BRENTA BERNICLA. G. R. Gr. Hand. B. II, p
ANAS BERNICLA. L. Syst. p. 124 (1758).
Brentgans. Klein, Verbess. Hist. d. Vüg. p. 136 (1760). Brenta. Br. Orn. VI, p. 304, pl. 31 (1760).
Occa colombaccio. ** Stor. degli Ucc. V, pl. 582 (1766). BRENTA. Salerne, Orn. p. 410 (1767).
Le Cravant. B. Ois. IX, p. 87 (1783). — Id. ent. 342.
D oo Set
BRENTA NIGRICANS. G. R. Gr. Handl. B. IL, p. 76 (1871).
ANSER NIGRICANS. Lawrence, Ann. Lyc. N. Y. IV, p. 172 (1846). BERNICLA NIGRICRANS. Cassin, I. B. Calif. Texas, pl. 10 (1856). BERN. NIGRICANS. Baird, B. N. Amer. p. 767 (1860).
HABITAT. Amér. Sept. — Groenland (Reinhardt). Baie d'Hudson (Richards). Wisconsin (R. Hoy). Yakoa River (Ross). Rio-Grande (M. Call.).
+ ie
Brentgoos. Penn. Arct. Zool. Il, p. 274 (1792).
ANAS BRENTA. Pall. Zoogr. Il, p. 229 (1811).
AN. BERNICLA. Wils. Am. Orn. VIT, p. 13, pl. 92, f. 1 (1814).
ANSER TORQUATUS. Mey. Vôg. Liv-und Esthl. p. 260 (1815).
BERNICLA TORQUATA. Boie, Isis, p. 563 (1822). .
BERN. BRENTA. Steph. Gen. Zool. XII, p. 46 (1824).
BERN. MICROPUS, TORQUATA, PLATYUROS (18 Rectr.) et pallida (16 Rectr.). Brehm, Handb. p. 849-851 (1831).
BERN. GLAUCOGASTER. Brehm, Handb. p. 849 (1831).— Id. Vogelf. p. 368 (1855).
ANSER TORQUATUS. Gould, Eur. pl. 352 (1837).
BERNICLA MELANOPSIS. Macgill. Brit. B. V. (1839).
BERN. BRENTA. G. R. Gr. Gen. B. III, p. 607 (1849).
BERN. BRENTA. Reichb. Handb. pl. 97, f. 228-229 (1850).
Aux Ferüe : Helsingagas (A. Holm).
Suédois : Prutgas (Nilss.). Pruta, Marchander, Gas, oie.
Norvégien : Gaul (Nilsson).
Allemand : Brentgans (Klein) ) Rrblqans.
Hollandais : Rotgans Bchesen
Anglais : Brentgoose (Willughby). Brandgoose (Charleton).
Francais : Cravant. Ge mot doit provenir, comme le dit Buffon, de l'allemand Grau Ent, canard gris.
Italien : Ceson (Bélon).
ADULTE. Téle, cou, Rémiges, Rectr., croupion, et Sus-
BERNICLA GLAUCOGASTER. Brehm, Handb. p. 849 (1831). — Id. Vogelf. p. 368 (1855).
Parties supér. plus foncées que chez B. torquata. Poitrine et ventre d’un gris cendrée. Les jeunes n'ont pas de taches blanches au cou et sont d’un gris plus sombre que les adultes (Brehm).
HaBirar, De passage en Poméranie et en Westphalie (Brehm):
NE
caudales médianes, noirs. Manteau, bas du dos et poitrine d’un cendré foncé, avec des bordures claires. Basventre et Souscaud. blancs. Une tache blanche de chaque côté du cou. Bec et pieds noirs. Long. tot. 060. JEUNE. T'éle et cou d’un gris noir. Pas de tache blanche sur les côtés du cou.
ADULTE. Tête et haut du cou noirs. Sur les côtés de celui-ci est une tache blanche maillée, rappelant un peu celle du Pigeon Ramier. Bas du cou et un large plastron pectoral commencant au bas du cou par derrière, passant en s’arrondissant au niveau du pli de l'aile pour atteindre le haut du sternum, d’un noir brillant un peu grisâtre, avec des bordures d’un noir profond, peu visibles. Manteau, Scapulaires et Couvertures supér. des ailes d’un gris brunâtre, avec des bordures roussâtres claires. Croupion et Suscaudales moyennes noirs. Dessous du corps gris brunâtre, avec des bordures parallèles brunes, étroites. Flancs de même que le dessous du corps, mais les plames y sont bordées de blanc jaunâtre. Abdomen et ses côtés, ainsi que les Souscaud., blancs. Rémiges et Rectr. noires. Bec, pieds et [ris noir (Meves). Long. tot. 060 environ. Bec 07031. Aile 0232. Queue 0" 098. Tarse 0048.
