C. — Groupe du BULIMUS OBSCURUS
BULIMUS OBSCURUS, Müller
Heliz obscura, MULLER, 4774. Verm. lerr. el fluv. hist. 11, p. 103. Bulimus obscurus, DRAPARNAUD, 1801. Tabl. moll., p. 65 (non Poirel). Limnæa obscura, FLEMING, 1814. In Edinb. Encyclop., VIII, 1, p. 78. Bulimus obscurus, STUDER, 1820. Kurzes verzeichn., p. 88.
Ena obscura, LEACH, 1831. Brit. moll., p. 113, ex Turton. Buliminus obscurus, Beck, 1857. Index molluscorum, p.71. Merdigera obscwïa, HELD, 1837. In Isis von Ohen, p. 917.
OgsERvaTIONs. — Nous n’avons pas à revenir sur la description du Bulimus obscurus; c’est une forme aujourd’hui parfaitement définie à l'égard de laquelle il ne saurait y avoir la moindre ambiguïté. De même ses rapports et différences avec le groupe précédent sont parfaitement tranchés. Nous rappellerons cependant que MM. Dumont et de Mortillet (1) ont signalé comme vivant en Savoie avec des individus de taille et de forme normale, des échantillons de taille beaucoup plus forte, qui semblent être intermédiaires entre le type du Bulimus obscurus et celui du Bulimus montanus. Nous ne connaissons pas cette forme, et ne pouvons dès lors pas dire si l’on doit l'envisager comme forme nouvelle ou la classer comme var. major du Bulèmus obscurus ou var. minor du Bulimus montanus.
VariËrés. — Les variétés du Bulimus obscurus peuvent jorter sur des
(1) Dumont et Morlillet, 1857. Catal. crit. el maluc., p. 10. JÉPMAL. 2
Nail 22 FAUNE FRANÇAISE.
modifications dans une des parties de la coquille ou dans sa coloration. Nous signalerons les suivantes :
Limbatus, Locard (1). — Coquille de taille moyenne, mais avec le péristome plus bordé, plus réfléchi, plus développé : le petit Bornant en Savoie (Dumont et de Mortllet).
Strangulatus, Locard (2). — Coquille de taille moyenne, avec le dernier tour moius haut et plus déprimé à son extrémité, de telle sorte que l’ouverture paraît étroite: Chancy en Savoie (Dumont et de Mortillet). Minor, Locard (3). — Coquille de taille plus petite, à tours plus renflés, plus arrondis, séparés par une ligne suturale plus profonde: les en virons de Lyon, l'Alsace, ia Moselle.
Albinus, de Charpentier (4). — Coquille de taille normale, mais de coloration entièrement blanchâtre : les Vosges (Puton).
HaBiraT. — Le Bulimus obscurus est une forme des plus répandues en France ; on le trouve presque partout; il recherche les endroits humides, frais, couverts ou ombragés, se tenant sur l's tiges des plantes dans les haies et les buissons, sous les feuilles mortes, sous les pierres, sur les vieux murs moussus. Il remonte jusqu'à 1600 mètres d'altitude.
BULIMUS ASTIERIANUS, Dupuy.
Fig. 15 et 16.
Bulimus Aslierianus, Dupuy, 1846. Hist. moll., p. 320, pl. XW, f. 7. — obscurus (var. Astierianus), MOQUIN-TANDON, 1855. Hist. moll., M, p. 292, pl. XXI, f. 10. ‘
OBseRvaTIONS. — Le Bulimus Astierianus appartient à un petit groupe spécial de Bulimes d’Arabie, de Perse et de Mésopotamie. Si nous l'avons maintenu dans le groupe du Bulimus obscurus, c’est qu'il représente les seules formes françaises de ce groupe qui renferme les formes suivantes :
Bulimus Doriæ, Issel (5), de Perse.
(1) Locard, 1880. Études variat, malac., I, p. 208. (2) et (3) Locard, 1880, Loc. cit., I, p. 268. / (4) De Charpentier, 1877. Moll. Suisse, 1, p.4, pl. XI, . 4, ; (5) Issel, 1865. Mout. Persia, p. 33, pl. In, f. 29-32.
Bulimus Maharasicus, Bourguignat (1), d’Aden en Arabie. — Samavaenñsis, Mousson (2), des bords de PEuphrate. — Euphracicus, Bourguignat (3), id.
