‹ Contributions à la faune ornithologique de l'Europe occidentaleChapitre 138 sur 208 · AD · texte numérisé non relu

AD

Suédois : Sillebas. Bergshammar. Bergsman (Nilsson).

Allemand : Schottische Gans (Klein), 7o/pel ;. an Etyu , Pargens. Anglais : Gannet. Soland Goose (Willughby).

« Le mot Gannet se rapporte à l'anglais moderne Gander ; ces » deux mots étant des modifications de l’ancien breton Gans » ou Gan,qui est le même que l'allemand moderne Gans, lequel, » à son tour, correspond à l'ancien germain Kans, au grec Xvy, » au latin Anser et au sanscrit Hansa, qui tous ont la même » signification, Oie. Marlin, À late Voyage to S. Kilda. 1698, nous » informe que quelques-uns supposent que le mot Solan vient de » l’écossais, qui oculis irretortis prædam respiciat. Les anciens » auteurs faisaient généralement dériver ce mot du latin Solea, » d'après l'habitude que l'on prêtait à cet oiseau de couver son » œuf avec son pied. Et dans une note intercalée dans la descrip- » tion de Ray du Solan Goose, dans l'édition de sesitinéraires » publiée par la Royal Society et éditée par le D' Lankester, » nous trouvons sans aucune citation à l'appui, que le Gannet, » Sula alba, doit être écrit Solent Goose, c'est-à-dire Oie du de- » troit. » (0. Cunningham, Ibis, p. 13, (1866.)

Français : Fou. Ce nom qui est la traduction du mot anglais Booby, de l'allemand Tôlpel, a été donné à ces oiseaux, parce que, n'étant pas effrayés par l'homme, ils se laissent prendre à la main sur les navires et même sur la côte.

Clusius, Exot. auct. p. 367 nomme l'adulte Sula Hoieri. ses

SuLa LEFEvRI, Baldam. Naumannia. Hit. 3, p. 37 (1851). Fou intermédiaire. Lefèvre, Ibid.

Col vivement coloré. Membrane qutturale de moyenne longueur, comme dans le Fou de Bassan. Rem. Second. et Queue noires. Intermédiaire entre S. bassana et S. capensis (Lefèvre).

HaBiraT. Patrie inconnue. Deux sujets ont été tués en Europe (Lefèvre).

= Al = bien une dédicace ? les détails nous manquent sur celui qui en a été l’objet.

Schottische Gans, Anser bassanus. Oie d'Ecosse, de Bassan, à cause de la petite île de Bass dans le golfe d'Edimbourg, où l’on croyait que cet oiseau était plus commun que partout ailleurs.

Portugais : Ganso patola (A. C. Smith).

ADULTE. Blanc. Dessus de la tête et derrière du cou teintés de jaunûâtre. Rém. prim. noires. Bec bleuâtre. Pieds brunûâtres. Jeune. Noir, avec de nombreuses taches blanches. Noirâtre en dessous, avec des taches blanches comme effacées.

Adulte. PELECANUS BASSANUS. L. Syst. p. 133 (1758). PLANGUS, ANSER BASSANUS. Klein, Stemm. p. 35 (1759).

SULA BASSANA. Br. L. c.

ANSER BASSANUS. Salerne, Orn. p. 371 (1767).

Le Fou de Bassan. B. Ois. VII, p. 376 (1781). — Id. ent. 278. Gannet. Penn. Arct. Zool. I, p. 310 (1791).

Plumage blanc. Dessus de la tête et derrière du cou teintés de jaunâtre. Rém. prim. noires. Bec bleuâtre. Tarses d’un brun verdâtre. Doigts avec des barres longitudinales d’un vert jaune, qui se réunissent vers le haut du devant du tarse. Membranes brunâtres. Parties nues de la gorge et du tour des yeux d’un noir bleu. Iris jaune pâle. Long. tot. 0"87. Bec 0"103. Id. jusqu'à la commissure 0"15. Aile 050. Queue 0"225. Tarse 0"6.

JEUNE. Grosser Dülpel. Klein, Verbess. Hist. d. Vüg. p. 152 (1760).

SULA MAJOR, Br. Orn. VI, p. 497.

Le grand Fou. B. Ois. VIII, p. 372, 376.— Fou tachete. Id. enl. 986. PELEGANUS BASSANUS 6. ET MACULATUS. Gm. Syst. p. 579 (1788).

