PUFFINUS CINEREUS. Cuv. R. À. p
PROCELLARIA PUFFINUS. T. Man. IT, p. 805 (1820). Nec L. Syst. p. 213 (1766), qui est P. anglorum. Nec Briss. Orn. VI, p. 131. PROCELLARIA CINEREA. Kuhl, Procell. p. 148, pl. XI, f. 10 (1820).
Proc. ciNEREA. Vieill. Fn. franç. p. 404 (1828).
Proc. Kuuzn. Boie, Isis, p. 257 (1835).
PurFinus ciNEREUS. Degl. Orn. II, p. 372 (1849). Nec Procell. cinerea Audub. qui est P. major. Faber; nec Laurence, qui est Adamastor cinereus. :
NEGTRIS MACRORHYNCHA. V. Heugl. Uebers. N. 0. Afr. p. 48 (1856).
Purrnus Kuuzr. Bp. Consp. Il, p. 202 (1836). Nec Cassin, Proc. Ac. Nat. Se. Philad. p. 327. 1862, qui est Adamastor cinereus. E. Coues.
PROCELLARIA PUFFINUS. Schleg. Mus. P.B. Procell. p. 24 (1863).
PurF. GiNEREUS. Dubois, Ois. Eur. pl. 161 (1865).
PurF. ciNEREUS. Fritsch, Vôg. Eur. p. 487, pl. 58, f. 2 (1870).
Voyez l'Etymologie du mot Puffin à l’article Puffinus arcticus.
Cette Espèce a été dédiée par Boïe au célèbre naturaliste et voyageur Kuh}, mort à Java en 1821. On lui doit une monographie des oiseaux de cette Famille.
Mayorque Guay : Guay (Saunders).
Adamastor. « Le géant Adamastor apparait dans une » HeIRDÈLE.:. À peine j'achevais, que nous apparait » dans les airs un puissant fantôme; il a un aspect » difforme; sa taille est immense, son front est chargé » d'orages, sa barbe hérissée, ses yeux caves, et dans » tout son port respirent la malveillance et la terreur;
LE SRE
» ses cheveux souillés de sable se dressent sur sa tête; » ses lèvres sont noires; il a les dents jaunes... » (Le Camoens, Lusiade, chant IV.)
E. Coues (Proc. Ac. Nat. Sc. Philad. p. 128, 1864) a attiré avec raison l'attention des ornithologistes sur la séparation opérée pour la première fois par Bonaparte, de la Procellaria cinerea de Gmelin, d'avec le Puffinus cinereus de Cuvier; cet auteur, ainsi que la plupart des autres, ayant cru que cet oiseau élait le même que celui de Gmelin, a employé l’épithète cinereus, mais comme il l’a associé au terme générique Puffinus, et que l’expression P. cinereus est antérieure à toutes les autres qui sont associées àce même nom générique, elle doit être adoptée et ne peut faire confusion.
Tube nasal coupé perpendiculairement. Bec jaune, ainsi que les pieds. Le cendré des côtés du cou se fond insensiblement avec le blanc du dessous du corps. Flancs et région anale blancs. Souscaudales blanches. Pas de tache foncée sur le milieu du ventre. Long. tot. 0" 49. Tarse 0"05. 2° Rém. la plus longue.
ADULTE. Bec à partir du front de la longueur du Doigt int. Parties supér. d’un brun cendré, avec les plumes du manteau et des Scapulaires, du croupion et des Suscaudales frangées de gris blanchâtre.Couvertures supér. des ailes d'un brun noir, ainsi que les Rémiges et la queue. Dessous du corps blanc. Côtés du bas ventre avec quelques mèches d’un cendré clair. Souscaudales latérales avec quelques fines mouchetures de même couleur. Dessous de l’aile blanc. Le cendré des côtés du cou se fond insensiblement avec le blanc du dessous du corps, et les plames de cette région sont frangées de blanc (Bec jaunâtre, à pointe brune. Pieds d’un jaune
livide. Degl.). Iris brun noir (Meves). Long. tot. jusqu'à 0"50. Bec 0053. Aile 0"34. Queue 0"115. Tarse 0258. Doigt méd. avec l’ongle 0"069. Doigt int. 0056.
JEUNE. Dessus de la tête, joues, dos, d’un brun plus foncé que chez les adultes, ou d’un gris d’ardoise. Parties infér. d'un blanc moins pur. Bec noirâtre. Pieds bleuâtres (Degl.).
