ANSER FERUS. Salerne, Orn. p
ANAS ANSER ferus. L. Syst. p. 193 (1758).
ANSER SYLVESTRIS. p. Br. Orn. VI, p. 265 (1760).
Oca paglhetane. ** Stor. degl. Ucc. V, pl. 559 (1767). ANAS ANSER. Gm. Syst. p. 510 (1788).
ANSER CINEREUS. Mey. et Wolf, Taschenb. p. 552 (1810). ANS. VULGARIS. Pall. Zoogr. II, p. 222 (1811).
ANAS ANSER FERUS, T. Man. p. 526 (1815).
ANSER FERUS. Steph. Gen. Z. XII, p. 28 (1824).
ANS. PALUSTRIS. Flem. Brit. Anim. p. 126 (1828).
ANS. GINEREUS. Bruch, Isis, pl. 9, f. 4 (1828).
ANS. SYLVESTRIS. Brehm, Handb. p. 835, 836 (1831). ANS. CINEREUS. Id. /. c.
nue Gould. Eur. pl. 347 (1837).
ANS. CiNEREUS. Reich, Handb. pl. 103, f. 955-957 (1850). ANs. FERUS. Gould, B. Great Brit. V, pl. 1 (187 }).
Bec et paupières orange. Onglet blanchâtre. Pieds rosés. Ailes et croupion gris cendré. Miroir noir. Dos et flancs gris brun à bordures blanchätres. Ventre et Souscaudales blancs. Dessous du corps avec des taches noires. Long. tot. O® 80.
LA Dettes)
Le Mb 2.
Suédois : Vildgas Gragas (Nilss.).
Danois : Graagaas (Teilmann).
Allemand : Wilde Gans (Bechst.), fraugans
Hollandais : Wilde Gans.Graauwe Gans. Groningue, Schierling. (Schleg.).
Anglais : Wild Goose (Willughby).
Français : Oye sauvage (Bélon).
Morbihan : Gwas, Gwai (Taslé).
Gard : Aoûquo Säuavajho (Crespon).
Savoie : Oye, Oué, Joué (Bailly).
Espagnol : Ganso (Machado).
Italien : Oca paglietana (Savi).
Tête et cou d’un cendré roussätre. Dos cendré brun en dessus, avec des bordures blanchätres. Suscaud. d’un cendré bleuâtre. Poilrine cendrée. Dessous du corps blanc, avec des plumes noires qui n'existent pas toujours. Couvert. des ailes d’un cendré bleuâtre. Réèm. prim. noires, à baguettes blanches. Bec jaune orangé. Long. tot. 0® 80.
Bec unicolore, plus long que le Doigt int. avec l’ongle, peu élevé à sa base, un peu déprimé derrière l'onglet, où commence l’arête ; celle-ci est arrondie au-devant de l’angle antér. des Narines, puis s’élargit pour aboutir aux côtés du bas du front; une légère excavation dans le plus grand intervalle des deux branches. Faces latérales de la base du bec un peu renflées en arrière et audessous de la fosse ovale allongée, à l'extrémité antér. et infér. de laquelle sont percées les Narines. Face basale et latérale du bec au-dessus des commissures légèrement relevées en dehors. Lamelles très visibles au-dessous des bords mandibulaires. Ceux-ci descendant obliquement de haut en bas et d’arrière en avant à partir de la commissure, puis se relevant fortement jusqu’au-
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devant du bord antér. des Narines, et de là se continuant à peu près horizontalement jusqu'à la base des côtés de l'onglet. Mandibule infér. très découverte et très épaisse, avec les mêmes courbures que les bords mandibulaires supér., mais moins prononcées. Onglet grand, très bombé, un peu allongé d’arrière en avant, peu courbé en crochet. Ailes plus courtes que la queue.
Maze. Tête et cou d’un cendré roussâtre clair, surtout sur la gorge et les joues, les plumes étant frangées de cendré clair. Haut du dos cendré, avec les plumes coupées carrément vers le bout et bordées de brunâtre, puis de blanchâtre. Scapulaires brunes, coupées carrément vers le bout et frangées de blanc roussâtre; les plus longues seulement finement liserées de cette couleur. Petites et moyennes couvertures des ailes près du bord du Carpe, cendrées et bordées de blanchâtre ; les autres d'un gris brun, plus ou moins teintées de cendré et bordées de blanc roussâtre. Rémiges à baguettes blanches ; les trois premières cendrées terminées de brun ; les suivantes de cette couleur. Rém. second. d'un brun foncé, finement liserées de blanc jaunâtre et formant miroir ; les cubitales d’un brun plus clair, plus largementliserées de blanc. Croupion cendré, les plumes étant bordées de brunâtre, puis frangées de blanc grisàtre. Suscaudales blanches. Rectr. médianes gris cendré, bordées et largement terminées de blanc ; les cinq ext. de chaque côté entièrement blanches sur les barbes ext. Poitrine gris blanc jaunâtre, ondulée transversalement de gris blanc et de brunâtre clair. Dessous du corps blanc avec des taches assez éparses, allongées transversalement, noires ou brunes, à bords très effacés. Plumes des flancs cendrées, avec de larges
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bordures brunes, puis frangées de blanc roussâtre. Bord libre des paupières jaune rougeâtre. [ris brun, Bec orangé. Onglet blanc de corne. Tarses roses. Long tot. 080. Bec 0"07. Aïle 046. Queue 0" 16. Tarse 07078.
