TADORNA FAMILIARIS. Boie, Jsis, p
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Tavorna BELLONI. Salerne, Orn. p. 415. (1767).
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Tao. vuzpanser. Flem. Brit. Anim. p. 122. (1828).
TAD. GIBBERA LITTORALIS ET MARITIMA. Brehm, Îsis. p. 997. (1830). —. Handb. p.856-858. (1831). — Naumannia. p. 297. (1855). — Vogelf. p. 370. (1855).
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VULPANSER TADORNA. K. et Bl. Wirbelth. p. 84. (1840)
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Tad. vulpanser. Gould, B. Great. Brit. V. pl. 11. (187.).
ed. cornula. Sclat. P. Z,.S. p. 511. (1880).
Suédois : Grafand, Grafgäs, Brandgäs. Jutland. Jugäs. (Nilsson).
Allemand : Fuchsgans (Klein), Oie Renard, nom qui vient de l'habitude de ces Oiscaux de nicher dans les terriers ct du roux qui domine plus ou moins dans leur plumage suivant les Espèces.
TADORNA SCHACHRAMAN. Brehm, Vogelfang. p. 370. (1855). — Naumannia, p. 297. (1855).
Schachraman, nom d’une princesse arabe.
De la grosseur du T. familiaris, Boie, el presque semblable à celui «1. La femelle seule en differe beaucoup par la couleur du cou, qui est d’un gris noir. 28 Rectr. au heu de 26; moins de blanc sur les Rém. secondaires. (Brehm).
HABITAT. — Lac Menzaleh. (Brehm).
Hollandais : Bergeend. (Schlegel).
Anglais : Shieldrake, Canard à bouclier. Burrough Duck, Canard terrier. (Willughby).
Français : Tadorne. (Belon).
Morbihan : Houad-Troeale. (Taslé).
Gard : Bé-Roujhë. (Crespon).
Italien : Volpoca. (Savi).
Sicile : Crciatu. (L. Benoît).
Sardaigne : Anatra volposa. (Cara).
Mare. — Téle et cou d’un vert foncé brillant. Le reste du plumage blanc, avec une large ceinture rousse sur la poitrine et le dos, scaputaires noires, ainsique le milieu de l'abdomen; cette couleur remonte en se rétrécissant el suit le sternum jusqu’à l’écharpe rouge pectorale. Rém. prim. noires. Miroir d'un vert pourpré. Bec rouge. Pieds roses. — Jeune. Tout le dessous du corps blanc. Tète, derrière du cou, haut du dos et épaules gris noù à bordures claires. Long. tot. 0",70.
Mare. — ‘Tête et cou jusqu’au dela de la moitié de ce dernier, d’un vert noir brillant. Bas du cou ceint d’une écharpe blanche, qui s’étend en avant jusqu’au commen cement de la crête sternale, et remonte en se rétrécissant . en arrière. Une autre écharpe, d’un roux jaune très ardent, descend sur la poitrine, remonte sur les côtés de celle- ci en se rétrécissant un peu, et s’allonge de nouveau sur le haut du dos pour occuper tout le Manteau, dont elle dessine la forme. Milieu et bas du dos, croupion, Suscaud., côtés dela poitrine et du ventre, flancs d’un blanc pur. Une grande tache d’un noir foncé, mélangée dans certains endroits d’un peu deroux, commence le long de l’arête sternale presque en haut de l’écharpe rousse, et descend en se rétrécissant sur le milieu du sternum, pour
s’élargir en forme de losange vers le bas de celui-ei et occuper ainsi tout l'abdomen. Cette tache n’est pas nette sur ses bords, étant disposée par maculatures qui empiè-tent sur le roux de l’écharpe et le blanc des côtés du sternum et de l’abdomen ; c’est sur ses bords que les mélanges de roux sont les plus visibles. Soucaudales d’un joh roux jaune pâle, surtout en arrière, où il passe au blanchâtre à l’extrémité des plumes. Scapulaires d’un beau noir de velours. Couvertures supér. et infér. des ailes blanches. Les Rémiges cubit. les plus proches du corps blanches, les plus longues de celles-ci de cette couleur, bordées extérieurement de noir. Au-dessous de cette raie se remarque une bande assez large, allongée et arrondie en dessous, d’un jaune roux foncé. Miroir d’un beau vert à reflets dorés métalliques. Rémiges et extrémités des Rectr. noires. Bec et tubercule rouge carmin. Onglet brun. Tarses couleur de chair. Ongles noirs. [ris brun, Long. tot. jusqu’à 0",70. Bec 0",048. Aile 0",83. Queue 0",14. Tarse 0",058.