La FEMELLE est un peu plus petite que le mâle.
JEUNE. Tête et cou d’un gris noir. Pas de tache blanche sur les côtés de celui-ci. Manteau d’un gris cendré foncé à bordures roussâtres. Croupion noir. Dessous du corps d’un gris plombé. Petites Couvertures supér. des ailes d’un gris bleuâtre terminées de blanc. Les grandes Couvertures et les Rémiges secondaires terminées de blanchâtre. Milieu, côtés du ventre et Souscaudales blancs. Rectrices gris noirâtre terminées de blanc.
Ne
Poussin. Parties supér. d’un gris foncé. Parties infér. d'un blanc grisâtre sans trace de teinte jaunâtre. Extrémité de l'onglet blanchâtre (v.Middend. Sibirische Reise
Maœurs. Le Cravant et la Bernache ayant été confondus par les anciens ornithologistes qui n’en faisaient qu'une seule Espèce ont été l’objet des mêmes fables. Voilà donc pourquoi le nom de Bernicla a été aussi appliqué au Cravant. Cet oiseau est beaucoup moins rare que la Bernache dans ses migrations vers les pays tempérés et s’avance aussi beaucoup plus loin vers le S.
HABITAT. Ile de J. Mayen, observé une fois (F. Fischer et v. Pelzen). Islande, R. Plus C. dans le $S. de l’île: arrive en même temps que l’Anser segetum (Faber). Ferôe, ne niche pas (A. Holm.). Spitzhberg (Evans et Sturge). Laponie, R. (Schrader). Arrive en grandes troupes dans la Suède mérid. vers la fin de Sept. et le commencement d'Oct. (Nilss.). Danemark, C. depuis Oct. jusqu’à la dernière moitié de Mai (Kjärb.). Côtes de Finlande, passe dans la seconde moitié de Mai ou au commencement de Juin, revient fin Sept. ou au commencementd'Oct. (Palmén.)Côtes de Hollande (Schleg). N. de la Flandre, de pass. Hiv. rig. (de Sélys). Angleterre, Oct.-Avr. (Macgill.). N. de la France, de pass. Hiv. rigoureux (Degl.). Seine-Inf., de pass. (Lemetteil). Alsace, Acc. (Krœner). Lorraine, Acc. (Godron). R. près de Lonsle-Saunier (Ogérien). Côte-d'Or, R. R. (Marchant). Rhône, R. R. (L. O.-G.). Savoie, très Acc. (Bailly). Manche, Hiv. Ass. CO. (Le Mennicier). Morbihan, hiverne sur les côtes en bandes considérables (Taslé). Loire-Inf., quelquefois Ass. GC. (Blandin). Charente-[nf. Ass. C. (Beltrémieux).
Le le
Landes, Hiv. rig. (Dubalen). Midi de la France, Acc. (Crespon). R. en Provence (J. W. v. Müller). Une seule capture près de Pezenas, Déc. 1871. Capturé aussi en Déc. 1871 près de Lavaur, Tarn (Lacroix). Province de Gerona, Hiv. très rig. (Vayreda).
Algérie, Acc. (Loche). Egypte, R. R. (v. Heugl.).
Palestine (Tristram).
Sa véritable patrie est certainement une contrée du Pôle encore inconnue. On ne peut citer jusqu'à présent que trois localités où il niche: Taimyr, N.-Zemble et Spitzherg (F. Droste-Hülshoff). Jamais en Sibérie à l'O. de la Léna. Arrive de l'Orient en Juill. (Pall.). Sibérie orient. et sept. (v. Middend.).
Mœurs. « Le cri du Cravant est un son sourd et creux que » nous avons entendu, et qu’on peut exprimer par ouan, ouan. » C’est une sorte d’aboiement rauque que cet oiseau fait entendre » fréquemment. Il a aussi, lorsqu'on le poursuit, ou seulement » qu’on s’en approche, un sifflement semblable à celui de l’Oie. »
« Le Cravant peut vivre en domesticité; nous en avons gardé » un pendant plusieurs mois... Il s’est constamment montré » d’un naturel timide et sauvage... Renfermé dans un jardin » avec des Canards tadornes, il s’en tenait toujours éloigné... On » a remarqué qu'il mangeait pendant la nuit autant et peut-être » plus que pendant le jour. » (B.)