FEMELLE. Plus petite que le mâle.
JEUNE (fin Août). Tête, cou et poitrine gris cendré tirant au jaunâtre. Une bande sur la poitrine et les
côtés-du corps offrant des plumes foncées à bordures
claires, ces teintes sont plus marquées sur les Couvertures postér. des ailes. Tout le corps en dessus d’un brun noir à bordures brunâtres claires. Scapulaires arrondies à l'extrémité comme chez les Canards. Haut du dos présentant des plumes comme chez les adultes. Ailes semblables à celles de ces derniers, mais à teintes moins pures. Milieu du ventre, tout le dessous du corps en arrière, Sus et Souscaud. blancs, les Suscaud. offrant souvent une nuance rougeàtre claire. Queue comme chez les adultes. Bec jaune tirant au rouge vers la pointe. Iris brun foncé. Paupières d’un jaune clair. Tarses d’un rougetre plus ou moins clair (M. v. Wright, Orn. Resa).
Poussin (au commencement de Juill). D'un vert olivâtre en dessus ; d’un jaune clair en dessous. Calotte, nuque et bas du cou plus sombres. Région autour des yeux et base du bec de teinte claire, de même que les joues, qui sont cependant teintées plus fortement. Bec et pieds gris de plomb, tirant au jaunâtre. Long. tot. 10°” (M. v. Wright, £ c.).
VARIÉTÉ à poitrine orange observée sur les bords du Volga. Les chasseurs de cette contrée affirment que la Variété en question se montre de temps en temps. Si ce
fait se confirme, il s'agirait alors probablement d’une Espèce distincte (Bädecker).
HABITAT. Pas en Islande. Quelquefois aux Ferôe (F. Droste-Huülshoff). Niche communément en Norvège jusque sous le 70° (Collett). Upsal, G. (A. Mesch). Niche dans les provinces orient. de la Scandinavie mérid. et centr. En aucune saison dans le Wermland, ni dans la Dalécarlie. A été capturé quelquefois dans le $. de la Laponie. En aucune saison dans l’Enare ou dans l’UtsjockiLappmark(Wallengr.). Spitzhberg (Lôwenj.).Ile de Gottland (A. Andr.). De pass. en Danemark, C. Niche dans quelques contrées (Kjarb.). Russie et Sibérie (Pall.). Finlande, niche seulement sur les côtes (Palmén.). Sarepta, CG. Niche (Moeschl.). Bulgarie, niche par centaines sur le Danube (0. Finsch). Hongrie, C. (v. Lôbenstein). Allemagne, Hiv.(Bechst.). Silésie, niche dans les grands marais (Gloger). Bavière, Acc. (Koch.). Tyrol, R. (Althammer). Suisse, R. R. (Meisner et Schinz). Hollande (Schleg.). Belgique, R. (de Sélys). Est devenu R. en Angleterre, confiné en Ecosse (Moore). Seine-[nf., Hiv. (Lemetteil}. Alsace, Hiv. Acc. (Kroener). Lorraine, Hiv. (Godron). Manche, pas GC. (Lemennicier). Sarthe, Ass. C. (Gentil). Morbihan, Hiv. rig. R. (Taslé). Savoie, Hiv. (Bailly). Jura, Nov., séjourne peu, repasse en Mars (Ogérien). Côte-d'Or, Acc. (Marchant). Dauphiné, Hiv. (Bouteille). Saône-et-Loire, Hiv. C. Rhône, Hiv. (L. O.-G.). Allier, C. (Olivier). Loiret, Hiv. (Nouel). Maine-et-Loire (Vincelot). Loire-[Inf. (Blandin). Charente, Aut. Ass. G. (de Rochebrune). Charente-Inf. Hiv. (Beltrémieux). Haute-Loire (Moussier). Gard, pas GC. Hiverne (Crespon). Aude, Ariège, Gers, Hérault, Tarn, Tarn-et-Garonne, Pyrénées-Orient., Hiv. (Lacroix). Landes, pas ©. (Dubalen). Hendaye, Hiv. (L. O.-G.). Province de Gerona, Hiv.