Mae. Été. — Bec et gibbosité rouge-brique, moins vif qu’au Print. Pieds d’un rouge pâle. Vert de la tête et du cou d’une teinte plus mate qu’au Print. Sur la ceinture brune des épaules et des côtés de la poitrine sont des plumes bordées de noir et frangées de blane à la pointe. Plus bas, vers la poitrine, la couleur devient plus foncée et se mélange avec le ruban brun noir qui s’étend sur le ventre. Cette dernière couleur s’affaiblit peu à peu et disparaît dans le blanc de l’abdomen. Couvertures imfér.
de la queue d’un blanc jaunâtre; celles du dessus, blan-
ches et terminées de noir. Les bandes noires des Scapu- Fasc. IV. ”
Mer in laires étroites et d’une teinte mate. (Meves, Oefvers. K. Vet, Ak. Fôrh. p. 287-288. 1868).
FEMELLE. — Pas de protubérance à la base du bec. Plus petite que le Mâle. Teintes moins pures. Ceinture pectorale plus étroite avec quelques taches noires. Noir du dessous du corps peu étendu. Une tache blanche sur le front et sur la paupière infér.
JEUNE. — Dessus de la tête, une ligne au devant et au-dessous des yeux, joues, nuque, derrière et côtés du haut du cou d’un noirâtre saupoudré de fines lignes gris blanchâtre, surtout sur les bords de la couleur foncée et sur les côtés du cou. Front, lorums, côtés des mâchoires, sorge, devant du haut du cou, bas de celui ci en avant et en arrière et tout le dessous du corps, d’un blanc sale de même que le haut du croupion. Haut du cou et Scapulaires largement maculées de gris brun cendré, roussâtre, brunâtre et de blanchâtre, et saupoudré de grisâtre, toutes ces teintes étant très ternes. Les plus longues Cubit. lavées de gris brunâtre terne. Petites et moyennes Couvertures des ailes d’un blanc sale, les plus longues bordées de gris brunâtre. Bande du dessous du miroir d’un roux terne. . Miroir vert avec de légers reflets dorés, et bordé de blanc enarrière, quelques -unes des Rémiges qui le portent étant très étroitement liserées de blanc en arrière. Rémiges primaires noires, terminées de blanc à partir de la 5°. Suscaudales saupoudrées de gris brunâtre clair. Rectrices de cette couleur, mais plus foncée, terminées et bordées de blanc. Bec brun rougeätre. Pieds livides. Iris brun foncé.
Poussin. — Dessus de la tête et de ses côtés, un trait le long du cou d’un brun foncé. Parties supér. de même
nuance, mais avec de grandes taches blanches, ce qui fait que le brun foncé du milieu du dos et du croupion forme une croix complète. Tout le dessous du corps d’un blanc pur. (Theel, Jägarefürb. nya. Tidshkr. p... 18T1. — 2 Marchand, À. Æ, p. 279. 1870. pl. 8. 1866).
ANATOMIE. — Chez le Mâle, le Larynx infér. se dilate en deux cavités formées en totalité par une substance cartilagineuse dont la surface est inégale. Le renflement droit est toujours du double plus gros que celui de gauche (T.). — Yarrell, Brit. B. 4e éd, p. 357. fig.
