‹ Contributions à la faune ornithologique de l'Europe occidentaleChapitre 145 sur 208 · PROCELLARIA PELAGICA. L. Syst. p · texte numérisé non relu

PROCELLARIA PELAGICA. L. Syst. p

PLAUTUS PROCELLARIUS. Klein, Stemm. p. 30 (1759). Sturmvogel. Klein, Verbess. Hist. d. Vüg. p. 158 (1760).

PROCELLARIA TETHYS. Bp. C. R. p. 662 (1854).

Suscaudales non terminées de noir. Plus petit que P. pelagica. Bande transversale sur l'aile moins marquée (E. Coues).

HaBirAT. Galapagos (Bp).

PROCELLARIA. Br. Orn. VI, p. 140, pl. 13, f. 1 (1760).

L'Oiseau de tempête. B. Ois. IX, p. 327 (1783), mais pas la pl. 23 qui represente Oceanites oceanica. Bp.

Stormy Petrel. Penn. Arct. Zool. IE, p. 255 (1792).

HYDROBATES PELAGICA. Boie, Isis, p. 562 (1822.

THALASSIDROMA PELAGICA. Vig. Zool. Journ. II, p. 405 (1825).

HYDROBATES FÆROENSIS ET PELAGICA. Brehm, Handb. p. 803-804 (1831).

Fe Gould, £'ur. pl. 417, f. 2 (1837).

? PROCELLARIA MELITENSIS. Schembri, Cat. di Malta, p.118 (1848).

THALASSIDROMA PELAGICA. Reichb. Handb. pl. 16, f. 778, 779, 780; pl. 19, f. 2724-2795 (1850).

THALASS. MINOR, PELAGICA ET FÆROENSIS. Brehm, Vogelf, p. 954 (1855). — Naumannia, p. 296 (1855).

Ferôe : Drunkviti (A. Holm.).

Danois : Petersfugl (Id.).

Norvégien : Sôrrün-Pedder. Westenwinds arc. Severs Lars. (Nilsson.) Suédois : Séormsvala, Hirondelle des tempêtes (Nilsson). Hollandais : Rotje.

Anglais : Petteril. (Albin). Stormy Petrel (Penn.). Français : L'Oiseau de tempête (B.).

Italien : Uccello delle tempeste (Savi).

Sicile : Rinninuni di mari. (L. Benoist.) Sardaigne : Pibinga (Cara).

Portugais : Alma de mestre (A.C. Smith).

Catesby le nommaït Pinson de mer ou de tempête, peut-être à cause de sa petite taille.

« On s’accorde à dire que le nom de Pétrels a été imposé à cès » oiseaux parce qu’ils peuvent se soutenir les ailes pliées au-des- » sus des vagues, et qu'ils ont la faculté de courir sur les flots. » Cette faculté prétendue a rappelé le miracle de saint Pierre, » lorsqu'il se promena sur le lac de Génézareth, et de là découle » le mot Petrel. Celui de Procellaria vient plutôt de l'indice des

» tempêtes, que l’on croit que ces oiseaux pressentent, et dont » la présence près des vaisseaux avertit les marins. » (Less. Man. Il, p. 404.)

D'un brun noir luisant en dessus, noir fuligineux en dessous. Une bande grisâtre sur l'aile. Suscaudales blanches, avec l'extrémité noire. Long. tot. 015 environ. | |

D'un brun noir en dessus, un peu plus foncé et plus lustré sur la tête et sur les ailes. Couvertures supér. des ailes et dessous du corps d’un brun de suie. Grandes Couvertures supér. des ailes et Rémiges second. souvent terminées de blanc grisätre, ce qui forme alors une petite bande oblique sur l'aile Rém. et Rectr. noires; les latérales de celles-ci blanches à la base. Suscaudales blanches, les plus longues terminées de brun noir. Bec et pieds noirs. Iris brun noir. Long. tot. 015. Bec 0" 12. Aile 0*11. Tarse 0*021 à 0"022. Queue 0" 056.

JEUNE. D'un noir moins profond que les adultes, avec les plumes des parties sup. bordées de roussâtre ou de brun fuligineux (Degl..

Consultez la description de Max, J. f. 0. p. 251, 1859.