(Vayreda). Espagne mérid., Ass. C. dans les Hiv. rig. Se reproduit quelquefois (Saunders). Grèce, Hiv. rig. Pas en Morée ; de passage sur les iles (Linderm.).
Algérie (Loche). Tanger (Carstens.).
Candahar, Hiv. (T. Hucton). Inde, arrive en Nov., émigre fin Fév. (H. Irby). Takoo et Peking (Swinh.). Turquestan (Severtz).
Mœurs. « Quoique pourvus de membranes comme les autres » Palmipèdes, ces oiseaux ne se mettent presque jamais à l’eau; » et lorsqu'ils s’y décident, ils montrent dans leurs mouvements » qu'ils ne s’y sentent pas à leur aise, aussi n'y restent-ils pas » longtemps. Il en est tout autrement à terre, où ils marchent » pendant des heures entières sur les prairies dont ils broutent » le gazon... » (F. Droste-Hülshof.)
Contrairement aux Canards, les Oies passent la nuit sur l'eau. Ce fait, qui était déjà connu de Buffon, a été constaté par plusieurs autres observateurs.
«Malgré la pesanteur de leur corps, ces oiseaux peuvent » voler à une grande hauteur, et leur vol offre des particulari- » tés remarquables. Comme elles émigrent toujours par gran- » des troupes, elles se placent sur deux rangs, de manière à for- » mer un triangle, dont le sommet est dirigé en avant... ” (Bechst.)
L'Oie sauvage est excessivement farouche, et le D' Brehm affirme qu'elle sait très bien distinguer le chasseur d’un simple berger, ou d’une femme. Aussi Bechstein conseille-t-il, pour l'approcher, de s'habiller en femme et de s’avancer avec un panier sur la tête.
« Les jeunes s'apprivoisent bien vite, et les adultes eux- » mêmes s’accoutument à la perte de leur liberté, et reconnais- » sent un bienfaiteur dans celui qui les soigne..... cependant on » fait bien de séparer les œufs des Oies sauvages de ceux des » Oies domestiques, car les jeunes conservent des traces de natu- » rel propre à leur Espèce; dès qu'ils sont assez forts, ils sen- » tent le besoin de la liberté, et si on ne les retient pas, ils par-
» tent avec les autres Oies sauvages et les suivent dans leurs » migrations. Quelquefois on en voit revenir dans les basses-cours » où elles avaient été élevées, mais c’est un fait exceptionnel... » Le cri de l’'Oie sauvage diffère très peu de celui de l’'Oie domes- » tique. » (A. Brehm.)
Casse. Dans le département de Saône-et-Loire, les Oies se chassent de la même manière que les Canards, c’est-à-dire avec des canardières à longue portée, placées sur de petites embarcations nommées dans le pays Arlequins.
Bechstein décrit le procédé suivant : « On fait construire, » dit-il, un char léger et pourvu de ridelles peu élevées ; les » roues doivent en être basses, de sorte que si l’on se tient » debout à côté de ce char, on puisse poser son fusil sur les » ridelles. Sur le char est placé derrière le cheval une planche » qui sert de siège au conducteur. Sur l’essieu se trouve, comme » dans tous les chars une planche épaisse, dans laquelle on » plante un pieu de manière à ce qu'il puisse se mouvoir à droite » et à gauche. Ge pieu est surmonté d'une fourche, qui sert à » supporter le fusil. Sur l’un des côtés du char, on fixe un écran » de toile sur lequel on peint des buissons et des feuillages. Cet » écran sert à cacher le conducteur et le chasseur. Comme le » pieu doit dépasser les ridelles de 6 à 7 pouces, l’écran doit » avoir la hauteur de celui-ci, et offrir vis-à-vis une ouverture » que l’on peut fermer à volonté au moyen d’une planchette » qui glisse dans une coulisse. Dès que le chasseur a découvert » une troupe d'Oies ou de Canards sur un étang ou sur une » rivière, 1l fait atteler son char et y place son fusil. Le cocher » s’assied sur le char et le chasseur marche à côté. D'abord ils » passent à une assez grande distance des oiseaux, puis ils » reviennent sur leurs pas en se rapprochant davantage, et, » après avoir eu Soin de poser l'écran du côté opposé où il était, ils continuent cette manœuvre jusqu'à ce qu'ils soient arrivés à portée de fusil. » Gette méthode peut aussi être employée, d’après Bechstein, pour la chasse de l’Outarde.
