FOR DE TE
Cargo DEesmaREs TI. Payraud. Ann. Sc. nat. VIIT, p. 460 (1822).
Paaracrocorax DEsmarEsTI. Gould, Zur. pl. 411 (1837).
GRACULUS DESMARESTI. Gray.
CARBO GRACULUS MEDITERRANEUS. Schleg. Rev. crit. p. 123 (1844).
GRacuLus DEsmarEsTI. Reichb. Handb. pl. 68, f. 1644; pl. III, f. 2949-2944 (1850).
Dédié à Desmarest, collaborateur de Vieillot, auteur de plusieurs ouvrages d'histoire naturelle.
ADULTE. Bec plus grêle et plus long que celui du C. graculus. Son crochet ne dépasse pas la mandib. infér. 14 Rectr. Pieds d’un jaune d'argile (Gloger).
JEUNE. Dessus de la tête, du cou, dos, croupion, flancs et région des cuisses, d'un brun tirant au vert; cette teinte est plus visible sur le dos, où les plumes sont bordées de nuance foncée, maïs terminées de blanc. Gorge blanche. Devant du cou d’un blanc plus ou moins pur. Plumes de la poitrine et du ventre d’un blanc pur et d’un aspect soyeux. Rém. et Rectr. d’un brun noir, bordées. et terminées de blanc. Petites couvertures des ailes brunes avec de larges bordures blanchâtres. Pieds d’un blanc sale. Bec d’un gris foncé. Iris vert de bouteille. Lorums et membrane gutturale d'un blanc sale. (T. Salvadori, J. f. O. p. 4, 18 et suiv. 1867.)
Consultez encore : Gloger, J. f. O. p. 4 et suiv. 1857.
« Ayant tué près du Cap S‘t-Elias un jeune sujet de cette » Espèce, je le placai dans un bateau peint à l'huile en vert. En » dépouillant cet oiseau, je remarquai que les plumes des par- ».ties supérieures, surtout celles du dos, des épaules et la » queue paraissaient salies par la peinture du bateau. Malgré » des lavages répétés avec de l'essence de térébenthine et de
ER RE ne M
» l’eau de savon, tout était inutile; un lavage à l'eau pure fit » paraître encore davantage cette couleur verte. A la fin, je » remarquai que la peinture à l'huile n'était pour rien dans » tout ceci, mais que ces taches étaient dues à la présence d’une » Alque, qui s'était développée sur les plumes... J'ai envoyé » quelques-unes de ces plumes au célèbre Prof. de Botanique » Pietro Savi, à Pise, afin de les lui soumettre. Cette Alque, me » répondit-il, qui ne se développe que sur les plumes des sujets » qui ne plongent pas continuellement, appartient certainement » à la division des Chlorospermes, Famille des Ulvacées. Le » microscope nous la montre comme un feuillage ou Phikoma » incolore, transparent, compact et nettement limité... Ce Phi- » koma est fixé par simple aggrégation à la superficie des bar- 5 bes et des barbules des plumes... Je n'ai jamais vu ces. » Alques sur les plumes du dessous du corps... elles se fixent » seulement-sur les bords des plumes.» (T. Salvadori, L. c., p.419, 420.)
HaBirar. Grèce (Brehm). On n’a jamais observé dans ce pays que les C. graculus, Desmaresti et pygmæus. (A. v. Homeyer). Iles Ioniennes, toute l’année (T. Powys). lies de la Méditerranée (Bp.) De passage sur les côtes d'Italie et de Sicile (Malh). Corse et Sardaigne (Cantraine). ne (Gloger). Espagne mérid. (Saunders).
: Grands lacs de l'Algérie (Loche).
: FAMILIA II. SULIDÆ
Bec long et fort, conique. Ailes très longues. Queue conique, 12-14 Rectr. 38-39 Rémiges.
-PTÉRYLOGRAPME. « Semblable à celle des autres Stéganopo-: » des, dont les Sulidæ ne paraissent se distinguer que par une’ » Apterie spinale courte, relativement large. » (Nitzsch.)