HagBirTar. — Ne se trouve pas en [slande, ni au Spitzherg, ni en Amérique. R. au delà du Cercle Arctique en Europe. (Nilss.) GC. en Norvège près de Tellemarken, Tyrifjord, Jüddern et Müsen. (Wallengr.) Ile de Gottland. (A. Andr.) Danemark; niche partout où les rives sont escarpées, et où l’on voit des bancs de sable élevés. (Kjärb.) Sylt; niche; C. C. (Rafn.) Baltique. R. dans le centre de l’Allemagne. (Brehm). Récifs de la Finlande (Palmén). Sarepta, Ass. C. ; niche. (Mœæschl.) Lacs de la Tartarie et de la Daourie. (Pall.) Silésie, Acc. C. (Gloger). Hollande (Schles.) GC. à l'embouchure de l'Escaut, Hiv. rig. (De Sélys). Tyrol, Hiv. R. (Althammer). Angleterre, Séd. (Macgill.) De passage dans le N. de la France. Se reproduit près du Havre, à l'embouchure de la Seine dans les falaises escarpées d’Orches. (Degl.). Normandie. (Nourry). Tué quelquefois dans les marais de la Meurthe et de la Moselle. (Godron). Alsace, Acc. (Krœner). Seine-Inf., niche. (Lemetteil). Côte-d'Or, KR. R. (Marchant). Savoie, R.R. (Bailly). Jura. (Ogérien). Dauphiné (Bouteille). Indre, Hiv-rig. (R. Martin). Allier, Acc. (Olivier). Loiret, R. R. (Nouel). Maine-et-Loire. (Vincelot). Manche (Le Meunicier). Morbihan, R. R. Séd. à l’île de Dumet, à l'embouchure de la Vilaine (Taslé). Loire-Inf., pass. C. (Blandin). Charente, R. R. (de Rochebrune). Charente-Inf., Hiv. pas. G. (Beltrémieux). Gard; se tient dans les étangs et les marais, préfère les bords de la mer. (Crespon). Hérault. Aude, Séd. sur les bords de la mer. P yrénées-Orient. Acc. (Lacroix). Bassin d'Arcachon, Rég. (Dubalen). Sicile, R. Malh.) Arrive à Malte vers la fin d’Oct. (A. Wright). Iles [oniennes, Hiv. rigoureux. (T. Powys). Observé deux fois dans les Hiv. rigoureux entre l'ile d’Eubée et le promontoire de l’Attique. (Linderm.) Embouchure du Guadalquivir. (Saunders). Sardaigne, Déc. et Janv. (Cara).
Algérie, de passage. (Loche). Tanger. (Cartens.) Tuggurt. (Tristram).
Les contrées mérid. de la Sibérie jusque vers l'embouchure de l’Uda. sur les côtes de la mer d’Ochotsk. (v. Middend.) Chine. Formose.(Swinh.) Asie centr.; niche à Siam. (Tickell). Smyrne. (v. Gonzenb.)
Mœurs. — «Les jeunes Tadornes élevés par une Cane s'accoutument aisément à la domesticité et vivent dans les basses-cours comme les Canards ; on les nourrit avec de la mie de pain et des grains... Onne voit jamais les Tadornes sauvages rassemblés en troupes comme les Canards, les Sarcelles, les Siffieurs. Le mâle et la femelle seulement ne se quittent point. On les aperçoit toujours ensemble, soit dans la mer, soit dans les sables; ils savent se suffire à eux-mêmes, et semblent en s’appariant contracter un nœud indissoluble... » (Baillon).
« Leur cri ordinaire est assez semblable à celui du Canard, mais il est moins étendu et beaucoup plus fréquent... Ils ont encore un second eri plus faible; quoique aigu, wute, uute, qu’ils font entendre lorsqu'on les saisit brusquement, et qui paraît être l'expression de la crainte; ils se baignent fort souvent, surtout dans les temps doux et à l’approche de
la pluie; ils nagent en se berçant sur l’eau, et lorsqu'ils abordent à
terre, ils se dressent sur leurs pieds, battent des ailes... » (Buff.) Le Dr A. Brehm dit contrairement à l’assertion de Buffon que la yoix du
T'adorne ne ressemble en rien à celle des autres Canards : « Le cri de la
femelle est une sorte de glapissement, celle du mâle peut être exprimée par Korr, sur un ton grave. »
« Même pendant la nuit la plus obscure, on peut reconnaître le T'adorne à son vol. Le bruit qu’il occasionne se rapproche du wuw wu wu de celui des Oies. Les battements d’ailes sont plus lents et l’Oiseau progresse moins rapidement que les autres Canards, aussi le son qui résulte de son sou vol est-il plus doux que chez ces derniers. On peut l’exprimer par wië, wië, wie. En se posant, le Tadorne se laisse tomber en tenant les ailes étendues, ce qui occasionne un bruissement tout particulier... Le Tadorne se distingue en outre des autres Canards, en ce que le mâle ne quitte jamais sa femelle., Dès que celle-ci abandonne son nid, il conduit avec elle ses petits à l’eau. Dans l’arrière-saison, ces Oiseaux se voient encore réunis par paires... » (Droste-Hülshoff).
« Pris jeune, le T'adorne se laisse facilement élever lorsqu'on lui donne les aliments convenables. Si on tient les petits sur un étang suffisamment vaste, ils trouvent d'eux mêmes assez de nourriture pour qu'on n'ait pas besoin d'y ajouter grand’chose. À la vérité, les Insectes qu’ils attrapent eux-mêmes ne suffisent plus, et on doit leur donner un supplément de lentilles d’eau, de salade hachée, de pain, d’œufs de Fourmis, etc. Ces Oiseaux deviennent très familiers. » (A. Brehm).