— Marebiensis, Bourguignat (4), de Mareb en Arabie. — Kursiensis, Bourguignat (5), de Kursi, près d’Aden en Arabie. — cerealis, Paladilhe (6), des environs d’Aden en Arabie.
— vermiformis, Paladilhe (7), id.
— Reboudi, Bourguignat (8), d'Algérie dans la province de Constantine.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — M. l'abbé Dupuy a bien voulu nous communiquer un des types de sa collection. Comparé au Bulimus obscurus, le Bulimus Astierianus en diffère par sa taille deux fois plus petite, par son galbe plus grèle, proportionnellement plus renflé, plus ventru ; par sa suture plus profonde, ses tours plus arrondis; par son péristome plus aplati. Comme l’a très judicieusement fait observer M. l'abbé Dupuy, sa forme générale le rapprocherait du Pupa Farinesi, mais on l'en distinguera toujours facilement par son péristome évasé, aplati etlégèrement épaissi.
Hasirar. — Le Bulimus Aslierianus est une forme très rare. Il avait été récolté jadis par Astier sur des affûts de canon dans l’ile de Sainte- Marguerite; depuis lors, malgré les recherches qui ont été faites, on n’a pu le retrouver dans cette station.
FIGURATION. — Fig. 15, Bulimus Astierianus de l'Ile Sainte-Marguerite représenté en grandeur naturelle. — Fig. 16, le même individu grossi. — De la collection de M. l’abbé Dupuy.
Genre CHON DRUS, Cuvier.
1817. Cuvier, Règne animal, II, p. 408.
Le genre Chondrus, créé . par Cuvier, s'applique à la série des Bulimes dentés, dont les types draparnaldiques sont les Pupa tridens et P.
(1) Bourguignat, 1876. Species novissür.æ molluscorum, p. 21.
(2) Mousson;, 1872. In Paladillhe, apud Annali del museo civico di Genova, vol. IN, p. 14, pl. I, f. 20-21.
3) Bourguisnat, 1876. Species novissimæ, p. 22.
k) Bourguignat. Loc. cil., p. 24.
5) Bourguignat. Loc. cit., p. 24.
(6)Paladilhe. Loc., cûît., p.16, pl. I, f. 22-23.
(7) Paladilhe. Loc. cit., p. 45, pl. J, f. 24-95.
(8) Bourguignat, Loc: cit,, p. 24,
FR
CR
quadridens. Ces formes rangées, d’abord dans les Helix par Müller, puis dans les Turbo par Gmelin, ont figuré en 1792 sous Ie nom de Bulimus dans l'encyclopédie avec Bruguière. Draparnaud et bien d’autres après lui les classent dansles Pupa, alors qu'en 1817, Cuvier crée pour elles le genre Chondrus. À ce même genre, il convient également de rapporter en partie les noms de Juminia Risso (1), Eucore Agassiz (2), Chondrula Beck (3) Gonodon Held (4), Torquilla Villa (5), ctc.
Les Chondrus sont moins anciens que les Bulimus; si nous retrouvons à l'état fossile plusieurs des formes qui vivent actuellement, en revanche, ilenestune, le Bulimus Rayianus, que nous aurons à signaler comme ayant aujourd’hui disparu.
Les Chondrus français sont les suivants :
A. — Groupe du Chondrus tridens.
Chondrus tridens, Müller.
— Rayianus, Bourguignat.
B. — Groupe du Chondrus quadridens.
Chondrus quadridens, Müller.
— niso, Risso.
— lunaticus, Cristofori et Jan.
. À. — Groupe du CHONDRUS TRIDENS
CHONDRUS TRIDENS, Müller Fig. 17.
Helix tridens, MULLER, 1774. Verm. terr. et fluv. hist., IX, p. 106, n° 305.
Turbo tridens, Gueuin, 1776. Systema naturæ, XELL éd., I, p. 3611 (n. Pultney).
Bulimius tridens, BRUGUIÈRE, 1792. Encyclop. melh., Vers, II, p. 350.
Pupa 3 dens, DrAPARNAUD, 1801. Tabl. moll., p. €0. Hist. moul., p. 67, pl. LEE, £. 57. — tridentala, BrarD, 1815. Cog. Paris, p. 88, pl. II, f. 2 (n. Lamck }
Bulimus tridentulus, HARTMANN, 1815. Za Sturm, Deutsch. fauna, NE, NIT, pl. NI,
Chondrus tridens, Guvier, 1817. Règne animal., II, p. 408.