Poussin. Duvet d’un gris cendré clair (Degl.). A. Marchand, À. Z. pl. 14, 1869. |
HaBiraT. Méditerranée (Bp.). Niche en Corse (Degl.. Manche, Ass. R. (Le Mennicier). Morbihan, R. (Taslé). Sardaigne, OC. (Cara). Côtes de la Gascogne, Acc., (Dubalen). Aude, à la suite des tempêtes. Hérault, Pyrénées-Orient. (Lacroix). Quelquefois sur les côtes de la Province de Gerona (Vayreda). Andalousie (H. Irby). Genève, Acc. (Fatio). Corfou, R. Plus C. sur les côtes de l’Albanie et de la Dalmatie (T. Powys).Cyclades (Erhard). C. dans la Méditerranée et dans l’Archipel grec. Sédent. sur les côtes de Grèce (Linderm.). Quelquefois en Hiv. sur les côtes de Sicile; R. au Print. (Malh.). Malte, Séd., niche. (A. Wright). Niche en grand nombre sur les rochers de Filfola, près de Malte (R. M. Sperling). C. C. aux Baléares; niche à Dragonera et à Cabrera (A. v. Homey. J. f. O0. p. 432, 1868). |
Rade d'Alger (Loche). Tanger (Carstens). Canaries, niche (Bolle). Niche sur quelques-unes des îles situées au N. de l’île Maurice (Layard).
Mœurs. Lorsque le jeune est éclos, la femelle quitte son Nid et va chercher un autre gîte ; elle ne revient visiter son pelit que pendant la nuit (Degl.). N'est pas rare sur la Méditerranée. Se voit en petites troupes à quel-
ques lieues de la côte. Si la mer devient orageuse, cet oiseau effleure les vagues d’un vol rapides et va chercher un abri à terre (Crespon).
PROPAGATION. Se reproduit sur les îles qui avoisinent Marseille, Toulon, Hyères. Niche dans des trous de rochers (Degl. et Gerbe).
Œuf (1) placé sur le sol, sans aucune préparation; gros, assez court, d’un blanc pur ou lavé de grisâtre. 0"070 sur 0"047 (Degl. et Gerbe).
Thienemann, Fortpflanzungsg., pl. XCIT, f. 4.
Bädecker, Brehm et Pässler, D. Eïier d. europ. Vüg. Di08 Le 7.
7. PUFFINUS MAJOR. Faber, Prodr. isl. Orn. p. 56 (1822). — Isis, p. 785-786 (1824).
PROCELLARIA PUFFINUS. Kuhl, Procell. p. 146, pl. XI, f. 10 (1820). PUFFINUS GINEREUS. Bp. Syn. B. Am. p. 378 (1828).
PUFFINUS YELKOUAN. Bp. Consp. Il, p. 203 (1856).
PROCGELLARIA YELKOUAN. Acerbi, Bibl, ital. p. 294 (1827). PUFFINUS BAROLI. Bonap. Consp. Il, p. 204 (1856). PROCELLARIA YELKOUAN. Schleg. Mus. P. B. Procell. p. 29 (1863).
En turc Yelkovan, qui va à la dérive.
Semblable au P. obscurus, mais plus petit ; bec plus long, plus gréle. D'un brun noirâtre velouté, plus foncé sur le dos. D'un blanc pur en dessous, couleur qui se détache nettement de la teinte des parties super. Bec d’un brun verdâtre. Mandibule infér. blanchâtre sur une large étendue. Pieds noirs. Doigts et palmures blanchätres, noirs en dessus et sur Les bords (Bp.). Long. tot.0"27. Voy. T. Salvadori, J. f. O. p. 429, 1865.
HaBirAT. Méditerranée. Mer noire. Bosphore, C. (Bp.). Gyclades (Erhard). Corse, C. (J. Whitehead, Ibis, p. 48 (1885).
He Gould, Eur. pl. 445, f. 1 (1837).
NECTRIS CINEREA. K. et BI. Wirbelth. p. XCIV (1840). PUFFINUS CINEREUS. Audub. B. Am. VII, p. 212, pl. 456 (1844). Purr. MAJOR. Reichb. Handb. pl. XIV, f. 770 (1852). PurFF. MAJOR. Bp. Consp. Il, p. 203 (1856).
Purr. magor. E. Coues, Proc. Ac. Philad. p. 132 (1864). Purr. MAJOR. Dubois, Ois. Eur. pl. 162 (1866). PurF. MAJOR. Fritsch, Vôg. Eur. p. 486, pl. 58, f. 1 (1870).