Poussix. Duvet extrêmement long, épais et dissimulant toute la forme du corps. D'un gris clair. Gorge blanchâtre. Peau à peine apparente entre le bec et l'œil, faiblement rougeâtre. Bec jaunâtre, noir à la pointe. Pieds blanchâtres. D’après une dépouille de 3 à 4 jours venant d'Écosse (A. Marchand, R. Z. p. 260, 1870, pl. 2, 1865).

Observation. La Procellaria melitensis de Schembri a été considérée par M. G. R. Gray comme une Espèce

Fasc, IX. — Procellariidæ, 2

ed

distincte. Cependant, la plupart des ornithologistes |

la réunissent à la P. pelagica.

HagBiraT. Océan atlantique sept. Méditerranée (Bp.). S'égare sur les côtes d'Islande (Faber). Ass. C. aux Ferôe, Eté, et Hiv. Niche sur quelques îles (A. Holm). Il n’est pas certain que cet oiseau niche sur les côtes de la Scandinavie. À été observé en Eté pendant les orages sur les côtes de la Norvège (Wallengr.). Quelquefois sur les côtes du Danemark (Kjärb.). Silésie, capturé le 4 Nov. 1821 (Gloger). Côtes de Belgique, Acc. (de Sélys). Côtes de la Hollande (Schleg.). Niche sur les côtes de Cornouailles, aux Shetland, Orkneys, Hébrides (Macgill.). Niche en grand nombre à Burhou, près Guernesey (C. Smith). Côtes du N. de la France. Niche en grand nombre sur les rochers de l’île Rouge, près de Morlaix (Degl.). Aurigny (Lemetteil). Capturé à Angers (Vincelot). Sarthe, R. R. (Gentil). Manche (Le Mennicier). Morbihan, R. (Taslé). Charente, 1840, R. R. (Beltrémieux). Tué en 1850 dans les marais d’Echirolles près de Grenoble (Bouteille). Capturé plusieurs fois sur les côtes de Provence (Crespon). Côtes de l’Aude à la suite des tempêtes. Pyrénées-Orient. R. (Lacroix). Côtes de la Gascogne pendant les grandes tourmentes (Dubalen). Niche toutes les années sur les îles désertes situées dans la Méditerranée en face du cap de Pallos, C. C. Juin et Juill. (Guirao). Baléares (A. v. Homeyer). Genève, Acc. (Fatio). Iles Iloniennes, R. (T. Powys). Malte, C. Habite la petite île de Filfola, dont il ne s'éloigne que lorsque la mer devient orageuse. Quelquefois dans le port de Syracuse. Se prend à Messine pendant les soirées d'Eté un peu sombres (Malh.).

Canaries (Moquin-Tandon). Bab-el-Mandeb (v. Heugl.).

Mœurs. « Lorsqu'ils volent, ils ressemblent par leur grosseur, » leurs allures et leurs nuances à l’Hirundo urbica. » (Faber..)

« On rencontre ces oiseaux loin des côtes en sociétés ou isolé- » ment. Que le temps soit beau ou mauvais, on les voit planer » pendant des journées entières, tantôt à une grande hauteur, » comme les Hirondelles, tantôt en effleurant les vagues, dont » ils suivent exactement les mouvements, sans se laisser mouil- » ler jamais. S'ils apercoivent sur la surface de l’eau quelque » chose pour leur nourriture, ils étendent leurs pieds délicats, » étalent leurs palmures, et marchent un instant sur l'eau, tout » en battant des ailes et en étalant la queue, ce qu'ils continuent » jusqu'à ce qu'ils aient saisi l’objet convoité. On ne les voit » presque jamais nager. La puissance de leur vol égale au moins » celle de nos Martinets..... On doit en admirer la force, car ils » ne paraissent jamais fatigués. Même pendant la nuit, on les » voit encore autour des navires. Lorsque le vent est très fort, » ils se réunissent en troupes derrière le vaisseau, dont ils sui- » vent en silence le sillage... Ils font parfois entendre un petit cri, et cela surtout pendant la nuit. » (Max, J. f. O. p. 251, 1859.)