Bulimus tridens, HARTMANN, 1821. Syst. Gaslerop., p. 50.
OBSERVATIONS. — Dans unautretravail (6), nous nous sommes efforcé de
(4) Risso, 1826. Hist. nat. Eur, mérid., IN, p. 88.
(2) Agassiz, 1837. In de Charpentier, Moll. Suisse, p. 45.
(3) Beck, 1877. Index molluscorum, p. 87.
(4) Held, 1837. In Isis von Oken, p. 918.
(5) Villa, 1841. Conch., p. 24.
(6) Locard, 1880. Etudes variations malacologiques, I, p. 213.
montrer quelle était la variabilité des caractères aperturaux du Chondrus tridens. Suivant certaines influences locales ou simplement individuelles, il arrive souvent que dans une même colonie, les êtres de même äâge sont loin d'avoir des caractères aperturaux identiques. D'autre part, la taille, mais non le galbe du Chondrus tridens est susceptible de variations assez notables. Quoi qu’il en soit, c'est toujours une forme parfaitement définie et à l'égard de laquelle il ne peut subsister la moindre erreur.
Variétés. — Moquin-Tandon (1) a cité trois variétés du Chondrus tridens : l'une la var. eximius (2) ne nous est pas connue en France, les deux autres ar. #ajor (3) et minor (4), suffisamment définies, se trouvent un peu partout, mais constituenttoujours des colonies bien distinctes.
HagiraT. — Le Chondrus tridens vit aans les endroits un peu secs, a pied des arbres, sous les herbes, dans les fentes des rochers et des vieux inurs, sous les pierres, dans les gazons; il recherche volontiers les terrains sablonneux, mais calcaires, et remonte jusqu’à environ 500 mètres d'altitude dans les Alpes et 809 mètres dans les Pyrénées. Nous le connaissons dans l'Aisne, l'Oise, Seine-et-Marne, la Seine, l'Alsace, les Vosges, la Moselle, le Jura, la Côte-d'Or, Saône-et-Loire, le Rhône, la Loire, l'Ain, l'Isère, la Sayoie, la Drôme, les Alpes-Maritimes, le Var, les Bouches-du-Rhône, l'Hérault, les Pyrénées-Orientales, l'Agenais, la Gironde, le Maine-et-Loire, la Vienne, l'Allier et la Haute-Loire.
CHONDRUS RAYIANUS, Bourguignat.
Fig. 18.
Bulimus Rayianus, BOURGUIGNAT, 1855. Aménités malacologiques, I, p. 56, pl. II, fig. 10-15.
OsservaTions. — Le Chondrus Rayianus n’est pas à proprement parler une espèce vivante, ou du moins on ne l’a pas encore retrouvé vivant ; il appartie: t aux couches inférieures des ancien graviers de la Seine, des
(A) Rossmässler, 1875. Zconogr., I, p. 81, fig. 305.
(2) Menke, 1834. Hist. moll., p. 34. — Drap., Hist. moll. pl. ENT, f. 57.
(3) Menke, 1834. Loc. cit. — C. Pfeiffer, 4825. Deutsch. moll., pl. IN, f. 42. (4) Moquin-Tandon, 18%5. Hist. moll., Il, p. 297.
environs de Paris (1). Ce serait donc en quelque sorte la forme ancestrale du Chondrus tridens actuel, au moins dans cette région, puisqu'il est aujourd'hui reconnu que cette dernière forme a fait s n apparition bien antérieurement à ces dépôts, en Allemagne, en Autriche, en Russie, en Angleterre et même en France.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — Le Chondrus Rayianus ne peut être rapproché que du Chondrus tridens. « On l’en distinguera facilement, dit M. Bourguignal : {° par sa taille plus considérable, par sa forme plus ventrue ; 2° par son ouverture plus irrégulitre, plus anguleuse, et qui ne possède que deux denticulations; 8 par son péristome plus épais et seulement réfléchi à la columelle; 4 par son dernier tour de spire, qui offre à sa base un sillon longitudinal, et qui, au lieu d’être arrondi, se trouve muni d'une carène obsolète; etc.