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JEUNE. À un an. D'un gris brun foncé en dessus, un peu plus clair sur la tête et le derrière du cou, chaque plume portant à son extrémité une petite tache d'un bleu grisâtre triangulaire; ces taches sont très petites sur la tête, la région auriculaire, et deviennent plus grandes et plus espacées à mesure qu’elles se rappro- chent du dos et des Suscaud. où elles sont plus espacées. Elles sont d’un blanc plus pur et plus allongées sur les Couvert. supér. des ailes. Joues et devant du cou comme le derrière du cou; les taches sont très étroites sur la gorge et augmentent de grandeur à mesure qu’elles se rapprochent du haut de la poitrine, où elles disparaissent en s'étendant sur chaque plume qui n'offre plus qu’une bordure d’un brun cendré clair; il en est de même de tout le reste du dessous du corps, où chaque plume est bordée de cette dernière nuance qui occupe plus d’étendue et forme des taches très rapprochées. Flancs d’un brun cendré plus foncé avec des taches triangulaires d’un blanc plus pur; elles sont plus espacées et plus grandes sur les grandes plumes postér. des flancs dont le fond est plus foncé. Souseaud. de même; mais la teinte du fond est un peu plus claire que celle des flancs. Scapul., Couvert. supér. des ailes parsemées de taches d’un blanc grisâtre assez espacées et allongées sur un fond gris brun foncé qui est la couleur des Rém. et des Rectr.; ces dernières étant seulement un peu plus claires que les Rém. Dessous de l'aile brun, avec de grandes taches blanches sur les grandes plumes, et des taches plus petites et plus serrées le long du bord int. du carpe. Bec d’un brunâtre pâle corné, d’un blanchâtre livide vers l’extrémité de la Mandib. infér. Tour des yeux bleuâtre. Iris brunâtre. Tarses d'un brun grisâtre terne, Membranes plus foncées;

ag

lignes sustarsiennes et susdigitales d’un blanc jaunâtre livide. Ongles d’un blanc corné clair.

Jeune. Première année. D'un brun noirâtre sans taches en dessus. Varié de cendré en dessous. Bec, iris, parties nues des paupières, des joues et de la gorge, bruns. Queue arrondie, brune (Degl.). Iris gris brun (Meves).

. Poussin. À 8 jours. Corps dépourvu de plumes. Bec plombé à pointe blanche. Tout le corps d'une teinte plombée. Doigts rayés de blanc. Ongles blancs. Long. 5”. (Faber, Isis, p. 706, 1826).

A 6 semaines. Couvert de plumules. Bec brun, à pointe blanchâtre. Intérieur de la bouche plombé. Front, face, gorge et gosier dépourvus de plumes et bruns. Tout le reste du corps couvert de plumules blanches très serrées. Long. tot. 16” (Faber).

Au mois de Sept. Couvert de plumes. Bec brun. Face, menton et gorge noirâtres. Iris blanc. Tête, cou, dos et croupion, ainsi que les ailes, d'un brun noir, avec de petites taches blanches chlongues, surtout sur les ailes. Rém. prim. blanches à la base. Queue d’un brun noir à baguettes blanches. Suscaudales blanchâtres. Dessous du corps noirâtre teinté de blanchâtre. Pieds noirâtres, avec les stries des doigts et des ongles blanches (Faber).

Voyez : Ibis, pl. I, 1866. — A. MSN Fe. Z., p. 14, 432, pl. OXXXI, 1876.

HABITAT. R. sur les côtes de la Scandinavie, n'apparait qu'en Hiv. (Nilss.). Côtes du Danemark, pas. C. (Kjärb.). S'égare quelquefois sur les côtes d'Allemagne; remonte l’'Elbe et le Weser (Brehm). Pas R. sur les côtes sept. de l'Allemagne (Naum.). Laponie russe. Sibérie, R.R.(Pall.). Observé une fois entre Schuretskaja et le Cap Nord

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(Schrader). Assez C. Aut. et Hiv. sur les côtes de Belgique. Les jeunes sont R. R. (de Sélys). Ass. C. sur les côtes de France (Degl.). Côtes mérid. de l’Angleterre en Hiv. Févr. Mars. Emigre en Oct. (Macgill.). Guernesey, Rég. Aut. Hiv. (Smith). Seine-Inf. (Hardy). Tué plusieurs fois en Anjou (Vincelot). Sarthe, R. R. (Gentil). Côtes de la Gascogne pendant les fortes tempêtes de l’Aut. et de l'Hiv. (Dubalen), Manche. Les jeunes sont plus C. que les adultes (Le Mennicier). Orkneys. Côtes de l’Ecosse. Côtes de Cornouailles, C. au moment du passage (Montagu). Galice; Rio dès Arès, près la Corogne, Oct., Nov., Déc. (D. Francisco). Portugal (A. CG. Smith). Cap Trafalgar, G. GC. (Saunders). Santander (C. Smith). Tanger (Garstens). Gambie (Bodd.). Ascension, séd. (Thoms.).

Groenland (Reinhardt). Labrador (E. Coues). Géorgie (A. Gerhard).