« Cet oiseau vomit, quand on le prend, une liqueur huileuse et » d’une odeur désagréable. Vers la fin de l'Eté, il devient si » gras, que les habitants des Ferüe s’en servent comme de chan- » delles, après avoir traversé leur corps d’une mèche. Le Petrel » tempête se porte en mer à de très grandes distances. C’est le » plus nocturne de tous les Procellariides. Il ne sort que le soir, » ou lorsqu'une tempête se prépare. Souvent il est victime des » vents impétueux, qui le jettent sur les grèves ou sur les champs, » où on le trouve mort. » (Degl.)

A LA

NourRiTURE. « Substances animales. Petits Mollusques. Si l’on » Jette d’un vaisseau de la graisse ou du suif, ils se précipitent » dessus à l'instant... Ces oiseaux paraissent guidés par l'odo- » rat dans la recherche de leur nourriture, Leur vue paraît aussi » très perçante. » (Max.)

1, age PROPAGATION. OEuf du P. pelagica. 0026-0027 sur 0020 à P. Leachii 0"031-0" 032 17/2 sur 0" 022 0m 023. | P. Bulweri. 0"040-0"042 sur 0%030-

Ces œufs offrent beaucoup de rapports les uns avec les autres. Ils sont semblables, quant au grain, à la nuance et à la forme, et ne se distinguent entre eux que par la grosseur (Baldamus).

Thienemann, Fortpfianzungsgeschichte, pl. XCI, f. 8.

Bädecker, Brehm et Pässler, D. Eier d. europ. Vüg. Dl.-00; 12:

- N. B. Bonaparte a signalé comme Espèce voisine la Proc. lugubris {Natterer), qui est plus grande que la Proc. pelagica. Bec plus fort. Tectrices caudales supér. blanches terminées de noir, de l'Océan mérid.

DL

THALASSIDROMA ALBIFASCIATA. Brehm, Vogelf. p. 354 (1835).

Plus grand que Th. pelagica. Teintes plus sombres.

Sur l'aile est une bande blanche de 2” de largeur (Brehm).

HagiraT. Côtes d'Espagne (Brehm).

GENUS III. OCEANITES. K. et BI, Wirbelth. p. 238 (1840).

Bec étroit et faible. Tubes des narines horizontaux. Ailes très longues; 2° Rém. la plus longue de toutes; la 1” égale presque la 3°, la 4° beaucoup plus courte. Doigts très longs, mesurant les 2/3 ou tarse. Pouce extrêmement petit.

NOR NE 10 ET er

Re

4. OCEANITES OCEANICA. Elliot Coues, Proc. Ac. Philad. p. 82 (1864).

PROCELLARIA PELAGICA. Wils. Am. Orn. VII, p. 90, pl. 60, 16 (1808).

Proc. oc&anica. Kuhl, Procell. pl. 10, f. 1 (14820).

TuaLAassibRoMA WiLsoni. Bp. Journ. Ac. Philad. p. 231, pl. 9 (1824).

ie, Gould, Eur. pl. 65 (1837).

OceaniTes Wicsont. K. et BI. Wirbelth. p. 238 (1840).

ProceLcarIA Wicsoni. Gould, Austr. VIT, pl. 85 (1845).

Proc. Wirsoni. Reichb. Handb. pl. 16, f. 783 ; pl. 19, f. 2723.

Proc. oceanica. Schleg. Mus. P. B. Procell. p. 6 (1863).

THALASSIDROMA OCEANICA. Degl. Orn. Il, p. 386 (1867).

Tac. Wirsoni. Dubois, Ois. Eur. pl. 164 (1869).

OcEANITES OCEANICA. E. A. Butler, Str. Feath. p. 29 (1877).

Acores. Alma de mestre (Du Cane Godman).

Une bande oblique claire sur l'aile, à l'extrémité des grandes Couvert. second.; Suscaud. entièrement blanches. Quelques-unes des plumes du bas ventre et des preimnières Souscaud. latérales blanches. Palmures en partie jaunes. Long. tot. 0® 17 environ (Degl. et Gerbe).