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I serait trop long d’énumérer toutes les fables qui
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ont été débitées dans les anciens temps au sujet de l'Oie, ainsi que tous les remèdes imaginaires qu'elle fournissait. Il suffit pour en avoir une idée de parcourir les ouvrages de Gesner et d’Aldrovande. Nous citerons cependant ici une croyance qui a Cours encore en SCandinavie, en Allemagne et même dans certaines contrées de la France. Il s’agit de la chasse d’Odin, Odens jagt, ou chasse sauvage, Wilde Jagd.
« De temps immémorial une légende sur cette chasse désor- » donnée avait cours parmi les populations de la Scanie, et pro- » bablement aussi d’autres contrées. Cette chasse avait lieu dans » les airs, et on pouvait en entendre le bruit en Aut. Pendant » les mois d'Oct. et de Nov. autrefois le peuple croyait que » c'était Le Dieu Odin qui allait à la chasse; de là l'expression » de Odens jagt ou Oens hins Oes jagt. |
» Dans mon enfance, j'avais souvent entendu le bruit de cette » prétendue chasse,dans le district de Luggude en Scanie. Ayant » eu l'occasion de revenir dans le même lieu quelques années » plus tard, je l’entendis de nouveau un soir après le coucher » du soleil, et je ne pus m'expliquer ce que c'était que ce bruit » extraordinaire. Il était facile de voir qu'il ne fallait pas l'attri- » buer au Grand Duc, ainsi qu'on le croit en Allemagne, et qu'il » n'était pour rien dans cette Wilde Jagd. Je soupconnai que ce » pouvait être quelque oiseau de mer émigrant vers le S. Voyez : » Scand. Faun. 1'e éd. II, p. 395. Cette conjecture se trouva » confirmée. Ce bruit ressemble assez à celui que font des » chasseurs dans les bois éloignés, et dont les meutes font » entendre dans le lointain des aboiements plus ou moins forts. » Tantôt on n'entend que les plus forts, tantôt seulement les » plus faibles ; tantôt il semble que les chiens crient tous à la » fois, et au milieu de tout cela, on croit les entendre haleter » comme après avoir exécuté des bonds à perte d’haleine.
» Un propriétaire du Mecklenbourg était sorti avec ses domes- » tiques pour se rendre le soir dans des champs, lorsque cette
» chasse fantastique (que les paysans nomment Waur dans cette Fasc. VI. — Anseridæ. 4
À (60 es
» localité et qu'ils redoutent beaucoup) vint à passer au-dessus » de sa tête et se rapprocha tellement, qu'il fut facile de distin- » guer et de reconnaitre les oiseaux qui produisaient ce bruit. » C'était une bande d’Oies sauvages, Anser cinereus, qui,après avoir » été dérangée au moment où elle allait se reposer, se dirigeait
» vers d’autres étangs. Les sons les plus faibles étaient produits
» par les jeunes, et les plus forts par les adultes ; les bruits de » souffle venait du frottement des ailes contre l’air. » (Arch. d. Vereins d. Freunde d. Naturg. Mecklenb. Jahrg. 1856, I, XI. 4 Abthl. p. 79-84. — Gloger, J. f. O., p. 72, 1857).
PnopaGaTion. «Niche dans les vastes marais couverts de jones » et de roseaux. Le Nid est placé sur des touffes de ces plantes, » et composé d'herbes, de tiges de jancs et de feuilles sèches ; il » mesure de 3 à 4 pouces de hauteur sur 2 pieds de diamètre, » et n’a pas d’excavation dans son milieu. Lorsque la ponte est » achevée, la femelle entoure ses œufs de duvet ». (Thienem).
Œufs (6-8-14) d’un blanc presque pur, mélangé d’un peu de gris jaunâtre; leur forme est celle d’un ovale assez court (Thienem.). Ü®082-0"090 sur 0"054-0"062. (Degl. et Gerbe).
« Les petits éclosent vers le 28° jour ; ils restent un jour de » plus dans le Nid puis ils sont conduits à l’eau et à la recherche .» de leur nourriture par leurs parents; celle-ci se compose » d’abord de lentilles d’eau et d'herbes aquatiques. Plus tard, » ils se rendent dans les prairies et dans les champs. Le soir, » toute la famille revient vers le Nid... La sollicitude du mâle » s'accroît après l'éclosion des petits. La mêère va devant, suivie » de sa famille: le mâle ferme la marche, tenant la tête levée » et examinant de tous les côtés ce qui se passe... Lorsque le » danger est réel, il donne le signal de la fuite. » (A Brehm.)
Thienemann, Fortpflanzungsgesch. pl. LXXV, f. 5. Bädecker, Brehm et Pässler, D. Eïer d. europ. Vüg. pr, Ca