Mœurs. « À l’état de repos le Fou se tient dans une position » presque droite, appuyé sur les baguettes de sa queue. Son vol » est soutenu, plus vif que celui des Mouettes, assez élevé; il se » balance souvent en l'air comme les Cigognes. Il se repose et » dort sur les vagues en se laissant entraîner par le vent et les » courants, tout en tenant sa tête sous l'aile. J'ai passé tout » près de ces oiseaux ainsi endormis, sans les réveiller... » Lorsque leur œil perçant leur a fait découvrir un poisson » dans l’eau, ils s'arrêtent au milieu de leur vol, se laissent ÿ tomber les ailes étendues, puis les agitent pour précipiter » leur chute, et les replient ensuite lorsqu'ils sont arrivés tout » près de la surface; après quoi ils s’enfoncent jusqu'à plusieurs » aunes de profondeur. Ils avalent leur proie sous l'eau, et » reparaissent au bout de 5 à 6 secondes... Si l'oiseau trouve » que la profondeur où est le poisson est trop grande pour pou- » voir l'atteindre en fondant dessus, il s'élève autant qu'il peut, » et se trompe rarement. Cependant les Islandais sont dans » l'erreur lorsqu'ils disent que les Fous pénètrent dans l’eau à

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» une profondeur égale à la hauteur de laquelle ils se laissent » tomber... Ils peuvent aussi pénétrer obliquement dans l'eau, » ce que ne font pas d'autres oiseaux, et cela dans une direction » presque parallèle à la surface; dans ce cas, une trainée » d'écume blanche marque leur trajet, qui est souvent de 4 à MANS... Les Fous habitent la haute mer... Généralement » ils n'émigrent pas; cependant il arrive quelquefois qu'ils se » rendent dans des contrées plus méridionales..…. Ils suivent » les bancs de Harengs et d’autres poissons, et pour cetle rai- » son, leur: apparition est d'un heureux présage pour les » pêcheurs..….Lorsqu'on s'approche de leurs petits, ces oiseaux » ne se dérangent pas; mais jeunes et vieux rentrent leur cou » et font entendre un cri dur et croassant..….. Lorsque les petits » sont assez forts, les habitants de l'Islande se rendent vers les » récifs. Quelques hommes les escaladent, tuent les oiseaux » avec un bâton et les jettent dans la mer, où ils sont recueillis » par les embarcations, et ensuite salés pour l'Hiv...…. En » Islande, les Fous se rapprochent vers le milieu d'Avr. des » localités où ils nichent..... » (Faber).

« D'après une ancienne loi écossaise, le propriétaire de l’île » de Bass a droit de visite sur les îles voisines et d'en chasser » les Fous, afin de les renvoyer dans son domaine; ces oiseaux » étant considérés comme sa propriété exclusive. On dit qu’il » tire un profit considérable en faisant prendre les jeunes pour

» les envoyer au marché... Lorsqu'on les surprend, ils se » défendent avec obstination en donnant de vigoureux coups de » bec et en pincant fortement... D’après les pêcheurs, les Fous

» ne peuvent pas prendre leur essor lorsqu'ils sont posés sur » l’eau, s'ils ne se placent pas contre le vent; aussi les prend-on » facilement lorsqu'on a cet avantage sur eux. » (Montagu.)

« On dit que l’on peut prendre ces oiseaux au moyen d’une » planche sur laquelle on a placé un poisson, et que l'on fait » flotter. L'oiseau s’y précipite d'une grande hauteur et s'y assomme. » (Nilss.) « Malgré les puissants moyens de locomotion dont il est doué, cet oiseau est souvent jeté par les tempêtes sur les côtes, où

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» il en périt un grand nombre. » (Droste-Hülshoff.) Voy. Degland et Gerbe, Ornith. europ. I, p. 348.

Le Fou peut s’apprivoiser facilement (Voyez : Ferrari, N. Bull. Soc. philom. Paris. Janv. 1826, p. 14. — Bull. Féruss., X, p.154, 1827. — Degl. et Gerbe, L. c. p. 349).

Consultez : O. Cunningham, Ibis, p. 1 et suiv., pl. 1, 1866.

PROPAGATION. Nid assez volumineux, composé de différentes sortes de plantes marines, et particulièrement de Fucus digitalis et vesiculosus..….. ces oiseaux nichent en colonies, et les Nids se touchent souvent; souvent aussi ils sont entourés de Nids d'Uria..…. (Faber).

Le Nid a la forme d’un cône aplati, dont la base mesure 20 inches de diametre. Au sommet il est pourvu d'une cavité terminale peu profonde (0. Cunningham).

OEuf unique, de forme elliptique, à surface rude. - Lorsqu'il est frais, il est blanc, mais presque toujours (plus ou moins sali de taches d’un brun jaunûâtre 0. Cunningham). 0070-0075 sur 0®048-0m050 (Degl. et Gerbe).

Les œufs sont pondus à des époques différentes. Dans une même colonie on trouve des œufs frais et des jeunes parvenus à la moitié de leur croissance. Cette irrégularité est due aux captures d'œufs de la part des habitants... Les Islandais ne mangent pas les œufs, qui ont un mauvais goût, mais ils attendent que les petits soient éclos pour les prendre, attendu qu'ils sont très gras (Faber). ;

Thienemann, Fortpflanzungsg, pl. XCIHI, f. 4. 4.

Bädecker, Brehm et Pässler, D. Eîer d. europ. Vüg. pl. 38, f. 8.

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