Acores, Cargara (Du Cane Godman).
Bec long, grêle, droit,àcrochet, médiocrement courbé, noir. Tubes des narines coupés obliquement. 1° Rém. la plus longue. Partie supér. d’un brun bistre. Le cendré des côtés du cou se détache nettement du blanc du devant de cette région. Une grande tache foncée sur le milieu du ventre. Souscaud. foncées. Flancs bruns. Long. tot.
Dessous du corps blanc; cette couleur est interrompue sur les flancs par des taches plus ou moins nombreuses, larges, isolées, d’un brun foncé. Dessous de l’aile d’un blanc pur, excepté le long des bords qui sont tachetés de brun. Extrémités des longues plumes axillaires brunâtres. Souscaud. d’un brun grisâtre foncé, terminées plus ou moins visiblement de blanc. Rectr. comme les Rém. prim. (Elliot Coues, L. c.).
ADULTE. Parties supér. d’un brun bistre tirant un peu au plombé ou au grisätre sur la tête, foncé sur les Rém. tertiaires et sur le croupion. Chaque plume du dos, du croupion et des Couvert. alaires bordée de brun clair, qui est quelquefois d’un cendré presque blanc. Pas de bordures sur la tête; la teinte brune s'étend largement au dessous des yeux au niveau de la bouche et se détache nettement du blanc de la gorge. En arrière, sur les côtés
à pe
du cou, le blanc s'étend vers la nuque et s’y trouve moins nettement limité. Sur les côtés de la poitrine, la
couleur foncée s'étend plus bas et empiète sur le blanc
de cette région. Suscaud. surtout les plus longues et les plus postér. blanches, mais avec des raies transversales ou des espaces bruns au centre des plumes. Rém. prim. d’un brun noir, très foncé sur leur bord ext. Barbes int. vers leur base s’éclaircissant graduellement de manière à devenir d’un blanc brunâtre ou presque blanches. Bec noir, légèrement plombé, rosé sur le bord rentrant de la Mandib. infér. Tarses d’un brun noir en dehors ; d’un carné livide et rosé en avant et en dedans; une petite tache brunâtre sur les doigts à leur articulation. Doigt ext. d’un brun noir en dehors. Ongles d’un rosé plombé. Membranes d’un brunâtre rosé. Iris brun foncé. Intérieur du bec rosé, avec des taches bleuâtres. Long. tot. 0"45 environ (les dimensions variant beaucoup). Bec à partir des plumes du front 0"046. Tarse 0"06. Doigt méd. avec l’ongle 0"07. Aïle repliée 0"33. Queue 0® 125.
JEUNE. Les teintes des parties supér. sont moins pures, chaque plume étant bordée de gris sombre. Blanc des parties infér. lavé de brunâtre (Degl. et Gerbe).
HABITAT. Océan atlantique. Régions arctiques. Islande. Labrador (Bp.) Se trouve probablement surles côtes dela Scandinavie (Wallengr.). A été tué près de Dieppe (Hardy). Seine-Inf., très Acc. (Lemetteil), Hendaye, observé en Oct. 1883 (L. O.-G.). Santander (H. Irby). Açores, niche (Du Cane Godman). Guernesey, Acc. (G. Smith).
Algérie, Acc. (Loche). Niche (!!) aux Canaries (Vernon d'Harcourt).
Groenland (Holb6ll).
Mœurs. « Se trouve en grandé quantité dans le détroit de » Davis et à la pointe mérid. du Groenland, jusqu’au 65 1/4 » Lat. N. Il est surtout nombreux du 63° au 65 1/2°. S'il survient » du brouillard pendant le mois d’Août, ces oiseaux arrivent » dans les fjords en si grand nombre, qu'ils les couvrent littéra- » lement; mais si celui-ci se dissipe, les oiseaux disparaissent » comme par enchantement. Les Groenlandais affirment qu'ils » plongent. Ils pénétrent aussi dans les flots en poursuivant leur » proie. Lorsque pendant une tempête, ils se trouvent dans les » sillons formés par les vagues, ils traversent celles-ci en s’ai- » dant de leurs ailes. » (Holbüll.)
PROPAGATION. « [1 creuse dans la terre une galerie horizon- » tale de 2 à 3 pieds de longueur, dont le fond est élargi.