M. Münter (J. f. O. p. 302, 1858) cite un exemple de Tadorne réduit l'étàt complètement domestique, mais ce fait isolé n’a pas été confirmé
par de nouvelles observations. (Voyez Bolle, J. f. O. p. 489, 1858).
CHASSE. — « Au Print., lorsque ces Oiseaux sont encore rassemblés en troupes sur les bords de la mer, et avant qu’ils se soient réunis par paires, on peut facilement les approcher à portée de fusil; pour cela, il suffit de
se cacher derrière une haie et d'envoyer contre eux un chien de chasse de couleur rousse. Ce chien après les avoir fait lever est dressé à revenir vers son maître. Les Tadornes, quile prennent pour un Renard, contre lequel ils ont une inimitié naturelle, prennent leur vol et le poursuivent même en poussant des cris. Au moment où le chien se rapproche du chasseur, les Oiseaux arrivent à la portée de celui-ci, qui peut alors les tirer. Les T'adornes retournent ensuite à l'endroit d’où ils étaient partis, et comrne on peut les faire venir de nouveau par le même moyen, cette chasse est très destructive. Voyez encore Tidskr. f.Jügare. p.197. Hft. 7. » (Nilsson).
NouRRITURE. — Vers de mer, Grenades ou Sauterelles qui s’y trouvent
à millions. (Baïllon). Plantes aquatiques et leurs semences, Vers, Insectes, petits Mollusques, et, à ce qu’on assure, de jeunes poissons. Ces Oiseaux avalent en même temps beaucoup de sable. (Nilsson).
PROPAGATION. — « La Femelle de cette Espèce ayant des couleurs très voyantes, ne pouvait pas, sans danger d’être découverte par les Oiseaux de proie, couver ses œufs à découvert. C’est pourquoi, sur les bords de la mer, elle se creuse dans le sable et sous le gazon, un terrier où elle dépose ses œufs. Quelqufois aussi elle pond sous un arbre vermoulu et dans un arbre creux, loin du rivage; quelquefois aussi dans le terrier d’un Renard... Dès que les petits sont éclos, la mère les conduit à l’eau. » (Nilson).
« Le Print. nous amène les Tadornes,mais toujours en petit nombre : dès qu’ils sont arrivés, ils se répandent dans les plaines de sables dont les terres voisines de la mer sont ici couvertes ; on voit chaque couple errer dans les garennes qui y sont répandues, et y chercher un logement parmi ceux des Lapins; il y a vraisemblablement beaucoup de choix dans cette espèce de demeure, car ils entrent dans une centaine avant d'en trouver une qui leur convienne. On aremarqué qu'ils ne s’attachent qu'aux terriers qui ont au plus une toise et demie de profondeur, qui sont percés contre des dos à dos ou monticules et en montant, et dont l’entrée opposée, au midi, peut être aperçue du haut de quelque dune éloignée. »
« Les Lapins cèdent la place à ces nouveaux hôtes et n’y rentrent
« plus. »
« Les Tadornes ne font aucun nid dans ces trous. La Femelle pond ses premiers œufs sur le sable nu, et lorsqu'elle est à la fin de sa ponte, qui est de dix à douze pour les jeunes, et pour les vieilles de douze à quatorze, elle les enveloppe d’un duvet blanc fort épais dont elle se dépouille. »
« Pendant tout le temps de l’incubation, qui est de trente jours, le Mâle reste assidûment sur la dune, il ne s’en éloigne que pour aller
PS
deux à trois fois dans le jour chercher sa nourriture à la mer; le matin et le soir la Femelle quitte ses œufs pour le même besoin; alors le Mâle entre dans le terrier, surtout le matin, et lorsque la Femelle revient, il retourne sur la dune. Des qu'on aperçoit au Print.un Tadorne ainsi en vedette, on est assuré d’en trouver le nid; il suffit pour cela d’attendre l’heure où il va au terrier ; si cependant il s’en aperçoit, il s’envole du côté opposé et va attendre sa Femelle à la mer; en revenant ils volent longtemps au-dessus de la garenne, jusqu’à ce que ceux qui les inquiètent se soient retirés. »
« Dès le lendemain du jour que la couvée est éclose, le père et la mère conduisent les petits à la mer et s’arrangent de maniere qu'ils y arrivent ordinairement lorsqu'elle est dans son plein. Cette attention prouve aux petits l'avantage d’être plus tôt à l’eau, et de ce moment, ils ne paraissent plus à terre. Il est difficile de concevoir comment ces Oiseaux peuvent, dès les premiers jours de leur naissance, se tenir dans
un élément dont les vagues en tuent souvent des vieux de toutes les
Espèces. »
« Si quelque chasseur rencontre le convoi dans le voyage, le père et la mère s’envolent. Celle-ci affecte de culbuter et de tomber à cent pas, elle se traîne sur le ventre en frappant la terre de ses ailes et par cette ruse attire vers elle le chasseur ; les petits demeurent immobiles jusqu’au retour de leurs conducteurs, et on peut, si on leur tombe dessus, les prendre tous sans qu'aucun fasse un pas pour fuir. »
« J’ai été témoin de ces faits, j'ai déniché plusieurs fois et vu dénicher
« des œufs de Tadornes ; pour cet effet, on creuse dans le sable en sui-
vant le conduit du terrier jusqu’au bout: on y trouve la mère sur ses œufs ; on les emporte dans une grosse étoffe de laine, couverts du duvet qui les enveloppe, et on les met sous une cane ; elle élève ces petits étrangers avec beaucoup de soin, pourvu qu’on ait l'attention de ne lui laisser aucun de ses œufs. » (Baillon).