ADuLTtE. Dessus de la tête, dos et Scapul. noirs. Suscaud. d’un blanc pur, même sur le rachis des plumes. Front, cou, poitrine, abdomen et Souscaud. médianes d’un noir fuligineux. Plumes latérales du bas ventre et quelques-unes des premières Souscaud. latérales d’un blanc pur. Grandes Couvert. Supér. des ailes d’un gris brun. Rém. noires. Les trois Rectr. latérales de chaque côté blanches à la base sur les barbes et sur le rachis. Bec noir. Pieds noirs avec une longue tache jaune sur les membranes interdigitales, et un liseré de cette cou-

leur sur les bords des doigts. Long. tot. 0"17 à 0" 175. Tarse 0" 035 (Degl. et Gerbe). Iris brun foncé {Meves).

HagiraT. Côtes occid. de l'Amérique. Bermudes (Wedderburn). Bahama (Albrecht). Labrador (Coues). Gabon (Verr.). Cap (Victorin). Golfe d'Oman (E. A. Butler, Sér. Feath. p. 291, 1877). Se rencontre dans le Golfe de Gascogne (Hardy). Acores, de pass. (Du Cane Godman). Observé à Cagliari (Salvadori).

NoURRITURE. Frai de poisson (E. A. Butler).

PROPAGATION. Niche aux Antilles, Bahama, Cuba, Floride.

Œuf (unique) ressemblant à celui du Thalass. pelagica, 0" 031 à 0"032 sur 0"023 (Degl. et Gerbe).'

STIRPS B. PUFFINÆ.

Bec grêle, un peu dilaté à sa base, comprimé à son extrémité. Tubes des Narines distinct. Tarses comprimés, situés assez en arrière du corps. Fémur surmonté d’une apophyse très saillante au-dessus de l'articulation du genou, comme chez les Colymbidæ et Podicipedidæ. Des Espaces incubatoires.

ANATOMIE. « Sternum étroit, comprimé, allongé. Rotule allon- » gée avec le Péroné au-dessus de l'articulation du genou... Il » existe dans l'anatomie du genre Puffinus un os particulier... » qui se trouve dans le pli du coude, à l'endroit de réunion des » ligaments de l’'Humerus et de l’Avant-bras; il estlong d’un pouce, » articulé perpendiculairement sur le pli, et sert de point de réu- » nion des ligamentsdel'Humérusetdel’Avant-bras..…. Get os man- » que chez les Procellaries. Comme les Puffins plongent les ailes » ouvertes, et se servent sous l’eau de leurs ailes aussi bien que de

» leurs pieds, il n’est pas douteux que cet os ne joue un rôle » spécial dans l'acte de plonger... » (Faber, Isis, p. 781, 1824.)

Mœurs. « Quoique les Puffins soient de très bons voiliers, ils » jouissent aussi de la faculté de plonger avec facilité. Lorsqu'ils » poursuivent leur proie, ils le font en plongeant, et alors ils se » servent de leurs ailes comme Uria et Alca. C'est pendant l’obs- » curité de la nuit qu’ils sont le plus en activité. Il n’y a pas de » différence entre les sexes. » (Faber.)

GENUS I, NECTRIS. Bp. Consp. II, p. 201 (1856). Nectris, de Nnxrots Nageuse.

Offre l’ensemble des caractères du genre Puffinus. Teintes uniformément fuligineuses. Bec long et grêle, très crochu. Tarses comprimés, situés à l’arrière du corps. Ailes dépassant un peu le bout de la queue, dont la longueur varie, mais qui est toujours plus ou moins arrondie. Tubes des narines courts, larges, déprimés, coupés très obliquement. Leur cloison est large; les narines ovales (d’après E. Coues, Proc. Ac. Nat. Sc. Philad. p. 123, 1864). |

5. NECTRIS FUÜULIGINOSUS. K. et BI. Wirbelth. p. XCIV (1840).

PuFFINUS FULIGINOSUS. Strickl. P. Z. S. p. 129 (1832).

PurF. CINEREUS ©. Gould, Eur. pl. 445, f. 2 (1837).

Purr. FuLIGINOSUS. Laur. B. N. Am. p. 803 (1838) et auct, recent. Sed non Proc. fuliginosa. Gm. Syst. p. 563, quæ probabiliter Species Thalassidromæ (cauda furcata ex Otaheite) ; nec Banks,

tab. 19. Kuhl, sp. 12, pl. X, f. 6, quæ certe Pterodroma atlantica. Gould.