__ » Œuf d’un ovale court, très ventru, les deux extrémités arron- | » dies ; ou bien d'un ovale allongé, un peu aminei vers le bout. » Coquille, épaisse, rude, decouleur blanche. » (Bädecker, Brehm et Pässler, D. Lier d. europ. Vôg. pl. 55, f. 5).
8. PUFFINUS ARCTICUS. Faber, Prodr. d. isländ. Ornith. p. 56 (1822).
Pupin. Klein, Verbess. Hist. d. Vôq. p. 146 (1760).
Puorrinus. Br. Orn. VI, p. 131 (1760).
PROCELLARIA PUFFINUS. Brünn. Orn. bor. p. 29 (1764).
Proc. PUFFINUS. L. Syst. p. 213 (1766).
Shearwater Petrel. Penn. Arct. Zool. HI, p. 254 (1792).
PROCELLARIA ANGLORUM. Kuhl, Pr'ocell. p. 146 (1820).
PROCELL. ANGLORUM. T. Man. p. 806 (1820). — IV, p. 509 (1840).
PUFFINUS ARCTICUS. Faber, Isis, p. 782-785 (1824).
PROCELLARIA ANGLORUM. Audub. Orn. Biogr. HI, 604 (1831- 1839). — B. Am. pl. 295 (18..) — Ibid. VIT, p. 214, pl. 451 (1844). Adult. R
PUFFINUS ARCTICUS ET ANGLORUM. Brehm, Handb. p. 806-807, pl. 39, f. 4 (1831).
ie Gould. Eur. pl. 443 (1837).
eu ea
Necrris PUFFINUS. Keys. BL. Warbelth. p. XCIV (1840).
PuFFINUS ANGLORUM. Fritsch, Vôg. Eur. p. 487, pl. 61, f. 2 (1870).
Cymoromus ANGLORUM. Macgill. Man. H. N. p. 13 (1840).
Islandais : Skrofa (Faber).
Norvégien : Skrapa (racloir). Skrabe, Lire (Nilss.).
Anglais : Manks Puffin (Puffin de l’ile de Man), Shear Water (racleur d’eau).
Les habitants de l’île de Tremiti dans l'Adriatique : Arterina, et non pas Ardenna, comme Bonaparte l’attribue à tort à Reichenbach.
D'après Klein, Puffin ou Pupin serait une onomatopée formée d’après le cri de l'oiseau.
Parties supér. d'un brun noir lustré. Dessous du corps blanc, cuisses et barbes ext. des Souscaud. d'un brun noir. Long. tot. 0"40. Bec 0"035.
ADULTE. Dessus de la tête, lorums, joues, région auriculaire, tout le dessus du corps, ailes et queue d’un brun noir lustré. Dessous du corps et des ailes blanc. Une tache grisâtre au-dessous de l’œil. Le brun noir des côtés de la tête séparé du blanc du cou par des mèches gris cendré. Celui du dessous se transformant rapidement en gris cendré, qui s'étend en croissants sur le blanc des côtés du cou, et devient un peu plus uniforme sur les côtés de la poitrine. Long. tot. 040 environ. Bec 0"035. Aïle 0222. Tarse 0049. Queue 0" 073. Doigt méd. 0®05. Doigt int. 0041. Iris brun foncé (Meves).
JEUNE. Toutes les parties supér. d’un brun unicolore. Parties infér. blanches, avec les Souscaud., les régions anale et fémorale, variées de brun et de gris, et les plumes des côtés du cou et des flancs finement bordées de gris cendré à l'extrémité.
Fasc. IX. — Procellariidæ. 3
En o 08
Poussin. Du 28 juill. Duvet très long. el très serré. Bec noirâtre. Gorge et face dégarnies de plumes, d’une teinte plombée. Intérieur du bec et langue couleur de chair. [ris brun. Duvet grisâtre. De la gorge aux Souscaud.s’étend une bandeblanchâtre. Long. tot.12” (Faber, Isis, p. 780, 1824).
