FASCICULE IX
CS
PROCELLARIIDÆ
ORDO II. ZLONGIPENNES.
Longipennes ou Macroptères. Dumér. Zool. anal. (1806). Les Laridées p. Less. Man. (1828).
Gaviæ. Sundev. Ornith. Syst. (1833).
VozanTEs. Landbeck, Isis, p. 199 (1842).
GAviÆ p. Bp. Ann. Sc. nat. (1854).
DEVOLANTES. Staude, Naumannia, p. 359 (1854). LONGIPENNES. Sundev. T'entamen (1873).
Longipennes, de Longa, longue. Penna, plume.
Macroptères, de Muxoôv, grand; nrecov, aile.
« Gavia est peut-être une onomatopée chez les Latins, ou bien » dériverait du grec Kaÿnxx, dont se rapproche beaucoup le » hollandais meeuw ; le verbe meeuwen en cette langue signifie » miauler. » (Aldrovande.) De là le nom français Mauve et son diminutif Mouette.
Bec droit, pointu ou crochu, à bords tranchants. Narines de forme variable. Ailes très longues, très aiguës. Trois Doigts antérieurs, palmés. Pouce petit et élevé audessus du sol, ou nul. Jambes médiocres, minces, souvent dénudées assez haut au-dessus de l’articulation tibiotarsienne. Queue de longueur variable, ordinairement médiocre:et coupée carrément vers le bout, conique ou fourchue. 12 Rectrices.
PTÉRYLOSE. « Se rapproche beaucoup de celle des Scolopaci- DOS a. e. Plumage de la tête non interrompu; on n'y peut » remarquer qu'une seule Aplérie autour de l'œil et de l'ouver- » ture auriculaire ; deux Ptéryles s'étendent, l’une plus large que » l'autre, dirigée vers le dos; l’autre, plus étroite, vers l'angle
Fasc. IX. — Procellariidæ. {
» de la gorge; toutes les deux sont séparées l’une de l’autre par » une Aptérie assez large, qui règne de chaque côté du cou. La » première Ptéryle est simple jusqu'aux Omoplates, où elle se » divise en une fourche, dont les branches assez fortes se termi- » nent au-devant de.ces os. Dans cet endroit la Ptéryle spinale » est ordinairement interrompue par une solution de continuité; » mais chez Lestris parasitica elle manque tout à fait, ou se » trouve du moins très incomplète. La portion qui suit est » d’abord d'autant plus affaiblie, que la solution de continuité » est plus accusée dans la Ptéryle spinale; elle commence par » deux rangées parallèles de plumes entre les branches de la » fourche, qui s’élargissent en arrière sur le côté externe et » deviennent ainsi plus fortes ; vers la fossette caudale, elles se » réunissent en une courte et forte branche, qui s'étend jusqu’à » la glande du croupion et s’y termine. Les Ptéryles des Flancs » sont généralement tout à fait séparées de cette partie postér..……. » La Ptérylé du dessous du corps, qui, comme nous l'avons déjà » vu, vient simplement de celle de la gorge, demeure jusqu’au » milieu du cou sans être divisée; là elle se sépare en deux » branches divergentes, et se continuant avec celles-ci au-delà du » milieu de la Fourchette, arrive sur la poitrine. Dans cet endroit, ».elle forme une branche externe tout à fait libre, mais seule- »,ment vers sa moitié postér. qui est terminée assez loin en » arrière sur le bord du Musculus pectoralis major. La branche » principale un peu plus faible se dirige d’abord en dedans et se » trouve au milieu de la Crête sternale très rapprochée de celle » de l’autre côté. À partir de ce point, ces deux branches s’écar- » tent davantage, forment un arc sur l'abdomen, où elle devien- » nent plus fortes, et se terminent tout près de l’anus. Le reste » du plumage n'offre pas de particularités importantes contre » l'Humérus, qui est remarquable par sa longueur. Il se trouve » vers le bas un Hypopterum assez développé, qui s’avance sur la » poitrine, mais ne fait pas réellement suite à la branche de la » Ptéryle du dessous du corps. L’Humérus est allongé. Cette par- » tie de l’aile est, du reste, une simple Apteérie ; mais La face supé- » rieure, au contraire, présente un plumage non interrompu,
» qui est séparé des Ptéryles axillaires par une petite Aptérie » alaire très insignifiante, surtout en arrière. » (Nitzsch.) Deux carotides (Garrod).
Mæœurs. MonoGamess. Vol très puissant et très soutenu, favorisé par des ailes très longues: cette conformation est due non seulement au très grand développement des Rémiges prim., mais aussi à celui des os de l’Avantbras et de l’Humérus ; aussi ces oiseaux peuvent-ils s’avancer à une très grande distance en pleine mer. A terre, leur démarche est facile; ils avancent par petits pas précipités, comme la plupart des Echassiers. Rarement ils se reposent sur l’eau; dans ce cas, ils nagent bien, mais ne plongent pas pour la plupart. Ceux qui font exception à cette règle pénètrent dans les vagues
en les traversant et en s’aidant de leurs ailes, rappelant en ceci les oiseaux des Genres Uria et Alca. |
Ils nourrissent leurs petits dans le Nid. Ils nichent souvent en colonies très nombreuses. Consultez sur ce sujet : J. F. Naumann, Ueber den Haushall der nordischen Seevügel. Ge mémoire est accompagné de deux planches, dont l’une représente une colonie du Zarus argentatus dans l'ile de Sylt. Les oiseaux marins nichent en sociétés sur les côtes du Jutland. Naumann a vu une colonie de Sterna cantiaca composée de plus d'un million d'individus. Ces oiseaux n'auraient pas eu assez de place pour couver leurs œufs, s'ils ne les avaient pas préalablement rangés régulièrement sur la côte. Chaque couple se place indistinctement sur le premier Nid venu; puis, lorsqu'il se déplace, il est remplacé lui-même par d’autres oiseaux d’une Espèce différente de la sienne.
PROPAGATION. Nichent dans des fentes de rochers ou sur le sable. Nid très négligé lorsqu'il existe.