Purr. MAJOR. T. Man. IV, p. 506 (1840). ©.

NECTRIS CHILENSIS. Bp. Consp. Il, p. 202 (1856). De forte taille. Bec gréle (Bp.).

: N. B. Toute cette synonymie a été empruntée à la monographie des Puffineæ par M. E. Coues, L. c.

Bec du front à l'extrémité plus court que le Doigt int.,orangé, ou d’un vert olive foncé, à pointe noire. Tout le plumage à teinte fuligineuse. Pieds couleur de chair Long. tot. 0"44-0"45. Tarses 0"056-0"058 (Degl. et Gerbe). : |

Eté. D'un brun enfumé, plus foncé en dessus qu’en dessous, nuancé de gris à la gorge et à la face infér. des ailes. Bec orangé ou d’un vert olive foncé avec l’extrémité noirâtre (M. E. Coues le décrit entièrement d'un noir brunâtre). Tarses bruns en dehors, jaunâtres en dedans. Palmures couleur de chair. Long. tot. 0"44- 0®45. Tarse 0"056, 0"058 (Degl. et Gerbe). Bec d’un brun corné légèrement teinté de rose carné, d’un plombé grisâtre vers les bords rentrants de la base de la Mandib. supér. Langue rosée ainsi que le milieu de l’intérieur de la bouche, qui est bleuâtre sur les côtés. De chaque côté du palais est une ligne de piquants dirigés en arrière. Dessous de la Mandib. infér. d’un plombé grisâtre. Tarses d'un brun noir en dehors. Membranes beaucoup plus claires, légèrement teintées de rosé. Intérieur des tarses et Doigts gris brun pâle teinté de rosé. Ongles couleur de corne un peu rosé. Iris brun. Long. tot. 0"45 environ. Bec à partir des plumes du front 0"04. Tarse 02057. Doigt méd. avec l’ongle 0" 057. Aile repliée 0" 034. Queue Om11.

Hiver. Plumage très satiné et d’un brun plus noirâtre et plus pur. Côtés du cou et poitrine d’une teinte plus ardoisée (Degl. et Gerbe).

HagirTaAT. Océan septentr. Environs de Terre-Neuve. Acc. en France et en Angleterre (Bp.).Observé plusieurs

de

fois sur les côtes de la Normandie, aux environs de Dieppe (Degl.). Environs de Bayonne, R. R. (Loche). Hendaye pendant les tempêtes (L. O.-G.).

Géorgie (A. Gerhardt). Labrador (E. Coues).

GENUS IT. PUFFINUS. Briss. Ornith. (1760).

Bec de la longueur de la tête, comprimé. Faces latérales de la Mandibule supér. renflées, séparées du tube nasal latéral par un sillon concave inférieurement. Deux tubes, logeant chacun une narine séparée de celle du côté opposé par une cloison verticale. Onglet s’avancant jusqu'au bas du bord antér. des tubes; d'abord peu élevé et presque parallèle au sillon supér. de la face latérale du bec, se courbant graduellement pour s’arrondir en crochet aigu. Mandibule infér. un peu emboîtée sous les bords de la supér., presque droite, à faces latérales comme composées de deux pièces; la première très étroite surtout en avant, séparée de celle qui est

‘ au-dessous par un sillon assez profond en arrière paral-

lèle à son bord et se continuant jusqu'à l’onglet. La seconde pièce est plus large surtout à sa base, et se trouve séparée en avant de l'onglet par un petit sillon oblique de haut en bas et d’arrière en avant, et un peu arqué antérieurement. Onglet à bord antér. en demicercle, excavé en dessous de manière à figurer un second crochet. Aïles longues, aiguës, dépassant la queue. Humérus long. Tarse très comprimé, de la longueur du Doigt méd. avec l’ongle, réticulé. Pouce remplacé par un petit tubercule osseux conique. Ongle du Doigt méd. évasé sur son bord int., qui est tranchant. Taille assez forte.

Mœurs. Vol rapide et en flèche, non planant comme

celui des Macareux. Creusent comme tous leurs con- génères, avec leurs ongles des galeries pour y déposer leurs œufs. Se nourrissent de cadavres de Cétacés (Nilss.).

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