‹ Contributions à la faune ornithologique de l'Europe occidentaleChapitre 108 sur 208 · TE · texte numérisé non relu

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touchantes ; elles valaient bien de tristes et d’arides vérités, c'étaient de doux emblèmes pour les âmes sensibles. Les Cygnes, sans doute, ne chantent point leur mort; mais toujours, en parlant du dernier essor et des derniers élans d’un beau génie prêt à s’éteindre, on rappellera avec sentiment cette expression touchante : C’est le Chant

du Cygne. »

Casse. « Les environs du golfe de Borgur sont remplis de Cygnes,

mais c’est dans les landes d’Arnavatu et d'Holtevard qu’il y en a

le plus. Ces oiseaux se tiennent aussi volontiers dans une étendue de pays de 8 à 10 milles de long, sur 3 à 4 mille de large, consistant en plus grande partie en places marécageuses avec des lacs d’eau douce de différentes grandeurs. C’est là où ils perdent leurs plumes en août. Les habitants de Borgarjord et de Hrutefjord ont grand soin de s’y rendre pour ramasser la plume et attraper les Cygnes, vieux comme jeunes, profitant de ce temps où ils ne peuvent voler, les uns faute de plumes, les autres parce qu’ils n’en ont pas encore la force. On fait aussi la récolte des œufs au Print., lorsqu'ils font leur première ponte. Lorsque les chasseurs se mettent en marche, ils vont à cheval; mais ils choisissent pour cela des chevaux qui ont de la vigueur et qui üe sont pas ombrageux. Ils emmènent aussi des chiens dressés à saisir le Cygne par le cou, au moyen de quoi l’oiseau perd son équilibre, et en mêmcetemps son courage et ses forces. En arrivant, on trouve les Cygnes avec leurs jeunes. dans la campagne; mais dès qu'ils apercoivent quelqu'un, ils se sauvent et se jettent à l’eau; c’est dans cette cccasion que Pon voit que cet oiseau court presque aussi vite que le cheval le plus agile... La chasse aux Cygnes n’est pas seulement très avantageuse pour les

. Islandais par les plumes qui se vendent bien et facilement aux étran-

gers qui commercent avec eux; mais ils ont encore le duvet et la peau, qui sont pour les insulaires un très bon revenu. Ils en man-

gent la chair, quoiqu'elle soit un peu dure et coriace. Ils dépouillent

les pattes, de manière que les ongles restent après la peau, qui ressemble au chagrin, après avoir été empaillée pour la faire sécher. Ils se servent de ces peaux de patte en guise de bourses pour y mettre leur argent et autres petites bagatelles. » (Olafsen et Povel-

sen, Voy.en Islande.

« En Laponie, on prend les Cygnes au Print. en plaçant des traquenards au bord des trous qui sont dans la glace. Pour amorce on emploie une racine. On les tire également au fusil. Le chasseur revêt une chemise blanche et peut ainsi les approcher. Les Lapons font des bonnets avec la peau. »

Voyez Beekfries, Skanska Svanjagten (Tidskr. f. Jägare och Naturf.

nerveuses. La graisse de re oiseau enlève aoilenieuit les M . « visage. » (Aldrovande). 4e

LE PROPAGATION. « Le Nid du Cygne, nommé en islandais dingur, est « toujours ie sur une ile et composé de diverses plantes. Le seul: « Cygne que j'ai cru couver ne tenait pas son cou droit, mais allongé « sur Le bord du nid. Le Cygne ne niche pas tout près du lac Myvain, “« mais à une certaine distance. En Hiv. au contraire il y est très «€ abondart, ainsi qu’à Kallstrôm et sur le rivage entre Reykjahlid et « Vogar, où l’eau ne gèle pas. » (Krüper). re «Niche dans les contrées sauvages et éloignées des habihtiens .#e « surtout dans la région la plus septentrionale de la presqu’ile scandi- CAVE... Le nid, composé de plantes aquatiques, est vaste, placé « sur une touffe de plantes sur le sol, tout près de l'eau.....Le mâle « se tient vis-à-vis de la femelle tout près du nid, inais ne couve pas. « Au commencement de Juill., les petits tout déjà éclos. Nid placé …. « dans un creux, au milieu de l’herbe, composé de branches de sau= ne «les, de tiges du Comarum palustre, du Merganthes trifolia et de « feuilles de saules. Ces plantes sont très serrées et permettent au nid ©: = «& de se conserver jusqu’à l’année suivante. » (Nilsson). LA re Œuf d'un blanc sale, dépourvu de la couche calcaire qui se remar- . que sur celui du C.olor, 0108 sur 0w077 jusqu'à 0111 sur On075. (Meves, Defvers. K. Vet. Ak. Fôrh. p. 284. (1868). | Thienemaunn, Foripfianzungsg. pl. L. XX VI. f. 2.2. ue Bädecker, Brehm et Pässler, D. Eier d. Europ. Vôg.pl.47.£.1. PEER

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Cette Espèce a été dédiée par Yarrell au célèbre ornithologiste Ta. Bewick.

