‹ Contributions à la faune ornithologique de l'Europe occidentaleChapitre 147 sur 208 · SO · texte numérisé non relu

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Anglais : Fulmar. Petrel. (Penn.).

Hollandais : Mallemucke (Nilss.).

Haffert, Havhest signifient Cheval de mer. On pourrait conjecturer sans trop d’invraisemblance, que Fulmar dériverait de l'anglais Fowl, poule, et de mare, jument ; mais cette étymologie est bien hasardée.

L'étymologie de Mallemucke se trouve dans l'ouvrage de Salerne. Ce mot vient du hollandais mal, sot, et de l’ancien allemand, mocke, animal.

Dessous du corps, tête et derrière du cou, blancs. Le reste du dessus du corps bleu. Queue d'un blanc clair. Long. tot. 0° 48.

ADULTE. Eté. Une petite tache brunâtre au-devant de l'œil. Dessous du corps, tête et derrière du cou, blancs. Le reste du dessus du corps d’un bleu cendré devenant gris brun à l’extrémité des Rém. Queue plus claire que le dessus du corps. Bec jaune. Tube nasal orangé. Long. tot. 048. Bec 0"043. Aïle 0"33. Queue 0"135. Tarse 0*052. Doigt méd. avec l’ongle 0072. — [ris noisette foncée (Meves).

FULMARUS PACIFICUS. Laurence, Baird’s B. N. Amer. VII, , p. 826 {1860).

PROCELLARIA GLACIALIS. Pall. Zoogr. IL, p. 312 (1811).

Proc. GLacrAuS. Kuhl, Procell. p. 159, pl. 10, f. 4 (1820).

Proc. PACIFICUS. Audubon, Orn. Biogr. V, p. 331 (1831-1839). — B. Am. VII, p. 208 (1844).

FULMARUS GLAGIALIS. Var. pacifica. Bp. Consp. IT, p. 187 (1855).

Teintes foncées. Bec relativement plus petit, plus faible, comprimé. Tube nasal caréné (Bp.)

Hagrrar. Îles Kouriles (Bp.).

Lite PTS AMP 4

ADULTE. Aut. Tête el cou teintés de cendré clair. Parties supér. et ailes d’un cendré foncé (Degl.).

JEUNE. Tout le plumage gris cendré, plus clair sur la poitrine et sur le ventre, avec des nuances d'une teinte plus foncée. Rémiges et Rectr. d’un gris brunâtre. Man eau avec des nuages gris et bruns. Bec gris, jaunâtreen avant. Tarses d’un gris jaunâtre (Brehm).

Poussin. Du 26 Juill. Couvert de plumules molles, allongées, très serrées. Bec noir à pointe jaunâtre. Langue déprimée, obtuse, échancrée, couleur de chair ainsi que l’intérieur du bec. Face et gorge à peu près nues. Parties supér. et Souscaudales d'un cendré pâle, le reste des parties infér. blanc. Pieds d’un plombé terne. Ongles gris. Long. tot. 12” (Faber, Isis, p. 786, 1824).

Au sortir de l’œuf.5 Juill. Bec pâle, blanc à la pointe. Narines plombées. Tout le corps est couvert d’un duvet blanc de neige. Pieds plombés. Palmures et ongles ples (Faber, L. c.).

HaBiraT. Spitzherg (Evans et Sturge). Islande, C. en pleine mer (Faber). Ferôe (A. Holm). Il n’est pas certain que cet oiseau niche sur les côtes de la Scandinavie, cependant on peut regarder la chose comme probable (Wallengr.). Jamais observé en Scandinavie pendant l'Eté, mais en Nov. et Déc. sur les récifs du Bohuslän. Se voit en Eté de temps à autre sur les côtes de la Norwège (Nilss.). Côtes de la Laponie (Schrader). C. en

Hiv. sur les côtes de l’Ost-Finmark; jamais en Été (Malm.). Acc. pendant les fortes tempêtes d'Hiv. sur les

côtes de la mer du N., depuis la Hollande jusqu’en Picardie et en Bretagne (de Sélys). Niche, dit-on, aux

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Shetland et aux Orkneys, Saint-Kilda (Macgill.). Guernesey, R. R. (C. Smith). Seine-Inf. (Lemetteil). Acc. en Hollande, Belgique, France (Degl.). Seine-Inf., R. R. (Blandin). Charente-Inf. R. R. Se montre pendant les tempêtes (Beltrémieux). Cette, Déc. 1860 (Lacroix).

MŒURS. « ?...…. La quantité de ces oiseaux qui se trouve sur » les côtes de l'Islande, et le nombre incroyable de ceux qui » nichent sur les Westmannüar, dépasse tout ce qui a été dit à » ce sujet. Le premier que j'apercus dans ma traversée en » Islande se montra par le 61°; plus on s’avance vers le N., plus » On est éloigné de la terre, plus cette Espèce est nombreuse. Il » n'y a pas d'oiseau dont le vol soit aussi gracieux et aussi facile. » Lorsque les vagues sont agitées, ils se rapprochent des navi- » res et volent tout autour plusieurs fois sans discontinuer...… » On peut voyager pendant longtemps le long des côtes de l’Is- » lande, et même pendant la saison des nichées sans voir un » seul de ces oiseaux; ce qui ferait croire qu’ils y sont très rares. » C’est parce que en véritables habitants des mers, ils choisissent » pour pondre les récifs ou les îles isolés au milieu de la mer... » Le Procellaria glacialis lance contre ceux qui l’attaquent une » huile de couleur jaune. Les vieux la dégorgent sans faire le » moindre effort. Mais les jeunes en duvet ont plus de peine. Ils » la font sortir des côtés de leur bec en faisant des mouvements » de tête et defcou, comme s'ils voulaient vomir, et ils conti- » nuent pendant plus d’une demi-heure d’expectorer ce liquide. » Après avoir pris les jeunes, les habitants de Grimsô ont le soin » de faire dégorger ces oiseaux dans de petits vases; ils mettent » cette liqueur en réserve pour s’en servir comme d'huile de » lampe en Hiv..….. Les Islandais ne prennent jamais les œufs, » ni les adultes pour en faire des provisions, mais seulement les » jeunes, qui sont très gras et qu'ils fument pour l'Hiv..…. La » chair de cet oiseau est assez bonne à manger ; elle est blanche » comme celle du poulet. Les Procellaria glacialis aiment beau- » coup la viande découpée en morceaux; aussi, lorsqu'ils en » apercoivent dans un bateau, ils le suivent en planant les

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