L'OIE DOMESTIQUE
Provient de l’Anser ferus, dont elle se distingue par des formes plus massives, la tête et le cou plus épais, le bec plus fort, et les teintes variables de son plumage. On distingue les Races suivantes :
ANAS ANSER DOMESTICUS. L. Syst. p. 123 (1758).
= ANSER DOMESTICUS. Br. Orn. VI, p. 262 (1760). L'Oie. B. Ois. IX, p. 30 (1783).
Les couleurs varient beaucoup, mais moins que chez les Canards domestiques. On en voit de grises, de cendrées, de brunes, de complètement blanches, ou de blanches avec des teintes foncées disposées par grandes masses; mais il n’y en a point de noires. Bec et pieds orange. Iris brun ou bleu clair. On en voit aussi qui ont, comme quelques Canards domestiques, des paquets de duvet sur la tête. Le mâle se reconnait à son cri gier, gaak, poussé sur un ton élevé. La femelle est plus petite elle a les jambes plus basses, le cou plus effilé, la tête et le bec plus petits.
Seegans. Bechst. Naturg. Deutschl. 11, p. 620 (1791).
Ne se distingue de la Race ordinaire que par sa grosseur, qui se rapproche de celle du Cygne. On ne la trouve que dans les localités (de l'Allemagne) où il y a de grands lacs, ou bien dans le voisinage de la mer (Bechst.). |
Oie frisée du Danube.
Taille plus petite que celle de la Race ordinaire. Bec et cou plus courts. Plumage blanc. Plumes soyeuses, celles du dos surtout et des Scapulaires, qui sont étroites, très allongées, très souples, contournées en
plusieurs sens, et ressemblant à des rubans de papier. Bec et tarse jaune rosé. Iris bleu clair.
Cette Oie ne peut être tenue dans une basse-cour où il n’y aurait pas d’eau. Outre qu'elle est plus aquatique que les autres, elle ne tarderait pas à se salir, ses plumes se colleraient et finiraient pas se déchirer.
Oùe de Toulouse.
Taille très forte. Un fanon ou repli de la peau du ventre traîne presque jusqu'à terre. Formes très massives. Teintes du plumage différant peu de celles de la Race commune.
ANSER PALLIPES de Sélys, Naumannia, p.264 (1855).
Formes et taille de Anser albifrons. En diffère par les caractères suivants : 1° Pieds d’un rose pâle, jamais jaune ; 2° Pas de noir sur la poitrine ; 3° Le blanc du front est un peu plus étendu et entoure tout le bec, même en dessous ; 4° Un cercle blanc autour des yeux ; 5° Bec moins élevé ; 6° Cri différent ; il ressemble à un éclat de rire prolongé.
Les jeunes ressemblent à ceux de l’Ans. albifrons.
Elevé en domesticité dans les parcs de la Belgique et de la Hollande.
Il faut encore citer la Variété d'Embden et une Race à plumes décomposées importée en 1859 de Sébastopol en Angleterre.(Voy. Gobin, Oùs. de basse cour, p. 318. Baldamus, Die Federviehzucht, Il, p. 395.
CHRIS L'Oie est encore dans le peuple de la basse-cour un » habitant de distinction; sa corpulence, son port droit, sa » démarche grave, son plumage net et lustré, et son naturel » social, qui la rend susceptible d’un fort attachement et d’une
tres
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longue reconnaissance, enfin sa vigilance très anciennement célébrée, tout concourt à nous présenter l’Oie comme l’un des plus intéressants et des plus utiles de nos oiseaux domestiques; car, indépendamment de la bonne qualité de sa chair et de sa graisse, dont aucun autre oiseau n'est plus abondamment pourvu, l’Oie nous fournit cette plume délicate sur laquelle la mollesse se plaît à reposer, et cette autre plume, instrument de nos pensées et avec laquelle nous écrivons ici son éloge (B.) » « On peut nourrir l'Oie à peu de frais et l’élever sans beau- Coup de soins: elle s’accommode à la vie commune des
volailles, et souffre d’être renfermée avec elles dans la même
basse-cour..….. Quoique les Otes puissent se nourrir de graines et de la plupart des herbes, elles recherchent de préférence le trèfle, le fenugrec, les chicorées, et surtout la laitue, qui est le plus grand régal des petits Orsons….….
» Ce que l’Oie nous donne de plus précieux, c’est son duvet ; on l'en dépouille plus d'une fois l’année. Dès que les jeunes Oisons sont forts et bien emplumés, et que les pennes des ailes commencent à se croiser sur la queue, ce qui arrive à sept semaines où deux mois d'âge, on commence à les plumer sous le ventre, sous les ailes et au cou; c’est donc sur la fin de Mai ou au commencement de Juin qu'on leur enlève leurs premières plumes; ensuite cinq à six semaines après, c'est-à-dire dans le courant de Juill., on la leur enlève une seconde fois, et encore au commencement de Sept. pour la troisième et dernière fois; ils sont assez maigres pendant tout ce temps, les molécules organiques de la nourriture étant en grande partie absorbées par la naissance ou l’accroissement de nouvelles plumes ; mais dès qu'on les laisse se remplacer de bonne heure en Aut. ou même à la fin de l'Été, ils prennent bientôt de la chair et ensuite de la graisse, et sont déjà très bons à manger vers le milieu de l’Hiv. On ne plume les mères qu’un mois ou cinq semaines après qu’elles ont couvé, mais on peut dépouiller les mâles et Les femelles qui ne couvent pas deux ou trois fois par an. Dans les pays froids, leur duvet est meilleur et plus
» fin... On a observé sur les Oies privées, que les grandes
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