LA
ce
ANATOMIE. « Cellules aëriennes. Dans l’intérieur du tronc, ces Cellules ont une position normale, cependant les latérales qui sont plus grandes sont remarquablement développées. Les Cellules du Foie sont peu vastes et ne contiennent, comme d’habitude, point d'air. Leur cloison n'est pas fixée à la commissure du Foie, mais y est appliquée simplement... Les petites cellules latérales ou antérieures ne se distinguent pas très bien, attendu que ces réservoirs sont subdivisés beaucoup plus que de coutume. Celles-ci font arriver l’air sous la peau par le creux de l’aisselle; et ce fluide se répand sur toute la région pectorale et abdominale, de la Fourchette au Pubis. Pour ces grands réservoirs d'air, il y a de chaque côté deux cellules, qui communiquent entre elles, et sont parallèles. La première occupe la Région costale à partir de la cavité axillaire ; l’autre est affectée au Sternum et à la Région abdominale ; celleci touche la correspondante du côté opposé, mais en est séparée par une cloison aponévrotique qui part de la crête du Sternum, où se trouvent les Cellules aériennes. Dans les points où se trouvent ces Cellules, la peau n'est pas très adhérente au corps, mais l'enveloppe d’une manière lâche, et, lorsque les cavités sont vides d’air, elle peut être tirée à droite ou à gauche. Ce qu'il y a surtout de remarquable, c’est que la peau ne constitue pas la couverture extérieure à proprement parler des cavités aériennes; une autre peau plus mince et très ténue se trouve entre les extrémités des plumes du côté où elles sont implantées dans la peau. Il en résulte que, entre cette peau intérieure, qui constitue le revêtement propre des réservoirs aériens et cette peau, il se trouve un espace de la hauteur des bouts des plumes qui pénètrent dans la peau. Get espace contient de l’air qui y arrive par un petit trou qui existe dans la membrane mince dont nous avons parlé à côté de la tige des plumes. Comme les petits muscles peauciers qui existent entre chaque groupe de quatre plumes sont toujours tiraillés et que les espaces qui se trouvent entre eux sont remplis par une membrane mince recouvrant les muscles eux-mêmes, il en résulte des poches membraneuses placées dans ces intervalles
Fasc. VIIL. — Anseres Pinnipedes. 3
Vin PF RARES 149 Me
et dans lesquelles l’air de la grande cavité peut pénétrer par la petite ouverture déjà signalée... » (D'après Nitzsch), Pée-
rylogr. p. 219-220).
« M. John Hunter (Trans. Roy. Soc.) a prouvé que les Cellules aëriennes sont en communication avec les Poumons au moyen d'ouvertures, qui existent à leur surface... Plusieurs de ces oiseaux ont élé soumis à l’insufflation, et voici comment cette expérience a été pratiquée : après avoir introduit préalablement un tube dans la trachée pour y pousser de l'air, toute la cavité du corps a été insufflée, sans que l'air pénétrât dans les cellules externes entre la peau et le corps ; alors une incision ayant été pratiquée vers le bas de l'abdomen, l'air qui avait été poussé dans cette cavité au moyen d’un autre tube (celui de la Trachée ayant été bouché), il en résulta une insufflation semblable à la première qui n'intéressa pas non plus les Cellules extérieures. Le tube ayant été enlevé de la Trachée, et l’air ayant été poussé avec force par le tube placé dans le ventre se fraya chemin facilement jusqu’au Larynx et produisit un son semblable au cri de l'oiseau. Une petite ouverture fut pratiquée alors dans la peau sur le côté gauche, à peu près à égale distance entre l’aile et la cuisse, on y introduisit un tube, après avoir bouché les deux autres. On remarqua que l'air étant poussé avec force par cet orifice, la peau de ce côté était fortement gonflée jusque vers la ligne médiane du corps, Jus-
qu'au bas du cou, qu'il pénétrait le long des articulations de
l'aile, puis vers la cuisse, et aussi dans la cavité du corps, sans arriver vers le côté droit. Le tube de la Trachée étant enlevé, l'air produisit un son semblable au précédent, mais moins fort... Après avoir répété plusieurs fois cette expérience, il devint évident qu’il existe une communication entre les Poumons et la membrane cellulaire qui recouvre une grande partie du corps, ainsi qu'avec toute la cavité de celui-ci, mais que, par suite de la disposition de certaines valvules, la peau ne peut être enflée artificiellement par les poumons, quoique l'air passe dans ceux-ci par une direction opposée... » (Montagu,
Ornith. Dict. Suppl. Art. Gannet.)