HaBirar. — Canonville près de Vincennes, aux environs de Paris.
B. — Groupe du CHONDRUS QUADRIDENS
CHONDRUS QUADRIDENS, Müller.
Fig. 20.
Helix quadridens, MULLER, 1774. Verm. terr. et fluv.hist., VI, p. 105.
Turbo quadridens, GMELIN, 1788. Systema naturæ, éd. XILT, p. 3610.
Bulimus quadridens, BRUGUIÈRE, 1792. Encyclop. melh., Vers. I, p. 351.
Pupa 4-dens, DRAPARNAUD, 1801. Tabl. môli., p. 60.— Hist. moll., p. 67, pl. IV, £.7. Chondrus quadridens, Cuvier, 1817. Règne animal, II, 408.
Jaminia helerostropha, Risso, 1826. Hist. nat. Eur. mérid., IN, p. M, pl. IN, F. 8. Chondrula quadridens, BECK, 1337. Index molluscorum, p. 87.
Gonodon quadridens, HELD, 1837. In Isis von Okhen., p. M8.
Eucore quadridens, AGAssiz, 1840. In Hartmann, Gaslerïop.,1, p. 20, pl. XLIX, [°4-3. Torquilla quadridens, NiLzA, 1841, Disp. syst. conch., p. 24.
Buliüninus quadridens, Azvers, 1860, Die Helic., 2° éd., p. 237.
OBSERVATIONS. — Malgré sou polymorphisme apertural, polymorphisme résultant des conditions biologiques inhérentes à chaque colonie de mol-
(1) Bourguignat, 4869, Cat. Moll. lerr. et flux. des env. de Paris à l'epoque qualernaire p. 7,pl. BE, fig. 7-11.
Fa
FAUNE FRANÇAISE. 97 lusques, ce Chondrus a une forme parfaitement définie, à l'égard de laquelle tout le monde est d'accord. Risso seul a cru devoir modifier pour elle et le nom de genre et celui d'espèce en créant son Jaminia heterostropha. Mais comme l’a fait observer M. Bourguignat (1), la description et la figure de cette espèce se rapportent bien évidemment au Bulimus quadridens de Bruguière, soit à l’Helix quadridens de Müller. Les échantillons de la collection Risso appartiennent, au contraire, au Bulimus lunaticus de Jan.
Variérés. — Outre les variations aperturales du Chondrus quadridens, il importe de tenir compte des nombreuses variations que l’on observe dans sa taille. M. l’abbé Dupuy, dans son atlas (2), a très heureusement figuré quelques-unes de ces variétés. Il existe en effet une différence de 7 à 9 millimètres dans la hauteur totale des individus appartenant bien entendu à des colonies différentes. Les formes major se trouvent presque toujours dans le midi; les formes minor paraissent plus subalpestres et sont localisées dans l’est et le sud-est de la France.
HaBitar. — On trouve le Chondrus quadridens de préférence dans les terrains plerreux, mais pas trop secs; il se cache sous les pierres, sous les feuilles, dans les fentes de rochers ; il sort de sa retraite à la moindre pluie. Nous le connaissons dans presque toule la France, mais il semble plus particulièrement abondant dans l’est et dans le midi. Il peut du reste s'élever à une plus grande altitude que le Chondrus tridens.
CHONDRUS NISO, Risso.
Fig. 49.
Jaminia niso, Risso, 18°6. Hist. nal. Eur. mérid., IN, p. 92. Pupa seductilis, ZecLer. 1837. In Rossmässler, Iconogr., V cë NI, p 10 f. 306; XI, PP 722 bel c: :
Chondrula seductilis, Beck, 1837. Index molluscorum, p. 87. Gonodon seductilis, HELD, 1837. In Isis von Oken, p. 918. Torquilla seductilis, VILLA, 1841. Disp. Conch., p. 24. Bulimus seductilis, L. PrEIFFER, 1841. Symb. Helic., 1, p. 83. — niso, L. PF&IFFER, 1842. Loc. cit., II, p. 118. Pupa niso, Dupuy, 1850. Hist. moll., p. 378, pl. XVIIL, f. 8, c. Chondrus niso, DuBBEUiL, 1880. Cat. moll, Hérault, 3° éd., p. 64
(1) Bourguignat, 1861. Étude synonymique sur les mollusques des Alpes-Marilimes, p.56. (2) Dupuy, 1850. Hist. nat. des Mollusques, pl. XVII, f. 8, a-d.