Le €. Alumni, qui paraît devoir être réuni à l'oiseau de cet article, avait été dédié par M. Baedecker au Dr Altum, l’un des ornithologistes les plus distingués de l'Allemagne.

Plumes du front s’'avançant sur la base en s’arrondissant. Bec noir sur une étendue relativement assez grande. Long. tot. Pace nach Paerith jy 6° F4,

: Apuire. Petites gibbosités de la base du bec très . Peu marquées. Plumes du front s’avançant derrière

elles en s’arrondissant. Lorums nus au devant des yeux sur un espace plus grand que chez Hol. musicus. Bec noir sur une plus grande étendue; ainsi, l’arête est de cette couleur en dessus jusqu’à 0m015 en avant : des deux petites gibbosités. Cette couleur suit jusqu’à ceux-ci les bords de larèête, contourne en S’arrondissant le bord postér. et infér. des narines, Dies retourne en arrière parallèlement à l’arète jusqu’à une petite distance du côté de la base du bec pour redescendre en ligne verticale et se prolonger le long des bords jusqu’à la commissure. Le jaune oceupe done les Lorums, les gibbosités, s'avance au delà de leurs petits tubercules antér., puis pénètre sur les côtés du bec dans un espace quadrilatère derrière les Narines, et forme en arrière et au bas du dit quadrilatère un angle droit. Membrane intermandibulaire Jaune. Plu- mes du menton s'avançant sur celui-ci à angle très aigu, mais moins étendu en avant que chez Hol. inusicus. Tarses et membranes noirs. [ris brun noir. Long. tot. 1526 environ. Bec Om10. Aïle 0m053. Queue Om476. Tarse OmO18. Doigt méd. avec l’ongle 0m0138.

JEUNE. D'un gris clair. Lorums d’un carné livide, recouverts de petites plumes cendrées. Bec livide partout où celui de l'adulte est jaune. Tarses et membra-

nes noirâtres.

ANATOMIE. La Trachée est logée dans un creux du Sternum plus grand que chez le £ygne Sauvage, et y fait deux circonvolutions. Ce creux mesure 0m14—(0%18 chez le mâle et 0®08 -0®=12 chez la Femelle. (Degl. et Gerbe . —Voy. Yarrell, Brot. B. 4° éd. p. 312-320. Descr.

el fig.

N. B. — On ne doit peut-être pas séparer l'A. minor du Cygnus Altumi; ce dernier a été considéré par Bonaparte comme un sujet très adulte de l'A. minor, offrant le noir du bec plus étendu vers le front.

Gerbe).

americanus. Sharpless (Am. Journ. XII. p. 83) dit en outre que le Lesser Swan de Latham est également identique à cette Espèce.

HABITAT. Propre aux régions les plus septentrionales. On a dit qu'il se trouvait en Islande, mais il niche surtout dans le N. de la Sibérie. R. R. dans la Scandinavie et la Finlande. Palmén.). B.-Petchora. N.-Zemble. (Seebohm et H. Browo, bis p.438. 1876). Danemark; de passage. (Kjärb). Observé en Hollande (Schleg.) Côtes de Flandre, Acc. (de Sélys). À été souvent tué en Ecosse, où il paraît étre aussi C. que le C. musicus (Macgill.. Guernesey, Acc. (C. Smith.). Seine- # [ni., Jura, Acc. (Ogérien). Loiret (Lemetteil', tué à Saint-Ay sur la

one. 26 Févr. 1870. (Nouel). Côte-d'Or, KR. R.R. Marchant). Rhône, R.R.R.(L. O.-G.). Allier, Irrég. (Olivier). Manche, R.R. (Le Mennicier). Loire-Inf. R. R. (Blandin). Landes, Hiv. rig. (Dubalen:. Aude, Hérault, Hautes-Pyrénées, Tarn-et-Garonne, Hiv. très rig. (Lacroix). N.-Zemble. (Th. v. Heuglin, J. f. O. p. 120. 1872).

Sibérie Orient. (v. Middend. ). Chine. Swinh..

PROPAGATION. Nid plus vaste que celui du Cygne Sauvage (Degl. et

Œufs (5-7) plus jaunâtres que ceux du ACbE Sauvage 0®095 —0m010

: : sur 0065 - 0070. (Dezl. et Grerbe).

Thienemaun, Fortpflanzungsgesch. pl. LXX VI. f. 1. Bädecker, Brehm et Pässler, D. Eier d. europ. Vüg. pl. 31. £. 1.

GENUS I. CYGNUS. Mey. et Wolf, Taschenô. (1810).

Bec de Ia ueucur de la tête, d’égale largeur dans

toute son étendue, avec un ae charnu, convexe à sa base. Arète supér. du bec arrondie et saillante entre les narines, et distincte encore près de l'onglet. . Mandib. supér. assez déprimée vers son extrémité. Les faces latérales de sa base un peu obliques de haut en

… bas et de dedans en dehors. Bords presque droits, re-

d couvrant presque les lamelles. Narines allongées, . petites, situées un peu en avant du tubercule. Onglet

presque en ligne un du bord antér. sé l'œil à l'angle des commissures. Queue cunéifo Trachée sans circonvolutions. :

He

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