la plupart des Anodontes de ce groupe. Elle affecte un galbe assez régulièrement elliptique, par suite du peu desaillie de ses sommets toujours très antérieurs.

A côté du type dont nous venons de donner les dimensions, nous signalerons une forme minor, assez constante dans sa taille mais plus ou moins déprimée suivant les stations. Ainsi, pour une longueur maximum de 70 millimètres et une hauteur de 39 mill., l'épaisseur varie de 18 à 22 mill., les autres caractères du galbe et du profil restant sensiblement constants.

RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — Par son galbe, notre Anodonta thripedesta se rapproche des Âno lonta oblonga (2) et A. Rhodani. Les échantillons de même taille que l'Anodonta Rhodanise dislingucront facilement : à leur hauteur notablement moins grande pour une longueur maximum égale ; à leur galbe plus comprimé, plus elliptique; à la lonzueur de la crête ligamento-dorsale moindre ; au rostre plus inférieur; cte. Rapproché de l'Anodonta oblonga, onle r. connaitra : à sa taille plus petite ; à son galbe plus court, la hauteur totale étant toujours proportionnellement plus grande; à son galbe plus régulièrement elliptique ; à son rostre moins saillant et un peu moins inférieur; à sa région postérieure proportionnel lement moins développée ; etc.

Hasirar. — Nous av. ns reçu ce type des environs de Montuçon dans l'Allier. LA var. minor a été trouvée dans la Grôsne à la Ferté, près Sennecey-le-Grand (Saône-et Loire); à Chalaronne (Ain); dans les eaux de la Saône, à Auxonne (Côte-d'Or).

ANODONTA PERROUDI, Locard

Descriprion. — Coquille de taille moyenne, d’un galbe général assez ventru, régulièrement renflé dans toules ses parties. d’un ovale presque régulier et assez allongé. — Test mince, assez solide, orné de stries d’accroissement un peu fines, assez régulières, rapprochées, à peine

(1) Anodonta Rhodani, Bourguignat, 1881. Jal. moll. acéph., p. 152.

(2) Anodontu oblongt=, M Ilet. 1833. Descr. deux nouv. esp. Anod., in Dem. soc. agr. sc. Angers, p. 242, pl. XII, fig. 1. — Dupuy, 1852. Hist. moll. France, pl. XVII, fi. — Joannés, 4853. Et, Naysles, in Ann. soc. Linn. Maine-et-Loire, 1. I, p'. IV, fig. 1.

feuilletées sur la périphérie ; épiderme brillant , d'un vert jaunâtre un peu clair, passant au roux corné par places ; intérieur d'un b'anc nacré un peu bleuâtre, parfois irisé vers les bords. — Bord supérieur presque rectiligne ou légèrement arqué, assez allongé. — Région antérieure courte, bien régulièrement arrondie. — Bord inférieur très largement convexe, le maximum de la convexité exactement au bas de la perpendiculaire.— Région postérieure bien développée, sensiblement égale à deux fois et demie la région antérieure, terminée par un rostre bien médian, bien arrondi, peu saillant. — Crête ligamento-dorsale jeu développée, à peine amincie par suite de la régularité du bombement de la coquille, bordée par une ligne très légèrement concave. — Arêtle dorsale à peine saillante, comme effacée, légèrement infléchie et vaguement bifide sur la moitié postérieure de sa longueur totale.— Somm:ts un peu antérieurs, un peu saillants, assez renflés, ornés de lignes dorsales concentriques irrégulières sur une faible longueur. — Ligament postérieur assez fort, assez saillant, allongé.

DIMENSIONS. — Longueur maximum. 4. LUN, OI HÉCUNEN EU UMONNNOMENN E CC n ET — Épaisseur maximum (à 28 des sommets; 68 du rostre; à

49 du bord antérieur; à 76 de l’angle postéro-dorsal ;

à 42 de la base de la perpendiculaire). . . . . . 83 — Longueur de la crête ligamento-dorsale, des sommets à

l'inglepostéro dorsal PE ER RE

Distancerde celANSleMAUMOS Te EN D Corde. apico-rostrale tr AE SCENE STE Hauteurade ape penticulaIre NN

Distance de cette perpendiculaire au bord antérieur. . 46 — — du même point au rostre postérieur. . . . 83 — — de la base de la perp. à l'angle postéro-dorsal. 65 —

OBSERVATIONS. — Dans la série des Anodontes qui constitue le groupe des Cygnæana, l'Anodonta Perroudi est une des formes les plus ventrues, par rapport à la longueur totale de la coquille ; mais on remarquera que le bombement des valves est régulier dans tout son ensemble. Un des caractères particuliers de cette forme nouvelle que nous sommes heureux de dédier à notre ami et collègue M. Charles Perroud, réside dans la

position du maximum de convexité du bord palléal qui coïncide avec la base de la perpendiculaire abaissée des sommets sur ce bord.

RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — L’Anodonta Perroudi est voisin de l’Anodonta oblonga (1). Mais à taille égale, on le distinguera : à son galbe plus régulièrement ventru, plus nettement elliptique et moins allongé par rapport à la hauteur totale ; à son bord postérieur moins arrondi ; à son bord inférieur plus convexe ; à sa région postérieure plus courte, terminée par un rostre plus arrondi, moins saillant; à sa crête ligamentodorsale moins développée, plus renflée: à son arêle apico-rostrale bien plus émoussée ; etc.

HaBiTaT.— Les fossés du fort des Hirondelles à Lyon; les délaissés du Rhône au confluent de la Mulatière à Lyon.

ANODONTA OBLONGA, Millet

Anodonta oblonga, Millet, 1833. Descr. deux nou. esp. Anod., in Mem. soc. agr. Angers, t. 1, p. 22, pl. XIL, fig. 1. — Bourguignat, 1881. Mat. moll, acéph.. p. 146.

OBSERVATIONS. — L’Anodonta oblonga cst une des formes les plus répandues en France, dans les cours d’eau tranquilles à fond un peu vaseux. Mais lorsque l’on étudie des sujets provenant de milieux un peu différents, on constate chez celte espèce un certain polymorphisme provenant sans aucun doute de l'influence de la nature de ces milieux. Tout en conservant les caractères généraux du galbe type, nous observons que la taille de la coquille varie beaucoup. Nous voyons, en cffet, chez des sujets bien adultes, la longueur maximum passer de 92 millim. à 127 millim. La hauteur est également très variable ; chez des échantillons de même longueur, elle peut varier jusqu'à près de 10 millim. On peut donc instituer pour cetle espèce les var. mayor, elongata et curta, suivant leur différente manière d’être.

HAB1TaT. — Aux stations déjà signalées, nous ajouterons les suivantes : Type : fossés de La Mouche. près Lyon; le Rhône, dans les délaissés au confluent avec la Saône ; la Saône à Auxonne dans la Côte-d'Or. — Var. major : La Grôsne, à La Ferté, près Sennecey-le-Grand, dans Saôneet-Loire ; le Rhône, à la Mulatière près Lyon. — Var. elongatu : Le Drageon, dans le Doubs ; la Saône, aux environs de Mâcon.— Var. curta ;

(4) Anodonta oblonga, Millet. Vide ante. p. 17, note.

Fossés des Brottcaux, près Lyon; le Jac du Bourget, en £avoic ; la Grande- Garonne, à Fréjus, dans le Var; etc.

ANODONTA SAINT-SIMONIANA, Fagot

Anodonta Saïint-Simoniana, Tagot, 1881. In Litt. — In Bourguignat, 4881. Mat. moll. aceph., p. 142.

Osservarions. — L'Anodonta Saint-Simoniana n'a été signalé en France que dass le canal de Carcassonne dans l'Aude, et les eaux du lac de Neuchâtel en Suisse. Nous pouvons, aujourd'hui, signaler deux stations intermédiaires entre ces deux points extrêmes, et où vit ce même Anodonte. Nous l'avons, en cff:t, recueilli dans le lac du Bourget, au port Puer, et dans les eaux du Rhône, au confluent de la Mulatière à Lyon. Nos échantillons sont de taille plus petite que le type; voici du reste les cotes comparatives de ces diverses formes :

TYPE RUÔNE BOURGET PoneteMaMNUN ME Al OI 97 95 Hauteur US Out ant 56 51 50 Epaisseur — NE EN 28 26 26

Malgré la différence des milieux, nos échantillons ont conservé un caractère épidermique signalé par M. Bourguignat, et qui semble très important ; chez lous les sujets, l’arête dorsale est nulle, elle est seulement indiquée par une radiation zonulée d’un noir verdâtre.

Groupe de l’'ANODONTA ELLIPSOPSIS (1!)

ANODONTA ELLIPSOPSIS, Bourguignat Anodonta ellipsopsis, Bourguignat, 1881. Aat. moll. acéph , p. 156. OBSERVATIONS. — A la suite de la description que M. Bourguignat a

donnée de celte belle espèce, il signale le type en Suisse et indique une jolie petite variété minor aux environs de Troyes dans l’Aube. Nous

(4) Bourguignat, 1881. Mal. moll. acéph., p. 15d (Ellipsopsiana). — Locard, 1882. Prodr. malac. franç., p 271.

avons retrouvé le type ou tout au moins une forme très voisine en France dans les eaux du Rhône, dans deux stations différentes, à Valence et à Avignon, et dans celles de la Saône, à Neuville près de Lyon. Nos échantillons sont plus grands que ceux de Suisse, tout en conservant l2 galbe caractéristique tout à fait similaire. Nous allons en donner les cotes

comparatives :

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