Ogserv:TioNs. — Ainsi que l’a fait observer M. Bourguignat ({), il convient de rapporter au Jaminia niso de Risso le Pupa seductilis de Ziegler, forme absolument identique, mais en conservant, d’après les lois de la priorité, la dénomination spécifique plus ancienne proposée par Risso.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — Quoi qu'il existe en somme peu de différence entre les Chondrus quadridens et Ch. niso, les auteurs français qui ont eu à signaler cette dernière forme l’ont admise au ranz d'espèce. M. l'abbé Dupuy, Moquin-Tandon et en dernier lieu M. Dubreuil l'ont en effet spécifiquement distinguée du Chondrus quadridens. Tout en ayant le galbe général de cette dernière coquille, le Chondrus niso a dans ses caractères particuliers une ouverture plus ovale; le bord extérieur et le bord columellaire sont plus distants, et s’infléchissent plus régulièrement; en outre, à l'intérieur de l'ouverture, il n’existe jamais que trois denticules dont deux sont p'us particulièrement saillantes : la première sur le bord apertural et la seconde sur le bord columellaire sont toujours bien marquée», tandis que la troisième située au bas du bord columellaire est souvent rudimentaire, et représente plutôt, comme l’a dit M. l'abbé Dupuy, l'indice de la troncature de la columelle qu'une véritable dent.
[agirar. — Le Chondrus niso parait avoir des habitudes analogues à celle du Chondrus quadridens ; mais c’est une forme beaucoup plus rare et plus localisée; on ne j'a signalé que dans le midi de la France sur le littoral méditerranéen: dans les Alpes-Maritimes, aux environs de Nice (Risso); dans l'Hérault à Cette (Dupuy, Dubreuil), à Fontès (Paladilhe), et à Saint-Martin -de -Londres (Dubreuil).
CHONDRUS LUNATICUS, de Christoîfori et Jan.
Fis. 21 et 22.
Pupa lunalica, de CRISTOFORI el JAN. In sched., teste Rossmassler. — seductilis (var. cylindrica), ROSSMASSLER, 4837. Zconogr., V, VI, p. 40, f. 307; el XI, p- 9, f. 724, a.
Jaminia helerostropha, Risso, 1826. In coll., teste Bourguignal. Bulimus niso (var. cylindricus), Mo QUIN-TANDON, 1859. Hist. moll., I, p. 299.
(4)Bourguignat, 186!. Étude syaonymique sur les mollusques des Alpes-Marilimes,p 58.
Osservarions. — Dans son étude synonymique sur les mollusques des Alpes-Maritimes, M. Bourguignat à parfaitement montré l'erreur que Risso avait commise dans ses spécifications. D'une part, il a décrit sous le nom de Jaminia heterostropha le véritable Chondrus quadridens, alors que leséchantillons de sa collection se rapportaient au Chondrus lunaticus. Mais d’autre part, il a également décrit sous le nom de Jaminia niso une forme nouvelle que Z'egler a postérieurement décrite sous le nom de Pupa seductilis.
Nous conservons le nom de lunaticus donné par de Cristofori et Jan, el maintenu par Rossmässler dans s1 figuration de la planche XXII, pour distinguer cette forme type de la collection Risso des Chondrus niso et seductilis avec lesquels il pouvait y avoir confusion.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — Le Chondrus lunaticus est incontestablement très voisin du Chondrus niso. Toutefois on le distinguera à son galbe cénéral plus allongé, plus cylindriforme, non ventru, tel du reste qu'il est assez exactement représenté par Rossmässler. En outre son ouverture tout en conservant la même dis*osition orn2mentale, est moins arrondie et proportionnellement plus haute, l'angle supérieur plus aigu, le bord extérieur plus droit, le bord inférieur moins arrondi.
HaBiTarT. — Ce Chondrus paraît très rare. Il n'a été encore rencontré qu'aux environs de Nice dans les Alpes-Maritimes ; il vit sous les pierres non loin de la mer.
FiGurATION. — Fig. 21, Chondrus lunaticus de grandeur naturelle. — Fig. 22, ouverture agrandie du même individu. -— D’après la figuration de Rossmässler.
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