A. Marchand, R. Z. p. 312, 1870, pl. 1, 1879.
Hagirar. Islande, sédent. Ass. R. (Faber). Ferôe, C. C. (A. Holm.). On ne sait pas positivement si cet oiseau niche sur les côtes de la Scandinavie, quoiqu'il se rencontre dans ces parages (Wallengr.). Terre-Neuve. Acc. en Angleterre et France (Degl.). Seine-Inf. (Hardy). Charente-Inf., Hiv. R. (Beltrémieux). Bayonne, irrég. (Dubalen). Aude, presque tous les ans sur les côtes; Hiv. et commencementdu Print. Pyrénées-Orient. Hiv. et Print. (Lacroix). C. sur la Méditerranée, se montre en troupes à l'embouchure du Rhône (J. W. v. Müller). Lindermayer est dans l'erreur lorsqu'il cite Loche. Cette Espèce n'habite pas l'Algérie; ce n’est qu'un Ye/kouan de petite taille (Vian). Quelques individus se prenrent chaque année dansle port de Messine (Malh.). Malte, sed., niche (CG. A. Wright). Niche en très grand nombre à Fill près de Malte (R. M. Sperling).
Am. sept. (Max). Groenland (Reinhardt).
Mœurs. « Ge Pétrel ne lance pas comme d’autres Espèces de » l'huile contre les personnes qui l'inquiètent. .…. Ilse rapproche » peu des côtes d'Islande; c'est pourquoi il ne peut guère être » observé que par les pêcheurs. Quoiqu'il plonge et qu’il pêche » pendant le jour, c'est surtout pendant la nuit qu’il se met le » plus en mouvement. Son cri ressemble à celui du L. tridac- » tylus. Il émigre de l'Islande en Sept. et reste tout l'Hiv. en » pleine mer. » (Faber..)
PROPAGATION. Creuse de profondes galeries dans la terre au milieu des rochers les plus élevés; il y rassemble un peu de foin, qu'il entasse sans ordre.
Œuf (4) court, épais comme celui du Proc. glacialis (Faber). D'un blanc pur, 0"057 sur 0"040 (Degl. et Gerbe). Bädecker, Brehm et Pässler, D. Eïer d. europ. Vüg, pl. 55, f. 6.
N. B. Suivant M. Vian, les 4 Espèces suivantes :
Puffinus anglorum. T., P. Yelkouan. Bp., P. Obscurus. Boie, P. Baroli. Bonelli, ne doivent en former qu'une seule. Voyez Bull. Soc. Zool. de France, p. 54 et suiv., 1878.
STIRPS C. FULMAREÆZ,.
Bec fort, court, épais, déprimé; son crochet paraïitconvexe vu de profil. Tubes des narines saillants, tronqués verticalement. Pieds courts, comprimés réticulés. Queue courte. Ailes médiocres. Taille assez grande ou médiocre. Teintes claires. Ne font pas de Nid. Offrent des Espaces incubatoires.
Ce sont de tous les Péfrels ceux qui établissent le mieux la transition aux Zaridés (E. Coues).
GENUS. FULMARUS. Leach, Steph. Gen. Zool. XII, p. 233 (1826). ; RHANTISTES. Kaup, Nat. Syst. (1829).
Fulmarus. Voyez l’article du F. glacialis.
Rhantistes, de Pavritw, j'arrose.
Bec très court, très fort et épais, renflé à sa base. Mandibule supér. séparée du tube nasal par une petite rainure, qui s'infléchit un peu à partir du bord antér. du tube nasal, pour aboutir en avant vers Le tiers postér.
du crochet. Son bord infér. décrivant une légère courbe
à convexité infér., qui se termine à angle aigu à l’extrémité de la rainure déjà mentionnée, parmi les lamelles courtes et obliques de son côté int. Tube nasal renflé et un peu arrondi antérieurement. Narines séparées par une cloison verticale. Onglet très fort, à arète très courbée et relevée en dessus, formant un fort crochet, qui dépasse en bas l'extrémité de la Mandibule infér. Celleci emboîtée par le bord de la supér., divisée par une rainure parallèle à son bord infér., et plus rapprochée du bord supér.; cette rainure se divise derrière l’aplomb de l’extrémité antér. du tube nasal, en deux branches: qui s’écartent en s'arrondissant, pour se terminer vers la base de l’onglet de cette Mandibule, interceptant ainsi un espace creux triangulaire à sommet postér. Onglet de la Mandibule infér. très développé, à faces latérales planes, obliques de haut en bas et de dehors en dedans, et formant à leur point de réunion en dessous, une arête arrondie oblique de haut en bas et d'avant en arrière, de manière à former avec le bord infér. de la Mandibule infér. un angle très saïllant. Son bord antér. et le supér. forment un demi-cercle. Son bord postér. est indiqué par une rainure droite, oblique de haut en bas et d’arrière en avant. Tarses réticulés, légèrement comprimés, médiocres. Bas du Tibia peu dénudé. Doigts assez longs. Pouce remplacé par un tubercule osseux conique. Ongles assez courbés et comprimés; celui du Doigt méd. évasé sur son bord int., qui est assez tranchant. Palmures larges. Queue médiocre, arrondie; 14 Rectr. 1° Rém. la plus longue. Tête assez grosse. Formes massives. Fémur surmonté d’une petite apophyse saillante, rappelant celle des Colymbidæ et des Podicipedidæ.