« Les observations du D' A. Brehm ne s'accordent pas parfai- »tement sur ce point avec celles de Buffon : «En domesticité, il se » montre d'abord très craintif, mais finit par s’accommoder aux » circonstances, et s'attache à son gardien, arrive au son de sa » voix, lui demande sa nourriture. Si l’on s’en donne la peine, » on peut dresser cet oiseau de manière à s’en faire suivre » comme par un chien. » (A. Brehm.)
« Le vent du Nord en amena une quantité prodigieuse sur les » côtes de Picardie pendant l'hiver de 1740. La mer en était » recouverte; tous les marais étant glacés, ils se répandirent dans
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» les terres et firent un très grand dégât en pâturant les blés » qui n'étaient pas couverts de neige... Les habitants des cam- » pagnes, que ce fléau désolait, leur déclarèrent une guerre » générale; ils les approchaient de très près, pendant les pre- » miers Jours, et en tuaient beaucoup à coups de pierres et de » bâtons, mais on les voyait pour ainsi dire renaître; de nou- » velles troupes sortaient à chaque instant de la mer. » (Baïllon).
« Le cri que cet oiseau fait entendre en volant est très facile à » reconnaître et consiste en une sorte de grondement sourd qui » lui a valu le nom qu'il porte en Suède. Le Cravant est peu » farouche et se laisse facilement approcher à portée de fusil. » (Nilsson.)
« À Borkum, les Cravants se rendent en petites troupes dans » les prairies du rivage couvertes d'herbes marines. Lorsque » la marée les atteint, ils se réfugient sur les bancs de sable les » plus élevés, où ils se tiennent immobiles tout en faisant un » vacarme étourdissant. Lorsque l’eau les gagne, ils ne seretirent » pas et se laissent bercer par les flots en continuant leurs cris. » À la marée descendante, ils retournent à leurs pâturages. » Au Print. ces oiseaux ne sont pas difficiles à tuer ; maïs en » Aut, il n’en est pas ainsi, attendu que dans celte saison ils sont » très sauvages. Leur vol est assez rapide. Ils étendent alors » beaucoup le cou et les ailes, et les battements de celles-ci sont » plus lents que ceux des Canards. Le bruit en est sourd et n’oc- » casionne pas de sifflement. » (F. Droste-Hülshoff.)
« Le Cravant est l’objet, dans quelques contrées de la Scandi- » navie, d’une chasse productive. Elle se pratique surtout à » Cahnar, Blekinge et en vue de Cimbrishamn. Les chasseurs, » montés dans de nombreuses embarcations sont armés de fusils » de gros calibre ; ils se postent en face des promontoires et des » îles où ces oiseaux passent habituellement. Lorsque le temps » est convenable, ils viennent par troupes qui se succèdent et se » laissent tirer au vol. Le temps le plus favorable est lorsque le » vent est un peu fort. » (Nilsson.)
NOURRITURE. Végétaux, surtout des Algues, qui se
sont détachées et qui flottent sur la mer. [Insectes aquatiques et petits Mollusques (Nilsson).
En Savoie on les voit sur les lacs plonger fréquemment pour rongerles cannes et probablement pour en manger la moelle (Bailly).
PROPAGATION. Ne niche probablement sur aucun point de la Scandinavie. C’est tout au plus s’il se reproduit en’Islande. V. Middendorf l’a trouvé en Sibérie nichant sous le 75° (Wallengr.). Ne niche pas dans l’Ostfinmark, mais en grande quantité au Spitzhberg. Niche en Islande, d'après Faber (Nilsson). Ne niche pas, comme on l’a dit, sur les îles en vue des côtes du Spitzberg, pas même sur celle du N., mais au Spitzberg même, p. ex. au Treurenberg-Bay (Malmgren).
Les OEufs provenant du Spitzberg ressemblent beaucoup à ceux de l’Anser minutus. 0"070-0"045; 0"073- 02049; 0"076-0"048 (Meves, Oefv. K. Vet. Ak. Fürh. p. 287, 1868).
Baädecker, Brehm et Pässler, D. Eier d. europ. Vüg. pl. 78, f. 8.
STIRPS B. ANSEREÆX.