LD
ES. EU Consultez encore : Owen, P. Z. $S. p. 98 et suiv., 1830-1831. Deslonchamps (T.). Poches aériennes sous-cutanées du Fou de
bassan. (Bull. Soc. Linn. Normand. p. XXVIIL, 1843, 1844, 1845, 1846, 1847, 1848).
Œufs. Caractères de ceux des Phalacrocoracidæ.
TRIBUS. SULINÆ.
Surarve. G. R. Gr. Hand. B. III, p. 125 (1871).
STIRPS. SULE Æ.
« Les Fous vivent dans la plus complète Monogamie. Le mâle » et la femelle prennent part à l’incubation, et nourissent leurs » petits jusqu’à ce que ceux-ci soient en état de voler. Ils leurs » dégorgent la nourriture dans le jabot, et même au devant » d'eux. Quoiqu'ils se reposent sur leur propre piste, ils mar- » chent mal; nagent souvent; leur vol est soutenu... Ils ne » peuvent pas plonger. Construisent des Nids, et n'offrent pas » d'Éspaces incubatotres. Plus flegmatiques que leurs congénères, » ils ne défendent pas comme eux leur progéniture, et ne pous- » sent pas des cris lorsqu'elle court quelque danger. Ces oiseaux » n'ont pas de livrée d'Hiv. distincte. » (Faber.)
GENUS. SULA. Briss. Ornith. (1760).
P£LECcANUS p. L. Syst. (1758).
Morus. Vieill. Anal. (1816).
« Sula où Salu dérive du suédois Svala (Allem., » Schiwalbe. Angl., Swallow. Franc., Hirondelle). Les » pêcheurs disent aussi Hafsule (Strôm, Beskr. ov. » Fogderiet, Sondmir, l, p. 233. Hafsula. Olafs., Reise
» igiennem Island, p. 233. — Sule. Debes, Fer. Beskr., » p.132. Sula est aussi un mot islandais, d’après Faber; » il signifie donc Hirondelle; Hafsula, Hirondelle de » ner, nom qui a été donné au Fou de Bassan à cause » de son vol puissant. Par la même raison, la Cigogne » noire est nommée Odens Svala, Hirondelle d'Odin. » (Nilsson, Skand. Fn. Foglarna): Le mot Sula ayant une terminaison latine, a été employé comme appartenant à cette langue, d’abord par Clusius, puis par Brisson dont l'ouvrage postérieur à la X° édition du Systema Naturæ de Linné, donne à ce terme une valeur scientifique.
Bec long, fort, assez élevé à sa base, où il est plus large que haut, fendu très en arrière des yeux. Mandibule supér. paraissant composée de six pièces, deux latérales et une supér. constituée par l’arète, et la dernière par l'onglet. Arête arrondie vers l’extrémité, large et à peu près plane vers la base, sur laquelle les plumes du front décrivent une petite arcade à convexité antér., commencant à s'effiler en avant, au-dessus du commencement de la rainure quis'avance obliquement d’arrière en avant et de bas en haut, décrivant une courbe, dont l'extrémité devient parallèle au bord de l’arête, qui n’est plus séparée de ce crochet vers sa pointe: ce même crochet, qui est peu prononcé, dépasse de très peu l'extrémité de la mandibule infér.; il offre un bord sinueux près de sa pointe. Sillon longitudinal des côtés du bec très profond, d’abord droit et parallèle à l’arête, commençant à s’infléchir en bas vers le point où commence le sillon du crochet, et s'étendant jusque vers le
bord de la mandibule, qu'il sépare en avant du crochet. Faces latérales de cette mandibuleun peu renflées, légè-
rement obliques en dehors, plus hautes à la base qu’à