Consultez : Elliot Coues, Fulmareæ (Proc. Ac. Nat. Sc. Philad. p. 25 et suiv. 1866).
es Nes
ANATOMIE. « Sternum voûté et court, comme chez les Mouettes Déni Péroné pourvu d’une protubérance osseuse, mais sans » allongement de la Rotule... Humérus arrondi... » (D'après Faber, Isis, p. 780, 1824.)
9. FULMARUS GLACIALIS. Steph. Shaw's Gen. Zool. XIII, p. 234. pl. 24 (1826).
Mallemugge. Klein, Verbess. Hist. d. Vôüg. p. 144 (1760). PROCELLARIA GINEREA. Br. Orn. VI, p. 143, pl. 12, f. 2 (1760). Proc. GLAcIALIS. L. Syst. p.213 (1766).
Le Peétrel Fulmar. B. Ois. IX, p. 325, pl. 22 (1783).
PROCELLARIA GLACIALIS. Audub. Orn. Biogr. ll, p.441(1831-1839). — B.of. Am. VII, p. 204, pl. 455 (1844).
Proc. GLacrarIs. Nuttall, Man. Orn. Il, p. 330 (1834).
FuLmaRus AUDUBONI. Bp. Consp. Il, p. 187 (1855).
Bec plus long que celui du F. glacialis, peu comprimé. Tube nasal déprimé. Les exemplaires de Terre-Neuve ont le bec plus
fort (Bp.)
HABITAT. Amér. sept.
FULMARUS MINOR. Bp. Consp. IL, p. 187 (1855).
PROCELLARIA GLACIALIS. Holbüll, Orn. Beitr. Fn. Grônt. (1843). Proc. minor. Kjärb. Naumannia, p. 308 (1854). Proc. MINOR. Brehm, Vogelf. p. 353 (1855).
Le système de coloration des adultes et des jeunes offre beaucoup de ressemblance avec celui du Proc. glacialis. Chez le Proc. glacialis adulte, le blanc du derrière du cou descend plus bas sur le dos ; le manteau est d'un gris plus brunätre. Barbes int. des Rem. primaires bordees de teinte claire. Couvertures alaires plus foncées.
Pétrel de l'ile de Saint-Kilda. Id. ent. 59.
Fulmar Pétrel. Penn. Arct. Zool. IX, p. 250 (1792).
PROCELLARIA GLACIALIS ET HYEMALIS. Brehm. Handb. p. 799-800 (1831).
ie Gould, Eur. pl. 446 (1837).
PuorriNus GLAcIAUS. Reichb. Handb. pl. 20, f. 334, 335 (1850).
PROCELLARIA GLACIALIS, CINEREA ET HIEMALIS. Brehm, Vogelf. p. 353 (1855).
Islandais : Filiengr. Full. (Faber).
Ferüe: Hafhestur (A. Holm).
Suédois : Stormfogel (Nilss.). Oiseau des tempêtes. Norvégien et Danois : Stormfugl. (Nilss.).
MESURES COMPARATIVES
Proc. glacialis. Proc. minor.
Eong. tot..4564)10 28” 18” ATOS RRNMEERR Er 1%} 6 14” Avant-bras.…......... DD 4” 10°” Ohene Nan 5 "07 LAS D Harse Sr uen DE DE 976978 Doistiméd..:.14 2” 10” CHAN en DOCS ce recul 1 107” 46% Fubenasal........… 7 61/2”
(Kjärbôlling).
Reinhardt, après avoir, dans un Catalogue publié dans les Vidensk. Meddel. p. 69, 1853, admis la validité de cette Espèce, est revenu sur cette manière de voir (Ibis, p. 16, 1861). La prétendue différence de couleur ne serait pas un caractère constant. Les Fulmars de petite taille ne seraient pas exclusivement propres au Groenland septentr. Un exemplaire, plus petit encore que celui dont le D’ Kjärbülling a donné les dimensions, a été envoyé du Groenland mérid. au Royal Museum. Enfin, on trouve dans le N. de cette contrée des individus exactement semblables à ceux des iles Ferüe,