E'igentliche Gänse. Schleg. Krit. Uebers (1844).
Bec fort. Plumage brunâtre plus ou moins mélangé de gris. Taille assez grande. Plumes du cou étroites et arrondies à l'extrémité.
GENUS. ANSER. Klein. Verbess. Hist. d. Vôg. (1760).
L'Oie s'appelle en grec X4v, mot qui dériverait du verbe Xuv&, je baille. Quelques auteurs, cités par
UT
Aldrovande, ont supposé que ce nom avait été donné à cet oiseau à cause de sa voracité, mais celui-ci croit plutôt que c’est parce que l’Oie poursuit ceux qui l’attaquent en ouvrant le bec.
« Le mot latin Anser se dit chez les Arabes 18nS si » toutefois il ne vaut pas mieux lire Anaz. Sylvaticus » dit que ces peuples ont encore le mot Ouze ou Vze. » Isidore donne en ces termes l’étymologie d'Anser : » Anseris nomen anas dedit per derivationem, vel a » Similitudine, vel quod et ipsa natandi frequentiam » habeat. Mais Varron suppose que c'est une onomato- » pée : Volucrum pleræque a suis vocis nominantur, ut » hæc Vpupa, Cuculus, item hæc Anser, Gallina. » (Aldrovande).
Les mots suédois Gas, allemand Gans, anglais Goose, etc. et l'espagnol Ganso, ne dérivent-ils pas d'Anser ?
« L'Oie s’appelle en Grec X4v; en Italien Ocha ou » OCA.:..: en Piedmont Occhi; en Provence et en Poitou » une Oche (dans le Gard on dit Aoûque. Crespon); en » plusieurs provinces de France Jar ou Jars pour le » mâle, d'où vient jargon ou jargonner, de garrio, je » caquelte, selon Pierre Borel. Quant à l’étymologie du » mot d'Oie, les sentiments sont partagés. Je crois, dit » M. Huet, Evêque d’Avranches, qu'il vient de l’Arabe » Wazon. D'autres pensent qu’il vient d’Aucha dérivé » d’Anser, mais, selon Ménage, il vient du mot Auca, » qui a été fait d’Avica ; ou plutôt d'Auca on a fait Oga; » d'Oga Oge, qui se trouve, en effet, dans nos vieux » auteurs. D'Oge s’est fait Oje, Oie, Oye. Pour Oga ou » Auca, il signifie une Oie, mais surtout une Oie sau- » vage. Or Ocha, Aucha ou Auca viennent du grec » Xhv. » On disait autrefois Oùe pour Oie, de là Piedoue, Paite- » doue, Culdoue, qu'on trouve dans Villon et dans
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» Coquillart. La rue qu'on nomme à Paris par corrup- » tion la rue aux Ours, se nommait jadis la Rue aux » Ouës, à cause des Oies que nourrissaient en quantité » les rôtisseurs qui de tout temps ont habité particulie- » rement cette rue, comme ils y sont encore actuelle- » ment en grand nombre. Le petit de l'Oie s'appelle » Oyson ou Oison, en Italien Papera ou Paperot, de là » sans doute Pirot ou Parot pour Oison. On dit vulgai- » rement béte comme un Oison; à Orléans Parot pour » Nigaud. Selon M. le Duchat, on appelle en plusieurs » endroits de la France un Oison Sibilot, comme qui » dirait Siffteur, a Sibilando. » (Salerne.)
Bec de la longueur de la tête, élevé à sa base. Arête arrondie; ses deux branches postér. non divisées sur leur milieu par un sillon, limitant à la base du front un espace très peu bombé. Bords de la Mandibule supér. se relevant un peu en arc vers le milieu du bec. Onglet occupant presque toute l'extrémité de celui-ci, allongé d’arrière en avant, un peu bombé. Aïles atteignant ou dépassant l'extrémité de la queue. Sus et Souscaudales n atteignant pas l'extrémité des Rectrices, les Suscaud. étant les plus courtes. Sexes presque semblables. Jeunes différant peu des adultes.
Consultez : de Sélys-Longchamps, Bemerkungen über die wahren Gänse Europa’s (Naumannia, p.261, pl. IV, Duo 7 Eh p.1397,1865).
Schlegel : Xrit. Uebers. p. 254 et suiv.
N. B. Pour éviter des répélitions, les généralités sur les
Mœurs de ce Groupe seront reportées à l’article de l’Anser cinereus.
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