« À Sylt et dans les autres îles du Slesvig, on établit pour les Tadornes des nids artificiels ; pour cela on creuse des conduits souterrains dans les dunes peu élevées et recouvertes de gazon; ces galeries s’entrecroisent vers le milieu de la dune et servent ainsi à l’établissement des
« nids. Chaque endroit où il ya un nid est pourvu d’un couvercle degazon
fermant hermétiquement, et disposé de façon à pouvoir être enlevé à volonté. afin de permettre d'examiner le nid. Le lieu où se trouve celuici est garni de brins de pailleet de mousse sèche. Ces sortes de nids son occupés régulièrement par les Tadornes, lors même qu’ils se trouvent près des habitations... Si on ne trouble pas la Femelle, elle pond de 7 à 12 œufs ; mais si on les lui enlève, comme cela se pratique à Sylt, on peut l’amener à en pondre 20 ou 30. Peu à peu la Femelle couvre ses œufs de manière à les cacher complètement chaque fois qu’elle sort du nid... La
« Femelle ne quitte pas ses œufs lors même qu’on enlève le couvercle au-
« dessus d’elle, et si on la touche, elle se contente de se glisser dans une
« galerie voisine... Ces Oiseaux sont pour les habitants de Svlt une res- « source précieuse par leurs œufs et leur duvet qu’on leur enlève lorsque « les pontes sont terminées. » (A. Brehm.)
Œufs (10-12) d’un ovale plus ou moins allongé, moins arrondis à la base qu’au sommet, d'un blanc mélangé faiblement de vert jaunâtre. Coquille assez épaisse et solide, pourvue de pores fins, luisants. Vus par transparence, ces œufs paraissent d’un jaune verdâtre. Ils se distinguent de ceux de l’Oid. fusca et de l'Oid, nigra par leur teinte d'un blanc verdâtre. (Thienem.). 0",062-0",065 sur 0,044-0%,046. (Degl. et Gerbe).
Thienemann, Fortpflanzungsg. pl. LXXX, f. 11.
Bädecker, Brehm et Pässler, D. Eïier d, europ. Vüg. pl. 68. f. 1.
BiBLioGRAPHIE.*"*" Le Canard Tadorne. (L'Acclimat. p. 473. 1876). — Sclater (P. L.). Tadorna Vulpanser (P.Z.S. p. 189. 1864).
STIRPS B. — KAZARKEÆ.
Pas de tubercule à la base du bec chez les Mâles.
GENUS. KAZARKA. Eyton, Anat. (1838).
CasaArcA. Eyton, /, c.
CasarcA. Bp. Comp. List. (1838).
Bec un peu plus court que la tête; arète de la Mandib. supér. un peu concave dans son milieu ; son extrémité assez légèrement relevée en haut. Onglet très saillant et arrondi. Plumes du front s’avançcant un peu en pointe entre les deux branches basales de l’arête du bec. Derrière les Narines existe une surface plane qui descend presque perpendiculairement en bas et qui est limitée en arrière par les plumes des lorums qui y dessinent une légère
courbe à concavité postérieure. Bords de la Mandib. supér. recouvrant ceux de l’infér. Lamelles bien accusées, visi bles vers la moitié basale du bec. Narines ovalaires. Cou relativement court et assez fort, Tarses à peu près de la ‘longueur du doigt médian.